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samedi 03 mai 2008

Descriptions de passage: la rousse aux talons & la blonde au portable (30-04 & 1er-05)

Mon point faible essentiel en écriture, c'est la description. Surtout de personnes. Alors j'ai décidé de m'entraîner un peu en décrivant des personnes que je croise et qui me frappent.

Voici donc deux portraits de 200 mots (une obligation supplémentaire pour que ce soit plus drôle), dites moi ce que vous en pensez.

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Une petite femme qui arrive je ne sais d'où, se poste sur le trottoir, au bord de la rue, et attend qu'une voiture la laisse passer.

Le premier mot qui me vient à l'esprit pour la décrire est "potelée". Le second est "décalée". Elle a peut-être soixante ans - difficile à dire, sous son maquillage outrancier. Ses lèvres fines et pincées sont couvertes d'un rouge sang séché.

De drôles de cheveux, assez courts, très frisés, de très petites boucles d'un roux blond, presque crépus en fait.

Habillée comme l'as de pique, d'après mes critères vestimentaires du moins. Une sorte de long gilet noir en coton tricoté serré, avec des petits motifs en bordure, de couleurs indéterminées, ouvert, sur une veste noire qui lui sert de tunique ou de robe et laisse voir ses jambes à partir du genou.

Touche finale, des talons aiguille de quasiment quinze centimètres de haut, en cuir brillant noir, ouverts sur le pied. Leur incongruité est renforcée par sa petite taille.

Elle traverse la rue en courant presque. Ses échasses lui donnent une façon de marcher un peu hésitante, entre le déhanchement et le dandinement en fait. Puis elle s'éloigne vers la boulangerie.

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Elle est assise sur un banc, les jambes croisées. De loin, sur le chemin, le soleil jouant sur sa silhouette, on la croirait toute enveloppée dans un tissu immaculé.

Je m'approche un peu. Ses cheveux sont en fait d'un blond très clair, nordique mais probablement pas naturel, sur son visage bronzé. Une coupe carrée qui lui arrive aux épaules, avec une jolie frange qui recouvre entièrement son front.

Elle porte une veste longue en grosse laine gris clair, sur un pull à col roulé et un pantacourt large en lin blanc cassé. Moins jeune qu'à première vue, pas bien vieille pourtant - quarante-cinq, cinquante ans sans doute.

D'une main, elle tient son portable contre son oreille - détail incongru sur cette promenade tranquille - et de l'autre, elle tient quelque chose, un paquet de cigarettes, je crois, et ponctue ses phrases de gestes larges et nerveux.

Je passe près d'elle et j'attrape une miette de sa conversation. Une voix posée, calme, un ton grave un rien mielleux. Elle approuve son interlocutrice sur tout et dit surtout des banalités. Si son apparence est avenante, sa façon de parler me déplaît définitivement. Un peu hautaine, je-sais-tout-et-je-joue-à-la-psy.

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Le but est de dégager une émotion, pas de vous donner un portrait robot, n'hésitez pas à critiquer, ça ne peut que m'aider.

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textes de MOI

Commentaires

Lol j'aime bien, ça se lit facilement, c'est pas chiant et ça fait sourire.

Écrit par : Imaginea | mardi, 06 mai 2008

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