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vendredi 06 juin 2008

Réflexions: l'exigence, la création, ce que je veux...

Je m'appelle Marianne, j'ai 16 ans, bientôt 17, et je ne sais pas ce que je suis venue faire sur Terre. En fait, moi je veux beaucoup trop, je veux tout. Je suis beaucoup trop exigente, je le sais mais ça n'y change rien. Paraît que c'est la faute à mes parents, qui sont un peu comme ça. Je ne dis pas que je préfèrerais être comme la plupart des gens et me contenter d'un peu, de pas trop mal, sans se poser de questions (ce qui pour moi illustre un manque total d'imagination) mais quand même parfois c'est fatigant d'être si chiante.

Et encore, je crois que je le suis beaucoup moins depuis que je suis au Cned. L'année dernière, je râlais tout le temps, je disais "j'en ai marre" quinze fois par jour, sans vraiment savoir de quoi j'en avais marre, ou plutôt en le devinant trop bien: de tout, de ma vie au lycée, etc... Maintenant, ça va. Ma vie actuelle est chouette.

Ce qui me stresse vraiment, c'est le futur. Les études, puis la "vraie" vie. Parce que je ne suis pas sûre de ce que je veux faire, et parce que je sais que je veux toujours trop. Pas "trop" dans le sens diplômes, niveau d'études, rémunération et ce genre de conneries. Non, "trop" pour la vie, le bonheur... Le pire c'est que j'ai conscience que c'est en étant toujours insatisfaite comme ça que je me gâche toute seule des moments qui auraient pu être des moments de bonheur...

Je m'appelle Marianne, j'ai 16 ans, bientôt 17, et je ne sais pas ce que je suis venue faire sur Terre. Parfois j'aimerais avoir une vocation, vous savez, du genre super clair qui saute aux yeux, qui me serait apparue comme une évidence depuis toute petite... Ca simplifierait les choses. Quand on a un but, on se démerde pour l'atteindre, ça je sais faire, bosser, me surpasser, progresser... Mais j'ai pas de but précis. Je veux voir et faire des tas de choses, sinon j'aurai l'impression de ne pas avoir vécu. Ouais, je sais, j'suis fatigante.

Ca se retrouve d'ailleurs dans ma vie de tous les jours: j'ai tout le temps des tas de projets, de l'énergie à revendre, mais je ne sais pas me canaliser. J'écris énormément, des tas de textes, et encore c'est que la moitié des idées qui me viennent. Résultat: la plupart de ces textes n'auront jamais de fin, beaucoup se réduisent à deux ou trois pages, un début condamné à le rester. Je dessine beaucoup, je me lance dans des trucs compliqués qui eux aussi resteront des esquisses.

Quand j'étais petite, j'écrivais un mini-journal que j'envoyais à la famille. Mais ça ne suffisait pas, j'ai aussi créé un supplément spécial sondage, un autre avec des critiques de films, de livres, de musique... Et avec mon frère on filmait une sorte de mini-émission télé, ça c'est sûr on s'est bien amusés. On créait aussi des BDs qui n'auront jamais qu'une page... C'est bien, me direz-vous, un enfant créatif c'est super... Mais voilà, j'en suis toujours là. A ne rien finir.

Je m'appelle Marianne, j'ai 16 ans, bientôt 17, et je suis une insatisfaite permanente et une créatrice compulsive... Y a des réunions anonymes pour ça ;p ?

texte de MOI

Commentaires

Je ne sais pas si ça te consolera vraiment, mais dis-toi que ça ne passe pas avec l'âge. Tu seras sans doute toujours pareille à 26 ans, puis à 36 ans. Et peut-être même à 37...

Avec dans tes cartons des tonnes de romans inachevés, des sites web abandonnés en stase, des morceaux de dessins qui flottent au milieu du néant. Parce que les passions sont éphémères, les exigences trop hautes, les journées pas assez longues et qu'aucun élément extérieur ne te fixe un but de résultat et de date. Avec dans ton agenda mille et une activités pour emplir ta vie comme dans une fuite en avant parce que sinon, c'est la chute dans le vide. Tu n'es pas la seule, mais je doute qu'il y ait des réunions de créateurs-compulsifs-perfectionnistes-anonymes. Si un jour tu en trouves, ça m'intéresse... !

Dis-toi que peut-être, l'important, ce n'est pas le but, mais l'acte lui même. Dis toi que tu trouveras peut-être des causes ou des projets qui auront besoin de tes compétences et qui te fourniront ces buts. Dis-toi que peut-être, tu pourras venir en aide aux autres et qu'il n'y a rien de plus satisfaisant. Dis toi que ce qui est important, c'est de trouver une vie affective équilibrée avec quelqu'un qui comprendra ces besoins et t'acceptera telle que tu es. Et ça ne devrait pas trop mal se passer... ;)

Écrit par : Milathea | vendredi, 06 juin 2008

Marianne, si tu veux mon humble avis, c'est une grande qualité d'être une éternelle insatisfaite!!! sans doute le seul moyen pour se battre, avancer, trouver des solutions, accomplir ses rêves... N'arrête pas!

Écrit par : axemdo | mardi, 10 juin 2008

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