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jeudi 29 janvier 2009

Petites réflexions inspirées par la crise...

En peu de temps on est passé d'une confiance aveugle en une croissance permanente à la désillusion et la peur provoquées par la crise, la fameuse crise... On s'accroche encore à ce nom de crise pour ne pas l'appeler autrement, récession par exemple, alors qu'il est plus que probable qu'elle aboutisse à ça...

Je ne suis pas économiste, tout juste fille d'anciens agents immobiliers qui ont arrêté cette activité peu avant le début de la crise, coup de chance... Je ne suis certainement pas la mieux placée pour parler de cette crise, mais voici quand même quelques petites réflexions qu'elle m'a inspirée...

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D'abord, l'idée que la croissance peut continuer ad vitam aeternam, que les prix peuvent continuer à monter, monter, sans fin, me semble d'une absurdité incroyable. Il y a forcément un jour où le prix demandé pour quelque chose sera trop cher et où plus personne ne pourra se le permettre, et à ce moment-là, ça dégringole. Ce qui arrive à l'immobilier... C'est pourquoi les histoires de spéculateurs aux Etats-Unis qui achetaient plusieurs maisons à crédit pour les revendre après que les prix aient augmenté (ce qui est ni plus ni moins de l'arnaque puisqu'ils ne touchaient même pas à ces maisons) et qui se sont fait prendre à leur jeu par la crise, me font hésiter entre le fou rire et la consternation...

Ensuite, autre absurdité de notre société, les crédits. On est passés en moins de cent ans en une population majoritairement contre l'idée d'emprunter, à une société où tout le monde vit à crédit, même les Etats... Les gens ne prennent pas seulement un crédit pour acheter une maison, mais aussi une voiture, un écran plat, un frigo, une cuisine aménagée... Sans même attendre de rembourser les premiers. Mais au bout d'un moment, il ne faudrait pas oublier que l'argent correspond à quelque chose de concret, qu'on ne peut pas l'inventer!

Car c'est aussi un autre problème selon moi: l'argent ne s'assoit plus sur quoi que ce soit de concret, pour la plupart des gens. Des personnes sont payées pour manipuler des millions virtuellement, comme on jouerait au poker en ligne (je ne dis pas que c'est uniquement du hasard, j'ai parlé de poker et pas de machines à sous ;p) L'essentiel de nos populations est payé "à l'heure", sans aucune considération pour la productivité réelle.

Ne me traitez pas de vilaine capitaliste sauvage. Je ne dis rien de nouveau: on paye quelqu'un selon ce qu'il fabrique, concrètement ou non. Sinon, on fonctionne à perte. Un agriculteur ne peut pas s'octroyer de l'argent qu'il ne gagne pas par ses cultures ou son élevage ; un plombier ne peut pas dépenser de l'argent qu'il n'a pas gagné en réparant des canalisations; un commerçant ne gagne que les bénéfices qu'il fait. Alors pourquoi un employé de bureau pourrait-il gagner un salaire sans relation aucune avec ce qu'il a fait de sa journée???

Je finirai sur une réflexion pas tout à fait en rapport avec la crise mais avec l'argent en général: si l'Etat français était une entreprise, la clé serait sous la porte depuis longtemps, et ses dirigeants en prison... Si c'était un ménage, il serait à la rue. C'est ce que des gens normaux gagnent à dépenser l'argent qu'ils n'ont pas encore. Au lieu de ça ce sont les générations qui viennent, dont la mienne, qui paiera les pots cassés, la jolie dette. Enfin, je ne m'inquiète pas trop, au bout de 3 générations on aura peut-être remboursé les intérêts!

texte de MOI écrit le 8-01-09

jeudi 29 janvier 2009 Publié dans Réflexions | Tags : crise, crise économique, réflexion, récession | Commentaires (2) |  Facebook | |

Commentaires

Tellement surs d'eux qu'ils n'ont pas réfléhi aux conséquences : préter de plus en plus, revendre ses prêts à risque et en racheter ailleurs. Se perdre dans un fatras pas posible, et finir par ne plus s'y retrouver...
Et badaboom... Ah, la crise ?! bah mince, on a tout perdu !
Mais où l'Etat trouve -t-il l'argent pour aider ses banques ? Comment ça il n'y avait pas assez d'argent avant pour augmenter le SMIC ?! Bah si en fait, y'avait assez :)

Écrit par : MADmoiselle | vendredi, 30 janvier 2009

C'est sûr que ça impressionne, les sommes engagées par l'Etat pour sauver les banques, qui, il faut le dire, avaient pour la plupart géré leurs affaires comme des sagouins... J'espère que de solides garanties sont exigées pour bénéficier de ces aides...

C'est ce que je vois en géo en ce moment: le capitalisme actionnarial, qui consiste à rechercher du profit à court terme pour les actionnaires, sans ce soucier des conséquences à moyen ou long terme. Autrement dit, tout, tout de suite, et après nous le déluge...

En plus, les investisseurs qui rachètent des actions, ou même des entreprises entières, n'ont aucun intérêt pour le bon fonctionnement de l'entreprise ou pour ce qu'elle produit: ce qui compte, c'est que ça rapporte... Ce matin j'achète des actions sur le blé, demain ce sera des boulons... Ca rend l'économie complètement artificielle: le prix du blé ne dépend pas de l'offre et de la demande, ni des bonnes ou mauvaises récoltes, mais de quelques types en costard qui décident de s'y intéresser ou pas...

Si cette crise pouvait apporter un peu de responsabilité aux hautes sphères économico-financières, ce serait déjà ça de gagné...

Écrit par : mari6s | vendredi, 30 janvier 2009

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