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vendredi 30 octobre 2009

Description de passage 21: Art

La notion est telle qu'aucun long discours ne la décrirait mieux à mes yeux que ces trois phrases...

Arrêt sur image, regard qui passe, revient, se pose, s'attarde.

Magie d'une relation naissante entre l'oeil et l'objet.

Alchimie parfaite d'un instant décisif, hors du temps et de l'espace.

tourbillon rouge et jaune - art.jpg

texte de 35 mots - écrit le 10-10-09 par mari6s

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mercredi 28 octobre 2009

Citations

Toutes ces citations ont été utilisées dans la série télévisée Esprits criminels, et je les ai retrouvées sur le site Hypnoweb Esprits criminels.

"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire." (George Orwell)

"Aime chacun, fie-toi à peu, ne fais de tort à personne." (Shakespeare)

"Disons-nous que nous sommes tous fous ; cela expliquera bien des mystères humains, cela résoudra bien des énigmes." (Mark Twain)

"Les contes de fées ne révèlent pas aux enfants que les dragons existent, ils le savent déjà ; les contes de fées leur révèlent que l'on peut tuer ces dragons." (G.K. Chesterton)

"Pour ceux qui croient, aucune preuve n'est nécessaire ; pour ceux qui ne croient pas, aucune preuve n'est possible." (Stuart Chase)

"On apprend quand on est jeune, et on comprend avec l'âge" (Marie Von Evner-Eschenbach)

"Le choix ultime pour un homme, pour autant qu'il lui soit donné de se transcender, est: créer, ou détruire... aimer, ou haïr." (Eric Fromm)

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samedi 24 octobre 2009

Réductions spéciales sur ma boutique!

Je vous ai déjà parlé de ma boutique sur Alittlemarket, pleine de créations originales. N'hésitez pas à venir y faire un tour, c'est idéal pour les fêtes de fin d'année!

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débardeur Libertad 3.jpg

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jeudi 22 octobre 2009

Intello & malheureuse à l'école

J'ai déjà pas mal parlé sur ce blog du système scolaire, contre lequel je suis très remontée. Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que j'ai suivi ma 1ère et ma Terminale au Cned, par correspondance, à cause de mon grand ras-le-bol du lycée.

Ici, je voudrais parler plus précisément d'expériences vécues dans ce système scolaire au fil des années, et qui me sont peu à peu revenues pendant ces deux ans au Cned. Des "symptômes" de ce qui n'y tourne pas rond selon moi, en quelque sorte, même si à l'époque et jusqu'à récemment, je croyais être celle qui ne tournait pas rond...

Le tout premier de ces souvenirs remonte à la maternelle, moyenne section. Nous devions écrire notre nom derrière un dessin, et pour ça, aller chercher un truc avec notre nom écrit dessus, qui était scratché à un panneau mural dans la classe. Et je me revois écrire mon nom avant les autres, puis aller consciencieusement me mêler à cette foule pour récupérer le "truc", revenir à mon dessin et faire mine d'écrire. C'est dingue comme on peut vite, inconsciemment, percevoir qu'il ne faut pas avoir l'air trop différent...

Deuxième souvenir dans le même genre: en CP, cette fois, où mon instit était une vraie dragonne. Elle me demande de lire une page de "Gafi le gentil fantôme" à voix haute, et sur cette page il y a le mot "attention", que je sais très bien lire puisque même avant d'entrer en CP, je lisais seule à la maison... Mais je crois qu'on le l'a jamais vu en classe et qu'il s'agit d'un piège, dans lequel je décide de tomber pour ne pas montrer que je sais. Ce qui résulte en une belle engueulade, puisqu'en fait la classe avait vu ce mot pendant que j'étais absente (admirez d'ailleurs le don pour la psychologie de cette enseignante...)
Je signale de plus que personnellement, j'ai plutôt appris à lire avec la méthode syllabique (ancienne), à la maison avec mes parents, au fur et à mesure de nos lectures, même si avec le recul, je constate que c'était la méthode globale (qui consiste à apprendre des mots par coeur) qu'on nous enseignait à l'école. La syllabique est selon moi la plus logique (c'est comme ça que je "vois" les mots dans ma tête, et c'est de plus la seule façon de ne pas être paumé quand on rencontre un mot jamais lu auparavant), et dans tous les cas je crois qu'il faudrait avant tout tenir compte de la façon de "fonctionner" de chaque élève en alliant les deux méthodes.

Avec la même instit, je me souviens d'une virée à la bibliothèque infusée de "pédagogie moderne", qui me fait d'ailleurs penser point pour point à une description faite par une institutrice de sa formation à l'IUFM (Journal d'une institutrice clandestine, de Rachel Boutonnet): nous avons dû partir à la recherche de certains livres sans plan de la bibliothèque. Le but étant de nous faire comprendre l'utilité dudit plan d'organisation. Le problème, c'est que moi, je savais déjà que les livres étaient classés selon certains critères. Vous n'avez pas idée à quel point on se sent perdu dans ce genre de situation. On ne comprend pas ce qu'on nous demande, on veut faire plaisir à des adultes dont on commence sérieusement à douter: savent-ils ce qu'ils font? C'est terrible, parce qu'à cet âge, on a besoin d'avoir une certaine confiance dans ce qu'on nous dit, ce qu'on nous apprend. Pas d'avoir l'impression de pédaler dans la semoule et que l'enseignant, soit est dans la même situation, soit n'a aucune envie de nous aider à nous en sortir...

Cette même "pédagogie moderne", on la ressentait quand dès le CE1, nos instits nous demandaient de faire des "recherches documentaires" ou la synthèse de leurs explications pour écrire le cours... A cet âge, on n'est pas mûr pour ça, ni moi ni les autres! La seule différence, c'est que moi, je sentais à quel point on ramait. Je sentais le désespoir de l'instit, parfois, quand la classe n'arrivait pas du tout aux conclusions qu'il avait prévues sur son joli plan de séance, mais qu'il s'acharnait quand même, sans vouloir trop nous aiguiller. Que d'heures perdues! Voilà sans doute d'où vient ma formidable capacité d'évasion et de rêve: un besoin vital!

Des anecdotes comme ça, j'en ai pendant toute la primaire, plus ou moins selon l'intelligence des instits... Au collège et au lycée, les cours étaient quand même généralement plus structurés, et les élèves plus à-mêmes de deviner les attentes des profs ; et je cachais moins que je savais, car c'était plus évident vu mes notes. Je me rappelle néanmoins que si par hasard un prof faisait une erreur de correction qui rabaissait ma note, c'était un vrai cauchemar pour moi d'aller réclamer mon dû, pas seulement vis-à-vis des autres élèves mais aussi de certains professeurs...

Des profs de ma connaissance m'accuseraient pour ces remarques d'être simplement trop timide, trop timorée, de trop me soucier du regard des autres. J'ai été tout ça, c'est vrai. Mais il n'en demeure pas moins que le système scolaire n'encourage pas à être bon ; ou disons plutôt qu'il encourage à être moyen voire un petit peu au-dessus, mais surtout pas très bon voire exceptionnel! Briller, c'est mettre le prof dans l'embarras, lui en demander trop, outrepasser la médiocrité dans laquelle la majorité des élèves se complaisent par manque d'imagination (et c'est bien triste que l'école ne donne pas cette imagination, cette soif d'apprendre), et comme le sait tout un chacun, la majorité à toujours raison!

Je connais des tas de cas d'élèves un brin dyslexiques mais très intelligents (cela va assez souvent ensemble), complètement saqués et massacrés par des enseignants, soit incapables de détecter leurs problèmes, soit ne voulant pas travailler à les régler... Comme ce jeune homme qui a toujours eu des problèmes de compréhension mais était super doué en calcul mental, et que son prof de maths accusait de triche car ce n'était tout bonnement "pas possible" qu'il calcule comme ça, de tête, ce qui lui demandait à lui un temps de réflexion. Comme s'il n'était pas dans l'ordre des choses qu'une partie au moins des élèves dépassent le maître...

Et ça m'atterre. Parce que pour moi, le rôle d'un enseignant n'est pas de faire un cours magistral devant un troupeau de moutons, et advienne que pourra, que ceux qui le peuvent retiennent quelque chose! Pour moi, toute la beauté de ce métier devrait être de tenir compte des différences de chacun, et de s'y adapter. De détecter les talents de chacun et d'aider à les mettre à profit... Mais peu d'enseignants sont ainsi. Il y en a, heureusement, et heureusement pour moi j'en ai croisés quelques uns, mais pas assez face à la masse de petits fonctionnaires aigris qui sont là pour le ratio salaire/temps de travail, la sécurité de l'emploi et la retraite assurée.

Quand je pense à tout ce que moi et mon frère avons enduré à l'école, à ces andouilles qui nous ont petit à petit fait détester ça alors que nous partageons une si grande soif d'apprendre, je me demande comment je pourrai mettre mes propres enfants, si j'en ai un jour, dans le système scolaire classique. Bien sûr, on ne peut pas décider à la place de ceux qui ne sont pas en âge de comprendre, mais je garderai toujours en tête les possibilités de scolarisation à domicile, que ce soit avec ou sans le Cned. Parce que l'école n'épanouit pas, ce n'est pas vrai. Ou en tout cas, pas la majorité des enfants...

jeudi 22 octobre 2009 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

dimanche 18 octobre 2009

Merci les pompiers!

J'ai eu une peur bleue jeudi soir... J'étais seule à la maison avec ma grand-mère, et elle est tombée dans la salle de bains - fermée à clé bien sûr... Encore heureux que je me sois trouvée à glandouiller devant la télé plutôt qu'à bosser dans mon bureau à l'étage, d'où je ne l'aurais jamais entendue appeler...

Bref, après un moment de flottement horrible - que puis-je faire??? - les réflexes conditionnés acquis dans la tendre enfance sont ressortis: on appelle le 15... Je sais pas si vous avez déjà eu à composer ce numéro, mais j'ignorais absolument qu'on nous mettait en attente. Pas longtemps, d'accord, peut-être trente secondes, mais c'est méga-stressant dans ce genre de situation, surtout quand on appelle du téléphone fixe qui se trouve de l'autre côté de la maison par rapport à la salle de bains...

On nous a donc envoyé les pompiers. Qui sont arrivés très vite, objectivement, sans doute pas beaucoup plus de cinq minutes et dans tous les cas moins de dix, sachant que la caserne de ma petite ville est uniquement composée de pompiers volontaires, qui vaquaient donc à leurs occupations avant mon appel. Le temps de s'équiper et de récupérer leur véhicule... Je crois pas qu'on fasse mieux dans les grandes villes! Mais là encore, sur le coup, on ne sait pas quoi faire et on se demande ce qu'ils boutiquent... J'étais là, de l'autre côté de la porte, essayant de faire parler ma grand-mère, ne sachant pas du tout dans quel état elle pouvait être... Brrrr!

Quatre pompiers ont donc débarqué chez moi, ont ouvert la porte de la salle de bains (pas le plus dur puisque ce type de verrou est paraît-il enfantin à crocheter avec un simple couteau ou tournevis - ils m'ont ensuite expliqué comment faire si j'avais à nouveau ce genre de problème), puis ont relevé ma grand-mère (ce que je n'aurais de toute façon pas pu faire seule), ont vérifié que tout allait bien, lui ont pris sa tension et son pouls (assez élevés, mais les miens devaient l'être au moins autant!), l'ont fait marcher un peu (elle gambadait presque) et sont repartis au bout de dix ou quinze minutes, épatés que la petite vieille dame soit en aussi bonne forme. 81 ans, mais une mécanique solide comme on n'en fait plus!

Heureusement, ils n'ont donc pas eu à l'emmener à l'hôpital ni rien. Heureusement pour eux, car vous ne connaissez pas ma grand-mère... Disons qu'elle n'est pas très pro-médecin et médos, et c'auraient été les pompiers qui auraient eu besoin d'assistance médicale s'ils avaient voulu la "kidnapper"... Quant à moi, j'étais bien soulagée aussi car je n'aurais pas trop su comment faire, partir avec elle sans prévenir personne...

Bref, nous en sommes toutes deux quittes pour une bonne frayeur... Et quelques bleus quand même, pour elle! Quant à ma mère et mon frère, ils sont rentrés de leur rendez-vous chez le docteur après la bataille, et heureusement, après que les pompiers soient partis (la seule chose à laquelle j'arrivais à penser à part l'état de ma grand-mère, avant l'arrivée des pompiers, était la panique de ces deux-là s'ils voyaient une ambulance devant la maison en arrivant...).

Pour conclure, on sous-estime souvent la grande chance qu'on a d'être aussi bien servis au niveau urgences, et je crois que nous ferons un bon gros don quand viendront les calendriers des pompiers...

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vendredi 16 octobre 2009

Copenhague-2009.com - L'ultimatum climatique ; Prix Pinocchio 2009

Tous ceux qui se sentent concernés par la préservation de l'environnement peuvent aller signer cette pétition en ligne, qui vise 1 million de signataires, pour faire pression sur les Etats qui participeront au sommet de l'ONU sur le climat, à Copenhague en décembre prochain.

Il suffit d'avoir une adresse e-mail pour signer, alors n'hésitez pas, et faites passer à toutes vos connaissances!

L'adresse c'est: www.copenhague-2009.com

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Autre action pour l'environnement: vous pouvez voter pour les "prix Pinocchio" 2009, qui "récompensent" des entreprises prétendant agir pour l'environnement mais contribuant en fait à sa destruction, dans trois catégories: droits humains, environnement, et fausse publicité.

Dans le premier domaine, les nominés sont: Perenco, Crédit Agricole, Michelin et Bollore ; dans le second: Total, BNP Paribas, Société générale et Areva ; et dans le dernier: EDF, Herta, Peugeot et France betteraves.

Pour voter, allez sur: http://www.prix-pinocchio.org

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mercredi 14 octobre 2009

Description de passage 20: la stressée du contrôle

Je reviens à mes "premières amours" des descriptions de passage: les portraits. Sauf qu'il s'agit ici essentiellement d'un portrait "psychologique", et pas physique.
Je vous préviens, ce texte n'est pas tendre (mais tous mes portraits physiques ne l'étaient pas non plus...), et j'avoue ressentir une certaine rancoeur à l'égard de la personne qui l'a inspiré. Mais au bout du compte, je le vois plutôt comme un portrait pathétique que satirique... ce qui le rend assez cathartique pour moi!

Au premier coup d'oeil, on la dirait joviale, sympathique, elle engage la confiance. Un peu ronde, habillée discrètement mais avec goût, en apparence détendue.

Mais en tête à tête avec elle, on voit son véritable visage se dessiner. Le contrôle, elle l'exerce de bien des façons, tordues. S'en rend-elle compte? En tout cas, elle harcèle, humilie puis réconforte tout en culpabilisant ses victimes. Cache soigneusement sa nervosité maladive et l'odeur des cigarettes qu'elle fume coup sur coup.

Elle ne comprend pas quand les gens finissent par prendre leurs distances ou lui reprocher son attitude...

texte de 100 mots - écrit le 10-10-09 par mari6s

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lundi 12 octobre 2009

Festival du film écologique de Bourges

Hier je suis allée avec ma mère au 5ème Festival du film écologique de Bourges. J'y étais déjà l'an dernier, avec mes deux parents.

Nous avons d'abord déjeuné avec des amis retrouvés sur place, puis nous avons vu deux des films primés: Green et Nous resterons sur Terre. Ensuite, nous avons fait le tour des stands (nourriture, vêtements, construction, cosmétiques, etc, le tout écolo bien sûr) et nous sommes parties vers 18h.

Le premier film, Green, durait un peu moins d'une heure, et racontait l'histoire (fictive) de Green, une femelle orang-outang d'Indonésie. Une histoire tragique, triste à en pleurer, et qui commence presque par la fin: on voit Green adulte, allongée dans une maison, avec une perfusion et une couche, pas très en forme. Puis on revient en arrière, comme dans les souvenirs de Green: la forêt, d'abord, les animaux, dont elle et sa maman... Puis un bruit de moteur la ramène à des souvenirs moins agréables: la déforestation, les engins qui détruisaient tout ce qu'elle connaissait...
A ce moment-là, on suit la filière de ce bois abattu jusqu'au bout: les usines où le bois est transformé et traité, puis les meubles, les terrasses, tous les objets créés à partir de ça, dans nos villes. C'est le procédé employé durant tout le film, pour le papier puis l'huile de palme. Très efficace, ce contraste entre la nature et ce pour quoi on la détruit... Révulsant.
Et on suit l'histoire de Green, enlevée toute petite et vendue dans une "animalerie" de rue, enfermée dans une sorte de zoo-prison, puis récupérée par ceux qui s'occupent maintenant d'elle et tentent de la nourrir, de la sauver. En vain. Le film se termine sur la mort de Green, embarquée dans des sacs poubelle. Pour quoi aurait-elle encore vécu?
Ce film quasiment muet mais empli de belles musiques, est quasiment entièrement du point de vue de Green, et c'est très réussi: on la voit rêver et regretter sa forêt et c'est bien elle la plus "humaine" de l'histoire... Autre très bonne idée: au lieu des habituels crédits et participants au film défilant blanc sur noir à la fin, ce sont les noms des responsables du calvaire des semblables de Green qui s'affichent: une très longue liste comprenant des fabricants de bois, de papier, d'huile de palme ; ceux qui les utilisent pour leurs produits, etc ; le président d'Indonésie, et bien d'autres...

Le second film, plus général, durait environ une heure et demie: Nous resterons sur Terre. Lui aussi jouait sur le contraste entre la nature et la "civilisation", avec des séquences parlées par 4 personnalités impliquées dans la sauvegarde de l'environnement: Edgar Morin, sociologue et philosophe français ; James Lovelock, scientifique américain ; Wantari Maathai, africaine qui a eu le prix Nobel de la Paix ; Mikhaïl Gorbatchev, ancien dirigeant de l'URSS travaillant maintenant pour la protection de la planète. Le son est laissé en version originale (français, anglais, anglais, russe) et simplement sous-titré en français, ce que j'ai particulièrement apprécié.
Les musiques de ce film sont superbes, assez diverses et très bien adaptées. L'esthétique est très travaillée, les cadrages sont toujours pertinents, et parfois très originaux, comme une magnifique séquence où l'écran est divisé en plusieurs rectangles pour suivre les transports de marchandises.
Le tout est assez cohérent malgré la grande diversité de sujets abordés, ce qui empêche bien sûr d'aller jusqu'au détail. Un plus: les quelques citations écrites qui séparent les séquences, bien choisies et pertinentes pour la plupart.

Bref, des films pas bien drôles et même carrément déprimants, mais très bien faits et qui incitent à la réflexion - et à la révolte!

Sur le Festival en général, je n'ai que des louanges: l'ambiance est très conviviale, les films de bonne qualité et les stands très variés. Pensez-y l'an prochain!

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samedi 10 octobre 2009

Crise et mensonges

Je n'ai pas tant parlé que ça de la crise sur ce blog, un seul article au tout début je crois, dénonçant à l'époque une certaine inconscience de tous ces gens, politiciens et économistes compris, qui croyaient ou voulaient croire que la croissance pouvait être sans fin. Même après plusieurs mois de crise, l'idée d'une "croissance négative" (joli euphémisme inventé par nos gouvernants) passe mal auprès de beaucoup de gens, comme ces agents immobiliers que mon père forme, et qui gardent en tête que les prix ne peuvent que monter!
J'avais aussi, à ce moment-là, critiqué la folie des profits immédiats, et la "dématérialisation" de l'argent, qui ne repose plus sur rien de concret (bourse, etc)

Mais aujourd'hui, je vais plutôt parler de politique. De deux choses l'une: soit nos politiciens sont vraiment nuls à ch... en économie (ce qui n'est pas à exclure, je leur ferais bien une petite formation de compta basique pour apprendre à ne pas dépenser l'argent qu'on n'a pas...), soit ils sont totalement malhonnêtes (impossible!). Le plus flippant, c'est que je commence à croire qu'ils sont les deux...

Je m'explique: tout d'abord, cela fait plusieurs mois qu'on nous dit que la crise est finie, qu'on a "touché le fond" (pour reprendre l'expression utilisée par Christine Lagarde, notre ministre de l'économie, à la télé américaine il y a quelques mois), que la reprise commence (comme l'a dit Raffarin à la télé française, à l'occasion du dernier G20). Ce qui est totalement absurde: même si la bourse repart vaguement, les Français, eux, ne recommencent pas à consommer (pas si cons ; et ceux qui le voudraient, de toute façon, se font rembarrer par leur banque, qui veut rien leur prêter...). L'immobilier continue à dégringoler, et est encore bien au-dessus de la "normale" (définie par ce qu'on peut se permettre avec un salaire moyen).
Rappelons-nous que les Etats-Unis ont chuté pendant au moins deux ans, et rien ne dit qu'ils remontent de sitôt (les ménages mis à la rue par les banques ont peu de chance de consommer beaucoup ; de plus, une vague remontée de l'immobilier est en fait causée artificiellement par les banques en question, qui ont récupéré énormément de maisons mais les mettent sur le marché au compte-goutte, pour ne pas les vendre pour une bouchée de pain) En toute logique, nous décrirons une courbe parallèle à la leur, et descendrons aussi bas...

Pourquoi? Eh bien parce que, comme on nous le serine, la consommation est la clé de la reprise; et pour consommer, les citoyens (ou appelons-les plutôt consommateurs) doivent avoir confiance. Croire que les choses vont mieux, qu'ils peuvent arrêter de faire des économies (taxées par l'Etat) pour faire des emplettes (elles aussi taxées par l'Etat). Et ce que nos gouvernants ont trouvé de mieux pour donner confiance, c'est de... mentir, ou au mieux d'embellir la vérité. Tant pis si ça met en danger les premiers qui y croiront, tant pis si quelques uns y perdent tout. Et tant pis si cette belle stratégie risque aussi de leur faire perdre définitivement la confiance des consommateurs, si ceux-ci s'apercevaient de quelque chose...

Petite digression: autre magnifique démonstration de la clairvoyance de l'Etat, les hausses d'impôt, super incitation à la conso... Des hausses d'impôts? Mais Nicolas n'a-t-il pas promis qu'ils n'augmenteraient pas??? Eh si, mais là encore il s'agit de mots soigneusement choisis et d'une arnaque généralisée: les pourcentages de chaque impôt n'augmentent pas, mais les tranches de population imposables s'élargissent... Ce qui fait, au final, une augmentation du pourcentage moyen de fric du français moyen qui va à l'Etat.
Et dans le même genre, les banques qui ne prêtent pas volontiers, là encore, super idée pour relancer l'économie. Le petit consommateur moyen, quand il demande un crédit conso et qu'on lui dit que c'est trop risqué, pourrait bien avoir une étincelle géniale et se dire que tout ne va pas si bien que ça dans le meilleur des mondes... Quant aux entreprises, pas moyen non plus pour elles d'emprunter, ce qui ne va pas relancer la production... Mais pourquoi qu'on leur a donné du fric déjà, à ces banques? Parce que si elles s'effondraient, on allait dans le mur? Ouais, ben on y va peut-être quand même de toute façon, vu leur empressement à changer de moeurs...

Mais alors, la meilleure vient de sortir dans tous les journaux (Le Monde, Libération, les Echos, divers journaux économiques et financiers...): des jolis chiffres savants qui nous disent que le déficit va baisser, mais que celui de la sécu va monter, et que donc le rapport déficit/PIB va quand même augmenter. Et tous les journalistes recopient sans ciller le communiqué officiel, sans même sortir leur calculette... Attendez un peu de voir la vérif que mon père et moi avons fait!

Selon la déclaration de Fillon:
Déficit en 2009: 141 milliards ; déficit prévu en 2010: 116 milliards.
Déficit de la sécu 2009: 24 milliards ; 2010: 30 milliards.
Déficit/PIB 2009: 8,2% ; 2010: 8,5% (sachant que le PIB est resté assez stable).

Rien ne vous choque, vraiment? Eh bien ces chiffres sont totalement manipulés.
En fait, le déficit TOTAL en 2009, en comptant celui de la sécu, est 141 milliards, donc le déficit SANS LA SECU est 141-24=117 milliards. Par contre, 116 milliards représentent le déficit SANS LA SECU en 2010, le déficit TOTAL s'élèvera donc (selon les prévisions, souvent optimistes) à 116+30=146 milliards.
Là, on retombe sur nos pieds: 141 représente 8,2% environ de 1720, et 146 en représente 8,5%...

Il ne s'agit pas ici de faire dire n'importe quoi aux chiffres, art dans lequel nos représentants sont très doués; non, là c'est de la manipulation pure et simple: avec des chiffres qui empirent tous, on arrive à nous faire que la situation s'améliore. Qu'ils aient tenté le coup ne montre, encore une fois, que leur faible estime d'eux-mêmes et de leur fonction, et leur malhonnêteté congénitale; mais que tout le monde gobe ça sans poser de question, m'afflige au plus haut point.
La démocratie dépend de la séparation des pouvoirs, et ce n'est pas pour rien qu'on surnomme les médias le "quatrième pouvoir": leur indépendance et leur professionnalisme conditionnent les informations que chaque citoyen reçoit, et donc leur réaction...

A bon entendeur, salut!

Pour finir, juste une petite citation extraite de la pièce de théâtre "le Diable rouge" d'Antoine Rault (début du texte cité dans les Echos des 9 et 10 octobre), qui résonne étrangement dans le contexte actuel... Et qui me fait d'ailleurs penser à la réflexion finale de mon article Petites réflexions inspirées par la crise!
"Colbert: Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou...
Mazarin: Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'Etat... l'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette! Tous les Etats font ça."

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jeudi 08 octobre 2009

J'ai lu... Philosophie en séries (Thibaut de Saint Maurice)

Ce livre, écrit par un prof de philo en lycée, est une petite merveille, pour les amateurs de philosophie comme pour ceux de séries télé. Le principe est simple: un chapitre est consacré à chacune des 13 séries choisies, où l'on répond à une problématique mettant en jeu une ou deux notions de philosophie (par exemple, la morale et le devoir, pour 24h chrono: la fin justifie-t-elle les moyens?), sous forme d'un "cours" ou d'une dissert de philo, avec des citations plus ou moins longues de philosophes célèbres, qui peuvent de plus introduire à leur doctrine pour les lire de façon plus exhaustive.

La philo est donc expliquée de façon très concrète, avec des exemples tirés des séries qui l'éclairent ; et les séries gagnent aussi à être regardées d'un oeil philosophique, comme l'explique le "season premiere" (peut-on philosopher devant un écran de télévision?)

Voici la liste des séries et notions:
24h chrono (la morale, le devoir)
Prison break (la liberté)
Desperate housewives (le bonheur)
Grey's anatomy (le travail)
Rome (l'histoire)
Les experts (la démonstration, théorie et expérience)
Nip/tuck (La matière et l'esprit)
Dr House (la raison et le réel, la vérité)
Lost (la société)
Dexter (la justice)
Alias (le sujet, la conscience)
Les sopranos (l'inconscient)
Six feet under (l'existence et le temps)

Enfin, sur la notion manquante (l'art), une partie (le "season finale") est consacrée à la problématique "Les séries télévisées peuvent-elles être des oeuvres d'art?", très intéressante et bien traitée elle aussi.

Certains passages des citations pourront sembler très complexes à ceux qui n'auraient jamais fait de philosophie (vocabulaire spécifique, notamment, ajouté parfois à des formulations anciennes, pour les auteurs non contemporains), mais tous sont ensuite expliqués de façon la plus simple possible, ce qui rend le tout accessible à n'importe qui (à condition d'avoir un minimum d'esprit critique). Ces parties d'explications sont de plus un excellent exemple de l'exercice d' "explication de texte philosophique" demandé aux Terminales.

Bref, excellent ouvrage à la fois de vulgarisation et d'approfondissement de la philosophie!