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mercredi 06 janvier 2010

Pour Pascal OU Ce que je sais des vaccins

Je lis en ce moment un livre édifiant sur la vaccination: Vaccinations - les vérités indésirables, de Michel Georget. Je vous en reparlerai sans doute au fil de ma lecture, puisqu'il rassemble une somme impressionnante de documentation et que ces infos s'ingurgitent à petite dose - si l'on ne veut pas plonger définitivement dans la dépression et la révolte. Ce livre entrera sans doute dans ma rubrique J'ai lu... dans quelques temps.

Tout d'abord, je le conseille à quiconque se pose des questions sur les vaccins, à la seule condition d'être prêt à accepter ces vérités indésirables, qui ne sont pas agréables à apprendre et poussent forcément à une réaction, à une remise en question de nos idées de départ, voire à un changement de nos comportements. Ne pas aller plus loin que le politiquement correct est sans doute plus confortable, mais je semble, malheureusement pour ma tranquillité d'esprit, génétiquement ou familialement condamnée à chercher la petite bête. Ou, comme ici, le gros monstre.

Que croyez-vous savoir sur les vaccins? Pour la plupart d'entre vous, probablement pas plus que moi il y a quelques mois. J'ai fait un bac S, avec spé SVT ; le système immunitaire et les vaccins représentaient une partie importante de mon programme ; je lis de plus quelques revues de type Sciences et vie ou Sciences et avenir, on peut donc raisonnablement supposer que je suis informée. Bah non. Désinformée, certainement.

Bon, je connais les bases du système immunitaire, ce qui est bien utile pour comprendre toutes les subtilités de ce qui est expliqué dans ce livre (qui reste assez accessible à tout le monde, avec un résumé complet des connaissances nécessaires). Mais curieusement, certaines choses n'avaient pas du tout été abordées dans mes cours (et je les ai suivis au Cned, dont les manuels sont très complets et approfondissent même plus que la moyenne).
Par exemple, la notion d'auto-immunité, que je connais, comme tout un chacun, essentiellement à travers la série Dr House (ben quoi, y a pas de honte ;p). En gros, c'est quand le système immunitaire se retourne contre les cellules du corps. Eh bien voilà que j'apprends que des réactions auto-immunes ravageuses peuvent être causées par de nombreux vaccins - c'est quand même une info de taille...
Et c'est loin d'être tout, même si aucun autre exemple assez simple pour être expliqué ici en peu de mots et de façon abordable à tout un chacun, ne me vient à l'esprit.

Savez-vous aussi que de nombreux vaccins contiennent, par exemple, du mercure ou de l'aluminium? Or le mercure est mis en cause notamment dans l'autisme (et les statistiques citées par Georget sont absolument effrayantes: on constate une énorme hausse de l'autisme qui semble correspondre avec les campagnes de vaccination avec des vaccins au mercure...) ; et l'aluminium, notamment soupçonné d'être responsable de la maladie d'Alzheimer.

Autre idée reçue colportée par les autorités, médecins, écoles, etc: les non-vaccinés seraient dangereux pour les autres (il faudrait d’ailleurs qu’on m’explique comment, si les vaccins sont si efficaces...). Eh bien le contraire peut aussi être vrai : des études sur des vaccinations anti-poliomyélite ont montré qu’au moins autant de complications grave comme les paralysies causées par la polio, venaient du vaccin que de la maladie elle-même (plus de 55% parfois). Pire : parmi celles provoquées par le vaccin, en gros un quart touchait les vaccinés, et le reste leur entourage. Non seulement le vaccin pouvait provoquer des complications plus graves de la maladie, mais les vaccinés la transmettaient ensuite à leurs proches !

Dans le genre désinformation délibérée, il y a le cas des groupements de vaccins. Tout d’abord, sachez que seuls 3 vaccins sont obligatoires pour les bambins français : diphtérie, polio, tétanos. Mais il est déjà quasiment impossible d’acheter ces trois seuls vaccins (groupés ensemble depuis un moment), car d’autres groupements ont été créés : d’abord Tétra-Coq, avec la coqueluche en plus (c’est celui-là que moi et mon frère avons reçu) ; et maintenant Pentavac (en plus, Haemophilus), et Hexavac ou Infanrix Hexa, avec l’hépatite B. Bref, cela va devenir de plus en plus difficile d’obtenir seulement les trois vaccins obligatoires – violation de la plus basique liberté, si nos droits ne sont pas traduits en faits !
Là où le bât blesse, en oubliant même le simple fait qu’administrer autant d’antigènes à la fois est d’autant plus agressif envers le système immunitaire (même avec des doses de chacun n’étant pas dangereuses en elle-même, les ajouter les unes aux autres n’est pas anodin, surtout pour les tous petits bouts de chou que l’on vaccine), c’est que le vaccin anti-hépatite B est sujet à controverse. De nombreux effets secondaires plus ou moins graves ont été rapportés – je n’ai d’ailleurs jamais reçu ce vaccin, malgré l’insistance de mon pédiatre de l’époque. Beaucoup de parents, comme ma mère, ont entendu parler de ces risques et sont donc réticents à vacciner leurs enfants. C’est là qu’Infanrix Hexa et Hexavac entrent en scène – quoi de mieux en effet, pour relancer la vaccination contre l’hépatite B, qu’un vaccin qui ne précise pas ce nom et contient de plus les 3 obligatoires ? Surtout que la plupart des médecins ne précisent rien quand ils écrivent l’ordonnance...
Envie de flipper un peu plus encore ? Hexavac a été retiré de la vente par Sanofi Aventis après une série de morts de bébés vaccinés dans les 48h précédentes, en Autriche et en Allemagne. Pour les médecins légistes, le lien avec le vaccin était évident ; mais comme ce dernier a été retiré « spontanément » de la vente, il n’y a pas eu de suites. Infanrix Hexa, des labos GSK, reste quant à lui sur le marché, et est maintenant remboursé à 65% par la Sécu... Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, voici un lien vers une page web plus complète.

Ce ne sont que quelques exemples de ce qu'on peut découvrir dans ce livre. On tombe des nues à chaque page. Moi si cynico-idéaliste réalise, comme sur beaucoup de sujets, à quel point je suis encore naïve... A quel point je sous-estime encore et toujours la bêtise et la sournoiserie des êtres humains... Leur tendance à jouer aux apprentis sorciers, puis à utiliser leur grande inventivité pour camoufler leurs erreurs, leurs crimes.

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Car ce que je sais des vaccins, c'est aussi ma grand-mère qui me l'a appris. Ils lui ont pris un fils, alors faut pas lui en vouloir si elle aime pas les docteurs et les médocs. Appelez-moi extrémiste si vous le voulez, mais je crois dur comme fer qu'il est injuste que leurs maudites statistiques passent avant la vie de chaque personne. Bien sûr, une campagne de vaccination peut sauver des vies (si elle est appropriée, ce qui ne semble pas toujours être le cas) ; mais dans notre ère de pseudo-liberté omniprésente, on devrait d'abord informer les gens sur les avantages et inconvénients d'un vaccin, comparés aux risques de maladie. Or regardons les choses en face: ce n'est pas plus le cas aujourd'hui qu'il y a cinquante ans...

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Pascal est né en 1955. Je ne sais presque rien de lui, si ce n'est que ma mère lui doit son deuxième prénom - Pascale. Et qu'il vénérait son grand frère Alain, qu'il surnommait Yaya. C'est un oncle fantôme. Et pour cause, il n'a pas eu le temps de vivre.

A l'époque il y a eu une épidémie de variole, et une campagne de vaccination obligatoire. Pas le choix ; et puis pourquoi se poser des questions? C'est pour le bien de nos enfants qu'on les vaccine, n'est-ce pas?
Ce que les vaccinés et leurs familles ignoraient, c'est que ces vaccins peuvent avoir des conséquences dramatiques: cancers, ou comme pour 1 vacciné sur 4700 à 1 sur 500 000 (selon les pays et les études), dont faisait partie Pascal, encéphalite.

Pendant quatre mois, Pascal a agonisé. Le diagnostic, pas bien compréhensible pour mes grands-parents, leur a valu que de charmants voisins éclairés traitent leur fils de fou, même des années après sa mort. Traitements pas toujours adaptés, certains semblant archaïques, comme l'infection provoquée volontairement à la térébenthine sur sa jambe, pour "faire sortir le mal de la tête".
Et jamais, pas une fois, les médecins n'ont dit que cela venait du vaccin. Mes grands-parents ont dû le deviner. Ils étaient très éduqués pour des paysans, bien que très réservés. Pas bêtes du tout, alors ils ont bien compris. Et puis quoi? A l'époque, on ne faisait pas de procès à l'Etat. Encore aurait-il fallu retrouver d'autres victimes, qui s'ignoraient sans doute pour la plupart. Qui sait au fond combien de familles ont perdu un enfant à cette grande campagne de vaccination?

Mes grands-parents en ont croisé quelques unes. Comme cet inspecteur d'académie qui, à leur réponse timide devant ses interrogations ("on pense que, peut-être..."), leur a simplement dit: "Eh bien vous pouvez en être sûr, car moi aussi j'ai perdu un enfant."

Qu’auraient décidé mes grands-parents si on leur avait expliqué les risques du vaccin comparés à ceux de la maladie ? Je l’ignore. Aurait-ce soulagé ou ravivé leur peine en cas de problème quel qu’il soit ? Je ne sais pas. Mais au moins, cela leur aurait épargné le sentiment d’impuissance et de fatalisme qui les a suivis toute leur vie.

Voilà pourquoi quand on me parle de statistiques, moi je parle de vies. Pourquoi quand on me démontre les voies impénétrables du bien général, moi j'exige libre-arbitre et décision éclairée. Pour tous les Pascal.

Commentaires

Sans avoir lu ce livre, j'étais globalement au courant de tout cela, autant par quelques échos dans les médias (La 5e et Arte, quelques émissions de radios) que des cas dans mon entourage professionnel : maladies auto-immunes, handicap suite à une réaction à un vaccin... Sans avoir connu personnellement la douleur de ces drames, je peux cependant comprendre la révolte que cela peut engendrer.

Cependant, j'aurais tendance à penser qu'il ne fait pas non plus pencher totalement d'un côté ou totalement de l'autre. Si l'information majoritaire appuie résolument d'un côté de la balance, je me méfie aussi de ce qui pèse trop lourdement de l'autre côté. Il est salutaire qu'un contre-discours existe, mais la plupart du temps, il ne détient souvent pas plus la vérité que l'opinion majoritaire et sert surtout à rééquilibrer la balance. La vérité est très souvent entre les deux, entre le discours lénifiant et le catastrophisme.

Je suis souvent, moi aussi, ulcérée par les médecins qui se refusent à nous informer, parce que nous sommes des idiots ou de faibles créatures incapable de supporter la vérité. Mais je ne supporte pas plus la démission que représenterait un "total libre arbitre", que nous ne sommes pas forcément capables d'exercer, parce que nous en saurons toujours moins que les praticiens et que le peu de ce que nous saurons sera à mi-chemin entre la propagande et la vulgarisation.

Je sais que j'ai l'esprit tordu, mais à l'arrivée, quand nous sommes informés des risques qui existent d'un côté comme de l'autre, c'est au final toujours une affaire de statistiques. Un lot de statistique contre un autre lot, avec lequel nous devrons nous débattre, et les médecins comme les autorités se seront défaussés sur nous de toute responsabilité, libérés du poids de l'obligation au "risque zéro" qui est hélas une utopie actuelle. Ma collègue qui s'est longtemps débattu avec une maladie auto-immune pourrait tout autant avoir contracté une maladie tropicale aux conséquences aussi graves, ce n'est que rétrospectivement que les choix paraissent évidents.

Je préfère qu'un médecin, tout en me mettant au courant, soit capable en son âme et conscience de guider mon choix. Tout comme je respecterai toujours le médecin-échographe qui seul, parmi les différents praticiens qui avaient suivi ma seconde grossesse, m'avait dit que le risque de malformation qu'il avait été obligé de signalé était négligeable et qu'à ma place, "il ne s'inquiéterait pas outre mesure". Mon fils va très bien, heureusement, mais nous avons vécu des mois d'angoisses parce qu'aucun, mis à part celui cité, ne voulait prendre la responsabilité de donner un avis, dans un sens ou dans un autre.

Ce sont des questions graves, d'autant qu'elles touchent à la souffrance, à la vie, à la mort. C'est pour cela qu'il n'y a aucune réponse évidente.

Écrit par : Milathéa | jeudi, 07 janvier 2010

"Ce n'est que rétrospectivement que les choix paraissent évidents": cela résume en effet bien la situation!

Malheureusement, je ne suis pas sûre qu'actuellement "on en sache toujours moins que les praticiens": la plupart des généralistes ne semblent pas si bien informés que ça sur les risques des vaccins par exemple, ou pour citer un autre cas, sur les médicaments génériques (qui ne sont pas toujours aussi identiques au médicament de départ qu'on le croirait, et qui ne sont pas testés comme leurs prédécesseurs... mais que moult médecins prescrivent directement car c'est la consigne de la Sécu).
S'ils étaient tenus au courant, s'ils gardaient leur esprit critique en toute circonstance (comme certains le font!), je serais d'accord avec toi: dans certaines situations, pour certaines décisions, on a besoin d'être aiguillé, pas englouti sous une tonne d'infos objectives mais abstraites (surtout que tout le monde n'est pas apte et/ou formé à interpréter ces informations). Mais dans l'état actuel des choses, je ne ferais certainement pas confiance au premier médecin venu... même si cela complique les choses et que cela risque de me donner des remords dans les différents cas de figure possible!

Un autre problème que tu fais apparaître est celui de la responsabilité des médecins. Dans notre société de plus en plus procédurière (et encore, par rapport aux américains ce n'est rien), les médecins finissent par ne plus vouloir se prononcer sur rien, de peur qu'on les poursuive en justice si quelque chose tourne mal. Ce n'est pas plus éthique, à mon sens, que de décider à la place des gens sans rien leur expliquer... La place du médecin est sans doute difficile à trouver, une ligne étroite entre humanité et savoir-faire, entre information et conseil... Comme tu le dis, il n'y a aucune réponse évidente!

Écrit par : mari6s | vendredi, 08 janvier 2010

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