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lundi 01 mars 2010

Biopsie du départ

Non, je ne me mets pas à intituler mes notes comme des romans d'Amélie Nothomb, rassurez-vous ;p. Il se trouve juste que c'est l'expression qui me semble la plus appropriée: il ne s'agit pas d'une autopsie puisque j'ai décortiqué mon départ au fur et à mesure qu'il se produisait - le départ n'étant pas, ici, la poignée de secondes qui l'accomplit de facto, mais plutôt les quelques jours (voire semaines) qui le réalisent, l'actualisent selon le jargon philosophique (rendre actuel, réel).
Ce terme de biopsie me semble coller parfaitement à la situation, puisqu'il s'agit bien d'une sorte de prélèvement, une analyse d'une partie seulement des données, qui en elle-même modifie d'ailleurs ces dernières. Attention, ici le départ n'est pas une maladie, mais plutôt un organe (ne parle-t-on pas de biopsie du cerveau, par exemple?), quelque chose qui fait partie de moi...

Je complèterai cet article au fur et à mesure, jusqu'à "la fin de mon départ" (qui n'est pas mon retour ;p)...

25-02 à 17h: ça se rapproche et c'est assez flippant. Flippant parce que le temps passe vraiment très vite, je sens que je ne vais pas le voir passer non plus aux Etats-Unis... J'ai commencé à préparer mes affaires, mais rien de précis. Encore quelques trucs à faire.

27-02 à 19h: toujours du mal à réaliser, ça fait vraiment bizarre... Tout va me manquer. Je suis coincée entre la panique et l'euphorie... J'ai enfin évacué une dernière chose à faire parasitante, maintenant il me reste à boucler mes bagages et à profiter de l'instant!

1er-03 à 16h20: je crois que je commence à mieux réaliser, à un peu moins paniquer. En fait, je crois que ce n'est que maintenant que ce projet me semble vraiment concret ; même si j'y pense depuis plus d'un an et que j'ai tout fait pour cue ça se réalise, c'est tellement important que je crois que j'avais l'impression que quelque chose allait forcément clocher à un moment ou à un autre, que ça ne pourrait pas se faire. C'était à la fois une angoisse pour moi et une façon de me rassurer, de me dire que ce n'était pas "pour de vrai"... Cette impression s'efface peu à peu, juste à temps au fond pour n'être ni trop paniquée, ni trop relax...
Mes affaires sont quasi prêtes, même si ça va demander un sacré "bourrage de bagages"... Normalement, ça devrait tenir... Je pars pour Paris demain après-midi, et mon avion part après-demain en fin de matinée.

2-03 à 22h50 : je suis arrivée à Paris en fin d'après-midi avec mes parents et ai dîné avec mon oncle Patrick et sa femme, Liz, avec qui je prends l'avion demain matin, ainsi qu'avec un cousin, F-X. Je vais me coucher. Je me sens à peu près prête, j'ai dit au revoir à mon frère, ma grand-mère ainsi que mes animaux à midi, et quasiment déjà à mes parents ce soir, du moins je leur ai dit les choses importantes et ils vont nous accompagner à l'aéroport demain.

3-03 à 10h30 : J'ai eu un peu mal au ventre ce matin, le stress sans doute, mais maintenant ça va à peu près. Je suis à l'aéroport avec Patrick et Liz, les bagages sont enregistrés et nous sommes passés dans la « zone d'embarquement », nous attendons en lisant des journaux... Mes parents sont repartis puisqu'il faut avoir une carte d'embarquement pour arriver jusqu'ici, je les ai vus disparaître derrière une vitre pendant qu'un tapis roulant m'emmenait vers le haut... Voilà, on y est...

lundi 01 mars 2010 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

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