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lundi 31 mai 2010

La retraite

Procédons par ordre, en commençant par définir le contexte dans lequel l'idée de retraite a été instaurée (en 1941 en France).
Les gens commencent à travailler dès qu'ils le peuvent, généralement avant 18 ans, peu font des études et très peu, des études longues. L'espérance de vie est de moins de 60 ans (en 1941, 54 ans pour les hommes et 61 ans pour les femmes). La plupart des travailleurs travaillent alors au minimum 40 heures par semaine (durée légale depuis 1936 mais pas effective avant 1960 ou 1970), pour beaucoup dans des conditions difficiles, et n'ont que leur famille pour les aider une fois qu'ils ne sont plus en état physique de travailler.
Le but de la retraite est donc d'assurer un revenu décent à chacun à partir du moment où il ne peut plus gagner sa vie par lui-même, jusqu'à sa mort. Ce qui, le plus souvent, ne représente que quelques années, 10 au maximum.
Le système par répartition, choisi à l'époque, permet d'assurer immédiatement une pension à ceux qui en ont besoin, même s'ils n'ont pas cotisé. C'est la génération suivante qui commence dès ce moment à cotiser, et cela ne pose alors pas de problème puisque le taux de natalité dépasse deux enfants par femme et qu'il y a donc au moins un travailleur actif pour un retraité (en pratique, plus, du fait de la faible espérance de vie et du début rapide de la vie active évoqués plus haut).

Quel est le contexte actuel?
On commence à travailler de plus en plus tard, avec des études longues pour presque tous les domaines - niveau licence courant, niveau master de plus en plus représenté, etc. Le chômage a augmenté et on a fait le deuil du plein emploi, ce qui fait donc moins de travailleurs actifs pouvant cotiser (sans compter les indemnités chômage à financer). Parallèlement, l'espérance de vie est passée à plus de 80 ans (20 ans de plus que dans les années 1940!) et certains arrivent jusqu'à 100 ans... De plus, l'âge de la retraite moyen est maintenant aux alentours de 60 ans. Ce qui fait en moyenne 20 ans de "retraite". Pour une trentaine d'années (en tout cas moins de quarante ans!) de vie active, le plus souvent entrecoupées de périodes d'inactivité (voir plus haut pour le chômage).
Ajoutons à cela les très faibles taux de natalité ayant suivi le baby-boom, et l'arrivée des baby-boomers à l'âge de la retraite, et le problème est posé! Même si aujourd'hui la natalité remonte, et même si elle se stabilisait à plus de deux enfants par femme, leurs 30 ans de cotisation pourraient difficilement financer les vingt ans ou plus (l'espérance de vie continuant à augmenter) de retraite de leurs aînés. Deux enfants par femme, c'est un enfant par adulte, or il en faudrait un et demi ou deux pour tenir le rythme actuel!

Voilà. Cela me semble énoncer des évidences, mais ce ne l'est apparemment pas pour tout le monde, au vu des réactions que j'ai pu observer, notamment autour de l'éventualité d'une réforme des retraites. Et j'espère qu'une vraie réforme va se faire, car elle est nécessaire et qu'il est injuste d'hypothéquer un peu plus les jeunes générations à cause d'un système qui ne pouvait que poser des problèmes, depuis le début - alors que question hypothèque, nous avons déjà la crise économique et la dette des Etats, la crise écologique et la destruction de la planète, etc, etc.

J'ajouterai que la base même de ce système de retraites est selon moi tout aussi symptomatique du fantasme d'une croissance permanente, que la crise des subprimes et tout ce tralala: faire cotiser les travailleurs actifs pour les retraites de la génération précédente, c'est supposer qu'il y ait toujours au moins deux enfants par femme ET pas de chômage, conditions nécessaires à l'équation 1 actif pour 1 retraité, et conditions impliquant toutes deux une croissance permanente (en général, la natalité augmente en période de croissance, et le chômage existe souvent même en période de croissance). Bref, conditions qui ne peuvent pas être remplies sur le long terme.

Alors oui, ça me met en rogne, parce qu'il est fort possible que je doive cotiser et que je reçoive peanuts. Alors que je demande rien du tout, juste qu'on me laisse travailler pour moi-même - traitez-moi d'individualiste. Aider les générations précédentes en cas de besoin, normal (je compte bien le faire avec mes parents). Leur financer des vacances Club Med autour du monde pendant vingt ans, je l'avoue, c'est pas mon objectif prioritaire (surtout que si on me les offre quand j'aurai leur âge, j'en voudrai pas, j'aime mieux les bed&breakfast!). Je n'arrive pas à comprendre par quelle substitution abracadabrante, par quelle opération du saint-esprit la retraite est devenue un acquis social sans lequel personne ne supporterait l'horrible réalité de leur travail, qu'ils choisissent bien souvent en fonction de la retraite qu'il leur apportera, d'ailleurs. Donc si j'étais pas déjà pas très enthousiaste à l'idée d'être salariée, ça m'en dégoûterait. Autant avoir une petite marge de manoeuvre sur mes cotisations...

Et quelle est l'une des formidables mesures qui vont sans doute être mises en place par notre gouvernement adulé? Imposer le revenu du capital. Ce qui sonne formidablement bien, n'est-il pas, ça plaît même aux communistes (qui ne peuvent pas vraiment causer vu leur pourcentage aux élections) et à la bande à Besancenot (déjà plus fringant, je vous l'accorde). Mais c'est quoi le capital, concrètement? L'argent des gros vilains capitalistes à la tête des grosses vilaines entreprises? Bah non, enfin pas trop, sinon ils vont encore partir à l'étranger et on aura des manifs des syndicats, des cocos et de Besancenot sur le dos... Alors on va trouver autre chose, plus petit mais plus nombreux... Comme l'immobilier!

Bah ouais, le "revenu du capital", c'est en grande partie celui des particuliers qui investissent dans l'immobilier, par exemple en rénovant et louant des apparts comme mes parents l'ont fait, pour ne pas avoir à dépendre des retraites allouées par l'Etat et/ou gagner leur vie tout simplement. Résumé grossièrement: on prend aux indépendants pour distribuer aux salariés. C'est-y pas chouette la solidarité?

Pas de happy end pour cet article, mais vous y attendiez vous vraiment vu le titre? Tiens, vu qu'on est dans le troisième âge, une question au passage: quelqu'un peut-il m'expliquer comment le fiasco du Lundi de Pentecôte travaillé (par quoi, 1/5 de la population) peut rapporter plus d'argent qu'il n'en coûte, ne serait-ce qu'en termes d'organisation? Pas de réponse? Bah j'suis contente que ma grand-mère soit pas en maison de retraite...

lundi 31 mai 2010 Publié dans Réflexions | Tags : retraite, retraité, prendre sa retraite, pension, réforme | Commentaires (0) |  Facebook | |

vendredi 28 mai 2010

KKK n°2

Dans cette deuxième édition du Koman ktu koz, nous nous intéresserons à un hérétique populaire et faisant partie de ma liste des Grammar's Most Unwanted: "malgré que".

Vous connaissez tous "malgré", une petite préposition bien sympatique et pleine de bonnes intentions, malgré l'esprit de contradiction intrinsèquement lié à son sens. "Malgré" est plus gentil que "mais", il passe l'éponge sur la circonstance désagréable qu'il introduit (je l'aime malgré tous ses défauts), même si dans la bouche de ronchons il peut tout aussi bien effacer une vérité agréable au profit d'une proposition principale peu flatteuse (impossible de te pardonner malgré tes plates excuses).

Mais "malgré" est un garçon sensible, et il ne supporte d'introduire que des groupes nominaux, et pas des propositions subordonnées conjonctives. Vous l'aurez peut-être compris, ce que je reproche à "malgré que"... c'est qu'il n'existe pas!

Ah, le vilain petit imposteur qui se glisse dans des phrases à la "malgré que je fasse tout pour oublier", avec même l'usage de faux subjonctif pour mieux vous duper! Mais je vous le redis, "malgré que + subjonctif" est totalement inconnu au bataillon du français correct!

Comment alors le remplacer? Mais rien de plus simple, "bien que" est là pour ça, à moins que vous ne préfériez "malgré" en remplaçant la subordonnée par un bon vieux groupe nominal, ou si c'est impossible, "malgré le fait que". Exemples: Je t'aime malgré que tu me mentes -> Je t'aime bien que tu me mentes OU Je t'aime malgré tes mensonges OU Je t'aime malgré le fait que tu me mentes.

Comment s'en souvenir? Tout comme "bien" ne s'emploie pas seul comme préposition (seulement "bien que", conjonction de subordination), "malgré que" ne s'emploie pas comme conjonction de subordination (seulement "malgré" comme préposition).

vendredi 28 mai 2010 Publié dans Koman ktu koz? | Commentaires (0) |  Facebook | |

lundi 24 mai 2010

USA: mon expérience des Etats, villes, musées, transports...

Quelques remarques en vrac sur les différents endroits que j'ai visité pendant mes 2 mois aux USA. Loin d'être exhaustif!!!

L'Etat le plus écolo: l'Oregon.
Le plus pollué: la Californie et New York.

La ville la plus "city": New York.
La plus "parcs": Washington DC.

Les conducteurs les plus fous: à Los Angeles, tout juste devant les New Yorkais (avec mention spéciale pour les chauffeurs de taxi).
Les plus courtois: Washington State et Oregon.

Le métro le plus pratique: Washington DC.
Le plus déroutant: New York (moins bien signalisé).

Les meilleurs taxis: Philadelphie (avec aussi la meilleure signalisation indiquant les taxis dans la gare).
Les taxis les plus "hétéroclites": New York (on peut tomber sur un ronchon comme sur un courtois...).

La plus petite gare: Vancouver, Washington State (près de Portland).
La gare la plus grandiose: Union Station à Washington DC.
La gare la mieux signalisée: 30th Street Station à Philadelphie.

L'aéroport le plus accueillant: Dulles à Washington, bien que ce soit un "hub" super fréquenté (en plus, j'y suis passée 3 fois en tout, donc je m'y sentais presque chez moi ;p).
Le plus impersonnel: LAX à Los Angeles (ne demandez pas votre chemin, vous perdrez moins de temps en le cherchant tout seul au lieu de suivre quatre ou cinq indications plus erronées les unes que les autres données avant que vous ayez le temps d'ouvrir la bouche).

Le Chinatown le plus agréable et authentique: San Francisco.
Le Chinatown avec le plus de "bonnes affaires": New York.
Les plus beaux jardins chinois: Portland.

Le parc le plus agréable à Washington DC: le Mall.
Le parc le plus agréable à NYC: le High Line, Washington Square.

Le musée le plus historique: American History Museum (certaines sections) à Washington, National Constitution Center à Philadelphie.
Le musée le plus culturel: Congress Library à Washington DC.
Le musée le plus artistique: Corcoran Gallery of Art à Washington, Frick Collection à NYC.
Le musée le moins "langue-de-bois": American Indian Museum à Washington DC.

Les musées les plus gratuits: Washington et Philadelphie.
Les musées les plus payants: New York City.

Le lieu le plus historique: Independance Hall à Philadelphie.
Le document le plus historique: la Déclaration d'Indépendance, aux National Archives à Washington.

Les visites les plus scientifiques (géologie): Columbia River Gorge dans le Northwest, Yosemite Valley en Californie.

La ville la plus historique: Philadelphie pour ses bâtiments anciens et musées à tous les coins de rue.
La ville la plus moderne: Portland pour ses préoccupations écolos.

L'adresse la plus formelle: "m'am" à Washington et Philadelphie.
L'adresse la plus familière: "sweetie" à New York.

Le trajet le plus long: 20h de train de Vancouver (WA) à San José (CA).
Le trajet le plus court: 1h10 de train Acela Express de Philadelphie à New York City.
Le trajet le plus panoramique: 8h en voiture de San José (CA) à Los Angeles (CA), sur la route côtière.

 

lundi 24 mai 2010 Publié dans USA | Commentaires (1) |  Facebook | |

jeudi 20 mai 2010

Réduction spéciale Fêtes des Mères sur ma boutique Clé&Fil

bannière cleetfil.jpg

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aperçu créations cleetfil.jpg

jeudi 20 mai 2010 Publié dans Boutique Clé&Fil sur Alittlemarket | Commentaires (0) |  Facebook | |

dimanche 16 mai 2010

KKK n°1: grammaire

Voici une nouvelle catégorie, KKK pour "Koman Ktu Koz?", inspirée par mon exaspération croissante face aux énormes fautes de français que l'on lit et entend partout, que ce soit sur le web ou même au JT.

Sans être une puriste absolue - je ne vais pas crucifier celui qui ne connaît pas le subjonctif imparfait ou qui emploie quelques anglicismes - j'estime qu'une connaissance basique de la grammaire est indispensable pour se comprendre, et que la respecter c'est aussi respecter son interlocuteur. J'ai en tout cas personnellement bien du mal à prendre au sérieux quelqu'un qui prouve qu'il ne les maîtrise pas.

Alors voici quelques règles régulièrement piétinées, qui je l'espère aideront quelques personnes.

°%°/%°

  • Participe passé et infinitif, -é et -er

Non, ce n'est pas la même chose. Non, ce n'est pas "pas grave" de substituer l'un à l'autre, ça n'a pas le même sens et dans certains cas cela peut porter à confusion - ou au moins compliquer la tâche du lecteur, ce qui peut le fatiguer et/ou l'énerver et donc le rendre moins réceptif.

L'infinitif, c'est le verbe non conjugué et dans le cas des verbes du premier groupe et d' "aller", il se termine en -er. Employé dans une phrase, il va prendre le sujet du verbe conjugué dont il dépend: dans je veux aller, c'est moi qui veux et donc moi qui "veux aller" et potentiellement "vais aller".

Le participe passé est une forme conjuguée. D'ailleurs, il varie en genre et en nombre: allé, allée, allés, allées. Il s'emploie dans les temps composés comme le passé composé: je suis allé, j'ai parlé, ainsi qu'en temps qu'adjectif: le langage parlé.

Chacun à sa place!

  • Le sujet des participiales

Une proposition participiale compte pour seul verbe un participe: présent, passé ou encore gérondif. Par exemple: La décision prise, ils signèrent le contrat. Il arrive qu'elle ait le même sujet que la proposition principale, et dans ce cas il n'est pas nécessaire de répéter ce dernier - mais uniquement dans ce cas, sinon on ne sait plus qui est le sujet.

Exemple: Se sentant mal, il a fallu qu'elle s'absente. Là, on comprend encore mais c'est maladroit, mieux vaudrait dire: se sentant mal, elle a dû s'absenter.

Pire: Etant malade, vous comprendrez que je doive m'absenter. Qui est malade? Selon le contexte, clairement "je", mais la grammaire, elle, tient un tout autre langage: "vous" est ici en théorie le sujet implicite de "étant malade".
Ou encore: Avant de se poser, la tour de contrôle doit lui attribuer une piste. La tour de contrôle serait-elle dans les airs, pour avoir besoin de se poser?

Ce genre de phrase est partout, y compris dans la presse, alors qu'il suffit souvent d'une toute petite modification pour arranger ça. Dans le cas présent, par exemple, vous comprendrez qu'étant malade, je doive m'absenter ; avant qu'il (ne) se pose, la tour de contrôle doit lui attribuer une piste OU avant de se poser, il doit attendre que la tour de contrôle lui attribue une piste.

D'une pierre deux coups: c'est la même chose avec les adjectifs en appositions comme dans Stupéfaite, elle ouvrit de grands yeux. Il est là encore tout à fait exclu de dire, par exemple, Stupéfaite, il lui fut impossible de ne pas ouvrir de grands yeux ou Stupéfaite, nous la vîmes ouvrir de grands yeux.

  • Le subjonctif

Certains verbes et certaines tournures de phrases sont forcément suivis par le subjonctif - généralement, quand ils expriment une hypothèse, une éventualité.

Il s'agit notamment des verbes de souhait, d'ordre ou de volonté: vouloir que, rêver que, exiger que... ; de possibilité, supposition ou doute: se pouvoir que, douter que... ; certains sentiments comme l'émotion: être content/triste que, le jugement: être indigné que, l'étonnement: s'étonner que, la crainte: avoir peur que, craindre que...
Exemples: je veux qu'il fasse ses devoirs, je rêve que nous allions à Venise, je suis content que tu sois là, je crains qu'il (ne) me mente...

Et aussi des formules impersonnelles comme "il faut que", "il est temps que", "il est bon que", "il est étonnant que"...
Exemples: il faut que tu boives plus, il est temps que vous tourniez la page, il est étonnant qu'il n'ait encore rien dit...

Le subjonctif est également obligatoire après certaines conjonctions et locutions conjonctives: pour que, avant que (car l'action décrite est future et donc forcément hypothétique ; attention, "après que" doit quant à lui être suivi de l'indicatif car l'action décrite est passée et donc réelle), bien que, à moins que, de peur que, jusqu'à ce que, à condition que, en attendant que...
Exemples: pour qu'il comprenne, avant que je (ne) fasse, bien qu'il connaisse les risques, de peur que vous (ne) m'abandonniez, à condition qu'il soit honnête...

Il peut aussi s'employer (sans obligation même s'il y a une nuance de sens) avec la forme négative et interrogative de certains verbes de certitude, d'affirmation et d'appréciation: croire que, penser que, se souvenir que, affirmer que, nier que (dans ce cas même une phrase affirmative peut être complétée par un subjonctif), espérer que...
Exemples: je ne crois pas qu'il ait menti, je ne me souviens pas qu'il ait dit ça, je n'espère pas qu'il vienne, je (ne) nie (pas) qu'il soit au courant.
(si je dis par contre "je ne me souviens pas qu'il a dit ça", je reconnais qu'il l'a effectivement dit mais maintiens que je m'en souviens pas ; "je n'espère pas qu'il viendra" signifie que je ne souhaite pas qu'il vienne alors qu'avec le subjonctif je dis que je ne m'y attends pas)
Et aussi dans les subordonnées avec certains antécédents comme: le seul, le premier, le dernier, le meilleur, le pire... ; personne, rien, quelque chose... Là aussi avec une petite nuance de sens qui dépend surtout de votre sensibilité personnelle.
Exemples: c'est le seul qui ait une chance de survivre, dis quelque chose qu'ils puissent comprendre...

Logiquement, la concordance des temps s'applique et on emploie divers temps du mode subjonctif, même si ce n'est plus que très rarement le cas. Par exemple, la forme correcte serait: je ne veux pas qu'il parte, je ne voulais pas qu'il partît ; j'ai tout fait pour que tu comprennes, j'avais tout fait pour que tu comprisses ; je ne me souviens pas que vous ayez dansé, je ne me souvenais pas que vous eussiez dansé.
Mais utilisons déjà correctement le subjonctif présent!

  • Se faire + infinitif

Non, "fait" ne s'accorde pas dans ce cas: elle s'est fait enlever, nous nous sommes fait mal voir. Le plus simple pour s'en souvenir est de se demander quelle action s'exerce sur le sujet: ici, "enlever", "mal voir", mais pas "faire". Alors que dans le cas d'un verbe pronominal qui s'accorde, comme "se laver", on voit que "laver" porte l'action: elles se sont lavées. Ou encore, dans un autre emploi de "se faire": ces taches ne se sont pas faites toutes seules.

Pas question donc de dire "elle s'est faite renverser"! Quant à l'écrit, évitez tout simplement ce genre de phrase quand le sujet n'est pas vraiment maître de l'action, le passif est ici un peu lourd. Dites "on l'a renversée", "on l'a enlevée".

  • L'accord du participe passé

Eh oui, j'ai gardé le meilleur pour la fin, le vilain petit canard mésaimé. Je vais vous dire: je n'ai jamais eu besoin d'apprendre la règle grâce à mes nombreuses lectures dès mon plus jeune âge. Mais pour ceux qui n'ont pas cette chance, ce n'est pas si compliqué:

En règle générale, le participe passé s'accorde avec le sujet avec l'auxiliaire être et ne s'accorde pas avec avoir. Seule exception: quand le verbe avoir est précédé par le COD, alors le participe s'accorde avec ce dernier.
Ce qui donne: elle est tombée, j'ai aimé ses poèmes, je les ai aimés, j'ai entendu des chansons, les chansons que j'ai entendues.

Et c'est tout!

dimanche 16 mai 2010 Publié dans Koman ktu koz? | Commentaires (0) |  Facebook | |

vendredi 14 mai 2010

J'ai lu... Enola Holmes t.5: L'énigme du message perdu (Nancy Springer)

J'ai lu le cinquième tome de la saga de Nancy Springer en anglais sur mon Kindle - le titre original étant The Case of the Cryptic Crinoline.

Ah oui, mon Kindle: c'est l'e-book d'Amazon, que j'ai acheté au début de mon séjour américain pour éviter de transporter des livres et pouvoir garder mon rythme de lecture, qui consiste à avoir au moins trois ou quatre bouquins en cours et à passer de l'un à l'autre selon mon humeur. L'écran est plus proche du papier que d'un écran d'ordi et n'a aucune brillance, ce qui donne un grand confort de lecture et ne fatigue pas plus les yeux qu'un livre "normal" ; il est très fin et prend peu de place. Vraiment pratique, et je continuerai sans doute à l'utiliser pour certains types de lecture: manuels, etc - même si les livres "papier" restent le mieux à mes yeux pour la lecture-détente et la lecture-passion.

'*°§°*'

Cette fois, Enola enquête sur la disparition de sa logeuse, Mrs Tupper, et découvre au passage l'histoire de cette dernière, bien différente de ce qu'elle attendait. Le tout sous fond de conspiration datant de la guerre de Crimée et liée à la célèbre infirmière, Florence Nightingale.

Une enquête encore une fois fort intéressante, avec l'écriture caractéristique de Nancy Springer - que je trouve encore plus super en version originale - et des évolutions capitales dans la relation d'Enola avec son fameux frère, Sherlock.

Vous connaissez déjà mon avis sur cette super série - si vous ne connaissez pas encore, courez acheter le tome 1 (La double disparition - The case of the missing marquess) !

vendredi 14 mai 2010 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi 12 mai 2010

GRANDIR

Grandir, c'est avoir conscience des autres, de leurs sentiments, de l'influence qu'on a sur eux, c'est faire de son mieux pour ne pas en abuser ou en mésuser, et se rendre compte qu'au bout du compte, on continue à blesser les gens.

Grandir, c'est voir le temps s'accélérer, commencer à parler de son époque, 'en mon temps c'était ainsi', 'à mon époque on faisait ça'...

Grandir, c'est faire des projets, se sentir comme poussé vers l'avant de façon inexorable et ne pas pouvoir faire de pause. C'est voir certains de ces projets échouer et y survivre ; en voir d'autres réussir et ne pas en sortir indemne.

Grandir, c'est arrêter de voir les choses en noir & blanc, s'éloigner du manichéisme, prendre conscience des nuances qui composent le monde et les gens, soudain ressentir de la peine pour quelqu'un qu'on déteste, tout comme on peut être exaspéré par quelqu'un qu'on aime...

Grandir, c'est faire le deuil de la perfection, mais pas forcément de l'idéalisme.

Grandir, c'est voir des gens qu'on a toujours connu partir, mourir ; c'est partir soi-même, petit à petit, "vêtement par vêtement" comme dit Bénabar, c'est se sentir coupable d'abandonner sa vie d'avant et d'apprécier la nouvelle...

Grandir, c'est apprendre l'indépendance, ou à tout le moins l'autonomie, c'est commencer à prendre ses responsabilités, à s'intéresser à son avenir de façon concrète.

Grandir, c'est apprendre que le compromis est souvent nécessaire, c'est s'excuser sans être désolé, dire oui oui sans le penser, s'aplatir, c'est crever en son for intérieur et se détester pour son hypocrisie diplomate, parfois ; c'est aussi avoir le courage d'assumer ses convictions, d'agir en conséquence, c'est soudain prendre la parole sans fard et dire ce que l'on pense sans rien en regretter.

Grandir, c'est savoir qu'on restera toujours le bébé de ses parents, et en tirer de la fierté.

C'est ça pour moi, grandir sans vieillir...

mercredi 12 mai 2010 Publié dans Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

lundi 10 mai 2010

Poème: Ce que tu veux de moi

On s'était mis d'accord
Non, 'nous' ne marchait pas
Non plus de corps à corps
Ne restent que toi et moi
Nos sentiments résistent
Et la question subsiste :

Que veux-tu donc de moi ?
Aujourd'hui, autrefois
Se mélangent dans ta voix
Trop tendre, comme ton regard
Qui pourrait me faire croire
Que ce n'est pas trop tard

Tu as brisé mon cœur
Quand je te l'ai ouvert
Alors comprends ma peur
De te laisser me plaire
Avons-nous tant changé
Pour pouvoir essayer...

Ce que tu veux de moi
Aujourd'hui, autrefois
Se mélangent dans ta voix
Trop tendre, comme ton regard
Qui pourrait me faire croire
Que ce n'est pas trop tard

Il est sans doute trop tard
Pour cette vieille histoire
On risque le naufrage
Et pour quel avantage ?
Alors pourquoi une flamme
Brûle encore dans mon âme ?

Que voudrais-je de toi
Aujourd'hui, autrefois
Se mélangent en moi
Je te rends ton regard
Et j'ai envie de croire
Que ce n'est pas trop tard

poème écrit les 5-6 mai 2010

lundi 10 mai 2010 Publié dans Poèmes | Tags : poème, poésie | Commentaires (0) |  Facebook | |

samedi 08 mai 2010

Ma liste

Vous vous souvenez de ma liste, 15 choses à faire avant mes 25 ans? (voir la catégorie Ma liste pour des précisions) Elle a bien évolué lors de mon séjour aux USA, alors voilà la version mise à jour!

1- Apprendre le russe.
-> bien avancé : alphabet, bases de la grammaire, de la conjugaison et du vocabulaire.

2- Donner mon sang.
-> bientôt.

3- Danser en public.
-> le but étant de se ridiculiser sans complexe, je vais considérer que c'est fait: pas de danse, mais une tentative de commander au Mac Drive en caddie, avec un groupe de copines (et on était sobres xp) + danse de salon à Portland.

4- Dire à 2 personnes tout le bien ou tout le mal que je pense d'elles.
-> je n'ai pas encore choisi.

5- Me teindre les cheveux.
-> dans un futur plus ou moins proche.

6- Porter une jupe/robe très courte.
-> expérimenté en famille à Noël, fait pour de bon à mon départ en Bretagne en juin.

7- Manger dans un resto asiatique.
-> fait plusieurs fois aux USA: sushis à Portland et à San José, indien à Portland, chinois à Portland et à Washington DC, thai à Portland et à New York...

8- Planter un arbre.
-> vu le nombre que j'en ai dans mon jardin, j'attends une occasion d'en planter un ailleurs ;p

9- Agir sur un coup de tête et ne rien regretter.
-> ma décision de prendre une 'gap year' et de partir aux USA fut prise en moins de dix minutes, même si beaucoup de réflexion s'en est ensuivie.

10- Participer à un concours d'écriture.
Fait: 2 nouvelles envoyées au Prix du Jeune Ecrivain de Langue Française (en 2009).

11- Participer à un concours de dessin.
-> j'attends d'en trouver un qui m'intéresse à un moment où j'ai le temps de ne pas le bâcler.

12- Ecrire un livre et l'envoyer à un éditeur.
-> il faudrait que je me remette à bosser sur mon texte le plus avancé, pas loin d'être fini...  j'ai retrouvé l'inspiration pour m'y remettre et le retravailler, on va voir ce que ça donne.

13- Prendre position selon mes opinions.
-> pour l'explication, voir l'article Société de consommation (catégorie Réflexions, écrits...). Fait aussi plusieurs fois aux USA

14- Donner de l'argent ou du temps à une bonne cause.
-> je verrai si j'ai l'occasion de donner du temps aussi.

15- Visiter une merveille du monde moderne.
-> le Mont Saint-Michel (visité en juin 2009), la Space Needle à Seattle (mars 2010), le Golden Bridge à San Francisco (avril 2010), le Chrysler Building à New York (mai 2010)...

Et vous, quel est le prochain truc sur votre liste?

samedi 08 mai 2010 Publié dans Dans ma vie..., Ma liste | Commentaires (4) |  Facebook | |

jeudi 06 mai 2010

Fin du périple américain - Description de passage 23: NYC vue du ciel

Je suis de retour en France! Un voyage formidable dont je vous parlerai peut-être encore quelques temps... Une fois que tout ça sera plus clair dans mon esprit, puisque j'ai encore du mal à réaliser ;p.

Pour l'instant, voici une petite description d'une scène vue du ciel (60 mots):

Décollage de New York City - grandiose. Vue de Manhattan dans son ensemble et même du Queens, de Brooklyn, de Staten Island... et pas juste sur une carte, mais sous mes yeux pour de vrai. J'identifie certaines rues et certains immeubles, et je constate l'immensité de Central Park, trou de verdure ente les gratte-ciel. Rien que ça, vaut le détour.

jeudi 06 mai 2010 Publié dans Descriptions de passage, USA | Commentaires (0) |  Facebook | |