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lundi 18 juillet 2011

Le temps qui court

Depuis toute petite, je suis très angoissée par le temps qui passe. Mes parents m'ont raconté qu'il m'arrivait de me mettre à pleurer en me mettant au lit après une journée bien remplie, parce que je m'apercevais que je n'avais pas fait tout ce que je voulais faire.

Cela peut paraître comique... mais c'est surtout très révélateur sur mon caractère. Car encore aujourd'hui, il m'arrive de me stresser le soir dans mon lit en me souvenant d'une chose que j'aurais dû faire...

Aussi, lorsque j'ai fait un test du magazine Psychologies récemment, sur ce que l'on essaie le plus de contrôler, je n'ai pas vraiment été surprise de la réponse: le temps.

Il m'enquiquine, ce temps. Il m'échappe à tous les sens du terme. Je ne peux ni le retenir, ni le comprendre, ni le prévoir.

Autre anecdote d'enfance: avant de devenir une véritable marmotte qui a besoin de ses 9 à 10h de sommeil et fait la grasse matinée aussi souvent que possible, je me réveillais très tôt. Et je détestais attendre au lit que mes parents se réveillent - c'était avant que j'aie le droit de descendre seule, je devais avoir 3 ans.

J'ai donc eu l'idée d'avancer les aiguilles de ma pendule pour que le matin vienne plus vite, et suis allée réveiller mes parents, toute fière d'avoir fait avancer le temps. Sauf que leur réveil à eux n'avait pas changé d'heure!!! Lorsqu'ils ont constaté mon astuce, je leur ai affirmé que c'était Pampan, mon lapin en peluche, le coupable.

Fort heureusement, mes parents n'ont pas été trop sévères avec ce pauvre animal.

Bref, le temps a toujours été une préoccupation omniprésente pour moi. Je déteste "perdre" mon temps, j'aime le remplir, l'utiliser à ma guise...

Mais j'ai aussi conscience des dangers d'une telle façon de penser. On passe tous notre temps à évaluer le temps, à lui attribuer des jugements de valeur - il passe trop vite, trop lentement... Et l'instant présent alors?

Le temps, c'est le passé et le futur. Sans notion du temps, nous serions en permanence dans un instant présent sans comparaison possible avec tout autre instant, et le vivrions de façon absolue. Lorsque cet instant serait désagréable, sans doute cela deviendrait-il insupportable, puisque nous n'aurions aucun moyen de relativiser, de penser à des situations pires auxquelles nous avons survécu, ou aux moments meilleurs qui nous attendent. Mais le revers de la médaille, c'est que lorsque l'instant présent est doux, nous avons tendance à nous perdre dans nos souvenirs ou à trop anticiper. Peut-être cela fait-il aussi partie du bonheur de cet instant, mais dès que l'on tombe dans l'excès, cela nous le gâche.

J'ai beaucoup progressé dans ma vision du temps. Mais j'ai encore du chemin à faire. Ce besoin de tout planifier me dessert parfois, car tout imprévu, même bon, a tendance à m'énerver et à me mettre "au pied du mur".

Je finirai sur une phrase de ma grand-mère paternelle: "Ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous."

lundi 18 juillet 2011 Publié dans Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

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