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samedi 30 juillet 2011

Bouillon de culture 19

Sérendipité

Sens: fait de trouver quelque chose par hasard, de trouver autre chose que ce que l'on cherchait.

Etymologie: de l'anglais serendipity, de Serendip (ancien nom du Sri Lanka) via le conte Les trois princes de Serendip (Horace Walpole), dont les personnages trouvent ce qu'ils ne cherchaient pas.

Exemple: La découverte du vaccin contre le choléra des poules par Pasteur serait un cas de sérendipité, ainsi que la création des bêtises de Cambrai.

Traductions: existe aussi en italien (serendipità), en espagnol (serendipia), en portugais (serendipismo).

Pierre d'achoppement

Sens: difficulté sur laquelle on bute régulièrement ; obstacle qui provoque l'incompréhension entre deux parties.

Synonymes: écueil, obstacle, difficulté.

Etymologie: d'achoppement (action de trébucher), d'achopper (se heurter à, faire un faux pas), de chopper (faire un faux pas, commettre une faute grossière), probablement dérivé de l'onomatopée "tsopp" imitant le bruit produit par la démarche d'un homme boiteux.

Traduction: en anglais stumbling block (de stumble = trébucher & block = pavé, brique, pierre) ou contentious point (point litigieux), en allemand Stolperstein (de stolpern = trébucher & Stein = pierre), en espagnol escollo (écueil).

Gémonies

Sens: lieu de supplice et de mort.

Etymologie: du latin Gemoniae scalae, l'escalier du Capitole où l'on exposait les cadavres des suppliciés, du verbe gemo,ere,ui,itum (gémir, se plaindre).

Expression: traîner aux Gémonies ou vouer aux Gémonies (vilipender, accabler de mépris).

Sur la même racine: gémir, gémissement.

Inique

Sens: qui manque d'équité.

Synonymes: injuste.

Etymologie: du latin iniquus-a-um, de in- + aequus-a-um (égal).

Dérivés: iniquement, iniquité.

Litote

Sens: figure de style consistant à dire moins pour faire entendre plus.

Ne pas confondre avec: l'euphémisme (figure de style consistant à minimiser, à atténuer son propos).

Etymologie: du grec λιτοτης (litotès): simplicité, absence d'apprêt.

Exemple: "Va, je ne te hais point" (Le Cid, Corneille).

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jeudi 28 juillet 2011

Description de passage 26 - Ces livres ont une histoire

Dans le cadre de mon stage dans une petite bibliothèque municipale, j’ai été témoin de l’arrivée de plusieurs dons plus ou moins importants de livres et BDs, suivis par la phase de sélection : livres qui seront mis en rayon immédiatement, livres que l’on y mettra dans quelques temps, livres que l’on garde en réserve en cas de demande spéciale ou d’expo thématique, et livres que l’on met au « rebut », c’est-à-dire qu’ils finiront par être jetés (ouvrages très vieux et/ou très abîmés, qui ne seraient jamais empruntés). Un don en particulier a attiré mon attention, celui de trois caisses complètes amenées par un homme et son fils. J’ai supposé qu’ils appartenaient à la grand-mère, décédée ou en maison de retraite, et cela m’a inspiré cette petite description de passage.

Nous avons bien vécu, cela se voit tout de suite. La vie nous a usés, mais cela ne vaut-il pas mieux que de rester tout propret, tel un Traité de métaphysique à l’usage des QI supérieurs à 300 qui ne sort jamais de son étagère ? Nous avons été de fidèles amis pour notre propriétaire, lui avons ouvert des horizons variés : l’univers de la pub, de la politique, de la seconde guerre mondiale, les langues – romans et guides de balades à vélo en anglais, guide de conversation et théâtre espagnol, grammaire et vocabulaire allemand, et même ce petit dictionnaire allemand/italien d’avant-guerre dont nous avons oublié jusqu’à l’origine mais qui parade parmi nous avec sa calligraphie gothique…

La plupart d’entre nous n’avons plus de valeur aux yeux de grand-monde maintenant que notre vieille amie est partie. Parce que nous avons vécu, parce que nous sommes trop intellectuels, trop spécifiques, trop datés. Mais ne l’oubliez pas au moment de nous laisser sur le bord de la route : bien plus sûrement qu’un journal intime ou un curriculum vitae, nous racontons une histoire.

écrit le 28/06/2011

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mardi 26 juillet 2011

Puzzle de chansons n°2: Wash it all away

I walk a lonely road, the only one that I have ever known. I don’t know what I’ve done or if I like what I’ve become, wanted to belong here but something felt so wrong here! I could really use a wish right now, let the rain wash away all the pain of yesterday, let mercy come and wash away what I’ve done… But what am I supposed to want now? What I am supposed to do? And is it getting better? Or do I feel the same? All of the memories so close to me just fade away…

Boulevard of broken dreams (Green Day)
Breakaway (Kelly Clarkson)
Where I stood (Missy Higgins)
Airplanes (BOB)
Coming home (Diddy Dirty Money)
What I’ve done (Linkin Park)
Zzyxz road (Stone Sour)
One (U2)
My happy ending (Avril Lavigne)

Adaptation en français:

Mon chemin est solitaire, c'est le seul que j'aie jamais connu. Je ne sais pas ce que j'ai fait ni si j'aime ce que je suis devenue, je voulais avoir ma place ici mais je m'y sentais si mal! J'aurais bien besoin d'un voeu là tout de suite, que la pluie efface toute la douleur d'hier, que vienne la miséricorde pour effacer ce que j'ai fait... Mais que suis-je censée désirer à présent? Que suis-je censée faire? Et cela va-t-il en s'améliorant? Ou est-ce que je me sens pareille? Tous les souvenirs, si proches de moi, s'estompent...

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dimanche 24 juillet 2011

Poème: I feel it all

It may look like I’m unaffected
Like all the scathes go unnoticed
Maybe I don’t want to show
When I feel down, when I feel low

But I feel it all, I feel it all
I feel the hard ground when I fall
I feel the rage, I feel the pain
I feel the blood run through my veins

You can call me shy, call me reserved
Maybe I am when I’m observed
And maybe it’s easier on you
To act like I’m different from you

But I feel it all, I feel it all
Get sick of carrying the ball
I feel the void, I feel the cold
Don’t want to fit into this mold

I feel it all, I feel it all
I feel the hard ground when I fall
I feel the rage, I feel the pain
I feel the blood run through my veins

Ecrit les 22 et 28 mai et le 26 juin 2011.

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vendredi 22 juillet 2011

Fanfic: Caprica

100 mots.

Fandom : BSG 2003.

Personnage : Caprica Six.

Spoilers: plutôt légers, plus ou moins jusqu’à  Exodus 2ème partie (3x04).

Disclaimer: Caprica, New Caprica et Caprica Six appartiennent toutes à un génie nommé Ron Moore,  qui a non seulement des idées formidable mais a aussi donné une vraie fin à BSG. Ce qui, dans le monde de la télé aujourd’hui, devrait au minimum lui valoir une médaille.

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Caprica. Le nom d’une planète détruite. Détruite par sa faute.

Le plus drôle, c’est qu’elle y a été heureuse. Ou aurait pu l’être, si elle n’avait pas été si obnubilée par le plan.

Un nom donné à une autre planète. New Caprica. Seconde chance. Pour les humains, et aussi pour les Cylons. Second fiasco.

A une époque, elle était tellement sûre que cela fonctionnerait, cela lui semblait tellement limpide. Le salut pour eux tous, la fin du cycle de la violence. Ou alors son escalade.

Son nom. Un surnom attribué à une héroïne de guerre. Un rappel de ses erreurs.

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Pour voir mes autres fanfictions, cliquez ici.

écrit par mari6s - merci de ne pas l'utiliser sans inclure un lien vers mon blog et/ou ma page Fanfiction.net

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mercredi 20 juillet 2011

Citations - espoir

"Dans toutes les larmes s'attarde un espoir."
(Simone de Beauvoir)

"L'angoisse, au fond, n'est qu'un dérivé de l'espoir."
(Hubert Aquin)

"Vivre sans espoir, c'est cesser de vivre."
(Fiodor Dostoievski)

"L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir."
(André Malraux)

"L'enfer, c'est d'avoir perdu l'espoir."
(Archibald Joseph Cronin)

"L'espérance est un risque à courir."
(Georges Bernanos)

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lundi 18 juillet 2011

Le temps qui court

Depuis toute petite, je suis très angoissée par le temps qui passe. Mes parents m'ont raconté qu'il m'arrivait de me mettre à pleurer en me mettant au lit après une journée bien remplie, parce que je m'apercevais que je n'avais pas fait tout ce que je voulais faire.

Cela peut paraître comique... mais c'est surtout très révélateur sur mon caractère. Car encore aujourd'hui, il m'arrive de me stresser le soir dans mon lit en me souvenant d'une chose que j'aurais dû faire...

Aussi, lorsque j'ai fait un test du magazine Psychologies récemment, sur ce que l'on essaie le plus de contrôler, je n'ai pas vraiment été surprise de la réponse: le temps.

Il m'enquiquine, ce temps. Il m'échappe à tous les sens du terme. Je ne peux ni le retenir, ni le comprendre, ni le prévoir.

Autre anecdote d'enfance: avant de devenir une véritable marmotte qui a besoin de ses 9 à 10h de sommeil et fait la grasse matinée aussi souvent que possible, je me réveillais très tôt. Et je détestais attendre au lit que mes parents se réveillent - c'était avant que j'aie le droit de descendre seule, je devais avoir 3 ans.

J'ai donc eu l'idée d'avancer les aiguilles de ma pendule pour que le matin vienne plus vite, et suis allée réveiller mes parents, toute fière d'avoir fait avancer le temps. Sauf que leur réveil à eux n'avait pas changé d'heure!!! Lorsqu'ils ont constaté mon astuce, je leur ai affirmé que c'était Pampan, mon lapin en peluche, le coupable.

Fort heureusement, mes parents n'ont pas été trop sévères avec ce pauvre animal.

Bref, le temps a toujours été une préoccupation omniprésente pour moi. Je déteste "perdre" mon temps, j'aime le remplir, l'utiliser à ma guise...

Mais j'ai aussi conscience des dangers d'une telle façon de penser. On passe tous notre temps à évaluer le temps, à lui attribuer des jugements de valeur - il passe trop vite, trop lentement... Et l'instant présent alors?

Le temps, c'est le passé et le futur. Sans notion du temps, nous serions en permanence dans un instant présent sans comparaison possible avec tout autre instant, et le vivrions de façon absolue. Lorsque cet instant serait désagréable, sans doute cela deviendrait-il insupportable, puisque nous n'aurions aucun moyen de relativiser, de penser à des situations pires auxquelles nous avons survécu, ou aux moments meilleurs qui nous attendent. Mais le revers de la médaille, c'est que lorsque l'instant présent est doux, nous avons tendance à nous perdre dans nos souvenirs ou à trop anticiper. Peut-être cela fait-il aussi partie du bonheur de cet instant, mais dès que l'on tombe dans l'excès, cela nous le gâche.

J'ai beaucoup progressé dans ma vision du temps. Mais j'ai encore du chemin à faire. Ce besoin de tout planifier me dessert parfois, car tout imprévu, même bon, a tendance à m'énerver et à me mettre "au pied du mur".

Je finirai sur une phrase de ma grand-mère paternelle: "Ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous."

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samedi 16 juillet 2011

Poème: Won't blend in

Un poème écrit en octobre 2010.

I was born and I was torn
I smelt the Rose and felt her thorn
Worth both the cheer and the hiss
High in bliss, down the abyss

But no, I still won’t blend in
I don’t want to and I can’t
You can stop and stare all you want
This is simply not my scene

I grew up and I drew up
All kinds of dreams in my bed
I blew up and I screwed up
All kinds of plans in my head

But no, I still won’t blend in
I don’t want to and I can’t
You can stop and stare all you want
This is simply not my scene

I backed off and I pissed off
People that were liked and hip
I took off and I brushed off
All the rumors and gossip

But no, I still won’t blend in
I don’t want to and I can’t
You can stop and stare all you want
This is simply not my scene

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jeudi 14 juillet 2011

Gémeaux

Cadeau d'anniversaire pour mon père et ma grand-mère, tous deux Gémeaux, l'un de l'année du cochon et l'autre de l'année du dragon.

Voici les différentes étapes de sa réalisation. Le croquis de départ était inspiré de différents travaux trouvés sur Deviant Art.

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mardi 12 juillet 2011

Trop réfléchir pour bien choisir

L’un de mes nombreux défauts est ma trop grande anticipation de l’avenir, et notamment d’éventuels évènements négatifs. Pourtant, même si j’essaie d’en limiter les mauvais côtés, je reste persuadée que c’est une des bases de mon équilibre.

En effet, en digne Balance (signe astrologique et pas propension à jouer les rapporteuses, je précise au cas où on ne sait jamais), j’ai du mal avec les choix. Choisir, c’est difficile, parce que choisir une possibilité, c’est renoncer à toutes les autres, et que la plupart du temps, on ne sait pas à l’avance ce qu’elles pourraient donner…
J’ai d’autant plus de mal à choisir que l’échéance est brève. Quand on me met au pied du mur, je rue, je renâcle, je râle et je panique. Mon pauvre petit cerveau tente en vain d’envisager en un éclair tous les tenants et les aboutissants des différents choix possibles, et surchauffe.

Dans ce contexte, l’anticipation a un avantage indéniable : lorsque l’on a réfléchi à l’avance aux choix qui peuvent se présenter, l’on n’est plus au pied du mur et l’on peut prendre une décision apaisée.
C’est pour cela que ma difficulté à choisir ne saute pas aux yeux, pas même aux miens, la plupart du temps, ressortant juste un peu lors d’alternatives imprévues dans la vie de tous les jours (lorsque mon père me propose de venir faire des courses avec lui alors qu’il est sur le pas de la porte, il me faut souvent le retenir un instant pour prendre ma décision, et je la regrette parfois dès qu’il a tourné les talons). En quelque sorte, l’un de mes traits de caractère est apparu pour en compenser un autre.

Bien sûr, le mauvais côté de ce trait de caractère, c’est le stress, auquel je suis plutôt sensible à la base. Et, comme le dirait mon père, il me pousse à « vivre des mauvais moments à l’avance alors qu’ils ne vont peut-être pas arriver ». Mais voilà, petit un : cela évite au moins de trop mauvaises surprises qui me prendraient au dépourvu, et petit deux : je ne peux pas vraiment empêcher mon esprit de tourner, c’est sa nature et je m’estime déjà heureuse quand je peux brider un peu son imagination débordante… En fait, une fois qu’il a entrevu une possibilité, bonne ou mauvaise, me forcer à ne pas y penser ne fait que la réprimer, et elle continue à tourner et retourner dans mon inconscient, causant bien plus d’angoisse que quand j’y réfléchis consciemment.

En fait, j’aime bien avoir un « plan ». Si tout va bien, tant mieux. Mais la possibilité que quelque chose se passe mal existant, mieux vaut être préparé et savoir quoi faire dans ce cas de figure.
Et puis cela vaut aussi pour les évènements « heureux », les réussites. George Bernard Shaw a dit que c’est parfois une tragédie d’obtenir ce que l’on veut, et même s’il exagère peut-être un peu, voilà ce que j’en comprends : on ne peut pas être sûr de vouloir quelque chose tant qu’on n’a pas au moins réfléchi aux conséquences que cela implique, aux détails de la vraie vie ; et on est parfois tellement sûr de ne pas obtenir quelque chose, que l’on peut paniquer si on l’obtient bel et bien, même si c’est plutôt positif. Un exemple : début mai, j’ai été contactée par une agence de traduction à laquelle j’avais envoyé mon CV pour un stage en février et qui ne m’avait pas répondu. Un stagiaire les avait lâchés, et j’avais donc une chance de décrocher le stage. Mais entre-temps, je m’étais résolue à ne pas obtenir de stage prestigieux et à me « contenter » d’un mois dans une bibliothèque près de chez mes parents, me consolant des nombreux avantages que cela comportait (être là-bas plutôt qu’à Paris, etc). Et me voilà en pleine panique ! Il a fallu une longue conversation au téléphone avec mes parents pour me convaincre de ce que je savais déjà rationnellement mais que mes émotions refusaient d’admettre : c’était une belle opportunité et je devais au moins tenter ma chance. Ce que j’ai fait, et finalement je n’ai pas été prise, l’agence préférant un stagiaire de 2ème année disponible tout l’été, ce qui est compréhensible. Mais la moralité, c’est que face à une occasion formidable mais imprévue, ma réaction primaire est de courir aux abris…

Bien sûr, on ne peut pas tout prévoir et je dois donc travailler ma relation à l’imprévu. Mais je crois aussi sincèrement qu’il faut tenir compte de sa nature profonde. Et la mienne aime les choses prévues à l’avance, une certaine routine et des plans de secours. Dans ma vie future, c’est donc ce que je rechercherai au maximum, voilà tout. Et en attendant, il faudra bien gérer les devoirs donnés au dernier moment et les entretiens d’embauche surprise !

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