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mercredi 29 février 2012

Culpabilité

La culpabilité me bouffe de l’intérieur. Je crois que cela a toujours été le cas, d’aussi loin que je me souvienne, pourtant je n’ai mis de mots dessus qu’assez récemment.

Par exemple, ma relation avec les professeurs et les études est encore aujourd’hui dominée par la culpabilité. Quand je ne fais pas un travail (rare) ou que je le « bâcle » (ce qui, pour moi, veut le plus souvent dire ne pas le fignoler outre mesure), je me sens coupable. Quand je suis absente, je me sens coupable. Quand je m’y prends « au dernier moment » pour réviser, je me sens coupable.
Bon, j’ai progressé là-dessus, surtout depuis que j’ai pris conscience du problème. Mais il n’empêche que c’est le naturiste qui, comme tout un chacun le sait, a une fâcheuse tendance à revenir au bungalow[1].

En y réfléchissant, je constate que cela remonte à mes relations affectives avec l’école et les enseignants en primaire puis au collège. Je pense que les enseignants sont la partie visible de l’iceberg et que mon problème est plus profond que ça. C’est peut-être de la psychologie de comptoir (et après tout c’est mon droit de la pratiquer sur moi plutôt que de l’infliger aux autres qui n’ont rien demandé), mais je pense que cela pourrait être une réaction à mon sentiment d’inadaptation au système scolaire. Ce n’est pas vraiment de devoirs et d’absences qu’il s’agit mais plutôt du moule dans lequel je n’ai jamais pu rentrer – ce qui expliquerait que ce ressenti ressorte aussi facilement dès que je suis plongée dans une ambiance scolaire, malgré mes progrès sur d’autres fronts, car je reste fondamentalement inadaptée !
Et même si mes conceptions intellectuelles ont évolué (ce n’est pas moi la « bête bizarre » mais le système qui ne convient qu’aux gens « dans la moyenne », qui n’est fait ni pour les introvertis ni pour les perfectionnistes ni pour les gens plus avides de connaissances que la moyenne – ni d’ailleurs pour tout un tas d’autres types de personnalités…), ma réaction conditionnée reste la même.

La culpabilité s’est aussi répandue dans d’autres aspects de ma vie. Comme la santé. Je crois qu’elle y est entrée par le biais de l’école. En effet, comme je l’ai rabâché sur ce blog à maintes reprises, j’ai été absente pendant un mois en 4ème, prélude à mes problèmes de thyroïde qui n’ont été diagnostiqués que bien plus tard. Les réactions de mes camarades mais aussi de mes professeurs n’ont pas toujours été des plus intelligentes, ce qui n’était que la cerise sur le gâteau de l’incommensurable angoisse que mon retour en classe m’inspirait.
Un mois de maladie, c’est un mois enfermé chez soi et on devient vite agoraphobe à ce rythme là. Alors quand en plus on est ultra timide et que l’on ne rêve que de se fondre dans la masse… Ajoutez à cela la fatigue due à la convalescence et aux traitements, et l’incapacité à répondre aux questions (ben oui, les gens ils voulaient un joli diagnostic avec un nom compliqué de maladie grave pour pouvoir m’octroyer leur pitié…) et de manière plus générale, à me défendre.

Et ensuite, avec la découverte de mes problèmes de thyroïde, une autre culpabilité s’ajoute : à chaque fois que je tombe malade, je risque de les aggraver. Dur à gérer à 15 ans. Et pas facile encore maintenant. Mettre ma vie sur « pause » dès que j’ai mal à la gorge, c’est faisable. Énervant, mais faisable. Rester au chaud, prendre mon homéopathie… une routine bien huilée.
Mais quand malgré tout ça je n’arrive pas à tuer le rhume dans l’œuf, la culpabilité débarque. N’aurais-je pas dû réagir plus tôt ? Mieux me couvrir, éviter les courants d’air ? N’aurais-je pas dû m’éloigner de ce grippé dans le métro ? N’étais-je pas distraite ? Cela va-t-il avoir une influence sur ma thyroïde ? Et à cette dernière question, l’on a de réponses que lors des prochaines analyses de sang, et encore rien de certain – tant de facteurs peuvent entrer en jeu…

Là où le bât blesse et où le serpent se mort la queue, c’est que la culpabilité, qui se transforme en angoisse et en stress, non seulement n’est pas très constructive, mais peut avoir des conséquences sur ma santé. Le rôle du stress et de l’état d’esprit en général est en effet capital dans les maladies auto-immunes (de par leur lien avec le système immunitaire), et particulièrement pour la thyroïde – qui est une glande endocrine, c’est-à-dire qu’elle sécrète des hormones. Hormones, stress… Vous voyez le rapport ?

Gérer cette culpabilité inopportune n’est donc pas simplement un enjeu de bien-être au long cours, mais bien un objectif important dans ma lutte pour protéger ma petite thyroïde. Je fais de mon mieux pour la canaliser, et déjà simplement la repérer. Ce n’est pas toujours facile au quotidien, mais je l’aurai, un jour, je l’aurai !


[1] Rendons à César ce qui est à César, ce brillant jeu de mot n’est pas de moi mais du célèbre Chat de Geluck.

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samedi 25 février 2012

Extraits de poèmes - Victor Hugo

J'ai ressorti récemment de mes placards un recueil de poèmes de Victor Hugo publié à l'occasion du bicentenaire de sa naissance (en 2002 car ce siècle avait deux ans), que m'avait offert ma grand-mère. Je ne me lasse décidément pas de ces vers qui m'ont beaucoup marquée. Parmi ceux qui me touchent le plus en ce moment, ceux qu'il a écrit après la mort de sa fille, comme le fameux Demain dès l'aube, mais aussi Trois ans après et Veni vidi vixi dont voici quelques extraits.

Il est temps que je me repose ;
Je suis terrassé par le sort.
Ne me parlez pas d’autre chose
Que des ténèbres où l’on dort !

Que veut-on que je recommence ?
Je ne demande désormais
A la création immense
Qu’un peu de silence et de paix !

J’ai fait ce que j’ai pu ; j’ai servi, j’ai veillé,
Et j’ai vu bien souvent qu’on riait de ma peine
Je me suis étonné d’être un objet de haine
Ayant beaucoup souffert et beaucoup travaillé

Pourquoi m'appelez-vous encore?
J’ai fait ma tâche et mon devoir.

Qui travaillait avant l’aurore,
Peut s’en aller avant le soir.

Puisque l’espoir serein dans mon âme est vaincu ;
Puisqu’en cette saison des parfums et des roses,
Ô ma fille ! j’aspire à l’ombre où tu reposes
Puisque mon cœur est mort, j’ai bien assez vécu

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mercredi 22 février 2012

Poème: Dans tes yeux

Un petit poème inspiré par je ne sais plus que personnage de film ou de série télé, et qui dans une certaine mesure me fait aussi penser à la chanson Halo (Bethany Joy Lenz)... Écrit le 14/11/2011.

Dans tes yeux
Je revêts des reflets dorés
Comme auréolée
Et tu vois dans mes faux pas
Des appas

Dans tes yeux
Je suis comme sur un piédestal
De cristal
Mais je crains qu’à la première bise
Il se brise

Car j’ai beau essayer vraiment
Je ne sais pas, je ne peux pas, je n’arrive pas
À voir ce que tu vois en moi
Tu me montres le firmament
Et moi je ne vois que ton doigt

Dans tes yeux
Je suis superbe quand je pleure
Quand j’ai peur
Et quand ma folie se déchaîne
Tu me trouves humaine

Montre-moi mieux, dis, apprends-moi
À voir ce que tu vois en moi

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samedi 18 février 2012

Song battle n°1: Need you now/Nothing

J'inaugure une nouvelle rubrique: Song Battle, 2 chansons similaires qui se répondent. Aujourd'hui, Need you now par Lady Antebellum et Nothing par The Script.

Deux chansons post-séparation où il est question d'alcool, de téléphone et de vouloir retrouver la personne que l'on aime. Et si c'étaient les pensées des deux amoureux?

ELLE
Picture perfect memories
Scattered all around the floor

LUI
Am I better off dead, am I better off a quitter
They say I'm better off now than I ever was with her

ELLE
And I wonder if I ever cross your mind
For me it happens all the time

LUI
They say a few drinks will help me to forget her
But after one too many I know that I'm never

ELLE
Reaching for the phone 'cause
I can't fight it anymore

LUI
Dial her number and confess to her
I'm still in love but all I heard was nothing

ELLE
It's a quarter after one
I'm all alone & I need you now
Said I wouldn't call
But I've lost all control & I need you now
And I don't know how
I can do without, I just need you now

LUI
And my mates are all there trying to calm me down
'Cause I'm shouting your name all over town
I'm swearing if I go there now
I can change your mind turn it all around

ELLE
Another shot of whiskey

Can't stop looking at the door
Wishing you'd come sweeping
In the way you did before

LUI
So I stumble there, along the railings and the fences
I know if I'm face to face that she'll come to her senses
Every drunk step I take leads me to her door

ELLE
Guess I'd rather hurt
Than feel nothing at all

LUI
If she sees how much I'm hurting
She'll take me back for sure

ELLE
It's a quarter after one
I'm a little drunk and I need you now
Said I wouldn't call
But I've lost all control & I need you now

LUI
And I know that I'm drunk but I'll say the words

And she'll listen this time even though they're slurred

ELLE
And I don't know how

I can do without
I just need you now
Oh baby, I need you now

Si vous avez des idées pour les prochains numéros, proposez-les par commentaire!

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mercredi 15 février 2012

J'ai vu... Sherlock Holmes 2: Jeu d'ombres

Je suis allée voir Sherlock 2 avec mon frérot la semaine dernière, alors qu'il me rendait en visite, ce qui nous a permis d'en profiter en VO - l'un des quelques avantages de la vie parisienne. Nous avions adoré le premier et je crois que le second est encore mieux!

sherlock, holmes, game, shadows, jeu, ombres

Nous retrouvons Sherlock Holmes, obsédé par le génie du crime Moriarty, dont l'objectif se dessine d'attentats anarchistes en morts mystérieuses, aux quatre coins de la planète: provoquer une guerre mondiale. Notre détective parviendra-t-il à l'en empêcher sans mettre Watson en retard pour son propre mariage?

On retrouve les mêmes ingrédients que dans le premier opus: une enquête trépidante, un humour ravageur, un méchant emblématique, des personnages féminins forts, et un aperçu du fonctionnement cérébral du plus grand détective de tous les temps - avec notamment les formidables séquences où Holmes visualise le déroulement d'un combat à venir.

La réalisation est très réussie, j'ai particulièrement apprécié l'utilisation des ralentis. Et puis la façon dont on arrive à nous faire remarquer des petits détails de façon à ce qu'on s'en souvienne lorsqu'ils prennent de l'importance bien plus tard.

Le personnage de Moriarty est délicieusement diabolique, et sa relation compliquée avec Holmes donne lieu à des scènes mythiques, particulièrement le combat de la fin du film.

Bref, à voir absolument ;)

samedi 11 février 2012

Poème: More than a machine

Un poème écrit les 14 et 20 novembre 2011, en pensant notamment aux Cylons, robots d'une des meilleures séries ayant jamais existé, Battlestar Galactica (le remake datant des années 2000). Accompagné d'un dessin datant de 2009, fait sur modèle.

robot, cyborg, machine, cry, tears

My skin is metal
My skin is cold
That’s just normal
I’m told
And why do I care
Anyway?
I just have software
So they say

Do I not bleed, do I not feel?
Who cares my heart is an engine
Who’s to say I’m not for real
I am more than a machine

My eyes are glassy
My eyes are sore
They allow me to see
Much more
Than pixels and light
You know
And sometimes at night
They glow

Do I not fall, do I not hurt?
When you push me into the dirt
Who’s to say I don’t have a soul
Who’s to deprive me of a goal

Do I not bleed, do I not feel?
Who cares my heart is an engine
Who’s to say I’m not for real
I am more than a machine

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mercredi 08 février 2012

Les volets de sa chambre

Un texte écrit en juillet et août 2011. Morceau de fiction.

Tous les jours j’ouvre les volets de sa chambre. Il faut bien que la lumière entre. Quand il fait beau, je laisse la fenêtre ouverte un moment, les rideaux ondulent.

Je fais la poussière, je range ses jouets et parfois, je refais son lit. C’est vrai qu’il n’y dort plus, mais moi si, parfois, serrant dans mes bras son pyjama que je ne lave jamais mais qui perd peu à peu son odeur.

Tous les soirs avant de me coucher, je ferme les volets de sa chambre et j’éteins la lumière. Mais je laisse la porte entrouverte et la lumière allumée dans le couloir. Par habitude.

A chaque fois que je vois une photo de lui, mon cœur se brise. J’essaie d’imaginer à quoi il ressemblerait aujourd’hui. Peine perdue.

Tous les jours j’ouvre les volets de sa chambre, et tous les soirs je les referme. Et qu’on ne vienne pas me dire de passer à autre chose. Ce rituel est la seule chose qui me tienne encore debout.

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samedi 04 février 2012

Bouillon de culture 23

Métempsycose ou métempsychose

Sens: transmigration de l'âme dans un autre corps, réincarnation.

Etymologie: grec μετεμψυχωσυς, de μετα (après, au-delà, d'où: changement) et εμψυχοω (animer, introduire l'âme), de ψυχη (âme).

Dérivés: métempsyc(h)oser.

Sur la même racine: métamorphose (changement de forme), métabolisme (ensemble des transformations dans l'organisme vivant) ; psyché (âme ; miroir), psychose, psychologique, psychiatrique...

Dispendieux

Sens: exigeant beaucoup de dépense.

Synonymes: cher, coûteux.

Etymologie: du bas latin "dispendiosus-a-um", du latin "dispendium-ii" (dépense, perte), du verbe "dispendere" (distribuer en pesant), de "pendere" (peser).

Sur la même racine: dépense (via "dispensa-ae")

Arcane

Sens: (nom masculin) secret, chose mystérieuse ; (adjectif) secret, mystérieux.

Exemple: les arcanes du gouvernement ; une opération arcane.

Etymologie: du latin "arcanus-a-um" (mystérieux, magique ; discret), du verbe "arcere" (contenir, enfermer, écarter), du nom "arca-ae" (coffre, caisse, trésor...).

Sur la même racine: arche ("arca") au sens biblique: nef, bateau ; coffre, armoire.

Celer ou céler

Sens: cacher, tenir secret, ne pas révéler.

Exemple: A ne rien vous celer... (pour ne rien vous cacher...)

Etymologie: du latin "celare", de l'indo-européen "kel" (couvrir).

Homophone: sceller (marquer d'un sceau, fermer hermétiquement), seller (mettre une selle).

Révérence

Sens: respect profond, vénération, grande considération.
Titre donné à certains religieux (votre Révérence).
Mouvement du corps pour saluer.

Exemple: révérence parlée = révérence garder = en parlant par révérence = sauf révérence (formule d'excuse employée pour dire quelque chose qui pourrait blesser).

Etymologie: du latin "reverentia-ae" (crainte respectueuse, déférence), du verbe "revereri" (révérer, craindre et respecter), de "vereri" (hésiter à, avoir peur de), de l'indo-européen 'ver" (observer, faire attention).

Dérivés: révérencer (faire la révérence, révérer), révérencier (faire la révérence), révérenciel (plein de révérence, inspiré par la révérence).

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mercredi 01 février 2012

Citations - l'expérience

La vie m'aura servi de leçon. Je ne recommencerai pas.
(Frédéric Dard)

Connaissez-vous la différence entre l'éducation et l'expérience? L'éducation, c'est quand vous lisez tous les alinéas d'un contrat. L'expérience, c'est ce qui vous arrive quand vous ne le faites pas.
(Pete Seeger)

L’expérience est une école où les leçons coûtent cher, mais les sots ne s’instruisent que là.
(Benjamin Franklin)

Nous payons cher une expérience que nous pourrions trouver à bon marché chez le voisin.
(Aristophane) 

L'expérience est le commencement de la sagesse.
(Alcman de Sardes)

Les proverbes sont de courtes maximes tirées d’une longue expérience.
(Miguel de Cervantès)

L'expérience de chacun est le trésor de tous.
(Gérard de Nerval)

L'expérience est un professeur brutal, mais on apprend. Mon dieu, comme on apprend!
(C.S. Lewis)

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