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samedi 12 mai 2012

Savoir ce qu'on veut

J’ai beaucoup écrit sur ce blog, il y a quelques années, que je ne savais pas ce que je voulais, que je voulais trop, que je voulais tout - j'écrivais par exemple dans mon poème Pleurer pour un rien (ici): un peu de bonheur, ça suffit pas - moi je veux tout, moi je veux trop - mais personne ne comprend ça. Et c’est sans doute partiellement vrai. Mais il me semble maintenant que je sais également très bien ce que je veux. Et que c’est peut-être de là que vient le problème.

Je veux une vie simple. Loin de la ville. Travailler en free-lance. Je veux une vie de famille. Un peu de temps pour moi, un peu d’argent pour acheter des livres, un peu des deux pour faire quelques voyages.

C’est plutôt clair, non ? Bien plus clair que pour la plupart de mes camarades de promo. Eux veulent plutôt mettre leur carrière au premier plan pendant quelques années, vivre à Paris ou à l’étranger car c’est là qu’il y a des opportunités à la hauteur de leur ambition. Travailler en entreprise, bien sûr.

Je ne les envie pas, je ne pourrais pas vivre cette vie. Et au moins, quand comme moi, on sait ce qu’on veut, et quand on sait qu’on ne peut pas tout avoir, je pense qu’on risque de finir avec moins de regrets. Et Dieu que je déteste les regrets…

Mais peut-être est-ce cette différence qui me rend plus exigeante, plus angoissée. Car quand on sait ce que l’on veut, on se rend forcément compte si on ne l’obtient pas. On me met également en garde contre la tendance que je pourrais avoir à laisser passer des opportunités parce qu’elles ne rentrent pas dans ce  « plan »… je verrai bien, mais pour l’instant, je ne vois pas lesquelles pourraient me tenter.

Je ne sais pas si c’est très clair u_U …

Ce qui est drôle, aussi, c’est que c’est à partir du moment où j’ai accepté de ne pas savoir ce que je voudrais toute ma vie – impératif imposé par l’ « orientation » à l’école – que j’ai fini par trouver un métier que je pourrais bien, finalement, exercer toute ma vie. La traduction, en l’occurrence. Peut-être pas seul, et peut-être de façons différentes. Arrêter de vouloir choisir « la » bonne voie à tout prix m’a libéré… et permis d’en trouver une que j’emprunterai peut-être très longtemps.

Sur ce thème vous pouvez aussi lire... mon poème Have it all (ici), Futurs métiers, choisir une vie (ici), L'exigence, la création, ce que je veux (ici), Mes doutes (ici).

samedi 12 mai 2012 Publié dans Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

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