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samedi 01 décembre 2012

Mean little voice

Un texte écrit l'été dernier (début juillet je crois), avant mon départ pour la Californie. Les préparatifs ont été un peu semés d'embûches et par moments, je me suis demandé ce qui m'était passé par la tête, et les remarques de ceux qui avaient remis en cause mon choix de partir aux USA plutôt qu'en Europe via Erasmus, me sont revenues.

Et c'est là que j'ai réalisé que ces voix, ce sont les mêmes qui s'inquiétaient de ma décision d'étudier au Cned il y a déjà... ouh là, cinq ans, je me fais vieille. Les mêmes bonnes intentions, la même conviction que j'empruntais la mauvaise route. Cette prise de conscience m'a fait éclater... de rire. Car j'ai enfin compris.

J'ai compris pendant l'écriture de ce texte, entamée une boule dans la poitrine, morte d'angoisse, et terminée... morte de rire, comme je le dis plus haut. Voici le résultat (version anglaise, puis traduction française qui ne me satisfait pas pleinement mais permettra aux non-anglophones de voir l'idée générale).

°-°

Sometimes when people keep telling you that you’re wrong, you end up believing them. Maybe not consciously, ‘cause you brush it aside once you’ve honestly thought about their arguments; but deep down it all sticks with you, ready to pop out when you least expect it.

They mean well, most of the time; they’re just looking out for you because they think they know better. But even if they did in theory, they’re not you, they don’t want or need the same things and you’re stubborn enough to realize that.

So you go ahead and ignore their negativism, and you’re so sure it’s best for you and you’re full of enthusiasm. Until you hit a wall or stumble on a hitch and then it all comes back to bite you in the ass and you wonder if maybe you were wrong and they were right. It’s devious, almost unconscious, but it can eat you alive. You start questioning your choices and if you listen to that mean little voice repeating all that they said, you might just blow it for good.

And then they can say they told you so.

Or you can stay strong, stay focused, use their warnings to make sure you tried your best, and you may just surprise them. And yourself.

But after all, didn’t you know you could make it?

-°-

Parfois, à force d’entendre les gens dire qu’on a tort, on finit par les croire. Peut-être pas consciemment, car on les ignore une fois qu’on a sincèrement pesé leurs arguments ; mais ils restent là, tout au fond, prêts à réapparaître au moment où l’on s’y attend le moins.

Ils ont de bonnes intentions, le plus souvent ; ils s’inquiètent pour toi parce qu’ils croient avoir l’expérience nécessaire pour juger. Mais même si c’était le cas en théorie, ils ne seraient tout de même pas à ta place, ils ne veulent pas, n’ont pas besoin des mêmes choses, et tu es assez obstiné pour t’en rendre compte.

Alors tu traces ta route en ignorant leur pessimisme, et tu es persuadé que c’est le bon choix et tu débordes d’enthousiasme. Jusqu’à ce que tu fonces dans un mur ou tombes sur un os, et là c’est le retour de bâton et tu te demandes s’il est possible que tu aies tort, qu’ils aient raison. C’est sournois, presque inconscient, mais cela peut te ronger de l’intérieur. Tu te mets à remettre tes choix en question, et si tu prêtes attention à cette vilaine petite voix qui répète tout ce qu’ils ont dit, tu pourrais bien tout foutre en l’air.

Et après, ils pourront dire qu’ils t’avaient prévenu.

Ou alors… tu peux rester fort, déterminé, utiliser leurs avertissements pour t’assurer de faire de ton mieux, et il se pourrait bien que tu les surprennes. Que tu te surprennes.

Mais après tout… ne savais-tu pas que tu pouvais y arriver ?

samedi 01 décembre 2012 Publié dans Dans ma vie..., Mes écrits, Réflexions, USA | Commentaires (0) |  Facebook | |

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