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samedi 29 décembre 2012

Battlestar Philosophia 3: La vie a-t-elle un sens? Le devrait-elle?

Article écrit en juin dernier et oublié dans un recoin de mon disque dur ;p. Voici donc la troisième partie de Battlestar Philosophia:

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Au cours de cette année scolaire, j’ai revisionné l’intégrale de BSG, petit à petit, avec ma mère puis avec mes deux parents, que j’ai réussi à convertir ;). Ils sont bien moins voraces que moi en matière de séries, et nous regardions donc entre un et trois épisodes par soir, un ou deux soirs par semaine lorsque j’étais en vacances en province.

Une question qui turlupine encore mon père après avoir vu la fin, c’est : et Starbuck ? C’est à peu près la seule chose qui n’ait pas été expliquée de façon « rationnelle », et j’ai tendance à considérer que c’est normal. Mais il s’est posé pas mal de questions sur sa mort sur la Terre numéro un, sur l’alliance et la plaque d’identification qu’elle y retrouve sur son propre cadavre, et sur son enfance qui semble l’avoir préparée à ce « destin extraordinaire ».  D’ailleurs, si quelqu’un a une explication à avancer, vous lui éviterez sans doute quelques nuits sans sommeil ;p.

A partir de là, je me suis posé la question du destin (qui est abordé dans l’excellent ouvrage que je vous ai déjà recommandé, intitulé Battlestar Galactica and Philosophy : Mission Accomplished or Mission Frakked-Up, disponible en anglais en version numérique sur Amazon et notamment sur Kindle, sa liseuse électronique), et du sens de la vie, dont j’ai récemment parlé avec mon frérot. Lui considère que la vie n’a pas à avoir de sens tandis que je pense que c’est à nous de lui en trouver. Mais laissons de côté ces a priori quelques minutes, et étudions la question à partir de l’univers de la série.

Lors de la destruction des colonies par les Cylons, au début de la minisérie qui introduit le nouveau BSG, tout sens semble annihilé. Tous les projets individuels ou collectifs que les humains pouvaient avoir sont, non pas mis en suspens comme lors de la plupart des guerres, mais réduits à néant. Ce qu’il reste de l’humanité s’entasse dans quelques boîtes de conserve qui sautent d’un point à l’autre de l’espace pour tenter de survivre quelques jours de plus aux Cylons qui les pourchassent. La vie n’a plus le moindre sens.

Ah, vraiment ? Pourtant, ils continuent à avancer. On pourrait argumenter que le simple instinct de survie et de pérennité de l’espèce donne à lui seul un sens, au sens de direction, comme l’explique Roslin à Adama qui s’accroche à l’ancien sens de sa vie, combattre, en disant qu’il faut maintenant préserver ce qui reste de l’humanité et commencer à faire des bébés. Mais il s’agit bien de survie, et pas de vie.

Adama comprend vite que la flotte a besoin d’un sens à donner à ses actions, à cette vie difficile. C’est pour cela qu’il ressort une vieille fable, ou du moins c’est ce qu’il croit à ce moment-là : la Terre, treizième colonie oubliée et terre promise pour les coloniaux. Il leur donne un sens, là encore très littéralement une direction, un cap. Qui n’est pas clair, qu’il prétend être le seul à connaître pour dissimuler son stratagème, mais qui donne néanmoins une signification aux sacrifices individuels des cinquante mille âmes de la flotte, et l’espoir d’un futur meilleur. Il n’est guère surprenant, dès lors, qu’il ait tiré cette fable des Ecritures de la religion polythéiste dominante dans les Colonies : la religion n’est-elle pas le support privilégié de la quête de sens et d’espoir pour ce monde ou l’au-delà ?

Le sens est, ici, collectif. Car dans une telle période de crise, une telle apocalypse, les survivants ne peuvent se permettre de se disperser. L’unité de la flotte sera au cœur de nombreux épisodes où elle se déchire, entre guerres civiles, coups d’Etat et abandon de civils, par exemple sur New Caprica. Elle rappelle l’unité des Etats-Unis défendue au cœur de la guerre de Sécession par Lincoln, qui disait être prêt à des compromis sur des valeurs qui lui tenaient à cœur, comme l’abolition de l’esclavage, si cela s’avérait indispensable pour préserver l’Union. Et pour maintenir cette unité dans une flotte disparate notamment composée d’un luxueux vaisseau de croisière, d’une raffinerie et d’un vaisseau pénitentiaire, il faut un sens partagé par tous : la progression de l’humanité vers la Terre promise.

Ce sens est parfois remis en question. Et l’objectif semblant s’éloigner au fur et à mesure que l’on avance, comme un mirage, certains ressentent le besoin d’un sens plus personnel, qu’ils trouvent dans l’amour ou l’engagement politique, par exemple.

Admettons que nous ayons besoin de donner un sens à notre vie… Mais en a-t-elle pour autant un, intrinsèquement ? C’est ce que la trame concernant Starbuck peut laisser à penser. Sans s’enfoncer dans le débat entre destin et libre-arbitre, on peut se demander si le sens de la vie de Kara était de mener les humains jusqu’à la Terre. Cette thèse semble accréditée par le fait qu’elle disparaît une fois cette tâche accomplie. Était-elle un ange ? Un héraut des Dieux, ou du Dieu unique ? Était-elle vivante ou morte ? Ces questions, bien qu’elles passionnent mon père et méritent effectivement réflexion, ne changent rien au fait que toutes les actions de l’enfant née Kara Thrace et supposément morte sur la Terre numéro un, puis de celle qui lui ressemble trait pour trait et guide finalement la flotte jusqu’à la Terre numéro deux, semblent avoir mené à cette destination, à l’accomplissement de la « destinée » de ce qu’il reste de l’humanité. Bien qu’elle ait ignoré ce sens, a-t-il sous-tendu toutes ses actions ? Ou tout n’est-il que hasard ? Ou encore, cette destinée se serait-elle accomplie avec ou sans elle ? Mais nous retombons dans la question de destin…

Prenons d’autres exemples. Pour étudier le sens de la vie, le cas de ceux qui sont morts avant d’arriver sur Terre me paraît assez intéressant. Dee se suicide après la découverte de la Terre numéro un, inhabitable suite à une guerre nucléaire datant de quelques milliers d’années. Elle considère que la vie n’a plus de sens et décide d’y mettre fin… y a-t-il un sens à cela ?

Et Racetrack, et Kat ? Leur vie avait-elle pour sens de mourir pour protéger la flotte… et lui permettre d’atteindre son objectif ? Leur mort aurait-elle eu moins de sens si l’humanité avait continué à errer dans l’espace jusqu’à son extinction ?

Plus que jamais, j’ai l’impression de dresser un inventaire de questions. Mais les réponses sont-elles toujours nécessaires ?

(Après relecture j'ajoute ce passage sur un aspect auquel je n'avais pas pensé auparavant.)

Et les Cylons, alors? La question devient double: vivent-ils? Et leur existence a-t-elle un sens? Je tendrais à répondre que oui, d'une certaine façon, puisque leur raison d'être initiale (travailler pour les humains) n'est pas leur raison d'être actuelle (se venger des humains). Même si la vengeance c'est pas beau et souvent contre-productif (commence par creuser deux tombes, etc) et que ça fait un peu crise d'ado au complexe d'Oedipe latent (surtout une fois qu'on apprend toute la vérité au sujet de Numéro Un et des Final Five), cela prouve tout de même qu'ils ont un objectif différent de celui que leurs créateurs leur avaient attribué.

Ce qui me permet de conclure cet article de façon positive: si des machines créées par l'homme sont capables de dépasser leur programme, peut-être les hommes sont-ils capables d'influencer leur destin s'ils en ont un? Battlestar Galactica serait donc à la fois une illustration de destinée absolue (Starbuck, la Terre) et de libre-arbitre épatant avec cet exemple des Cylons, ainsi que la partie de l'épisode final qui m'a le plus surprise: la décision des humains et Cylons d'abandonner la technologie qui les avait conduit à s'entretuer. Et si la toute dernière scène nous rappelle que cela n'était que retarder l'inévitable (la réapparition de la technologie et des risques qui lui sont inhérents), bouclant la boucle et diffusant une dernière dose de destin inéluctable... je préfère y voir de l'ironie et un avertissement (courant en science-fiction) que du pessimisme.

 

Battlestar Philosophia 1: A-t-on ce qu'on mérite? Apprend-on de ses erreurs?

Battlestar Philosophia 2: Résister ou collaborer? Du côté des justes ou des gagnants?

samedi 29 décembre 2012 Publié dans Battlestar Philosophia, Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi 26 décembre 2012

Retour en France et Noël

Après quelques péripéties (avion retardé, correspondance ratée et téléphone portable en rade au moment où j'avais besoin de prévenir mes parents d'un changement d'heure d'arrivée... et d'aéroport), je suis bien arrivée en France et ai réintégré mes pénates.

Le décalage horaire se fait bien sûr sentir, avec en plus la fatigue du temps supplémentaire passé à l'aéroport, et le stress de ne pas savoir quand j'arriverai. Après quelques nuits difficiles, j'arrive à dormir à peu près normalement. Mes amis de San José me manquent, mais le pire était quand j'étais en transit, ayant déjà quitté une "famille" mais avant de retrouver la mienne. Les adieux ont été déchirants et j'espère rester en contact.

J'ai pu participer à la décoration du sapin et de la crèche, et Noël s'est très bien passé. J'ai été bien gâtée et ai bien gâté toute la famille, notamment avec des cadeaux ramenés de San José (vêtements et gadgets aux couleurs de la fac San José State).

Il faudra du temps pour faire le bilan complet de ce semestre. En tout cas cela a été une expérience formidable!

Ah, et j'ai eu mes notes: contrôle continu + exams = une GPA (moyenne sur 4 points) de 3,925.

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samedi 22 décembre 2012

Stars des archives n°14 & retour en France

Mon semestre en Californie est terminé! J'ai pris l'avion le 20 et récupère maintenant du jet-lag (décalage horaire). Voici donc, en attendant les articles hautement philosophiques que je ne manquerai pas de publier bientôt, un petit "Stars des archives" spécial USA.

Une description de passage: n°29 la leçon de mécanique.

Un poème: This is me.

Une réflexion: Mean little voice.

Une sélection de citations: Home.

Un récit de voyage: Expérience californienne: moitié du séjour.

Une différence culturelle: Les pharmacies.

Une sélection de vocabulaire: Emprunts américains au français.

Une photo: Yosemite.

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mercredi 19 décembre 2012

Semaine n°18: du 13 au 20 décembre

Activités:

  • révisions.
  • je rends mon final paper sur le voile islamique.
  • final exam jeudi en traduction anglais-espagnol - QCM: histoire et théorie de la traduction, linguistique, différences de syntaxe entre les 2 langues...
  • ciné avec Jenny et Mimi: The Hobbit.
  • photos de "Christmas in the Park": parc décoré pour Noël.
  • tentative de tout faire tenir dans mes valises, qui fonctionne étonamment bien.
  • final exams (le rêve américain + science-fiction et fantasy) mardi.
  • derniers préparatifs, bagages mercredi.
  • départ de l'aéroport de San Francisco jeudi.

Nouveaux mots:

  • snazzy: chic, classe, tape-à-l'oeil.
  • slough: bourbier ; mue d'un reptile.
  • to slough something (off): se débarrasser, se dépouiller de.

Photos:

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Prochainement:

  • arrivée à Paris vendredi en début d'après-midi, retour chez moi.
  • repos intensif et retrouvailles.
  • décoration du sapin de Noël et crèche; courses de Noël avec mon frérot.
  • cadeaux!
  • scrapbooking à partir de mes photos de ce semestre!

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samedi 15 décembre 2012

Colorisation: poterie

Une poterie de ma création, à partir de croquis faits au Louvre (visibles ici), colorisée sur Photoshop.

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mercredi 12 décembre 2012

Semaine n°17: du 5 au 12 décembre

Activités:

  • derniers cours de littérature (où l'on discute des jeux vidéo inspirés de science-fiction & fantasy) et de traduction jeudi; le dernier cours de religion est annulé et à la place je discute avec une camarade de classe.
  • j'aide un peu à préparer le diaporama de photos pour le formal dinner.
  • vendredi, formal dinner: photo de groupe, dîner (bonne cuisine, avec plats spéciaux sans gluten pour moi!), divertissement (on révèle l'identité des Secret Pals qui nous ont offert 3 cadeaux au long du semestre; diaporama de nos photos d'enfance où il faut deviner qui est qui; diaporama du semestre), danse.
  • ciné: Flight.
  • dernier cours sur le rêve américain lundi.

Nouveaux mots:

  • predicament = situation difficile, délicate.

Photos:

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On regarde les diapos.

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Les Européens de l'i-house.

Prochainement:

  • date limite pour mon final paper de religion le 13.
  • examen final le 13 pour mon cours de traduction, le 18 pour littérature et rêve américain.
  • passer le maximum de temps avec mes amis de l'i-house avant mon départ le 20.

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samedi 08 décembre 2012

Poème: This is me

Écrit le 19/09/2012.

 be different, different, difference, différence, différent, unique, uniforme, individu

Once upon a time
There was a little girl so afraid to shine
She’d hug the walls and pray she'd disappear
Get away from the stares, oh get away from here
And all the while, she was waiting for a sign
To let go of her fears
And say

This is me, this is who I am
You don’t have to like it
You don’t have to approve
This is me, I don’t always make sense
Sometimes I want to quit
I feel like I can’t move
This is me, in all of my glory
All my imperfections
And all my defections
This is me

Once upon a time
There was a young girl who wanted to feel fine
She’d spend hours trying to figure it all out
So many whys to solve, so many rules to flout
And all the while, she was waiting for a sign
To let go of her doubts
And scream

This is me, this is who I am
You can say what you will
You can sneer, you can glare
This is me, and it’s not gonna change
Sometimes I feel unreal
I start grasping for air
This is me, in all of my fury
All my imperfections
And all my deceptions
This is me

Once upon a time
The girl was struggling to become a woman
She still had questions and she still had issues
Got to know people, got to trust a few
And all the while, watching the stars align
She thought

This is me, in all of my story
All my imperfections
And all my reflections
This is me

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mercredi 05 décembre 2012

Semaine n°16: du 28 novembre au 5 décembre

Activités:

  • rubik's cube 4x4 (acheté après mon séjour à Portland), résolu une bonne dizaine de fois et de plus en plus vite même si j'ai encore un peu de mal avec certaines difficultés.
  • présentation orale de mon final paper dans mon cours sur la religion - cela se passe à merveille.
  • après ça, vendredi passé à décompresser et à écrire pour le plaisir.
  • samedi, ciné avec Jenny (Silver Linings Playbook, excellent) et shopping dans le centre commercial où se trouve le ciné.
  • reste du samedi et dimanche passés à lire pour mes cours.
  • lundi, roommate pictures avec Andrea à la piscine
  • mardi, coffee night (celle que mon groupe organise: on se relaie pour que chaque résident participe à une coffee night), thème "solstice d'hiver".

Nouveaux mots:

  • sulky = boudeur.
  • tacky = collant; kitsch, de mauvais goût.

Photos:

 

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Le sapin de Noël de l'i-house.

Prochainement:

  • derniers cours.
  • formal dinner de l'i-house vendredi, et avant ça, création d'un diaporama de photos qui y sera projeté.
  • révisions pour les exams (13 et 18 décembre).

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samedi 01 décembre 2012

Mean little voice

Un texte écrit l'été dernier (début juillet je crois), avant mon départ pour la Californie. Les préparatifs ont été un peu semés d'embûches et par moments, je me suis demandé ce qui m'était passé par la tête, et les remarques de ceux qui avaient remis en cause mon choix de partir aux USA plutôt qu'en Europe via Erasmus, me sont revenues.

Et c'est là que j'ai réalisé que ces voix, ce sont les mêmes qui s'inquiétaient de ma décision d'étudier au Cned il y a déjà... ouh là, cinq ans, je me fais vieille. Les mêmes bonnes intentions, la même conviction que j'empruntais la mauvaise route. Cette prise de conscience m'a fait éclater... de rire. Car j'ai enfin compris.

J'ai compris pendant l'écriture de ce texte, entamée une boule dans la poitrine, morte d'angoisse, et terminée... morte de rire, comme je le dis plus haut. Voici le résultat (version anglaise, puis traduction française qui ne me satisfait pas pleinement mais permettra aux non-anglophones de voir l'idée générale).

°-°

Sometimes when people keep telling you that you’re wrong, you end up believing them. Maybe not consciously, ‘cause you brush it aside once you’ve honestly thought about their arguments; but deep down it all sticks with you, ready to pop out when you least expect it.

They mean well, most of the time; they’re just looking out for you because they think they know better. But even if they did in theory, they’re not you, they don’t want or need the same things and you’re stubborn enough to realize that.

So you go ahead and ignore their negativism, and you’re so sure it’s best for you and you’re full of enthusiasm. Until you hit a wall or stumble on a hitch and then it all comes back to bite you in the ass and you wonder if maybe you were wrong and they were right. It’s devious, almost unconscious, but it can eat you alive. You start questioning your choices and if you listen to that mean little voice repeating all that they said, you might just blow it for good.

And then they can say they told you so.

Or you can stay strong, stay focused, use their warnings to make sure you tried your best, and you may just surprise them. And yourself.

But after all, didn’t you know you could make it?

-°-

Parfois, à force d’entendre les gens dire qu’on a tort, on finit par les croire. Peut-être pas consciemment, car on les ignore une fois qu’on a sincèrement pesé leurs arguments ; mais ils restent là, tout au fond, prêts à réapparaître au moment où l’on s’y attend le moins.

Ils ont de bonnes intentions, le plus souvent ; ils s’inquiètent pour toi parce qu’ils croient avoir l’expérience nécessaire pour juger. Mais même si c’était le cas en théorie, ils ne seraient tout de même pas à ta place, ils ne veulent pas, n’ont pas besoin des mêmes choses, et tu es assez obstiné pour t’en rendre compte.

Alors tu traces ta route en ignorant leur pessimisme, et tu es persuadé que c’est le bon choix et tu débordes d’enthousiasme. Jusqu’à ce que tu fonces dans un mur ou tombes sur un os, et là c’est le retour de bâton et tu te demandes s’il est possible que tu aies tort, qu’ils aient raison. C’est sournois, presque inconscient, mais cela peut te ronger de l’intérieur. Tu te mets à remettre tes choix en question, et si tu prêtes attention à cette vilaine petite voix qui répète tout ce qu’ils ont dit, tu pourrais bien tout foutre en l’air.

Et après, ils pourront dire qu’ils t’avaient prévenu.

Ou alors… tu peux rester fort, déterminé, utiliser leurs avertissements pour t’assurer de faire de ton mieux, et il se pourrait bien que tu les surprennes. Que tu te surprennes.

Mais après tout… ne savais-tu pas que tu pouvais y arriver ?

samedi 01 décembre 2012 Publié dans Dans ma vie..., Mes écrits, Réflexions, USA | Commentaires (0) |  Facebook | |