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mercredi 30 décembre 2015

Sapin de Noël

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2015 - © mari6s

samedi 26 décembre 2015

Stars des archives n°29 : Spéciale Noël

Un poème : L’esprit de Noël

...

La ville illuminée où le froid s'insinue [...]
Des tourbillons de flocons recouvrent les rues
...

Une fanfic : Pierre après pierre (Once Upon A Time)

...

Au tout début, un vœu.
Et mieux vaudrait nous méfier des vœux que nous formulons !
Car en moins de temps qu’il ne faut pour le dire,
un petit garçon apparaît à ta porte.
...

Une description de passage : n°15 La neige

...

Marcher sur l'étendue immaculée,
dans les traces de pas des autres
pour ne pas trop la salir.
...

Une réflexion : Matraquage publicitaire

...

Je ne sais pas vous, mais ça me met hors de moi,
ce harcèlement - n'ayons pas peur des mots.
Achetez, consommez, c'est nous les meilleurs et ça va vous changer la vie,
vous rendre beau, désirable, heureux, même si vous n'en avez pas besoin
et même si vous ne pouvez pas vous le permettre!
...

Une sélection de citations : Noël

...

« Alors le Grinch eut une idée qu’il n’avait pas envisagée !
Et si Noël, se dit-il, n’était pas dans les magasins
Et si Noël… peut-être… allait un peu plus loin ! »
(Dr. Seuss, Le Grincheux qui voulait gâcher Noël)
...

Un puzzle musical : All of me wants you for Christmas

...

It started out as a feeling which then grew into a hope,
just a shot in the dark that you just might be the one
I’ve been waiting for my whole life. I just want you for my own
more than you could ever know, baby all I want for Christmas is you.
...

Un bouillon de culture : n°20 Œcuménisme et nimbe

...

Œcuménisme, du grec οικουμενη (terre habitée, d'où l'idée d'universalité), de οικεω (habiter).
Sur la même racine : écoumène ou œcoumène
(n.m., ensemble des terres habitées ou exploitées par l'homme).

Un j’ai vu j’ai lu j’ai entendu : Le meilleur épisode de Stargate SG-1

...

Le temps d'une vie (Unending), vingtième épisode de la saison 10 et dernier épisode de Stargate SG-1,
est un épisode relativement indépendant du reste de l'intrigue,
parfaitement compréhensible sans maîtriser l'univers de la série, et reprend des notions phares de Stargate: relativité du temps, voyage dans le temps et donc réalités parallèles.
...

Une sélection de recettes : Salade de fête & bûches roulées

DSC09423.JPG  bûche, noël, roulé

Une fiche de mes listes : Lammily, une barbie en mieux

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Un dessin : Aquarelles diverses

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Un tutoriel : Calendrier de l’Avent

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mercredi 23 décembre 2015

Noël, la Nativité et le Solstice d'hiver

« Le côté mythique de Noël me plaisait. Ses origines qui remontent bien plus loin que Jésus, jusqu’aux rites de peuples qui nous sont étrangers. La célébration du solstice d’hiver. L’arrivée de la lumière au moment le plus sombre. »

“I liked the myth elements of Christmas. The way in which its origins reach back far beyond Jesus, to the rituals of people unknown to us. The celebration of the winter solstice. The coming of light in the darkest time.”

(Helen Brann, Silent Night)

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La légende de Noël et de l’Épiphanie

Noël célèbre la naissance de Jésus à Bethléem, dans une étable. Selon l’évangile de Luc, Joseph et sa femme Marie, sur le point d’accoucher, étaient en route pour se faire recenser dans la ville natale de Joseph, Bethléem, et n’ont pas trouvé de place à l’auberge. Les interprétations ultérieures affirment que Marie a ensuite placé l’enfant dans une mangeoire ou auge de pierre, cripia en latin, d’où le mot crèche. D’autres versions apocryphes parlent d’une grotte et non d’une étable.

L’enfant Jésus est alors adoré par l’âne et le bœuf, par les bergers, puis par les Rois mages (le grec μάγοι signifie en fait « sage ») qui sont selon les versions rois ou simples savants et dont l’arrivée est célébrée par le Jour des Rois, ou de son nom savant l’Épiphanie. Venus de l’Orient en suivant une étoile, ils apportent au « roi des Juifs » des cadeaux : l’or, l’encens et la myrrhe. L’évangile selon Matthieu est le seul des quatre évangiles canoniques à mentionner ces mages, dont il ne précise ni le nombre ni le nom. L’idée qu’ils sont trois rois et les noms généralement retenus de Melchior, Balthazar et Gaspard n’apparaissent qu’entre le IIIème et le VIème siècle.

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Fêtes de la Nativité et rites païens

Si Noël apparaît aujourd’hui comme une fête capitale pour l’ensemble des religions chrétiennes, elle n’est en fait apparue qu’au IVème siècle. En effet, la naissance du Christ avait beaucoup moins d’importance aux yeux des premiers Chrétiens que sa Résurrection, événement central et fondateur de la foi chrétienne. Pâques est attestée dès le IIème siècle, même si les différentes églises chrétiennes ne s’accordaient pas sur les dates – c’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui dans une moindre mesure.

Ce n’est que tardivement, à partir du IVème siècle, que les Chrétiens ont commencé à célébrer la naissance de Jésus. Aucune information précise n’existant sur sa date de naissance réelle, il fut décidé de faire concorder les célébrations avec le solstice d’hiver, moment de l’année où la nuit est la plus longue et à partir duquel les journées commencent à s’allonger, ce qui en fait par extension le retour de la lumière et du soleil. Une décision symbolique, le Christ étant considéré comme la « Lumière du monde » dans l’évangile selon Jean, mais aussi très stratégique. En effet, elle a permis de christianiser le culte romain de « l’anniversaire du soleil triomphant » (dies natalis solis invicti, Sol Invictus étant une divinité romaine inspirée d’Apollon et du dieu indo-perse Mithra ; « natalis » s’est ensuite déformé pour devenir « Noël »), la célébration de Midwinter chez les Celtes (les Britanniques ont longtemps utilisé midwinter comme synonyme de Noël), ou encore Yule, Jól ou Jul chez certains peuples germaniques et nordiques (qui ont souvent conservé le même terme pour désigner Noël, comme les Islandais avec Jól ou les Norvégiens avec Jul).

Il est intéressant de constater que l’Épiphanie (du grec Ἐπιφάνεια, manifestation, apparition), dont les premières célébrations par l’Église d’Orient précèdent celles de Noël, a une histoire similaire. La date du 6 janvier fait en effet également partie du cycle du solstice d’hiver. La nuit du solstice, la plus longue de l’année, le 21 ou 22 décembre, annonce le rallongement des jours, qui commence à être sensible début janvier. L’Épiphanie prend un sens différent dans l'Église orthodoxe : elle s'appelle généralement Théophanie (manifestation de Dieu) et célèbre le baptême de Jésus dans le Jourdain.

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Symboles païens pour des fêtes chrétiennes

Fin décembre, les Romains célébraient pendant sept jours les Saturnales, avec des traditions de tirage au sort qui évoquent nos fèves actuelles (parfois un peu plus sordides, comme le tirage au sort d’un condamné à mort comme « roi » le temps des célébrations, ce qui n’empêche pas qu’il soit exécuté ensuite ; ou encore, l’inversion des rôles entre maîtres et esclaves pendant les Saturnales). La traditionnelle galette des rois est également un vestige païen, évoquant le soleil par sa forme ronde et sa couleur dorée (comme d’ailleurs les crêpes de la Chandeleur, moment où les jours s’allongent également de plus en plus vite).

Autre symbole païen, l’arbre de Noël. L’arbre a toujours eu une symbolique de vie et de renouveau de la vie, comme le montrent les nombreuses mythologies fondées sur un Arbre-Monde ou arbre cosmique (comme par exemple Yggdrasil, que j’évoque dans cet article sur la mythologie nordique). Au moment du solstice d’hiver, les arbres à feuilles persistantes et notamment les sapins ont une place importante dans la symbolique de renaissance. Selon l'Encyclopædia Britannica, on retrouve chez les Égyptiens, Chinois et Hébreux antiques l'utilisation de couronnes et de guirlandes réalisées avec des arbres à feuilles persistantes, pour symboliser la vie éternelle. Cette vénération des arbres survit souvent à l’arrivée du christianisme, on peut par exemple penser à la bénédiction des rameaux (ou des palmes dans le Sud de la France) le dimanche qui précède Pâques, ce qui rappelle l’habitude qu'avaient les Romains de décorer leur maison avec des branches de laurier ou d’olivier pour chasser les mauvais esprits. Dans les coutumes scandinaves de Yule, une coutume similaire persiste avec des branches de conifères, de gui ou de houx.

L’arbre décoré tel que nous le connaissons aujourd’hui serait apparu à la Renaissance dans les contrées scandinaves et germaniques, tout d’abord dans les hôtels de ville, orné de noix, de dates, de pommes et de friandises que les enfants « cueillaient » le jour de Noël. Après la Réforme protestante, la Contre-Réforme cherche à conserver ses fidèles en les soudant autour de la célébration de la Nativité et les encourage donc à installer une crèche miniature chez eux. On voit en réaction apparaître des sapins décorés chez les familles protestantes, qui se distinguent ainsi des familles catholiques.

À partir du XIXème siècle, l’arbre de Noël n’est plus considéré comme une tradition uniquement protestante mais plus largement germanique. La coutume se répand progressivement en Europe, tout d’abord dans les cours royales et la noblesse. Le premier sapin de Noël apparaît en France en 1837 à l’initiative de la Duchesse d’Orléans, d’origine allemande. De la même façon, la cour royale britannique suit cette coutume à partir de 1800 sous l’influence de la reine Charlotte, elle aussi d’origine allemande. Sa petite-fille, la future reine Victoria, grandit avec cette coutume et contribue à la populariser à partir des années 1840.

Des colons allemands l’exportent également en Amérique du Nord au XVIIIème siècle. En France, ce sont les Alsaciens quittant leur région, devenue allemande après la guerre de 1870, qui répandent la coutume du sapin de Noël dans le reste de l’hexagone.

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Et les cadeaux alors ?

En Espagne, ce sont les Rois mages (los Reyes magos) qui apportent les cadeaux le 6 janvier. On retrouve là toute la signification symbolique du cadeau, censé représenter pour les Chrétiens l’or, l’encens et la myrrhe offerts à l’enfant Jésus.

Cela dit, là encore on peut remonter bien plus loin : il semblerait que certaines fêtes païennes comme les Saturnales ou Midwinter pouvaient être l’occasion d’offrir des cadeaux comme des bougies, ce qui ramène à la symbolique de la lumière, ou encore des fruits secs et des noix. Cela se comprend d’autant mieux que les mois suivant le solstice d’hiver sont les plus froids, ceux où l’on puise dans les réserves de nourriture.

En France, traditionnellement, pendant longtemps, c’était pour les étrennes que l’on faisait des cadeaux aux enfants dans les familles les plus aisées. Le transfert en masse vers le 25 décembre remonte au XIXème siècle, quand Noël est devenu une fête véritablement familiale. Le cadeau, là aussi, a longtemps été principalement alimentaire : une orange ou une sucrerie.

Dans le monde anglo-saxon, le lendemain de Noël ou Boxing Day a longtemps été l’occasion de distribuer des cadeaux aux plus pauvres – par exemple, les aristocrates aux domestiques et aux métayers, ou les employeurs à leurs employés… De nos jours, c’est surtout le jour des soldes post-matin de Noël !

Quant aux figures mythiques apportant les cadeaux, comme le Père Noël ou Saint Nicolas, elles aussi ont des origines fort intéressantes, si bien qu'elles méritent tout un article. Je vous en parlerai peut-être l’année prochaine !

Sources :

fr.wikipedia.org et en.wikipedia.org

Encyclopædia Britannica

Évangiles selon Jean, Luc et Matthieu

www.liturgiecatholique.fr

theweek.com

www.noel-vert.com

Images :

Fotolia

Sauf la première : décembre 2012,
© mari6s

 

 

 

samedi 19 décembre 2015

Photos : Automne

automne, autumn, fall, leaves, feuilles, arbres, trees, yellow, jauneLes premières couleurs de l'automne

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En haut de la tour du guet

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Sous le gui

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Lumière automnale

Octobre-novembre 2015 - © mari6s 

mercredi 16 décembre 2015

Citations : Vivre dans le futur

« Tu savais que, durant une bonne partie de son histoire, l'homme a eu une longévité qui n'excédait pas trente ans ? On pouvait espérer jouir de dix ans de vie d'adulte tout au plus. Personne ne faisait de plan de carrière. Personne ne pensait à sa retraite. Personne ne faisait de plan du tout. Pas de temps pour les plans. Pas de temps pour l'avenir. Puis la durée de vie s'est allongée et les gens ont eu de plus en plus d'avenir. Et aujourd'hui, la vie est devenue l'avenir. Chaque instant est vécu pour l'avenir : on va au lycée en vue d'aller à la fac en vue de décrocher un bon boulot en vue d'avoir une jolie maison en vue de pouvoir payer des études supérieures à ses enfants de façon à ce qu'ils décrochent un bon boulot en vue d'avoir une belle maison en vue de payer des études supérieures à leurs gosses. »

(John Green, La face cachée de Margo)

« L’inquiétude est le taux d’intérêt payé par ceux qui empruntent des soucis. »

(George Washington)

« Pendant très longtemps, il me semblait que ma vie allait commencer - la vraie vie. Mais il y avait toujours des obstacles le long du chemin, une épreuve à traverser, un problème à régler, une obligation à tenir, une dette à payer. Après, la vie commencerait... Mais j'ai finalement compris que ces obstacles étaient la vie.

Alors arrête d’attendre
de finir tes études, de reprendre tes études,
de perdre cinq kilos, de prendre cinq kilos,
d’avoir des enfants, que tes enfants quittent la maison,
de commencer le travail, de prendre ta retraite,
de te marier, de divorcer,
jusqu’à vendredi soir, jusqu’à dimanche matin,
d’acheter une voiture ou une maison, d’avoir remboursé ta voiture ou ta maison,
jusqu’au printemps, jusqu’à l’été, jusqu’à l’automne, jusqu’à l’hiver,
de ne plus dépendre des allocs,
jusqu’au premier ou au quinze du mois,
jusqu’à ce que ta chanson passe,
d’avoir bu un verre, d’avoir arrêté de boire,
de mourir, de renaître,
pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que le présent pour être heureux…

Le bonheur est un voyage, pas une destination. »

(Alfred D Souza, Happiness)

 ***

“Did you know that for pretty much the entire history of the human species, the average life span was less than thirty years? You could count on ten years or so of real adulthood, right? There was no planning for retirement, there was no planning for a career. there was no planning. No time for planning. No time for a future. But then the life spans started getting longer, and people started having more and more future. And now life has become the future. Every moment of your life is lived for the future - you go to high school so you can go to college so you can get a good job so you can get a nice house so you can afford to send your kids to college so they can get a good job so they can get a nice house so they can afford to send their kids to college.”

(John Green, Paper Towns)

“Worry is the interest paid by those who borrow trouble.”

(George Washington)

“For a long time it seemed to me that life was about to begin - real life. But there was always some obstacle in the way, something to be gotten through first, some unfinished business, time to still be served, a debt to be paid. Then life would begin. At last it dawned on me that these obstacles were my life.

So stop waiting
until you finish school, until you go back to school,
until you lose ten pounds, until you gain ten pounds,
until you have kids, until your kids leave the house,
until you start work, until you retire,
until you get married, until you get divorced,
until Friday night, until Sunday morning,
until you get a new car or home, until your car or home is paid off,
until spring, until summer, until fall, until winter,
until you are off welfare,
until the first or fifteenth,
until your song comes on,
until you've had a drink, until you've sobered up,
until you die, until you are born again
to decide that there is no better time than right now to be happy…

Happiness is a journey, not a destination.”

(Alfred D Souza, Happiness)

 

samedi 12 décembre 2015

Poème : Voici venir le soir

Republication d'un poème datant d'août 2010, accompagné d'une photographie.

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Silence is the most powerful scream
Photographe : © Dom's Shootings. Modèle : k-méléon.

Voici venir le soir
Où avec le repos
Viennent les idées noires
Et le mal dans ma peau

Oh, tout le jour durant
Je m’active, je m’agite
Et les soucis, les tourments
Passent et puis me quittent

Mais une fois dans mon lit
Une fois que les pensées
Abondent dans mon esprit
Rien ne peut les chasser

Voici venir le soir
Où après une longue veille
Disparaissent les déboires
Lorsque vient le sommeil

© mari6s - Si vous le citez, merci de préciser que j'en suis l'auteure et d'inclure un lien vers mon blog.

 

samedi 12 décembre 2015 Publié dans Mes écrits, Photos, Poèmes | Tags : poème, poésie, poem, poetry, night, nuit, insomnie, insomnia, angoisse | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi 09 décembre 2015

Photos : Biquettes, boucs et bicous

Depuis quelque temps, des chèvres ont été introduites près de notre promenade favorite. Pas farouches pour deux sous, elles sont devenues l'attraction numéro un pour tous les enfants des environs, et se laissent volontiers prendre en photo.

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Mme Biquette et ses Bicous

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M. Bouc

bouc, chèvre, biquette, bicou
Traversée dans les clous

bouc, chèvre, biquette, bicou
M. Bouc au sommet

Octobre à novembre 2015 - © mari6s

mercredi 09 décembre 2015 Publié dans Mes images et créations, Photos | Tags : bouc, chèvre, chevreau, biquette, bicou, goat, kid, billy | Commentaires (0) |  Facebook | |

samedi 05 décembre 2015

Poème : La phrase vraiment parfaite

Tout nouveau poème écrit les 26 et 27 novembre ! L'inspiration revient, en français et en alexandrins !

My secret garden
Photographe : © Dom's Shootings. Modèle : k-méléon.
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Il n’y a pas si longtemps, je ne savais pas parler
Pas vraiment, pas aux gens, seulement sur le papier

J’en ai noirci des feuilles pour enchaîner des mots
Et heurté tant d’écueils pour m’exprimer tout haut

Malgré tous mes efforts, ma voix ne portait pas
Mes sentiments, poids mort, elle tremblait sous leur poids

Composant dans ma tête chaque phrase, belle et rare
Mais lorsqu’elles étaient prêtes, c’était déjà trop tard

La phrase vraiment parfaite m’échappait jusqu’au soir
Et une fois sous ma couette elle semblait dérisoire

Tout le monde fait semblant mais je ne voulais pas
Si on ne parle pas vraiment, autant vaut rester coi

Il n’y a pas si longtemps, je n’osais pas parler
Tant de bruit, tant de gens, si peu savent écouter

J’en ai noirci des feuilles, réelles, imaginaires
Mais qu’est-ce que j’étais seule à force de me taire

J’ai appris des jurons, j’ai appris à crier
À sortir de mes gonds, et puis à chuchoter

Et j’ai appris des langues, revanche d’une timide,
Plus jamais ne me manquent les mots clairs et fluides

Tout le monde fait semblant à sa propre manière
Personne ne sait vraiment, pas de raison de se taire

La phrase vraiment parfaite, sans doute n’existe pas
Je suis bien dans ma tête mais j’en sors parfois

J’en ai noirci des feuilles, et j’en renoircirai
Mais j’ai dompté l’écueil, j’ai toujours su parler

© mari6s - Si vous le citez, merci de préciser que j'en suis l'auteure et d'inclure un lien vers mon blog.

mercredi 02 décembre 2015

J'ai vu et entendu... In extremis (album et concert) de Francis Cabrel

J’ai eu la chance d’assister au concert de Francis Cabrel pour son dernier album, In extremis, comme je l’avais déjà fait il y a six ans pour sa tournée précédente, Des roses et des orties.

Deux heures trente de bonheur, avec une première partie très sympathique également. Comme à son habitude, Cabrel confie la première partie à un jeune auteur-compositeur des Rencontres d’Astaffort. En 2009 nous avions vu Marie Cherrier, cette fois nous avons découvert Benoît Dorémus. Un joli ensemble guitare-voix avec des textes à l’angle original et décalé, notamment sur les ruptures (Brassens en pleine poire ; Déjà, ma chère Laura)… et sur la lecture au petit coin (Lire aux chiottes).

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Cabrel interprète ensuite une bonne partie des titres du nouvel album, mais aussi de nombreux classiques des précédents, réorchestrés et réinterprétés avec une grande originalité, comme Sarbacane et C'est écrit (Sarbacane, 1989), ou La dame de Haute-Savoie (Fragile, 1980), ou chantés avec le public, comme Je l'aime à mourir (Les chemins de traverse, 1979).

Il est accompagné tour à tour par ses excellents musiciens à la basse, au piano, à l’accordéon, au violon, avec diverses percussions, ainsi que par un chœur de trois femmes à la voix de miel. À noter, la sono parfaitement réglée pour mettre en valeur la voix et les instruments, c’est relativement rare en concert. Les jeux de lumière et de projecteurs sont très bien pensés, très beaux, et on ressort en n’ayant mal ni aux oreilles, ni aux yeux, mais des étoiles plein la tête.

Le sourire aux lèvres tout au long du concert et la larme à l’œil pour les chansons les plus dures et émouvantes comme Cabrel sait les faire : Mandela, pendant ce temps (In extremis), mais aussi Cent ans de plus (Hors-saison, 1999) sur l’histoire des Afro-américains, African tour (Des roses et des orties, 2008) sur le périple des migrants, ou encore La corrida (Samedi soir sur la Terre, 1994).

Il a beau ne pas se considérer comme un chanteur à voix, Cabrel montre en concert l’étendue de son coffre sur les parties les plus poignantes de chansons comme Dur comme fer, La voix du crooner (In extremis) ou C’est écrit (Sarbacane, 1989).

On est toujours épaté par le renouveau dans les arrangements et l’orchestration, tout en constatant encore une fois que les chansons les plus anciennes de Cabrel ne sont pas datées. Tous ses titres se juxtaposent à merveille sans rupture sensible entre les différents albums, et on a l’impression de connaître les nouveaux depuis des années dès la première écoute, tout en redécouvrant les anciens à chaque fois.

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Quant à l’album, sorti au printemps dernier, il est lui aussi très réussi. On reconnaît la « patte » de Cabrel dès les premiers accords de guitare, et on découvre mille petits trésors d'écriture au fil des écoutes.

Dur comme fer
Pour cette chanson qui swingue, Cabrel trempe sa plume dans le vitriol, avec pour autant toujours une certaine tendresse, et peint le portrait des politiciens à la promesse facile, « soulevés par la grâce, [qui disent qu’ils vont] changer nos vies, sous les dorures des palaces on a juste peur qu’[ils oublient]. »

À chaque amour que nous ferons
Une ballade toute douce à l’ambiance intimiste, sur l’amour qui dure, l’amour de la vie de tous les jours. « Le monde peut dormir tranquille, il ne fait qu’un rêve à la fois ; des rêves à la fois, j’en fais mille, ils ont tes manières et ta voix. »

Le pays d'à côté
Ce titre aux chœurs africains mais au message universel plaide pour plus de solidarité et de responsabilité politique, et moins de repli sur soi. Plutôt que de « [laisser] faire par profit ou manque de courage » et de se rassurer en se disant que « le pays d’à côté est couvert de nuages », il nous incite à agir ici, maintenant.

Azincourt
Cette chanson sur la bataille d’Azincourt, sanglante défaite française dans l’actuel Pas-de-Calais pendant la Guerre de Cent Ans dont on commémore cette année les 600 ans, l’aborde d’un angle original et avec l’image récurrente des papillons, « insectes pris de court dans l'affreux tourbillon des flèches taillées pour traverser les poumons ». C’est une complainte intimiste, très dure, dédiée plus particulièrement aux survivants dont « la famille dira ils sont aveugles et sourds, comme on se moquera des gestes qu'ils feront, personne ne saura qu'ils voient partout des papillons. »

In extremis
Magnifique et très dur, ce titre raconte le « génocide par précaution » des oiseaux, qui « chantent dans une langue éteinte » et représentent un « trouble à la normalité ». Référence au massacre des moineaux considérés comme nuisibles sous Mao Tse-Tung (ce qui a provoqué un déséquilibre écologique majeur), et écrit en pensant aux langues régionales comme l'occitan, si longtemps écrasées par le français, il évoque aussi plus largement la tendance à la normalisation et à l’éradication des différences. Le résultat étant qu’ « on parle tous la même langue, comme ça on peut suivre l'écho de la même voix qui rabâche sur la même chaîne d'info. »

Dans chaque cœur
Très émouvante et douce, cette chanson raconte l’histoire d’un célèbre chemin de croix, de ceux qui « rient de voir les marques à ses genoux » mais aussi de celui qui « pour le faire boire, […] s’est approché », montrant que « dans chaque cœur » il peut faire bien froid mais « il y a un printemps caché ». Un message d’amour universel exécuté brillamment.

Partis pour rester
Un bel hymne au temps qui passe, à la « grande aiguille [qui] se déplace » malgré tous nos efforts pour « faire du surplace ». Un peu rock, un peu blues, tempo marqué, une voix subtilement doublée, c’est aussi une chanson d’amour : « une vie à t'enlacer mille fois recommencée, et c'est pour ça qu'on va rester, rester. »

Mandela, pendant ce temps
Une ode émouvante à Mandela, qui raconte le temps qui passe pour tout le monde pendant ses vingt-sept années de captivité. « Au matin de tes vingt-sept ans, pense à tout ce que tu as pu faire, plusieurs fois le tour de la Terre, imagine tout ce temps Mandela sur son lit de camp ». Joli parallèle original et accompagné par des chœurs jazzy pour les refrains.

Les tours gratuits
Une très belle comptine aux airs de ritournelle, sur les enfants qui s’en vont et les parents qui restent, à travers la métaphore des manèges et des jeux. « Tournez belles licornes, tournez chevaux de bois, vous tournez pour la forme, elles ne reviendront pas. » Restent les souvenirs des « millions de fois où [l’on a] vu briller [leurs] yeux ». Magnifiquement écrit avec le champ lexical des tours, tourner, retourner...

La voix du crooner
Cette chanson pleine de tendresse raconte la persévérance d’un chanteur vieillissant sans grand succès, qui « chante ses amours lointaines qui ne déroulent qu'un seul thème : les jours passés sont les meilleurs ». Elle me fait un peu penser dans son ton à Piano Man de Billy Joel, qui parle elle aussi de ces artistes qui font rêver comme ils peuvent les gens ordinaires.

Pas si bêtes
Cabrel chante ici l’urgence de vivre et danser malgré tout ce qui va mal : « Sans vouloir vous offenser, si le ciel doit se renverser ce sera sur nos toitures percés, et ça, on n’est pas si bêtes, on le sait ». On retrouve le même côté désabusé par rapport aux « élites » que dans Dur comme fer : « Celui qui tient les manettes d’une main lance les dés et de l’autre, les arrête ».

Les fontaines du jazz
Titre bonus dont le thème rappelle Cent ans de plus (Hors-saison, 1999) qui racontait l’histoire des noirs aux États-Unis et disait : « après ça faut pas que tu t'étonnes, c'est eux qui ont fait, eux qui ont fait, Son House et Charlie Patton, Howlin' Worf et Blind Lemon ». Celui-ci cherche les racines du jazz dans les ghettos pauvres et glauques, où « toutes les filles du quartier apprenaient à compter sur les touches d'un piano d'occase ». « Demandez à Billy à Chet ou à Louis comment ça fait quand la vie vous écrase. »

À écouter et à réécouter, et je ne saurais trop vous encourager à aller le voir en concert s'il reste des places sur des dates près de chez vous !