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mercredi 04 juin 2014

Stage à Lille

Salut à tous ! Je suis à Lille pour 2 mois de stage (puis un dernier mois de chez moi quand l'école sera fermée). Je suis arrivée lundi, j'ai commencé mon stage à l'ISTC (école de communication), me suis installée dans une grande chambre chez une famille, à moins de 10 minutes de l'ISTC.

Mon stage consiste à traduire différents documents en anglais pour les étudiants internationaux reçus en échange à l'ISTC et pour les universités partenaires ou partenaires potentielles. Pour l'instant je m'occupe d'un livret d'accueil pour les étudiants, avec tout un tas d'infos utiles pour leur faciliter la vie. Il s'agit non seulement de traduction mais aussi d'adaptation culturelle, avec ajout et modification d'éléments en essayant de se mettre dans la peau du public cible. C'est très intéressant, ça me permet d'utiliser mes propres souvenirs d'échange en Californie avec les différences culturelles, les éléments tout bêtes du quotidien... tout en passant de l'autre côté du décor.

Lille est une ville très sympa où j'étais déjà venue plusieurs fois mais pour des durées très courtes. Je découvre le quartier étudiant, j'ai fait une première excursion au jardin Vauban mais la météo n'était pas trop de mon côté jusque-là, et je jouerai les touristes le week-end.

Les mises à jour sur ce blog seront peut-être un peu sporadiques. Pas tant par manque de temps - 35 heures par semaine sans travail à domicile, on ne peut pas dire que ce soit la mort ;p - mais plutôt parce que j'essaie de limiter mon temps sur ordi pour épargner mon dos, mes poignets et mes yeux qui souffrent déjà pas mal pendant mes horaires de travail, d'autant que je ne suis pas arrivée en très bon état à ce niveau là.

Par contre si le soleil montre le bout de son nez plus de dix minutes à la fois, je posterai sans doute des photos de mes explorations.

Entre temps n'hésitez pas à explorer les archives du blog ;) Bonne lecture !

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mercredi 30 avril 2014

Poème : You can close your eyes now

Cela faisait fort longtemps que je n'avais plus écrit de poème. En voici un en hommage à ma petite Éva qui laisse un grand vide chez nous (pour plus de photos d'elle, cliquez ici). J'en ai d'abord écrit la version anglaise, puis l'ai adapté en français.

Je l'ai écrit en pensant à son dernier soir. J'étais rentrée de Paris dans l'après-midi et elle semblait encore à peu près en forme, mais le soir son état s'est aggravé et nous avons senti qu'elle ne s'en remettrait probablement pas. Je crois que d'une certaine façon elle a attendu mon retour pour partir en paix, et je suis heureuse d'avoir pu lui dire au-revoir avec toute ma famille. C'est la première fois dans ma vie que j'ai pu accepter qu'un être cher (et quoiqu'en pensent certains, pour moi mes animaux font partie de la famille) avait vécu sa vie, et consciemment décider de ne pas essayer de le retenir.

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We’ll be okay, you can close your eyes now
I want to be selfish, ask you to stay
Convince you to hold on for one more day
But I can see the strain and so I know
That I have to be strong and let you go

The tears are flowing but I won’t make a sound
Of course I’m still hoping, maybe I’m wrong
But this tastes like an end, like it won’t be long
And I want you to know that I understand
Just take your time, I’ll be holding your hand

Your eyes holding mine still look so full of life
But I can tell that every breath costs you
That your whole body is abandoning you
Imagining you gone hurts like a knife
But your pain is worse and too high a price

Go ahead and sleep, you can close your eyes now
If you awake we’ll see you tomorrow
And if you don’t you’ll still be in our hearts
In our memories even though we’re apart
We’ll be okay, you can close your eyes now

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Tout ira bien, tu peux fermer les yeux
Je voudrais être égoïste et te retenir
Te convaincre de rester encore un petit peu
Mais je vois ta douleur et je vois qu’elle empire
Il faut que je sois forte pour te laisser partir

Les larmes coulent mais je ne crierai pas
Bien sûr j’espère encore - peut-être que j’ai tort
Mais je sens la fin arriver à grand pas
Et je veux que tu saches que je comprends
Je reste à tes côtés, alors prends tout ton temps

Tes yeux dans les miens semblent encore pleins de vie
Mais chaque respiration te laisse affaiblie
Ton corps tout entier semble t’abandonner
Et même si ton départ nous laisse anéantis
Ta souffrance est un prix bien trop lourd à payer

Dors mon amie, tu peux fermer les yeux
Si tu dois les rouvrir je te dis à demain
Et sinon rassure-toi nous n’oublierons rien
Tu seras dans nos cœurs toujours en tout lieu
Tout ira bien, tu peux fermer les yeux

mercredi 30 avril 2014 Publié dans Dans ma vie..., Mes écrits, Photos, Poèmes | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi 16 avril 2014

RIP Eva

Nous sommes décidément dans une période noire pour nos animaux de compagnie. Après avoir perdu nos perruches calopsittes Grisou et Jaunette à quelques mois d'intervalles en 2013, nous avons dû dire au-revoir à notre petite westie Eva. Les perruches dépérissant vite sans compagnon, nous avons adopté successivement Fauvette et Calio (dont je publierai des photos ultérieurement) mais nous ne remplacerons pas de sitôt notre toutoune.

Eva avait presque 15 ans. Elle était encore en très bonne forme il y a quelques mois même si elle dormait beaucoup, mais sa santé avait décliné récemment, et même si nous espérions qu'elle se rétablisse, elle n'a finalement pas survécu. Nous sommes très tristes et sa présence nous manque, mais nous sommes soulagés qu'elle ne souffre plus et gardons d'excellents souvenirs. Voici quelques photos en son hommage.

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Eva était intrépide et n'avait peur de rien - pas même des lions. Mon amie Clotilde m'a en effet rappelé que nous l'avions emmenée avec nous pour aller voir les animaux d'un cirque installé près de chez nous, et devant la cage des lions Eva s'était mise à japper et à grogner.

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Eva était toujours en recherche d'affection et lorsque mon amie Floriane venait jouer avec moi, elle lui courait après, ne comprenant pas qu'elle avait peur des chiens ! Elle avait une excellente mémoire et se souvenait par exemple de mes amies et de certains artisans plusieurs mois après leur dernier passage, s'ils l'avaient caressée avec assez d'attention.

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Mais elle a fini par trouver son maître : Filoute, notre chatte. À la naissance de son fils Babou, Fifi s'est en effet transformée en maman ours et, un jour qu'Eva avait eu le malheur de s'approcher du chaton, l'a poursuivie à travers le jardin en crachant et en montrant les griffes. La pauvre Eva sautait à reculons en hurlant Kaï kaï kaï.

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Eva adorait ma grand-mère qui lui donnait des miettes de pain à chaque repas, et ma mère qui la nourrissait le plus souvent. Sur ses dernières années, elle suivant ma mère, que nous avions rebaptisée son "Dieu", partout, jusque dans la salle de bains. Lorsque ma mère s'absentait, Eva couinait en parcourant toutes les pièces à la recherche de "Dieu". Il fallait alors lui accorder une attention de tous les instants pour arriver à la distraire.

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Il y a quelques années, elle avait eu une infection à l'oreille qui avait nécessité une opération, et depuis son oreille gauche était toujours penchée, ce qui renforçait son air malicieux. Ses griffes souvent trop longues cliquetaient sur le plancher lorsqu'elle arrivait, un bruit qui la trahissait lorsqu'elle tentait de se glisser là où elle n'avait pas le droit, et qui nous manque déjà.

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Lorsqu'elle était jeune, Eva détestait se faire baigner et dès qu'elle nous voyait sortir la bassine et les shampoings, elle se cachait. Une fois lavée, si elle pouvait nous échapper, elle courait se rouler dans la terre. Mais par la suite elle s'était assagie et même si elle n'aimait pas être mouillée, elle appréciait qu'on s'occupe d'elle.

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Eva et nos trois chats avaient une relation de fratrie jalouse, particulièrement avec Fifi et Boubou. Ils se volaient mutuellement de la nourriture, et lorsque les chats réclamaient à manger (à toute heure de la journée) Eva faisait la comédie pour obtenir un petit quelque-chose elle aussi.

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Elle avait également découverte une arme de persuasion massive : le pipi. Lorsqu'elle en voulait à l'un d'entre nous (pour une absence par exemple) ou n'avait pas obtenu ce qu'elle voulait, on retrouvait quelques minutes plus tard une belle mare à un endroit symbolique, comme autour de la chaise de la personne concernée.

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Nous nous souviendrons surtout de son petit regard coquin plein d'amour (et parfois de défi), et de l'image que nous a suggérée mon amie Tina : un pokémon westie ailé, avec une petite auréole.

mercredi 16 avril 2014 Publié dans Dans ma vie..., Mes images et créations, Photos | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi 09 avril 2014

Mémoire de traduction, stages cet été & pollution à Paris

Le 2 avril 2014

Salut la compagnie ! Ça fait un petit moment que je n’ai pas donné de nouvelles perso, donc me voici pour un résumé rapide de là où j’en suis.

Beaucoup de boulot en ce moment, la quatrième année à l’Isit c’est de la folie. Beaucoup de projets, individuels ou collectifs, avec en plus des trads de plus en plus longues à rendre avec des délais souvent courts. Quelques exemples de projets : un site web, un plan de communication, une base de données terminologique (une sorte de dictionnaire d’une trentaine de termes avec définitions, contextes etc. en anglais et en français, sur un domaine précis, en l’occurrence la génétique – et on va en avoir une autre à faire en mai sur un sujet juridique).

En plus de tout ça, deux gros morceaux sur l’année : le PRA (projet de recherche appliquée), en groupe, et le MTA (mémoire de traduction appliquée) en solo. Dans mon cas, le PRA consiste en la révision d’une base de données terminologique anglais/français en ligne sur les nanosciences, pour le CNRS. Nous sommes un groupe de sept 4ème année et volons de nos propres ailes depuis février (jusque-là nous travaillions sous la tutelle d’un groupe de 5ème année) et devons conclure ce projet qui est en cours depuis 6 ans. Au total, nous aurons révisé plus de 300 termes, dont presque la moitié étaient à compléter.

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Vue d'artiste d'un nanorobot dans la circulation sanguine.

Quant au MTA, que je viens de finir, il s’agit de la traduction d’un texte technique de notre choix validé en novembre par l’Isit – dans mon cas, un texte sur la bioéthique extrait de Battlestar Galactica and Philosophia – Mission Accomplished or Mission Frakked Up (dont j’ai déjà parlé sur ce blog, ici). Le texte doit compter 3 000 à 3 500 mots, ce qui fait environ 6 ou 7 pages. Mais ça ce n’est rien, puisqu’après l’avoir traduit il faut rédiger une analyse traductologique argumentée portant sur les problèmes rencontrés et les solutions apportées. Le tout, avec intro, conclu etc., fait une cinquantaine de pages. C’était un sacré marathon puisque j’en ai fait l’essentiel pendant les deux dernières semaines de mars, en « vacances » en Auvergne – pendant dix jours j’ai travaillé pas loin de dix heures par jour. Mais c’était très enrichissant, d’une part parce que j’avais bien sûr choisi un texte qui m’intéressait, mais aussi parce que cela forçait à expliciter la réflexion que l’on a en traduisant. Je mettrai sans doute en ligne le tout sur mon portfolio de trad, mais je me dis que je pourrais aussi publier la traduction sur Clé&Fil.

battlestar galactica, bsg, philosophy, philosophie, mission accomplished, frakked up

Je serai également bien occupée cet été puisque je ferai deux stages : un de trois mois dans le service international d’une école de communication à Lille, pour traduire des documents destinés aux étudiants étrangers et aux partenaires internationaux ; puis un mois à Courrier International ! Je n’aurai donc quasiment pas de vacances… et je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, puisque l’Isit ne requiert que trois mois de stage, pas quatre. Mais les opportunités qui se sont présentées me paraissaient trop intéressantes pour hésiter ! Et puis l’un des trois mois à Lille sera en fait en télétravail, donc je pourrai rentrer voir ma famille, même sans vraies vacances.

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À part ça, en ce moment je souffre pas mal de la pollution à Paris, et me suis même achetée des petits masques très seyants en cas de nouveau gros pic. Évidemment ça n’arrête pas tout, notamment les méchantes microparticules qui passent au travers, mais bon c’est déjà mieux que rien – j’ai lu que les masques n’arrêtaient rien que le nez ne filtrait pas déjà, mais je sais pas vous, moi je respire aussi par la bouche ! Ne serait-ce que quand on a le nez bouché… mais aussi quand on parle, par exemple, ou que l'on fait un effort physique, et les particules ont donc la voie libre pour aller directement dans la gorge. Au dernier pic à la mi-mars, j’ai fait un footing avant de savoir qu’il y avait une alerte pollution (c’est le problème quand on a des horaires pas réguliers, on loupe les infos une fois sur deux). Bon, mes poumons m’ont vite informée du problème, au bout de dix minutes je ne pouvais plus respirer – mais même en m’arrêtant immédiatement, entre ça et l’exposition tout au long de la journée en marchant, j’ai chopé une bronchite. Heureusement je rentrais en Auvergne avant le pire du pire, bon derrière j’ai eu droit aux pollens (qui normalement ne me font rien ou quasiment rien) sur ma gorge ultrasensibilisée… Bref, je n’ai pas trop envie de renouveler l’expérience.

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Et vous, êtes-vous affecté par la pollution ? Y prêtez-vous attention ou pas du tout ?

mercredi 09 avril 2014 Publié dans Dans ma vie... | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi 20 novembre 2013

L'esprit du sport

Ai-je déjà parlé du sport à l’école sur ce blog ? Peut-être pas, puisque je l’ai fondé en 2008, alors que j’étais déjà au Cned et que j’y avais donc déjà échappé !

Le thème me vient à l’esprit après un débat pendant un cours, où des idées fort intéressantes ont fait surface sur les façons de promouvoir l’activité physique auprès des jeunes, notamment l’importance des modèles que l’on peut trouver dans le monde du sport professionnel (avec le problème de la domination de l'argent, et la représentation inégale dans les médias des sportifs et des sportives).

Pour commencer, je vais décrire rapidement mon expérience du sport en milieu scolaire : un cauchemar. J’ai détesté ça dès le début du primaire, avec l’apparition de la compétition, et jusqu’à mes 17 ans environ, une fois au Cned, grâce aux entraînements avec mon père.

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o J’étais toujours la dernière choisie lorsque l’on formait des équipes.

o En course j’étais toujours parmi les derniers.

o J’étais très mal coordonnée – d’ailleurs c’est toujours un peu le cas, cela m’a notamment posé des problèmes pour apprendre à conduire, les lecteurs les plus anciens de ce blog se souviendront de mon désespoir…

o J’avais une peur bleue de tout objet de forme vaguement ronde qui arrivait à grande vitesse dans ma direction, ce qui concrètement signifie que lorsqu’on m’envoyait une balle ou un ballon, je courais dans la direction opposée… Pas exactement la meilleure façon de se rendre populaire auprès de ses équipiers, mais d’un autre côté, on s’épargne toute commotion cérébrale ;p

Au collège les choses n’ont fait qu’empirer avec ma santé fragile. Course dans la boue en automne, natation en hiver… Je tombais malade facilement, et le reste du temps je me traînais avec un point de côté et je buvais la tasse en me mélangeant les pinceaux dans les étapes du crawl (foutue coordination), devant des profs qui semblaient convaincus que je ne faisais aucun effort.

Car les profs de sport sont un mauvais souvenir indéniable. J’en ai eu 4 dans toute ma scolarité. Au primaire ça passait, au collège l’un d’entre eux m’a laissé un assez bon souvenir même si je souffrais quand même énormément pendant les séances de sport. Quant aux deux autres, l’une en seconde et l’autre au collège… Encore aujourd’hui si je les croisais dans la rue, je crois que j’aurais des envies de meurtre. Ils n’expliquaient jamais rien, ou très mal – les règles des sports collectifs que tout le monde était apparemment censé connaître instinctivement, les rythmes de respiration, comment faire disparaître un point de côté… Comme beaucoup de profs de sport qui sont toujours en parfaite santé, le concept de maladie leur était de plus totalement inconnu, et je devais donc être une flemmarde invétérée. Mots des parents, certificats médicaux, usage abondant de mouchoirs – rien ne pouvait les convaincre de ma bonne foi. Je passerai sur les séances de course dans la boue en cours de convalescence – rechute assurée – et les remarques humiliantes ou juste idiotes.

Allez, je ne résiste pas, en voici quand même une.
« Mais le froid, ça tue les microbes ! »
Oui, une explosion nucléaire aussi.

Bref, vous l’aurez compris, je détestais le sport. La veille des cours, allongée dans mon lit, je m’angoissais en me demandait si j’allais survivre. Et la réalité dépassait souvent mes appréhensions. 

C’est drôle, ça me paraît tellement loin maintenant. Mais pour en arriver là, il a fallu une vraie rééducation et l’obstination de mon père qui m’a traînée jusqu’au lac près de chez nous, autour duquel nous courons, jusqu’à ce que j’en redemande. Jusqu’à ce que j’y prenne plaisir, jusqu’à ce que j’en ressente le besoin physique. Aujourd’hui, je n’imagine pas mon équilibre sans la course.

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Lors du débat dont je vous parlais, certains camarades de classe ont émis l’opinion que, même s’il était important d’avoir un bon prof de sport, cela ne faisait pas tout. Que les élèves eux-mêmes entretiennent l’esprit de compétition qui pose problème.

Je suis partiellement d’accord. Je ne suis néanmoins pas persuadée que l’esprit de compétition acharné soit inné chez les enfants. Les bambins les plus obsédés par l’idée de gagner, qui se transformaient en tortionnaires pour les autres, étaient souvent ceux que les parents poussaient. J’ai le souvenir traumatisant d’un match de l’équipe de foot de mon frère où les parents de ses équipiers, à nos côtés dans les tribunes, hurlaient des encouragements guerriers et des admonestations à leur progéniture.

Attention, je ne dis pas que toute compétition soit forcément néfaste. Mon caractère ne m’y porte guère, mais je reconnais les mérites d’une saine émulation, dans certains cas et dans une certaine mesure. Je viens d’une famille où la pudeur et la politesse incitent à garder pour soi son esprit de compétition – c’est-à-dire, à se réjouir en privé d’avoir enfin surpassé Untel, sans le crier sur les toits et en rebattre les oreilles du pauvre Untel qui, soit n’en a que faire, soit risque de s’en vexer. Je n’apprécie pas particulièrement les clameurs victorieuses de ceux qui estiment m’avoir détrônée de tel rang dans tel domaine, parfois parce que je suis mauvaise perdante, le plus souvent parce que je les aurais félicités de moi-même s’ils m’en avaient laissé le temps.

Là où la compétition m’enquiquine vraiment, c’est lorsqu’elle devient un système obligatoire. Car l’école participe à ce conditionnement des enfants. Dès l’école primaire, on organise des courses et des tournois avec un classement et des récompenses pour les premiers. En sport, mais pas ailleurs. J’avoue qu’un goût amer me revient en bouche en pensant à mes camarades qui ont reçu des coupes, des appareils photo jetables ou des stylos, pour leurs performances sportives, alors que moi, la première de classe, n’ai jamais eu droit, pour mes bonnes notes en maths ou en français, qu’aux félicitations du prof et aux regards de travers des autres élèves. La rancœur n’accomplit rien, mais ces expériences me donnent envie de créer un système plus juste pour mes enfants. Sans supprimer la compétition totalement, mais en l’équilibrant un peu plus et en s’assurant qu’aucun enfant n’est laissé de côté. Tout le monde a un talent, encore faut-il le trouver. Mais l’école, trop souvent, ne fait que mettre les élèves dans des cases. Premier de classe, sportif… et qu’en est-il de ceux qui n’excellent pas dans ces disciplines si réductrices ? Pourquoi les concours de dessin, d’imagination, de blagues, sont-ils quasi absents  du paysage scolaire ?

Mais je m’éloigne des fameux moutons, rattrapons-les. J’avais une deuxième réflexion qui me paraît assez intéressante du point de vue de la promotion du sport auprès des jeunes, non seulement pour qu’ils pratiquent une activité physique maintenant mais pour qu’ils continuent à l’âge adulte. Or, si je me base sur les gens que je connais, j’ai l’impression que la majorité des super sportifs au collège et au lycée abandonnent par la suite toute activité physique. À l’inverse, je connais plusieurs personnes qui, comme moi, détestaient et/ou étaient nuls en sport à l’école, et en font à présent de façon régulière.

Sans généraliser, ce constat me semble signer l’échec de la politique de sport scolaire actuelle.

Comment progresser ? Commençons par donner aux jeunes l’envie de faire du sport, tout comme on devrait leur donner l’envie d’apprendre. Proposons-leur des activités variées, dans une ambiance sécurisante où toute humiliation est bannie, et où la compétition ne commence qu’une fois que chacun a eu l’occasion de s’améliorer à partir d’explications claires de la part du professeur.

Utopie, quand tu nous tiens…

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dimanche 06 octobre 2013

22 ans

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mercredi 18 septembre 2013

Photos de Bretagne 2013

dinan, port
Port de Dinan

fréhel, la-latte, fort, cap
Vue sur le Fort-la-Latte depuis le Cap Fréhel

la-latte, fort
Fort-la-Latte

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Phare de Dahouët

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Chemin des Douaniers

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samedi 24 août 2013

Stars des archives n°18

 

 

En attendant mon retour de Bretagne, où je passe une semaine avec mon amie Clo et mon frérot, voici de quoi explorer les archives du blog !

Un poème : Une tout autre vie

Une description de passage : n°19 Et si loin la pluie

Une réflexion : Battlestar Philosophia 4 : le progrès et l’Histoire

Une sélection de citations : Délais et procrastination

Un puzzle musical : n°8 Crossing lines & taking it slow

Un bouillon de culture : n°21 Hiératiques vitupérant

Une fanfic : Le chemin non emprunté (Fringe)

Un « j’ai vu j’ai lu j’ai entendu » : Extrêmement fort et incroyablement près

Un dessin : Blackbird silhouette

Une sélection de photos : Bretagne 2012

 

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mercredi 10 juillet 2013

Photos de perruches

Nous avons malheureusement perdu l'une de nos perruches calopsittes, Grisou, pourtant le plus jeune et énergique des deux. Une vague de chaleur a révélé des problèmes cardiaques auquel il n'a pas survécu malgré nos soins. C'était un animal intelligent avec qui nous avions une vraie relation, il nous manque beaucoup.

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Mais étant donné que sa compagne Jaunette dépérissait très vite sans lui, nous avons rapidement récupéré une autre perruche, une jeune femelle que nous avons baptisée Fauvette. Elle s'adapte doucement à son nouvel environnement.

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Jaunette, à son contact, a retrouvé une deuxième jeunesse!

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samedi 16 mars 2013

Différente et la même

Je n’ai pas écrit grand-chose de substantiel pour ce blog depuis mon retour de Californie. En partie à cause d’un problème de dos et de poignets causés par l’abus d’ordi, en partie parce que j’ai été bien occupée d’abord à profiter de ma famille puis avec mon travail scolaire depuis la reprise fin janvier (mon école semblant avoir décidé de faire tenir un an de boulot en un semestre). De bonnes excuses, mais qui, je crois, n’expliquent pas tout.

En effet, je me suis aperçue récemment que je commençais juste à trouver mes marques dans ma « nouvelle ancienne vie » – celle d’avant ce semestre américain. Et donc, que jusqu’ici, et encore maintenant de certaines façons, je ne savais pas trop comment être différente tout en étant la même, comment incorporer mon évolution dans ma vie « normale ».

C’est en effet quelque chose dont j’avais peur : de régresser, de perdre ce que j’avais gagné en Californie, notamment en joie de vivre et en légèreté mais aussi en ouverture aux autres. Cela n’a pas trop été le cas, avec bien sûr des hauts et des bas.

Il est difficile d’expliquer à quel point cette expérience m’a changée – en partie parce que je ne le comprends pas encore parfaitement moi-même. J’étais quelqu’un là-bas que je ne serai jamais exactement ici, et j’étais le plus souvent trop occupée à l’être et à le vivre pour analyser tout ça… Et je crois que ceux qui n’ont pas vécu une expérience similaire peuvent difficilement le comprendre… même mes camarades de classe revenant d’Erasmus n’ont pour la plupart pas connu un dépaysement aussi complet, étant restés en Europe et restant le plus souvent entourés d’autres Français. Et puis le quotidien reprend vite le dessus, sans qu’on ait l’occasion de raconter grand-chose.

Si bien que j’ai ressenti le besoin de marquer ce changement de façon physique, avec une coupe de cheveux aux épaules – pas un changement de style radical, mais il faut savoir que je n’avais pas coupé plus que mes pointes depuis… depuis toujours, en fait.

De fait je ne suis plus la même. Je suis moins stressée par les petites choses. J’ai un peu moins de mal à calmer mon perfectionnisme quant aux travaux scolaires. Je donne mon opinion plus facilement mais aussi plus respectueusement. Je souris, je m’émerveille. Tout cela cohabite avec les autres versions de moi, bien sûr. La version de moi vivant à Paris avant. La version année sabbatique. La version Cned. Et de façon décroissante, aussi la version mal dans sa peau au lycée, au collège, etc. C’est comme une mosaïque. Ou des couches de peintures qui laissent apercevoir çà et là celles qu’elles recouvrent.

samedi 16 mars 2013 Publié dans Dans ma vie..., Mes écrits, Réflexions, USA | Commentaires (0) |  Facebook | |