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dimanche 07 août 2011

Humeur du moment n°15

Un livre: Nicolas le Floch t.5.

Une chanson: Fairweather friend (Vanessa Carlton).

Une série télé: Merlin.

Un film: Le nouveau monde (Terrence Malick).

Un site internet: Wiktionnaire.

Un mot: sérendipité.

Un objet: ma médaille de St Christophe.

Une activité: écrire.

Une météo: un bon orage purificateur.

Niveau de stress: 2/10.

Niveau de bien-être: 9/10.

Relations familiales: 9/10.

Relations amicales: 5/10.

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vendredi 24 juin 2011

Auto-immune

Une maladie auto-immune, c’est quand votre corps se retourne contre vous, s’attaque lui-même. Vous en avez entendu parler si vous regardez Docteur House, mais même sans ça, vous en connaissez forcément sans le savoir. Le cancer est une maladie auto-immune : les cellules cancéreuses attaquent les cellules saines.

La mienne est beaucoup moins grave, je vous rassure. Son nom barbare, c’est thyroïdite de Hashimoto. Je rappelle que la thyroïde est une glande endocrine, c’est-à-dire qu’elle fabrique des hormones qui régulent différentes activités du corps. Or la mienne est en état de siège depuis déjà quelques années : un régiment d’anticorps y campe sans autorisation, et au lieu d’attaquer des antigènes (corps étrangers comme des virus ou bactéries), ils se retournent contre mes hormones thyroïdiennes…

Je présente ça de façon humoristique, toujours. Mais n’empêche, savoir que son propre corps vous attaque de l’intérieur, c’est une sensation étrange. On se sent terriblement impuissant.

Pour l’instant, j’en suis au stade où c’est encore réversible, c’est-à-dire que mes hormones thyroïdiennes ne sont pas encore descendues en-dessous du seuil critique, et que mes anticorps anti-thyroïdiens continuent à baisser – mais pas tout à fait assez vite à notre goût. La situation idéale, ce serait qu’ils diminuent assez pour que mes hormones puissent au moins se stabiliser, puis remonter.

Et si ça n’arrive pas, c’est grave ? Oui et non. Oui, car c’est dangereux de vivre sans ces hormones. Et non, parce qu’on peut en ingurgiter de synthèse qui font très bien l’affaire. Par contre, ça veut dire les avaler tous les jours pour le restant de ma vie – car une fois qu’on a commencé, pas de retour en arrière : vexée que des immigrés viennent lui piquer son boulot, la thyroïde se met en grève perpétuelle. Et surtout, il y a des ajustements à faire en permanence – c’est normalement la thyroïde, avec laquelle on aurait décidément dû négocier, qui régule les taux d’hormones. Ca veut dire passer de l’hypothyroïdie (ma tendance actuelle) à l’hyperthyroïdie, de l’apathie à la surexcitation, de la prise de poids à la perte de poids (en un an d’hypothyroïdie, j’avais pris 3-4 kilos que j’ai perdu sans rien faire de spécial une fois que mon nombre d’anticorps a commencé à diminuer), etc. Le pire étant, paraît-il, pendant les grossesses, où les hormones font déjà n’importe quoi en temps normal.

Donc pour résumer, dans tous les cas, je survivrai – à moins d’être fauchée par une Porsche noire roulant à 100 en ville demain, mais n’est-ce pas notre lot à tous ? Mais je préfèrerais l’option « vie à peu près normale », d’autant plus que j’ai toujours été incapable de prendre un traitement quelconque de façon vraiment régulière…

Il y a des options alternatives, encore très expérimentales car peu explorées par les Scientifiques, mais qui marchent sur certaines personnes dans certains cas. Ma maman s’est beaucoup renseignée à ce sujet, et nous avons décidé après le résultat de mes dernières analyses (les hormones baissent toujours, la diminution des anticorps continue mais ralentit) de tenter 6 mois de régime sans gluten (protéines présentes dans de nombreuses céréales, dont le blé) et sans caséine (protéine du lait).

Avez-vous une idée de la difficulté à trouver des produits sans gluten ET sans lait ? Je ne vous le souhaite pas. Ils en mettent partout, ou alors pour pas mal de produits, il est écrit « peut contenir des traces de gluten et de produits laitiers », vous savez, comme pour « traces d’arachide et de noisettes » (pourquoi pas « traces de cyanure et d’uranium radioactif » ?), ce qui veut dire que le produit a été fabriqué sur la même machine que d’autres produits qui en contiennent, ou peut-être qu’il arrive au type qui actionne les machines de renverser son verre de lait dans les cuves, qui sait ? Dans tous les cas, ils ne garantissent rien. Ce qui fait qu’en plus de me priver de biscuits au blé et de chocolat au lait, par exemple, je dois aussi faire attention au chocolat noir, qui « peut contenir des traces de lait », et à la farine de sarrasin ou de maïs, qui « peut contenir des traces de blé » - imaginez un peu le calvaire des gens très allergiques qui risquent une réaction au moindre milligramme d'allergène. De plus, il faut concilier les deux obligations : pour remplacer le lait, il me faut du lait végétal… qui contient parfois du gluten ! Dans ces conditions, faire ses courses devient un parcours du combattant – et mieux vaut ne pas trop regarder les prix. Quant à manger au restaurant, faudra qu’on m’explique. Oui, monsieur au fond ? Ah oui, ne jamais aller au restau, c’est une idée.

Et puis c’est aussi un reconditionnement psychologique complet. En situation normale, après presque trois semaines de régime, je m’en sors : je sais ce que je peux manger ou pas. Mais dès que le contexte change un peu, je gaffe : j’ai par exemple avalé un bout de pain pour tester des rillettes de saumon dans un magasin, et une moitié de Tuc lors d’un apéritif en famille (alors que j’avais préparé en plus des toasts sur du pain sans gluten…). Rien de grave, dites-vous ? Il faut quand même que j’apprenne à faire plus attention, car toute trace de gluten ou de caséine pourrait annihiler mes autres efforts.

Au bout des 6 mois, on verra ce que disent mes analyses. S’il n’y a eu aucun effet, je me serai privée pour rien (d’autre que cette certitude) et serai condamnée à attendre de voir si ma thyroïde s’en sort toute seule ou pas. S’il y en a un, on va faire des tests pour les métaux lourds à l’étranger (Belgique, Allemagne…). En effet, de nombreux problèmes comme le mien seraient liés au mercure, par exemple – ma mère a des plombages au mercure et il est possible qu’elle m’en ait transmis pendant la grossesse, et le mercure peut aussi servir d’adjuvant dans de nombreux vaccins – même si les dentistes français affirment haut et fort que ce n’est pas dangereux du tout. On ne fait pas ces tests en France – pourquoi tester quelque chose qui n’est pas dangereux ?

Si j’ai trop de métaux lourds dans l’organisme, ce sera en fait une bonne nouvelle, car la solution est simple : des kellations. En gros, avaler un truc (un agent kellatoire) qui attire les métaux lourds et est éliminé par la voie normale. Il faut évidemment faire ça de façon surveillée, puisque faire sortir les métaux lourds de leur cachette n’est pas anodin et peut entraîner une détérioration de l’état dans un premier temps.
Si ce n’est pas le cas, mais que le régime a quand même eu un effet, alors il faudra continuer sans gluten et sans lait pendant encore au moins un ou deux ans – le temps que mes anticorps aient suffisamment diminué. Et à ce moment-là, il faudra voir si la reprise d’une alimentation « normale » relance mon problème ou pas – si ma thyroïde est assez costaude pour prendre son envol, ou s’il faut continuer ce régime à vie. J’espère pas, parce que le fromage, le vrai beurre, la crème fraîche, et même le lait, dont je ne suis pourtant pas fan, commencent déjà à me manquer – côté blé c’est moins dur puisqu’il existe des pâtes de riz et de maïs, des céréales et biscuits divers sans gluten, etc.

Pour l’instant ça va, mais là où ça va être plus dur, c’est à la rentrée. Seule dans mon p’tit appart à Paris, à faire les courses dans un Monoprix très mal achalandé (paraît qu’on trouve tout à Paris, j’demande à voir – ouais, on doit pouvoir tout trouver, en faisant des heures de métro, tandis qu’en province on peut aller dans UN supermarché et avoir l’essentiel, même avec un régime bizarre comme le mien), sans pizza au congel pour quand je rentre tard avec plein de devoirs (ou juste quand j’ai la flemme) – en fait, on va essayer de me préparer des pizzas sans gluten et de les monter à Paris. Ainsi que des galettes sans gluten, du pain sans gluten (non, je n’irai pas exprès dans une boulangerie à une heure de chez moi à chaque fois que je veux du pain, c’est-à-dire au moins deux fois par semaine).

Le bon côté des choses, c’est que ça va aussi me faire manger plus sainement : quand on est forcé de regarder les étiquettes de tout ce qu’on ingurgite, 1) on est dégoûté par certains ingrédients, même s’ils sont autorisés par notre régime, et 2) on ne grignote que si on en a VRAIMENT envie, et pas par réflexe. Et par effet de vase communiquant, je vais forcément manger plus de fruits et légumes (ce qui est bon pour la santé en général, et aussi pour ma thyroïde en particulier).

C’est comme l’attention continue que je dois porter à ma gorge, pour n’attraper aucun rhume, pharyngite, laryngite et j’en passe. On s’y fait et cela devient plutôt un avantage, on est malade moins souvent et on se soigne mieux que les gens « normaux » qui attendent que « ça passe ». Aurais-je préféré ne pas risquer de flinguer ma thyroïde à chaque fois que je prends froid ? Bien sûr, tout comme je préfèrerais ne pas avoir à trop réfléchir à ce que je peux ou pas mettre dans mon assiette. Mais la situation est ce qu’elle est, et j’agis au mieux pour ne pas avoir de regrets plus tard. C’est chiant la responsabilité, mais je préfère ça à accepter de me sentir impuissante.

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lundi 20 juin 2011

Photos de Bretagne

Clo et moi avons passé une très belle semaine en Bretagne. Voici quelques photos:

plage
Plage des Vallées le soir - 12 juin.

13 juin (22).JPG
Fleurs (photo de Clo).

14 juin (4).JPG
Rencontre du 3ème type à Dinan - 14 juin.

14 juin (10).JPG
A Dinan (photo de Clo) - 14 juin.

dinan
Vieux Dinan - 14 juin. 

dinan
Maison penchée à Dinan - 14 juin.

dinan, port
Port de Dinan - 14 juin.

coucher de soleil
Coucher de soleil au Val-André - 14 juin.

plage, coucher de soleil, lecture
Clo lit sur la plage avec mon Kindle - 14 juin.

14 juin soir (39).JPG
Fleur de coquillages au Val-André - 14 juin.

blé sauvage, herbe
Blé sauvage sur le sentier des douaniers - 15 juin. 

sentier, chemin, douaniers, val-andré
Balade sur le chemin des Douaniers - 15 juin.

maison des douaniers, maison, douanier
Moi dans la maison des Douaniers - 15 juin.

digue, nuit
La digue après le coucher du soleil - 15 juin.

dahouët
Port de Dahouët - 19 juin.

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mercredi 25 mai 2011

Partiels

Lundi 23 (de 8 à 17h):

Droit public
Economie
Français maîtrise de la langue
Français techniques d'expression

Mardi 24 (de 8 à 18h):

Traduction anglais
Thème grammatical anglais
Géopo américaine
Géopo irlandaise
Géopo espagnole

Mercredi 25 (de 8 à 17h):

Expression écrite anglaise
Expression écrite espagnole
Traduction espagnole
Thème grammatical espagnol

Tout s'est plutôt bien passé. Dans l'ensemble, les sujets me convenaient pas mal.

Les textes en traduction étaient plutôt durs au niveau vocabulaire, mais bon, je ne vais pas me plaindre d'un défi.
Le tiers des points en expression écrite anglaise dépendait de l'analyse d'un graphique sans légende qui représentait, je crois, l'évolution des taux d'intérêt des emprunts d'état de différents pays - mais je n'ai eu cette illumination qu'un quart d'heure avant la fin, après être partie sur une fausse piste...
Les questions de géopo espagnole n'étaient pas très compliquées et on avait plus de temps que nécessaire, mais il y avait des limites en nombre de mots, et décrire l'évolution de l'économie espagnole durant les 20 dernières années en seulement 100 mots... C'est chaud!
Le droit public, qui me faisait peur, n'était pas si terrible que ça, même si l'une des questions portait sur des points de détail à peine abordés dans le cours.

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lundi 24 janvier 2011

Second semestre

Aujourd'hui est le premier jour du second semestre... Retour à Paris pour un bon moment.

J'ai tout de même pu passer pas mal de temps chez moi en famille, depuis le début des vacances de Noël, avec juste trois allers-retours à Paris pour mes partiels: oral d'anglais le 4 janvier, écrits les 10 et 11 (droit civil, géopo européenne, géopo américaine, géopo britannique, histoire politique), oral d'espagnol le 20 janvier.

A part les fêtes de fin d'année en famille et les révisions pour les partiels, j'ai beaucoup regardé la télé, pas mal écrit, marché et couru. J'ai vu de la famille et des amis, pas autant que je l'aurais voulu, mais c'est mieux que rien. J'ai pu m'occuper de mes animaux, notamment ma toutoune que j'ai emmenée plusieurs fois chez le véto.

Je me suis aussi occupée de mes demandes de stage pour les grandes vacances - il m'en faut 6 semaines en tout, je vais essayer de les placer dès la fin des cours à la mi-mai, en négociant des absences pour mes partiels, dont je ne connais pas encore les dates, ce qui me libérerait pour de bon fin juin, début juillet, et me laisserait de vraies vacances d'été. Pour l'instant, aucun retour, je croise les doigts.

Mes prochaines vacances sont en février, mais ne durent qu'une semaine. Puis un mois et demi de cours, deux semaines de vacances en avril, et enfin moins de trois semaines de cours.

Objectifs prioritaires: ne pas attraper de rhume ; faire du sport si la météo le permet ; réserver des créneaux horaires pour l'étude du russe et l'écriture. Avec quelques visites de ma famille pour garder le moral, ainsi que des sorties cinéma et musée.

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samedi 01 janvier 2011

JOYEUX NOEL & BONNE ANNEE!!!

J'espère que Papa Noël a été généreux avec vous, et vous souhaite une excellente année 2011 pleine d'épanouissement et de bonheur!

Bises,
Marianne

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lundi 06 décembre 2010

Week-end avec mon frérot

Mon p'tit frère est venu me rendre visite à Paris pendant deux jours: il est arrivé en train jeudi soir et reparti samedi soir.

Je l'ai emmené voir Notre-Dame et le Panthéon, près de chez moi ; faire du shopping (jeux de société, jeux vidéo, accessoires de magie) ; assister au spectacle de Michaël Gregorio vendredi soir (génial!).

Et surtout, nous avons beaucoup, beaucoup discuté.

Bon intermède avant mon retour à la maison pour les vacances, dans deux semaines.

Visite Gilou (12).JPG

Visite Gilou (31).JPG

 

 

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vendredi 19 novembre 2010

Malade...

Ce matin je me suis réveillée avec un mal de gorge carabiné, sans aucun signe préalable... Je me demande si quelqu'un ne m'a pas passé ses microbes dans le métro, tout bêtement, car je ne vois vraiment pas d'autre cause possible.

J'ai sorti l'artillerie lourde: homéopathie toutes les heures, fumigations, collu hextril... Heureusement, le vendredi je n'ai cours que de 8 à 10h puis de 15h30 à 17h30, donc ça me laisse pas mal de temps pour me soigner correctement, et je n'ai pas trop à rester dans les courants d'air.

Et pour l'instant, je crois que ça va mieux. Je continue à me soigner et je fais attention, en espérant avoir tué ce vilain rhume dans l'oeuf (pour le salut de ma thyroïde, et parce qu'en plus j'enchaîne DST sur DST la semaine prochaine).

Ah, et j'ai trouvé une petite pharmacie spécialisée dans l'homéopathie, pas très loin de chez moi (il y en a une grande beaucoup plus près, mais où ils ont rarement tous les granules qu'il me faudrait en stock). Donc je vais pouvoir m'approvisionner!

*°*

J'ai investi dans un carnet de croquis Moleskine (un peu cher mais Gibert n'a pas beaucoup de choix en matière de carnets à dessin de format pratique) pour pouvoir le trimbaler facilement partout et saisir des moments au vol, quand je reviens de cours par exemple, ou quand j'explore Paris le week-end, et que je n'ai pas envie de m'encombrer de mon grand carnet à dessin.

J'ai déjà croqué quelques petits trucs que je vous montrerai une fois finalisés, mais voici déjà la page inspirée de mon rhume:

Malade.jpg

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lundi 15 novembre 2010

Moi et l'éducation supérieure: résignation et espoir

Pour ceux qui ne suivraient pas mes pérégrinations depuis si longtemps, je rappelle que j'étais très malheureuse au lycée, en 2nde, et avant ça au collège, à cause d'une soif d'apprendre ne se contentant pas de la pitance dispensée par le système scolaire. C'est la raison principale de mon inscription au Cned, organisme de cours par correspondance via lequel j'ai suivi mes cours en 1ère et Terminale, et me suis préparée au bac que j'ai obtenu avec mention très bien en 2009 (en 2009-2010, j'ai pris une année sabbatique dont j'ai passé deux mois aux Etats-Unis).

Et me voilà maintenant dans l'enseignement supérieur. Une grande école, rien que ça - oui, l'Isit est une grande école, la seule de langues. J'ai souvent dit à mes proches, et ai peut-être écrit ici, que bien que l'idée de ne pas être au niveau me fasse un peu peur, tout trouver trop facile me semblait bien pire, m'effrayait bien plus. A raison, malheureusement.

Je ne dis pas que je n'apprends rien, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas une totale perte de temps. Mais je n'ai pas grand mal à garder le niveau, pour pratiquer l'euphémisme.
En français et en anglais, facile - le pire étant l'heure obligatoire de "renforcement français", où nous revoyons par exemple l'accord du participe passé ou l'emploi du subjonctif (présent!)...
En espagnol, je sens bien que j'ai du chemin à parcourir, à l'écrit et surtout à l'oral, mais plutôt moins que d'autres. Et, alors que je devrais consacrer l'essentiel de mon temps de travail personnel à faire des fiches de vocabulaire et des exercices de grammaire dans cette langue, j'en fais au maximum une heure dans la semaine, surchargée que je suis de travail dans les autres matières - un travail qui, comme au lycée, n'est pas bien compliqué mais demande un certain temps, d'autant qu'un certain nombre professeurs ramassent régulièrement nos exercices pour les noter...
Enfin, les matières "générales" (géopolitique européenne, géopolitique US, géopolitique UK, droit civil, histoire politique), les plus intéressantes à mes yeux, sont très enrichissantes, mais ne me demandent aucun effort particulier - j'apprends des choses, connaissances brutes et interprétations nouvelles auxquelles je n'aurais pas pensé par moi-même, mais à aucun moment je n'ai de mal à les comprendre ou les assimiler. Il me faudra simplement réviser pour les partiels des choses comme les dates, les noms, etc.

Je m'étais toujours imaginé qu'à un moment ou un autre de mon éducation, je ne ferais plus partie des meilleurs. Je me rappelle encore de mon grand-père qui après avoir été le premier au lycée, s'était retrouvé bon dernier à Centrale. Et c'est une idée que je trouve normale: plus on avance, plus la sélection est dure, plus on rencontre de gens brillants, non? Eh bien pas plus que ça, en réalité.

Je ne dis pas que mes camarades de classe sont des idiots, certains sont même très doués. Mais dans l'ensemble, cela ressemble un peu trop au lycée pour moi. Il y a des gens nuls en anglais et/ou en espagnol, et, pire encore, en français, et/ou glandeurs finis qui font tout à la dernière minute (quand ils le font), et/ou à la compréhension relativement limitée selon mes critères - ne me traitez pas d'élitiste, c'est loin d'être mon intention: je connais des gens titulaires d'un BEP ou d'un bac pro, qui font preuve de plus d'esprit critique que certains isitistes. Bref, j'ai souvent du mal à comprendre comment certains ont passé le concours. Notamment, pas mal de personnes qui ne lisent de toute évidence pas assez (comme en témoignent leur sens de la grammaire et de l'orthographe inexistant, leur manque de vocabulaire et de culture générale...) Si les cent élèves de ma promo sont ce que la France a de meilleur en langues (mis à part ceux qui sont dans des Grandes Ecoles plus prestigieuses), je trouve ça légèrement inquiétant sur le niveau du reste...

De quoi je me plains? Je reste la meilleure, c'est super! Des yeux ronds s'ouvrent lorsque j'avance que ce n'est pas forcément une chance... Car ce que les gens "dans la moyenne" ignorent, c'est que faire partie des meilleurs, ça veut dire s'ennuyer, souvent, ça veut dire perdre son temps et être condamné à revoir et re-revoir des choses que l'on maîtrise déjà parfaitement. Ca veut dire, pas de défi.

Etre la meilleure ne m'intéresse pas. Si je dois laisser la place de major de promo à un autre, plus doué ou plus travailleur que moi, pour profiter un peu plus de la vie, écrire, lire ou apprendre d'autres choses, ainsi soit-il! Me comparer aux autres ne m'intéresse pas - c'est un point de référence tout au plus. Surpasser les autres n'est pas bien glorieux, et c'est trop facile alors de se reposer sur ses lauriers une fois l'objectif atteint. Ce qui m'intéresse, c'est de me surpasser, de m'améliorer en permanence.

Je suis arrivée dans l'éducation supérieure en priant pour un défi. On m'a accordé des défis d'organisation (horaires, masse de travail...), de patience (horaires encore, rabâchage de connaissances déjà acquises, travaux en groupe avec des gens pas toujours motivés ni organisés) - mais tout défi en matière de connaissances ou de compréhension reste absent.

J'espère que cela viendra, bien sûr. En deuxième, troisième, quatrième, cinquième année... Mais sans trop compter dessus - j'ai déjà été trop déçue... Mais bon, je survis. En fait, je m'en sors étonnamment bien. Je fais preuve de trésors de résignation et de patience dont j'ignorais même posséder le quart. Je ne suis pas déprimée - pas tout le temps, en tout cas, et pas trop longtemps - un peu de Nutella, un petit coup de fil chez moi et on fait aller. Je crois que j'ai appris à mieux supporter les emmerdements de la vie scolaire, alors que je craignais plutôt d'être devenue plus extrémiste encore durant mon temps au Cned.

C'est triste, d'une certaine façon - se résigner, c'est mourir un peu. Mais c'est survivre, aussi.
En fait, je crois que le plus important pour moi est de définir clairement une frontière entre la révolte intellectuelle (idéaliste) et la résignation psychologique (pragmatique). Ne pas perdre mes principes tout en m'adaptant à la réalité, sans me rendre malheureuse pour autant.

Alors je profite autant que possible de chaque moment de vraie vie - mes retours chez moi en province, mais aussi mes footings, mes marches, mes visites de musées... En attendant des jours meilleurs qui, je le sais, viendront - une fois sortie pour de bon des études académiques, je me fabriquerai la vie que je voudrai et pourrai alors réserver la pratique de la résignation à la météo et aux moyens de transports, domaines dans lesquels elle peut toujours servir...
Oui, en attendant, je crois avoir trouvé un équilibre relativement sain entre résignation et espoir. On en reparle d'ici quelques mois...

lundi 15 novembre 2010 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Commentaires (4) |  Facebook | |

lundi 25 octobre 2010

Le trou noir

Cela faisait fort longtemps que je n’avais pas repensé au mal-être diffus que je ressentais en quasi permanence il y a quelques années. Simplement parce que j’ai évolué – une évolution en mosaïque, pour reprendre le vocabulaire de la génétique : évolution puis régression et vice versa. On ne change pas du jour au lendemain, mais doucement, pas à pas, sans presque s’en apercevoir. A posteriori, on réalise le chemin parcouru, mais sans se replonger dans les sentiments que l’on éprouvait auparavant.

Quelque chose dans ma vie m’y a fait repenser, cela dit – ou disons quelqu'un. Et cela m’a permis de m’apercevoir que je n’avais pas tant écrit là-dessus. Au jour le jour, un peu, mais en minimisant – pour ne pas effrayer ou repousser mes lecteurs, pour ne pas me terroriser moi-même. Et sans le recul nécessaire pour généraliser… Si je ressens maintenant le besoin de témoigner, c’est que j’ai aussi réalisé que non seulement je ne suis pas la seule terrienne à être passée par là, mais qu’en plus tout le monde n’en sort pas aussi facilement que je l’ai fait.

J’ai une nature peut-être un peu fragile par certains aspects. Rêveuse, idéaliste et exigeante. Trop rêveuse, trop idéaliste, trop exigeante. Ce sont aussi, pour moi, mes plus belles qualités, la source de ma force. Vous savez ce qu’on dit, la médaille et son revers…

Pendant longtemps, je n’ai pas su gérer ces trop. Avec le recul, je pense que c’est simplement parce que je ne savais pas les comprendre. Je crois sincèrement que poser des mots sur ce qu’on ressent est une étape primordiale pour avancer – ça ne fait peut-être pas changer les attitudes et les ressentis du jour au lendemain, mais au moins l’on se sent moins perdu et l’on sait quelle direction prendre.

Comment cela se traduisait-il dans ma vie de tous les jours ? Par une angoisse permanente – notamment le stress scolaire et ma peur du fameux regard des autres. Par cette impression d’avoir tout pour être heureuse sans pour autant y parvenir. Et sans savoir ce qui n’allait pas chez moi.

Encore maintenant, j’écris ça de façon scientifique et rationnelle, j’ai l’air d’une analyste objective. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas la gorge nouée en y repensant… J’ai eu des moments de déprime noire, de colère noire, de désespoir et de révolte forcenés. Le moindre petit truc qui allait de travers – une remarque d’un prof, mon frère qui me piquait la télé – pouvait déclencher des réactions démesurées. Et souvent je me sentais vide, tout simplement.

Et maintenant, ma vie est-elle parfaite ? Non. J’ai des rechutes, régulièrement. Des coups de blues, des sursauts d’angoisse existentielle. Mais ça va mieux. J’ai trouvé des passions qui me sauvent, j’ai appris à me confier aux personnes que j’aime. Et à relativiser.

Je crois que ce qui m’a permis de ne jamais toucher le fond, et finalement de garder la tête hors de l’eau, c’est l’espoir qui ne m’a jamais quittée. Le bon côté de mon imagination, de mon idéalisme, de mon exigence : j’ai toujours su, ou du moins pressenti, que quelque chose de meilleur existait quelque part et qu’il ne tenait qu’à moi d’y accéder. Ce qui facilite pas mal les choses…

Et si je n’avais qu’une seule phrase pour rassurer ceux qui traversent quelque chose de similaire, ce serait : quelles que soient les difficultés, l’amélioration est toujours possible, plus proche que vous ne le croyez, et il ne tient qu’à vous d’être le changement que vous voulez voir dans votre vie*.

* Inspiré de la citation de Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »

Update: voici un lien vers une vidéo YouTube (en anglais) qui dit le même genre de choses d'une façon différente.
http://www.youtube.com/user/tonjesml#p/u/31/7Hih-AI48Zs

lundi 25 octobre 2010 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Commentaires (3) |  Facebook | |