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mercredi 28 mai 2008

Description de passage 6: Arrivée à Paris

Comme promis voici une description d'ambiance inspirée de mon passage à Paris mardi 20 et mercredi 21...

Tours immenses, titanesques. Cheminées d'usines crachant des volutes de fumée blanche. Inévitables tags maculant à peu près tous les supports imaginables. Chaleur, attente.

Nous entrons dans Paris-même, c'est à dire quittons le périph et ses bouchons, vers 17h.

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Nous passons par une sorte de petit Chinatown, où toutes les boutiques ont, au moins en plus de leur enseigne française, une inscription en lettres chinoises, et où les restaurants chinois, thaï, etc, foisonnent.

Dans les rues, on voit surtout des asiatiques, quelques noirs. Très peu de blancs ou de beurs.

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Puis on passe dans une zone qui représente plus l'idée de Paris que se font les gens, même si ce n'est pas encore Montmartre ou les Champs Elysée: des bistros à la française, des immeubles un peu plus chics, moins HLM... Quelques sièges d'entreprises.

Toujours le même flot dans les rues, des gens pressés qui se croisent, le plus souvent sans s'accorder un regard. L'ambiance était plus chaleureuse dans "Chinatown".

Diversité évidente à l'oeil nu, vêtements chics ou sportifs, MP3 sur les oreilles, beaucoup de vélos, couleurs de peau en arc en ciel. Un étudiant avec un énorme carton à dessin vert, une fille avec un étui à guitare en bandoulière, des cadres sur leur 31 avec une mallette et pendus à leur téléphone portable...

Je découvre les rangées de Vélibs, que je n'avais encore vus qu'à la télé. Et je redécouvre les tramways, dont les voies croisent les routes "normales"... Une jeune femme traverse en trombe devant notre voiture pour en rattraper un...

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Puis, parmi les nombreux noirs en costume chic ou en survèt, plus nombreux que dans ma petite ville de province en tout cas, j'aperçois un homme en costume traditionnel de je ne sais trop où, une sorte de vêtement qui fait à la fois tunique à manches longues et pantalon large resserré en "boules" sur les pieds, bleu turquoise avec des broderies dorées. Ca lui donne une sacrée prestance et il se balade comme ça naturellement. J'en croiserai quelques autres dans ce genre lors de mon court séjour. Je trouve ça chouette.

Question conduite par contre, je n'aimerais pas apprendre à conduire dans ces rues, j'ai assez de mal avec le code sans en rajouter... Conduite sportive, surtout chez les deux-roues... Coups de klaxon à répétition (personne a dû leur dire que c'est pour prévenir d'un danger, pas pour signaler "j'aime pas la façon dont t'as fait cette manoeuvre"...), ah oui, et aussi les taxis qui s'arrêtent tout d'un coup...

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Le lendemain, scène d'anthologie de début d'embouteillage sur une voie d'entrecroisement, je crois que ça s'appelle comme ça, deux routes qui se rejoignent, continuent un peu en parallèle avant de se séparer à nouveau. Bref, c'est le plus grand souk que j'aie jamais vu, personne ne suit la priorité, dès que quelqu'un laisse passer une voiture tous ceux qui la suivent essaient de se faufiler aussi, y a même un camion qui fait pareil, et qui se retrouve en plein milieu des deux voies, bloqué, bloquant tout le monde par la même occasion...

Texte de MOI - Image 1 de Fotolia, autres images trouvées par Yahoo

A suivre: descriptions de passage sur Montmartre, le Sacré Coeur, la Place du Tertre, ce genre de choses...

Et n'oubliez pas de me laisser un commentaire!

vendredi 23 mai 2008

Descriptions de passage 5: le fou de la gare & le parieur de l'hippodrome

Comme promis voici les descriptions de passage inspirées de la journée du 8 mai, un peu tard c'est tout ;p...

...oO°Oo...

Les tribunes d'un hippodrome. Début d'une course de trot attelé. Ambiance de fête bon enfant, voix métallique du commentateur.

"Vous devriez jouer sur la 2" me dit une voix, à ma droite. Je me retourne pour voir un petit homme que je n'avais pas remarqué jusque là, assis non loin de moi.

Petit, les cheveux gris blanc, une veste élimée, aussi verte que l'herbe de la piste, et un pantalon vaguement gris. Un visage classique, passe-partout, ridé - il doit avoir 60 ans.

Il disserte encore un moment sur la supériorité du 2, en jargon que je ne comprends pas, même quand je lui explique que je ne peux pas parier, étant donné que je suis mineure. Il continue jusqu'à ce que sa chère 2 soit disqualifiée pour avoir galopé.

Puis il se tait jusqu'à l'arrivée des autres chevaux, et il descend des tribunes pour parier sur la prochaine course.

¨¨°OoO¨¨

Une gare. L'arrivée d'un TER. Flot de passagers qui descendent et montent, puis le train repart et le quai se vide peu à peu. Bientôt, il ne reste plus que moi, deux amies, et un type en noir qui marche de long en large tout au bord de la voie.

Courbé. Le dos penché, la tête plus encore, presque à l'horizontale. Jean délavé noir, T-shirt noir, casquette noire, boots noires. Sac à dos d'écolier, kaki et marron, aux motifs "camouflage".

La peau bronzée, le visage buriné. Des cheveux noirs parsemés de gris dépassent de sa casquette. Son regard est fuyant, ses yeux foncés, son nez aquilin.

Il passe devant nous et commence à parler du TGV qui n'arrivera pas de sitôt dans notre ville, des voies qui ne sont pas conformes et ne sont pas prêtes de l'être... D'abord on croit qu'il s'adresse à nous, puis il devient clair qu'il est seul dans son délire, dans sa bulle.

On oscille entre une vague peur et une bête pitié. Il continue à faire les cent pas en marmonnant dans sa barbe, puis entre dans la zone d'accueil de la gare, où il se plonge dans un examen détaillé du tableau des arrivées.

...oO°Oo...

Textes de MOI

vendredi 23 mai 2008 Publié dans Descriptions de passage | Tags : description, décrire, portrait, fou, gare, train, tgv | Commentaires (0) |  Facebook | |

vendredi 16 mai 2008

Description de passage 4: nuit d'orage

Voici la description flash d'une nuit d'orage pendant le pont que j'ai passé chez mon oncle.

Oo.oO

1116764661.jpgObscurité quasi complète, perturbée seulement par la petite lumière rouge de la télévision et par le faible éclairage de la nuit presque sans lune, à travers la fenêtre qui me fait face.

Sensation un peu collante du cuir du canapé, assortie de celle, chaude et un peu rêche, de la couverture.

Silence assourdissant, apaisant, parfois entrecoupé des bêlements des moutons ou de bruits dans la pièce d'à côté, où dort le chien. Tintement de pluie sur le toit et la vitre de la fenêtre.

Grondements de tonnerre au loin, suivi par un éclair, hors de vue mais qui illumine la fenêtre. Sur le ciel qui, d'un bleu nuit noire, passe au bleu-violet presque clair, se découpent en noir sans fond le toit d'une bâtisse, la silhouette décharnée d'un arbre, et un fil électrique dans les airs, tendu en diagonale.

Tout s'éteint, tonne, puis se rallume à nouveau, et cela une cinquantaine de fois en quelques minutes à peine. Puis les éclairs s'espacent, avant de s'arrêter pour laisser la place à la nuit sombre et calme.

Oo.oO

texte de MOI - image trouvée avec Yahoo

vendredi 16 mai 2008 Publié dans Descriptions de passage | Tags : description, décrire, obscurité, tonnerre, éclair, orage, nuit | Commentaires (1) |  Facebook | |

dimanche 11 mai 2008

Descriptions de passage 3: la romantique & la caissière

Voici deux nouveaux portraits, datant du 7 mai. Ils font chacun 150 mots.

#_-_-#°#-_-_#

Une jeune fille dans une pharmacie. Silhouette mince et ondulée: les genoux en arrière, le bassin et le ventre en avant, les épaules et la poitrine en arrière.

Vêtue d'un jean délavé et d'un haut noir et blanc à petites fleurs psychédéliques, décolleté en V, un ruban de dentelle ajusté sous la poitrine.

Les cheveux mi-longs, raides, fins, châtain blond, retenus par un serre-tête. Le regard clair, presque transparent, sans doute bleu ou vert. Dans le vague.

Nerveuse, elle pianote doucement des doigts sur le bloc de papier blanc qu'elle porte au bras comme un bébé, et sur le mignon portefeuille en toile marron qu'elle tient le long de sa cuisse.

Un sac à main à l'épaule, beige avec des fleurs blanches et multicolores, et des brides marron. Des chaussures Kappa noires avec des touches de rose.

La vendeuse la sert, elle sort en fredonnant une petite mélodie.

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Derrière la caisse à tapis roulant, elle glisse les articles sous la machine à biips, sans répit. Soupire et lève furtivement les yeux au ciel, derrière ses lunettes Dior à monture noire épaisse et carrée, quand un client récalcitrant l'exaspère.

Visage vaguement familier qu'on a déjà dû croiser, ici ou dans les rayons, mais auquel on n'a jamais vraiment prêté attention - trop préoccupé par ses achats, ses soucis.

Cheveux courts, auburn-rouge, une raie sage sur le cîté, le nez fin et droit, les lèvres discrètement ornées de gloss.

Uniforme du magasin, sorte de blouse rouge et blanche. Mains soignées qui se posent sur les produits à un rythme d'enfer, bagues aux doigts. Marques de bronzage sur ses bras fins, musclés.

"... €, s'il vous plaît. Merci, au revoir."

Et chacun reprend le fil de sa vie, on emmène les sacs et elle recommence son travail à la chaîne.

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Voilà! Comme d'habitude, j'attends des commentaires!!!

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textes de MOI

mercredi 07 mai 2008

Descriptions de passage 2: le jogger & le papy à vélo (2-05)

Re-voici deux petits portraits! Des hommes cette fois-ci. Le premier compte 200 mots, le second, 100 seulement.

Plus affectueux peut-être que les précédents... A vous de voir.

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Je marche. Il court. Je perçois le bruit de ses baskets sur les gravillons derrière moi, puis sa respiration rythmée, contrôlée. Il passe; croise mon regard quand il me remercie d'une voix un rien éraillée par l'effort, mais chaude, pour avoir écarté ma chienne de son passage; continue sa route d'une allure rapide.

Il porte un T-shirt large bleu-gris, qui accompagne tous ses mouvements. Les cheveux poivre et sel, plus de poivre que de sel pour l'instant, sauf sur les tempes. Des lunettes aux montures fines, de forme rectangulaire, sur son nez. Le visage et les bras assez bronzés, des rides d'expression assez marquées - il doit friser la cinquantaine, mais il a la forme.

Il porte des chaussettes et des baskets bleues et blanches, et il sautille autant qu'il court, impression renforcée par le short court bleu nuit qui allonge ses jambes, assez pâles.

Il est très grand, assez mince, et l'ensemble donne une allure un peu dégingandée quand il court, les bras, pliés, oscillant le long de son torse, les épaules se balançant et les jambes grignotant le terrain par ses sauts de géant.

Les ombres des arbres redessinent sa silhouette, puis il disparaît au tournant.

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Crissement de roues sur le sol ; petite sonnette aiguë, joyeuse, avertissant de son passage.

Il déboule, si rapide qu'il m'envoie comme un vent sur le visage. Il pédale gaiement sur sa bicyclette, des airs de papy dynamique accrochés au porte-bagages.

Son jean et ses baskets confirment l'impression? Un T-shirt bleu. Des cheveux très blanc très ras.

Etincelle dans les yeux, sifflement guilleret aux lèvres. Je le regarde s'éloigner, pédalant comme une grenouille, les genoux écartés - sans doute son vélo est-il trop grand pour lui - appuyé de tout son poids sur ses bras, raides, cramponnés au guidon. Et il file.

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Donnez votre avis s'il vous plaît! Un petit commentaire!

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textes de MOI

samedi 03 mai 2008

Descriptions de passage: la rousse aux talons & la blonde au portable (30-04 & 1er-05)

Mon point faible essentiel en écriture, c'est la description. Surtout de personnes. Alors j'ai décidé de m'entraîner un peu en décrivant des personnes que je croise et qui me frappent.

Voici donc deux portraits de 200 mots (une obligation supplémentaire pour que ce soit plus drôle), dites moi ce que vous en pensez.

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Une petite femme qui arrive je ne sais d'où, se poste sur le trottoir, au bord de la rue, et attend qu'une voiture la laisse passer.

Le premier mot qui me vient à l'esprit pour la décrire est "potelée". Le second est "décalée". Elle a peut-être soixante ans - difficile à dire, sous son maquillage outrancier. Ses lèvres fines et pincées sont couvertes d'un rouge sang séché.

De drôles de cheveux, assez courts, très frisés, de très petites boucles d'un roux blond, presque crépus en fait.

Habillée comme l'as de pique, d'après mes critères vestimentaires du moins. Une sorte de long gilet noir en coton tricoté serré, avec des petits motifs en bordure, de couleurs indéterminées, ouvert, sur une veste noire qui lui sert de tunique ou de robe et laisse voir ses jambes à partir du genou.

Touche finale, des talons aiguille de quasiment quinze centimètres de haut, en cuir brillant noir, ouverts sur le pied. Leur incongruité est renforcée par sa petite taille.

Elle traverse la rue en courant presque. Ses échasses lui donnent une façon de marcher un peu hésitante, entre le déhanchement et le dandinement en fait. Puis elle s'éloigne vers la boulangerie.

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Elle est assise sur un banc, les jambes croisées. De loin, sur le chemin, le soleil jouant sur sa silhouette, on la croirait toute enveloppée dans un tissu immaculé.

Je m'approche un peu. Ses cheveux sont en fait d'un blond très clair, nordique mais probablement pas naturel, sur son visage bronzé. Une coupe carrée qui lui arrive aux épaules, avec une jolie frange qui recouvre entièrement son front.

Elle porte une veste longue en grosse laine gris clair, sur un pull à col roulé et un pantacourt large en lin blanc cassé. Moins jeune qu'à première vue, pas bien vieille pourtant - quarante-cinq, cinquante ans sans doute.

D'une main, elle tient son portable contre son oreille - détail incongru sur cette promenade tranquille - et de l'autre, elle tient quelque chose, un paquet de cigarettes, je crois, et ponctue ses phrases de gestes larges et nerveux.

Je passe près d'elle et j'attrape une miette de sa conversation. Une voix posée, calme, un ton grave un rien mielleux. Elle approuve son interlocutrice sur tout et dit surtout des banalités. Si son apparence est avenante, sa façon de parler me déplaît définitivement. Un peu hautaine, je-sais-tout-et-je-joue-à-la-psy.

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Le but est de dégager une émotion, pas de vous donner un portrait robot, n'hésitez pas à critiquer, ça ne peut que m'aider.

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textes de MOI