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dimanche 29 novembre 2009

J'ai vu... Johnny en concert

J'ai assisté en famille à l'un des concerts de la "tournée d'adieu" de Johnny Halliday, le Tour 66.

Qu'on soit fan ou pas, c'est vraiment du grand spectacle, avec flammes et écrans géants... Le décor était grandiose, avec les quatre espèces de harpies géantes en armure et les quatre écrans amovibles au dessus de la scène, qui complétaient le grand écran de fond...

Bien que la sono ait été un peu forte à mon goût, comme souvent dans ce genre de concerts, j'ai beaucoup apprécié la performance des musiciens, tous de très bon niveau. Mention spéciale pour l'harmoniciste, Greg Zlap, dont j'avais déjà entendu parler et qui est effectivement très doué - c'est simple, je ne savais même pas qu'on pouvait faire ça avec un harmonica... Le groupe de cuivres est aussi excellent, les guitaristes touchent leur bille... Et les choristes sont aussi super!

Nous étions vraiment très bien placés, quasiment au plus proche possible sans être dans le "parterre", et nous avons vraiment bien profité de la partie du concert jouée dans le petit carré au milieu de ce dernier.

Ma chanson préférée de tout le concert fut "Quelque chose en nous de Tennessee", parce que c'est une chanson extra extrêmement bien chantée, et aussi parce qu'elle fut jouée avec seulement l'harmonica et les guitares, ce qui est bien suffisant et a permis de vraiment en profiter (les paroles de certaines autres chansons étaient inaudibles, il fallait se contenter de la musique, qui valait déjà le détour).

Un petit détail qui m'a marquée: au lieu des traditionnels briquets, c'étaient les appareils photos qui éclairaient la salle. C'était assez étonnant, pas loin d'un quart des spectateurs du parterre tenait leur appareil allumé à bout de bras pendant tout le concert, prêts à prendre "la" photo ou "la" vidéo... Ce que je trouve, personnellement, un peu dommage, vu qu'on finit par avoir des photos de moments qu'on n'a pas réellement vécus... Mais bon, hein, chacun son truc!

Donc voilà, moi, mon frère et mes parents auront vu Johnny chanter une fois dans notre vie...

dimanche 29 novembre 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Commentaires (1) |  Facebook | |

jeudi 08 octobre 2009

J'ai lu... Philosophie en séries (Thibaut de Saint Maurice)

Ce livre, écrit par un prof de philo en lycée, est une petite merveille, pour les amateurs de philosophie comme pour ceux de séries télé. Le principe est simple: un chapitre est consacré à chacune des 13 séries choisies, où l'on répond à une problématique mettant en jeu une ou deux notions de philosophie (par exemple, la morale et le devoir, pour 24h chrono: la fin justifie-t-elle les moyens?), sous forme d'un "cours" ou d'une dissert de philo, avec des citations plus ou moins longues de philosophes célèbres, qui peuvent de plus introduire à leur doctrine pour les lire de façon plus exhaustive.

La philo est donc expliquée de façon très concrète, avec des exemples tirés des séries qui l'éclairent ; et les séries gagnent aussi à être regardées d'un oeil philosophique, comme l'explique le "season premiere" (peut-on philosopher devant un écran de télévision?)

Voici la liste des séries et notions:
24h chrono (la morale, le devoir)
Prison break (la liberté)
Desperate housewives (le bonheur)
Grey's anatomy (le travail)
Rome (l'histoire)
Les experts (la démonstration, théorie et expérience)
Nip/tuck (La matière et l'esprit)
Dr House (la raison et le réel, la vérité)
Lost (la société)
Dexter (la justice)
Alias (le sujet, la conscience)
Les sopranos (l'inconscient)
Six feet under (l'existence et le temps)

Enfin, sur la notion manquante (l'art), une partie (le "season finale") est consacrée à la problématique "Les séries télévisées peuvent-elles être des oeuvres d'art?", très intéressante et bien traitée elle aussi.

Certains passages des citations pourront sembler très complexes à ceux qui n'auraient jamais fait de philosophie (vocabulaire spécifique, notamment, ajouté parfois à des formulations anciennes, pour les auteurs non contemporains), mais tous sont ensuite expliqués de façon la plus simple possible, ce qui rend le tout accessible à n'importe qui (à condition d'avoir un minimum d'esprit critique). Ces parties d'explications sont de plus un excellent exemple de l'exercice d' "explication de texte philosophique" demandé aux Terminales.

Bref, excellent ouvrage à la fois de vulgarisation et d'approfondissement de la philosophie!

mercredi 30 septembre 2009

J'ai lu... Une ombre plus pâle (Andrea H. Japp)

J'ai reçu ce livre comme "sélection" d'un catalogue, comme cadeau pour une de mes nombreuses - et volumineuses - commandes. Je ne savais rien de l'auteur, ni de l'histoire, et je me suis juste laissée happer...

C'est assez difficile à expliquer, ça ne m'était pas arrivée depuis bien longtemps d'être à ce point fascinée par un livre sans vraiment savoir pourquoi. Il y a un peu de suspense, mais rien d'insoutenable ; les personnages sont très réalistes, mais pas plus attachants que la moyenne ; le style est agréable, mais sans aucune fioriture décelable à l'oeil nu. Et pourtant, dès les premières pages, pas moyen de décrocher. Une alchimie imperceptible est mise en oeuvre, sans doute...

Ce roman s'inscrit dans une série de livres, c'est la suite de "Dans la tête, le venin" et l'histoire se poursuivra dans "La Mort, simplement". Cela dit, lire "Une ombre plus pâle" en premier ne m'a posé aucun problème de compréhension, c'est un roman à part entière avec un début et une fin, même si je compte lire les autres de la saga...

Un résumé de l'histoire tout de même: Diane Silver est profileuse au FBI. Elle traque les tueurs en série avec une motivation sans faille, puisque sa fille, Leonor, en a elle-même été victime il y a bien des années. Elle a ici à résoudre une affaire où l'on a retrouvé deux femmes et un homme, morts dans une cave aménagée en lieu de détention. Mais parallèlement, elle fait des compromis avec la loi et la morale pour retrouver une femme qui aurait attiré les victimes du tueur de sa fille (lui-même mort).
Pendant ce temps, l'on suit la vie en France d'une femme, Sara, et de son jeune fils Victor, brisés par la mort de leur fille et soeur, et surtout par ce que chacun sait sans rien en dire à l'autre: la jeune fille était sataniste et les aurait tués tous les deux si un homme mystérieux ne l'avait pas éliminée le premier.

La grande force de ce roman, à part le style très sobre et pourtant scotchant, est selon moi la pertinence et le réalisme des personnages. Leur psychologie est très bien organisée, il s'agit de véritables êtres, et leurs actions sont cohérentes. Cela donne notamment des dialogues un peu hors du temps, pas du tout consensuels, qui ressemblent à la "vraie vie" (enfin, à part le sujet, des tueries sauvages...).

Un extrait choisi:

"Rick Ford devait être garé dans la rue. La rabatteuse a juste eu à maintenir Leonor et les autres durant quelques instants, à les pousser vers la rue, à les empêcher de crier. Il a fait le reste. Sans doute le jeune âge des victimes correspondait-il au fantasme de Ford. Toutefois, avouez qu'en termes de résistance, un enfant... c'est le rêve."

Il ne s'étonnait plus de ses formulations, souvent choquantes. L'extrême intelligence de Diane ne tolérait aucune atténuation. Quant à "politiquement correct", elle ne savait pas l'épeler. Ne lui avait-elle pas un jour balancé: "J'emmerde les humanistes de supérette! Leur fille n'a pas été découpée au scalpel et brûlée au chalumeau durant quatre heures. C'est facile de philosopher sur le bien et le mal lorsque tout va bien, que vos enfants gambadent autour de vous et que la pire chose qui leur soit arrivée, c'est de se casser la figure d'une planche à roulettes ou de se faire griffer par le chat de la maison!"

mercredi 30 septembre 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Tags : une ombre plus pâle, andrea japp, japp | Commentaires (0) |  Facebook | |

lundi 21 septembre 2009

J'ai lu... Hell (Lolita Pille)

J'ai tendance à me méfier des super-modes et des livres portés aux nues, encore plus quand comme pour Hell, tout le monde s'accorde à dire qu'ils sont délicieusement révoltés et anticonformistes. J'ai donc attendu pas mal de temps avant de me décider à lire ce court roman ; en fait, je me suis décidée en le voyant dans la liste de lecture d'une bloggueuse dont j'apprécie le plus souvent les choix.

Et j'avoue volontiers que je n'ai pas été déçue. Bon, ce n'est pas selon moi le roman du siècle, mais il y a là un petit bijou, ne serait-ce qu'au niveau du style. Disons que c'est un must have read pour votre culture personnelle...

Hell.jpg

L'histoire est celle d'Hell, qui fait partie de la jeunesse dorée de Paris. Hell sort, Hell boit, Hell se drogue et Hell a des ex qu'elle désigne par des lettres (A., B. ...). Hell est révoltée, lucide sur la vanité de sa vie et de la vie en général. Mais ça ne l'empêche pas de continuer à claquer l'argent de ses parents en se détruisant de toutes les façons possibles... Jusqu'à ce qu'elle rencontre Andrea, son exact reflet masculin.

L'histoire en elle-même n'est pas l'essentiel. Elle est dure, triste, et comme le dit Hell elle-même: "N'attendez pas de chute à cette histoire, il n'y en a pas". Quant à la description du monde de la nuit parisien, ce n'est pas non plus franchement ce qui m'attire dans ce livre. Non, le véritable intérêt ici, c'est la verve d'Hell, puis d'Andrea, qui prend aussi la parole. C'est l'ironie noire, décapante, le sarcasme cynique élevé au rang de mode de vie. Même si ça ne mène nulle part.

Extrait choisi:
"On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle..."

lundi 21 septembre 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Commentaires (2) |  Facebook | |

samedi 05 septembre 2009

J'ai lu... Enola Holmes t.4: Le secret de l'éventail (Nancy Springer)

Lien vers ma critique des tomes 1, 2 et 3 de Enola Holmes.

Enola, la petite soeur de Sherlock Holmes, continue de faire des siennes dans le monde des enquêtes. Installée dans son cabinet de "Spécialiste en recherches - toutes disparitions", elle résoud diverses affaires sous le nom du Dr Ragostin, qui n'a pas plus d'existence réelle que sa secrétaire, Ivy Meshle, dont elle tient le rôle auprès des clients.

Elle avait d'ailleurs retrouvé et secouru la jeune lady Cecily Alistair (tome 2: l'affaire lady Alistair), avec qui elle s'était liée d'amitié. Et voilà qu'elle croise Cecily en ville, désespérée et sous la garde de deux femmes sévères. Elle disparaît après avoir laissé à Enola un mystérieux éventail en papier rose.

La jeune détective, plus que jamais hantée par le souvenir de sa mère et cherchant désespérément une preuve de son affection, va donc tout faire pour déchiffrer le message qu'il recèle, et délivrer Cecily. Ce faisant, elle va à nouveau croiser le chemin de son célèbre frère aîné...

Enola Holmes 4.jpg

De tome en tome, cette saga devient de plus en plus addictive. Les persos gagnent en profondeur: Enola bien sûr, mais aussi, ici, Cecily, et surtout Sherlock, formidable d'humanité sous la plume de Nancy Springer. Les enquêtes, quant à elles, sont toujours aussi passionnantes et bien ficelées, et continuent à dépeindre une société d'époque criante de réalité.

Un petit extrait choisi:

"M'attarder auprès de Sherlock, je n'aurais pas demandé mieux, tant il me semblait qu'avec lui je devais pouvoir très vite atteindre un honnête niveau de confiance, ce qui était beaucoup plus que je n'aurais su dire de Mycroft. J'aurais tant voulu expliquer à Sherlock pourquoi je les fuyais, tous les deux: par refus de me faire corseter, au propre comme au figuré, par refus de me couler dans le moule des conventions féminines. J'aurais tant voulu lui dire mon admiration pour lui."

samedi 05 septembre 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Commentaires (0) |  Facebook | |

samedi 22 août 2009

J'ai vu... L'île de Nim

Nim, c'est le prénom de l'héroïne de cette histoire. Elle a 11 ans et vit avec son père, biologiste marin, sur une île déserte n'apparaissant sur aucune carte. Elle a pour amis une ribambelle d'animaux (une lionne de mer, un iguane, un pélican...), et pour école une multitude de livres.

Et parmi ses livres, il y a les aventures d'Alex Rover, héros qui ignore la peur. Alors quand son père disparaît en mer et que de riches touristes veulent envahir son île, Nim appelle à l'aide Alex Rover.

Ce qu'elle ignore, c'est que le véritable Alex Rover s'appelle Alexandra Rover, romancière agoraphobe, germophobe, tout-o-phobe en fait, qui n'est pas sortie de son appartement depuis des mois et n'arrive même pas à finir son roman en cours.

Mais contre toute attente, Alexandra va entreprendre un voyage de tous les dangers pour rejoindre cette petite fille qu'elle n'a jamais rencontrée...

L'île de Nim.jpg

Ce film est merveilleux, au sens premier du terme. Se mélangent la trame de l'histoire et l'imagination de Nim, les images filmées et celles en animation, qui semblent sorties de ces livres en relief, sauf qu'elles bougent... De plus, l'aventurier Alex Rover est un personnage à part entière de l'histoire, et c'est vraiment hilarant de voir les disputes entre lui et l'autre Alex, entre le personnage et la romancière.

Les couleurs sont à l'image de l'histoire: flamboyantes. Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas juste un film pour enfants ; il pourrait bien vous apporter plus que vous ne le croyez, en bonne humeur et en réflexion...

samedi 22 août 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Tags : île, nim, île de nim, jodie foster, film, dvd | Commentaires (1) |  Facebook | |

mardi 18 août 2009

J'ai lu...la trilogie de Malorie Blackman: Entre chiens et loups, La couleur de la haine, Le choix d'aimer

On peut le lire sur la quatrième de couverture: la population du monde décrit par Malorie Blackman est divisé entre deux catégories, les Primas et les Nihils. Les premiers sont noirs, les seconds sont blancs; les premiers se partagent le pouvoir et l'argent, tandis que les seconds ne peuvent que les servir. Rien que pour cette intéressante "inversion", la saga vaut la peine d'être lue: on est souvent dépaysé, on se demande de quelle couleur sont les uns et les autres.

L'histoire racontée au fil des trois romans est, en gros, celle de Sephy et Callum. Sephy, c'est Perséphone Hadley, fille d'un ministre Prima ; Callum McGrégor est quand à lui le fils d'une ancienne servante de ce dernier. Ils ont grandi ensemble et à l'adolescence, tombent amoureux l'un de l'autre. Mais voilà, elle est Prima et il est Nihil. Roméo & Juliette d'un autre monde, en quelque sorte...

Ne vous fiez pas au ton relativement léger du premier tome (surtout son début), qui vient du jeune âge des deux narrateurs. Par la suite, l'ambiance se fait bien plus pesante, j'irais jusqu'à dire tragique.

Entre chiens et loups.jpg La couleur de la haine.jpg Le choix d'aimer.jpg

Le premier tome est narré par Sephy et Callum, ce qui donne une bonne vision de la différence entre primas et nihils. Je rapprocherais cette société de l'époque juste avant Martin Luther King, aux Etats-Unis. Ou juste après. Et il y a la violence qui va avec, des deux côtés. Celle des terroristes nihils, celle des policiers primas...
Le second et le troisième tome présentent plus de personnages, qui comme dans le premier, racontent l'histoire de leur point de vue. Le second est basé sur les couleurs de l'arc en ciel et des sentiments qui s'y rapportent (une partie pour chaque couleur) ; le troisième surprend en effectuant un saut de 16 ans en avant, et remplit l'intervalle à l'aide de flash-backs.

Les points de vue multiples donnent une vision complète des évènements. L'écriture est très bien adaptée, ce qui fait qu'on entre vraiment dans la peau des personnages, sans pour autant trop de pathos. En effet, cette histoire est, certes, celle des personnages, mais elle raconte surtout quelque chose sur l'être humain, sur les discriminations et la "solution" de la violence, thèmes prédominants à travers les trois livres.

N'ayez pas trop peur pour la fin de la trilogie: après beaucoup de tension tragique, on arrive à une fin ouverte relativement heureuse. Une saga à lire...

mercredi 12 août 2009

J'ai entendu... Chopin, Intégrale des valses (Valentina Igoshina)

Ces temps-ci, j'écoute beaucoup de musique sans paroles, notamment du classique, et surtout du piano. J'ai redécouvert Chopin, et découvert une interprète formidable, Valentina Igoshina.

Je n'y connais pas grand-chose en grande musique, mais de toutes les interprétations de Chopin que j'ai pu entendre, ce sont les siennes qui m'émeuvent le plus, surtout les valses (regroupées dans l'album Intégrale des valses, qu'on peut écouter sur Deezer et télécharger sur VirginMega).

Valentina Igoshina.jpg

Aucune musique ne me fait autant vibrer qu'un morceau de Chopin au piano, c'est quelque chose de difficilement descriptible, donc je ne peux que vous conseiller d'essayer!

Vous pouvez aussi écouter du Chopin (ainsi que du Mussorgsky) sur son album Piano, excellent lui aussi.

vendredi 17 juillet 2009

J'ai entendu... Funhouse (P!nk)

J'ai découvert cet album de P!nk, Funhouse, sur Deezer, il y a quelques temps déjà. Et voilà mon avis.

Pour moi, c'est le meilleur album de P!nk à ce jour... Sur chacun de ses albums, on trouve toujours quelques supers chansons, mais celui-ci est le premier où j'adore absolument toutes les chansons (et il y en a 13).

L'ambiance est, comme d'habitude, entre pop acidulé et rock rythmé. Les paroles sont très inspirées, avec notamment des petits bijoux tels que I don't believe you, dans le registre ballade ou Please don't leave me, plus rythmé. La recette prend bien, ça s'écoute sans problème et ça touche, souvent. La voix de P!nk est bien mise en valeur sur la plupart des chansons, et les accompagnements sont nickel.

Funhouse.jpg

Extrait de "Please don't leave me":

"Can't you tell that this is all just a contest?
The one that wins will be the one that hits the hardest
But baby I
 don't mean it,
I mean it, I promise"

vendredi 17 juillet 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Tags : funhouse, pink, p!nk, musique, cd, album | Commentaires (0) |  Facebook | |

jeudi 09 juillet 2009

J'ai lu... Si je reste (Gayle Forman)

J'ai lu ce livre pendant mes révisions du bac et n'ai pas eu le temps d'en écrire une critique tout de suite, mais je tenais vraiment à en parler sur mon blog. C'est un de ces livres qui marquent, qui laissent une trace.

Le thème lui-même n'a déjà rien de léger: la quatrième de couverture nous apprend que Mia, 17 ans, sombre dans le coma après un accident de voiture et doit décider si elle vivra ou mourra.

Mais on ne peut pas s'attendre au contenu véritable. Je ne peux pas en dire beaucoup plus sans révéler l'intrigue, mais disons simplement qu'il est très dur. J'ai pleuré sur à peu près les trois-quarts de ce roman, que j'ai lu d'une seule traite...

si je reste.jpg

L'écriture est impeccable, efficace, c'est Mia la narratrice et cela donne une grande force au récit, qui est majoritairement constitué de flash-backs qui nous font découvrir sa vie d' "avant".

Je crois que je n'avais jamais compris ce qu'était la catharsis avant de lire ce roman. Purification des passions, bon. C'était surtout un terme fumeux de français et de philo, à mes yeux. Je pouvais avoir l'impression de la ressentir, parfois, mais c'était faux. Lire ce livre, ça, c'est de la catharsis. On en ressort littéralement vidé, de toutes ses larmes et de toutes ses angoisses.

Ce livre pose des tonnes de questions sur la vie. Encore une fois sans trop révéler l'intrigue, je dois avouer que moi-même, si j'étais dans la situation de Mia, je ne sais pas trop ce que je ferais... Ou peut-être, justement, le sais-je trop bien... Mais ce qu'il donne surtout, c'est l'envie de profiter d'aujourd'hui, de dire à nos proches que nous les aimons, de vivre comme si l'on devait mourir demain... ou s'ils devaient mourir demain...

Bref, selon moi, ce livre est un indispensable, mais évitez de le lire en période de blues...

Extrait choisi (page 22):
"Est-ce que je suis morte?
Je suis obligée de me poser la question.
Au début, je me dis que oui, c'est évident. Que l'observation de mon propre corps était un épisode temporaire juste avant la fameuse lumière éblouissante qui allait me conduire là où je devrais aller. [...]
Des gens descendent de leurs véhicules, les bras serrés autour d'eux pour lutter contre le froid. Ils regardent la scène, puis se détournent. Une femme vomit sur les fougères du bas-côté. Certains sont émus jusqu'aux larmes. Même s'ils ne savent rien de nous, ils prient à notre intention.
J'ai conscience de leurs prières et cela m'incite à penser que je pourrais bien être morte. Sans compter que mon corps est complètement insensible [...], et que je ne pleure pas, même si je sais que quelque chose d'impensable vient d'arriver à ma famille."

jeudi 09 juillet 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Commentaires (0) |  Facebook | |