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vendredi 06 juin 2008

Réflexions: l'exigence, la création, ce que je veux...

Je m'appelle Marianne, j'ai 16 ans, bientôt 17, et je ne sais pas ce que je suis venue faire sur Terre. En fait, moi je veux beaucoup trop, je veux tout. Je suis beaucoup trop exigente, je le sais mais ça n'y change rien. Paraît que c'est la faute à mes parents, qui sont un peu comme ça. Je ne dis pas que je préfèrerais être comme la plupart des gens et me contenter d'un peu, de pas trop mal, sans se poser de questions (ce qui pour moi illustre un manque total d'imagination) mais quand même parfois c'est fatigant d'être si chiante.

Et encore, je crois que je le suis beaucoup moins depuis que je suis au Cned. L'année dernière, je râlais tout le temps, je disais "j'en ai marre" quinze fois par jour, sans vraiment savoir de quoi j'en avais marre, ou plutôt en le devinant trop bien: de tout, de ma vie au lycée, etc... Maintenant, ça va. Ma vie actuelle est chouette.

Ce qui me stresse vraiment, c'est le futur. Les études, puis la "vraie" vie. Parce que je ne suis pas sûre de ce que je veux faire, et parce que je sais que je veux toujours trop. Pas "trop" dans le sens diplômes, niveau d'études, rémunération et ce genre de conneries. Non, "trop" pour la vie, le bonheur... Le pire c'est que j'ai conscience que c'est en étant toujours insatisfaite comme ça que je me gâche toute seule des moments qui auraient pu être des moments de bonheur...

Je m'appelle Marianne, j'ai 16 ans, bientôt 17, et je ne sais pas ce que je suis venue faire sur Terre. Parfois j'aimerais avoir une vocation, vous savez, du genre super clair qui saute aux yeux, qui me serait apparue comme une évidence depuis toute petite... Ca simplifierait les choses. Quand on a un but, on se démerde pour l'atteindre, ça je sais faire, bosser, me surpasser, progresser... Mais j'ai pas de but précis. Je veux voir et faire des tas de choses, sinon j'aurai l'impression de ne pas avoir vécu. Ouais, je sais, j'suis fatigante.

Ca se retrouve d'ailleurs dans ma vie de tous les jours: j'ai tout le temps des tas de projets, de l'énergie à revendre, mais je ne sais pas me canaliser. J'écris énormément, des tas de textes, et encore c'est que la moitié des idées qui me viennent. Résultat: la plupart de ces textes n'auront jamais de fin, beaucoup se réduisent à deux ou trois pages, un début condamné à le rester. Je dessine beaucoup, je me lance dans des trucs compliqués qui eux aussi resteront des esquisses.

Quand j'étais petite, j'écrivais un mini-journal que j'envoyais à la famille. Mais ça ne suffisait pas, j'ai aussi créé un supplément spécial sondage, un autre avec des critiques de films, de livres, de musique... Et avec mon frère on filmait une sorte de mini-émission télé, ça c'est sûr on s'est bien amusés. On créait aussi des BDs qui n'auront jamais qu'une page... C'est bien, me direz-vous, un enfant créatif c'est super... Mais voilà, j'en suis toujours là. A ne rien finir.

Je m'appelle Marianne, j'ai 16 ans, bientôt 17, et je suis une insatisfaite permanente et une créatrice compulsive... Y a des réunions anonymes pour ça ;p ?

texte de MOI

jeudi 05 juin 2008

Méthode des Descriptions de passage

Cela fait maintenant un mois que j'écris des descriptions de passage assez régulièrement.

Certains, dans mon entourage, se sont étonnés de ma capacité à décrire de mémoire, surtout quand ils avaient eux aussi croisé les personnes décrites. Je me suis dit que je pourrais expliquer le processus qui a lieu dans ma petite cervelle...

Tout d'abord, je ne recherche jamais un sujet. Je reste constamment à l'affût, ce qui m'a permis de voir le monde d'un oeil plus attentif et différent, depuis que j'ai commencé mes descriptions de passage. Mais c'est toujours le sujet qui me trouve.

Il m'interpelle d'une façon ou d'une autre et la plupart du temps, je sais instantanément que je vais écrire sur lui.

Alors, je commence à l'observer autant que la situation (et la bienséance) le permet. Parfois ce n'est qu'une rencontre éphémère, en passant en voiture...

Je note dans mon esprit le plus de détails possibles, car bien que j'arrive assez bien à revoir la situation et l'ambiance, j'ai du mal à me souvenir de particularités (couleur des yeux, forme du nez...) si je ne les ai pas exprimés explicitement en pensées.

Souvent, je commence même à rédiger dans mon esprit, même si "au propre", une fois rentrée chez moi, parfois quelques jours plus tard pour laisser décanter, je change la plupart du temps l'organisation de la description.

Et voilà... Je ne modifie jamais rien, ou alors c'est inconscient. Parfois j'exagère un peu un détail qui m'a frappé, mais après tout ce n'est que décrire ma perception du détail.

Depuis que j'ai commencé, mon regard est vraiment différent. Je m'en suis par exemple aperçue pendant mon court séjour à Paris le 20 et le 21: j'étais très attentive, j'avais l'oeil d'une touriste bien qu'y ayant passé beaucoup de temps, le coeur d'une enfant, et le cerveau d'un observateur objectif et critique. Je m'émerveillais et je notais des détails pour les réécrire - ou pas...

texte de MOI

jeudi 22 mai 2008

Petit tour à Paris - concert de Céline Dion à Bercy

Nous sommes partis mardi après le déjeuner pour Paris, et nous sommes arrivés peu avant 18h.

Nous avons dîné presque aussitôt (l'hôtel, à deux pas de Bercy, organisait le repas plus tôt à cause du concert, qui commençait à 20h)

Nous ne savions pas qui nous allions voir chanter. Mon père avait organisé ce séjour un an à l'avance, pour faire la surprise à ma mère (ils fêtent leurs 20 ans de mariage cette année) Et ni moi ni mon frère n'étions au courant non plus.

¤°*°¤

Bercy. De l'extérieur, pas si impressionnant que ça, mais une fois passées les files d'attente, une fois franchies les portes de notre salle, on commence à en prendre la mesure.

La salle doit contenir au moins 20000 personnes. Tout autour de la scène, centrale, carrée, presque à portée de main, et surplombée d'écrans géants qui permettent de tout voir où que l'on soit.

C'est quand une voix féminine l'annonce que nous apprenons que nous sommes au concert de Céline Dion.

En première partie, un imitateur, Mickaël Gregorio. Très talentueux. On rit mais on est surtout ému. Il passe de la voix de Mylène Farmer à celle de Brel, de celle de Christophe Willem à celle de Ray Charles... Impressionnant.

Puis Céline arrive. Habillée magnifiquement - elle changera de tenue 6 fois au cours du concert, surtout des robes très courtes avec des bottes très hautes, mais aussi, en final, pour My heart will go on, une superbe robe de gala très longue avec une petite traîne...

4 couples de danseurs qui changent de tenue encore plus souvent qu'elle et dansent à peu près tout (tango, danse africaine, pop...) Une des danseuses est noire au crâne rasé, selon moi la meilleure, elle danse naturellement, c'est magnifique.

Les chansons sont presque toutes rythmées, la sono trop forte pour moi et je trouve qu'elle crie un peu trop, surtout en anglais, alors que lors des chansons plus douces comme S'il suffisait d'aimer, on profite vraiment de sa voix.

Les jeux de lumière sont super, et les grands écrans ainsi que les "paravents" qui peuvent descendre au niveau de la scène et sur lesquels on projette des images, rendent le spectacle encore plus spectaculaire...

Le concert finit vers 23h. On rentre à l'hôtel.

¤*°*¤

Le lendemain matin, on va petit déjeuner vers 9h. Buffet libre service, sucré & salé, le genre de ptits dèjs d'hôtel dont je raffole.

Puis on remonte en voiture et on fait un demi-tour de périph pour arriver à Montmartre, où on se gare.

Là on se sépare: ma mère va acheter des tissus au marché Saint Pierre, pendant que moi et les gars allons jouer les touristes.

On entre dans le Sacré Coeur, que je connais pour y être allée souvent avec ma grand-mère (elle habitait à Montmartre), mais bon c'est toujours sympa, même mon frère, pourtant pas très "visites de monuments", ne se plaint pas. Par contre c'est la foule. Pi y a une messe en cours, moi qui préfère les églises silencieuses...

Puis on ressort. Comment vous décrire l'ambiance sur les marches du Sacré Coeur? Je m'y essaierai peut-être dans une Description de passage, mais pour l'instant, je vais juste vous dire qu'il y a plein de gens qui parlent plein de langues différentes, des marchands de plein de trucs pas très utiles et à prix pas très donnés. Des mimes, des musiciens (aujourd'hui, un homme qui joue d'une sorte de mini-harpe)...

On va faire un tour sur la place du Tertre, à quelques rues de là. C'est là que de nombreux peintres, dessinateurs, etc, montrent et vendent leurs oeuvres. Des paysages d'abord, parisiens ou pas du tout, magnifiques ou pas du tout (selon moi en tout cas...) Puis des portraits. J'adore les regarder en train de "croquer" des gens, c'est dingue comme ils vont vite. Je suis admirative.

On se fait avoir au passage par un type qui fait des découpes de profils de visages dans du papier noir, il a fini le mien et commencé celui de mon frère avant qu'on ait eu le temps de dire ouf, et ça nous coûte 20 euros... Bon, c'est Montmartre, le piège à touristes...

Ensuite on prend le petit train de Montmartre, je l'avais déjà pris avec ma grand-mère quand j'avais 6 ou 7 ans, mais c'est drôle je me souviens pas du passage des commentaires sur Pigalle (le "red district" de Paris, comme le dit très bien mais avec un très mauvais accent la bande-son du tour), mon père plaisante sur la difficulté qu'a dû avoir ma grand-mère à meubler en même temps mon espace sonore & visuel...

Puis on descend les marches du Sacré Coeur et on va faire un tour du grand manège que j'adorais quand j'étais petite. Oui, tous les trois, et alors? Sur le guichet y a écrit "adults welcome"!

Ma mère arrive à notre rendez-vous à la fin du tour et nous prend en "flagrant délit". On cherche un resto, on en trouve un agréable, la serveuse est super sympa et la nourriture excellente (je prends des tagliatelles carbonara, miam)

Puis on se sépare à nouveau, ma mère retourne à ses tissus et nous allons faire un tour dans des boutiques. J'achète un T-shirt magnifique et pas si cher que ça, avec écrit Paris dessus et un dessin de la tour Eiffel et tout ça. On prend d'autres bricoles, puis on retourne sur la place du manège qu'ont maintenant assaillie une bande de vendeurs noirs qui parlent en anglais et (essaient de nous) vendre des fils à tresser...

Un autre tour de manège, puis ma mère arrive et on prend le funiculaire pour remonter au niveau du Sacré Coeur, vu que mon frère l'a jamais pris.

On retourne à la voiture, et c'est parti.

¤°*°¤

On arrive chez nous vers 19h30, on mange rapido, et dodo!

Ce séjour m'a beaucoup inspirée, je vous livrerai bientôt quelques descriptions de personnes, de quartiers, et aussi de styles de conduite ;p

¤*°*¤

texte de MOI

Extraits de mes "défouloirs" de l'année dernière

Je sais pas trop écrire aujourd'hui, alors j'ai décidé de pas trop me casser la tête: je ressors des extraits de "défouloirs" que j'avais écrits l'année dernière sur mon ordi, quand j'en avais marre de tout... C'est vrai que je suis beaucoup plus relax et mieux dans ma peau cette année ;p

"J'en ai marre. Je sais même pas de quoi, mais ça ne change pas de mes habitudes. Je suis vraiment, vraiment fatiguée, et j'aimerais être tranquille, avoir la paix, pouvoir ne rien faire et être à la hauteur quand même. Je me fais peur parfois, pourquoi je suis si déprimée alors que j'ai tout, et pourquoi je suis incapable de simplement m'en foutre, de tout ça, vu qu'après tout ça n'a pas tant d'importance. Pourquoi je suis si stressée? Pourquoi j'ai cette barre au creux de la poitrine et cette boule au fond de la gorge, si tout va bien? Pourquoi j'ai l'impression d'être prise au piège, d'étouffer?"

"J'espère que cette idée de cours par correspondance marchera, parce que je me vois mal faire 2 autres années comme celle-là. Non, je pèterais les plombs, fatalement."

"J'en ai marre de jouer la comédie. Car c'est ça que je fais au fond, je fais comme si de rien n'était, comme si tout allait bien, comme si j'allais bien. Je sais que j'ai pas de quoi me plaindre au fond, j'ai à peu près tout ce qu'il faut pour être heureuse [...] Mais ce qui me manque, au fond, c'est moi. Où je suis, moi, dans tout ça? [...] J'ai pas de temps pour faire ce dont MOI j'ai envie. Je dois sacrifier mes heures d'écriture ou de détente, ou de dessin, ou de ce qui me fait envie, à des révisions de contrôles dont je me contrefous!!! Passer des heures assise dans une salle de classe à me demander s'il y a UNE chose qui me sera utile ou qui m'intéresse dans toute ma journée de cours!!! Et rester là, et faire semblant que tout va bien."

"A force de tout ça, je finis par me retrouver dans mon lit le soir et me dire "Merde alors, qui je suis? Qu'est-ce que je vais faire de ma vie?" Parce qu'ils nous demandent tout le temps de penser à notre orientation et toutes ces conneries, mais ils nous laissent pas le temps d'y penser VRAIMENT. D'être seuls avec nous-même."

"J'en ai marre de cette routine! Ca me tue de l'intérieur, cette vie, se lever si tôt, dormir 2/3 de ce que j'aurais besoin, toujours me grouiller pour tout, aller en cours et voir ces foutus profs! Bien sur y a les amies, mon avenir, mais ça vaut pas le coup tout ça! Rien ne vaut qu'on ne vive pas. Car je ne vis pas. C'est comme si ma vie était entre parenthèses. Mais jusqu'à quand il faudra que je supporte ça? Jusqu'à quand je pourrai supporter ça?"

Pas bien gai tout ça... Mais finissons sur une note plus joyeuse: je n'ai plus eu besoin de ces "défouloirs" cathartiques depuis plusieurs mois, je n'ai dû pleurer qu'une ou deux fois depuis la rentrée... Et même si bien sûr je suis toujours stressée, ce n'est rien en comparaison. Je ne crois pas que j'aurais pu imaginer un état pareil il y a un an. Je suis à des siècles de là maintenant.

jeudi 22 mai 2008 Publié dans Réflexions | Tags : journal intime, défouloir, catharsis, écrit, écrire, pleurer, marre | Commentaires (0) |  Facebook | |

mardi 20 mai 2008

Questions de religions...

La religion... Vaste sujet. Un peu tabou dans la société. Les gens confondent souvent laïcité et négation des religions. La laïcité, en théorie, c'est accepter toutes les religions.

La religion et moi... Vaste sujet là encore.

Je me définis comme catho non pratiquante. Catho parce que c'est comme ça que j'ai été élevée, mais de fait je trouve si peu de différences fondamentales entre les 3 religions chrétiennes que je pourrais bien être orthodoxe ou protestante.

Non pratiquante, ben, parce que je pratique pas. Je prie de temps en temps, je réfléchis à la religion, et j'entre dans une église pour les mariages et les enterrements, ou pour visiter. J'aime bien les églises, quand y a personne. C'est tranquille. Mais les messes c'est pas mon truc, un peu longuet pour moi, et puis j'ai pas besoin d'un endroit particulier pour prier, ni de quelqu'un pour me dire comment.

Je ne sais pas vraiment en quoi je crois. Je suis pas une catholique très orthodoxe, si je puis me permettre ce jeu de mot. Je crois en un Dieu. Ca c'est à peu près sûr.

Mais bon, je prends pas la Bible au mot près, seulement au sens symbolique. D'ailleurs j'ai vraiment du mal à envisager que certaines personnes (croyantes comme athées) la prennent au mot... Ca me dépasse un petit peu, mais bon, je fais tout mon possible pour être le plus tolérante possible... Ce qui est difficile avec les gens qui ne le sont pas.

Pareil pour Jésus. Tous les miracles, et pi la Résurrection, moi franchement j'y crois difficilement. Ce à quoi je crois, c'est qu'il y a eu un type qui parlait de Dieu, d'amour et de pardon, que des gens ont suivi, et qui s'est fait crucifier pour ça. Le reste, pour moi c'est de la broderie, des effets spéciaux en quelque sorte, parce que la sagesse de cet homme ne suffisait pas au commun des mortels pour qu'ils suivent son enseignement. Mais là encore cet avis n'engage que moi...

Un autre truc qui me dépasse, c'est que ça choque des gens quand certains avancent que Jésus a peut-être été marié. Je signale au passage que la décision de "déifier" Jésus n'a été prise que tardivement. Pour les premiers chrétiens ce n'était qu'un homme envoyé par Dieu. Un homme qui a vécu entre trente et quarante ans sur Terre. Qu'y aurait-il d'étonnant (et pire, de choquant) au fait qu'il soit tombé amoureux?

Parce que bon, je sais bien que depuis Adam et Eve et leur fameuse pomme, les femmes ont pas franchement la cote, mais zut, d'abord Adam il avait qu'à pas croquer la pomme puisqu'il est si malin, et puis une religion qui parle d'amour mais refuse à ses prêtres d'aimer une personne en particulier, je trouve ça légèrement débile. Et qu'il n'y ait que des prêtres hommes aussi. Bon, je tiens pas à faire carrière dans la prêtrise, mais de nos jours la différence de traitement ne vous paraît-elle pas inutile et archaïque?

Que dire de plus? Je suis d'accord sur les beaux idéaux sur le principe, mais c'est comme pour tout, l'écologie, le marché équitable, les régimes, dans la vie de tous les jours on est souvent trop feignant ou trop lâche pour mettre en application. Je crois comme on espère, je prie comme on pense.

texte de MOI

mardi 20 mai 2008 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Tags : dieu, religion | Commentaires (1) |  Facebook | |

jeudi 15 mai 2008

Je vis dans une toute petite ville

Je vis dans une toute petite ville. Pas tout à fait un bled, mais quand même le genre d'endroit que les ados appellent un "trou paumé". Trop petite pour s'y perdre, mais quand même trop grande pour le voir toute entière d'un seul endroit.

Je vis dans une toute petite ville où il ne se passe jamais rien et où il n'y a rien à faire. Un supermarché, quelques boutiques ; une école de chaque niveau jusqu'au collège, une maison de retraite ; une mairie, une église ; un stade, un gymnase tout neuf ; un théâtre souvent fermé et un casino pour les touristes. Petite, vide, oui, mais agréable à vivre. Tranquille.

Je vis dans une toute petite ville dont la population double pendant la saison touristique, avec les curistes des thermes, et du même coup la moyenne d'âge en prend un sacré coup. Une petite ville où un délinquant, c'est un ado qui traîne dans la rue à une heure où les gens s'imaginent qu'il devrait être en cours. Une petite ville où les voisins sont souvent trop curieux.

Je vis dans une toute petite ville, depuis que je suis toute petite. Et pourtant ce serait mentir qu'affirmer que je la connais par coeur. Itinéraires principaux, endroits où je vais souvent, mais pas toute la ville, pas chacune de ses rues.

Je vis dans une toute petite ville et ce sera toujours mon chez moi.

texte de MOI

jeudi 15 mai 2008 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Tags : ville, petite, trou paumé, bled, vivre, habiter, chez moi | Commentaires (2) |  Facebook | |

samedi 10 mai 2008

La fenêtre du rêve

Voici venir le printemps estival et le joli mois de mai, et voilà qu'à nouveau je griffonne mes pensées du haut de ma fenêtre avec vue sur le jardin... Assise sur l'appui de fenêtre, le vent caressant ma peau et jouant avec mes cheveux... Parcourant du regard la verdure, les animaux, le ciel...

Endroit de réflexion et d'écriture par excellence... De liberté aussi, de solitude.

Combien de fois me suis-je réfugiée ici après une dispute, une révolte, pour mettre la musique à fond et noircir une feuille de mon écriture chaotique et de mes larmes amères?

Combien de fois ai-je regardé le ciel étoilé, tard dans la nuit, réfléchissant à ma vie, pensant à ma grand-mère décédée ou lui adressant une longue lettre, priant un peu à ma manière?

Combien de fois cette vue si familière et pourtant jamais identique, jamais explorée tout à fait, cette vue si rassurante et écrasante de tranquillité, a-t-elle séché mes pleurs ou tempéré mes peurs?

J'aime sentir ce vent, regarder et écouter ces oiseaux, lever les yeux vers le ciel, et sentir physiquement la hauteur que j'ai sur les choses - début de vertige, grisant. Me sentir en vie, plus que jamais peut-être, et avoir conscience de mon insignifiance. Et par voie de conséquence, de l'insignifiance de mes soucis, de mes angoisses.

Petit bonheur simple. Etre ou ne pas être? Etre, assurément. Rien que pour ce genre de moment d'éternité, ça vaudrait le coup.

Puis je retourne à ma petite vie, parce qu'elle avance avec ou sans moi, et que j'aime autant en faire partie. Et puis je sais que cette fenêtre sera toujours là...

<>===<>

texte de MOI, écrit à ma fenêtre le 6 mai

dimanche 04 mai 2008

Bac de français

Je suis en 1ère S. Donc cette année j'ai le plaisir de passer le bac de français.

Pour ceux qui ne suivent pas de près les épreuves du bac, le bac anticipé des 1ère S est divisé en deux épreuves: l'oral et l'écrit.

L'écrit est fixé au 20 juin. Il dure 4 heures et s'appuie sur un corpus de textes (3 ou 4 la plupart du temps, parfois en plus une image). D'abord une question sur 4 points, puis un sujet d'écriture au choix, sur 16 points: une dissertation, un commentaire de texte (explication par la grammaire et les procédés) ou un écrit d'invention (une sorte de rédaction).

Quant à l'oral, c'est un entretien avec un examinateur, qui pose une question. On a une demi-heure pour préparer notre réponse, puis on la présente à l'examinateur pendant 10 minutes, et enfin celui-ci pose quelques questions supplémentaires (10 minutes aussi).

Voilà voilà... J'ai reçu ma convocation jeudi, et l'oral sera le 27 juin pour moi. Date qui me satisfait, ni trop tôt ni trop tard, une semaine pour récupérer après l'écrit... Pas de quoi se plaindre!

Que vous dire de plus? Je stresse, évidemment. Pas encore trop. Je révise, bien sûr. Déjà.

Je vais passer mon bac français et je vais très bien m'en sortir. (méthode Coué, vous connaissez?)

texte (et stress) garanti 100% MOI

dimanche 04 mai 2008 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Tags : bac, baccalauréat, français, anticipé, épreuve, oral, écrit | Commentaires (0) |  Facebook | |

vendredi 02 mai 2008

Futur(s) métier(s)... Choisir une vie(?)...

L'orientation. Mot qu'on nous bassine depuis le collège. Pensez à votre orientation, choisissez votre orientation. Ils vous stressent le plus possible, vous disent que c'est important mais ne vous donnent aucune vraie clé pour choisir, et surtout, ne vous laissent pas le temps d'y penser tranquillement.

Ah ça, si vous voulez des infos sur les différentes filières, ou des tests sur vos "affinités", vous êtes servi. Mais des infos concrètes sur les métiers, vous savez, ces activités sur lesquelles les filières débouchent? Ah ben là bonne chance.

Demander à des élèves dont une bonne moitié n'a aucune idée du métier qu'ils feront, de choisir une filière, c'est délirant. Et pourtant...

--°--

Et puis merde! C'est quoi cette idée tordue comme quoi on devrait choisir UN métier? D'où ça vient, hein?

Moi, franchement, j'ai du mal à envisager ma vie avec un seul et même métier. Un seul et même point de vue, une seule et même expérience. Bon sang! Moi qui ne tiens pas en place, moi qui me lasse dès que j'ai fait le tour de quelque chose? Quel cauchemar!

13439290.jpgC'est peut-être parce que mes parents n'ont jamais eu ce préjugé. Ils ont pas mal bougé. L'idée de "faire carrière" m'est totalement étrangère. Votre métier vous déprime? Ben changez-en, patates! Bon, je sais que c'est pas toujours si facile, mais ces profs en dépression, ces gendarmes qui se tirent une balle dans la tête... Manque total d'imagination. Il y a tant d'autres solutions.

Y a quelques semaines, je discutais avec ma grand-mère et je sais pas comment le sujet a débarqué sur le tapis, mais on a parlé de mon avenir et tout. Quand je dis que je veux devenir traductrice, elle me réponds que j'ai "le temps pour changer d'avis". Le genre de phrase qu'on me sort depuis que je voulais devenir instit, en CE1, et qui a le don de m'énerver. Je réponds que oui, j'ai le temps de changer, probablement pas avant mes études, mais pendant ma carrière. Elle me regarde comme si je lui avais annoncé que j'avais un cancer ou que la fin du monde était pour la semaine prochaine: "comme tes parents, alors?" Ben ouais, comme mes parents, je crois pas qu'ils en soient malheureux! Ca leur réussit plutôt bien.

Pour elle évidemment, ça paraît étrange et donc effrayant, parce qu'à son époque, ça ne se faisait pas. Mais au bout du compte à notre époque non plus. La plupart des gens s'enferment dans une case et n'en bougent plus. C'est pas une critique, je suppose que pour certains la "vocation" unique existe, alors s'ils la trouvent, après tout... Mais moi, je crois pas être du genre à avoir une vocation. Non. Je préfère pas, d'ailleurs. Une vocation, une carrière a vite fait de passer devant tout ce qui est important pour moi, la famille, les amis, la vie en dehors. Je suppose qu'il faut des gens comme ça, qui font passer leur boulot avant le reste. Mais je ne les envie pas.

Dans l'esprit des gens, le changement de métier reste rattaché à l'idée d'échec. Ce n'est pas du tout le cas aux Etats-Unis, par exemple, où quelqu'un qui s'adapte est plutôt bien considéré... Mais ici, les gens vous regardent souvent bizarrement quand vous parlez de bouger. Que vous déménagiez à l'autre bout du pays pour votre boulot, ça ne les choque pas, mais que vous envisagiez de ne pas vous fixer sur un métier, si...

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Quels métiers voudrais-je exercer, alors? Je sais pas. Pour l'instant, la traduction me tente, et puis être écrivain, sans forcément en gagner ma vie, ça me plairait pas mal. Bah, j'arrêterai jamais d'écrire de toute façon.

Et un jour peut-être, je serai... Je sais pas moi. Y a rien qui m'attire vraiment. Je verrai. J'ai tant de vies qui m'attendent, j'espère bien en cueillir quelques unes!

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texte de MOI

vendredi 02 mai 2008 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Tags : choisir, vie, métier, futur, avenir, orientation | Commentaires (1) |  Facebook | |

dimanche 27 avril 2008

Moi et les langues

1579385746.jpgLes langues, c'est devenu une passion pour moi. Surtout l'anglais.

Je lis en anglais des tas de choses, des magazines, des fanfics, parfois des bouquins. Je vais pas dire que je comprends tous les mots, mais j'arrive tellement bien à comprendre grâce au contexte, que parfois je finis par me demander si tel ou tel truc que j'ai lu il y a une ou deux semaines, était en anglais ou en français.

Ca devient même flippant quand je me mets à penser en anglais. Des fois, j' "écris" dans ma tête des pensées, des bouts d'articles pour mon blog, ou de dialogues pour mes textes. Et là je bute sur un mot que je connais pas et je me dis "merde, depuis tout à l'heure je causais en anglais dans ma tête..." Parfois j'écris directement en anglais, des ptits poèmes, des trucs comme ça...

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Pourtant il n'y a pas si longtemps, personne n'y aurait cru, même pas moi. Pas que j'étais mauvaise en langues; mais en même temps, je n'étais mauvaise qu'en sport, et peut-être en techno, occasionnellement (ce qui veut dire que j'avais des 11 ou 12...)

Mais c'était pas vraiment mon truc. L'anglais, j'en fais depuis le CE1 ou le CE2, et ça m'a jamais laissé de souvenir impérissable. En 6ème et 5ème, j'ai eu une prof nulle, surtout en prononciation mais aussi en pédagogie, elle nous faisait apprendre les trucs par coeur, mon dieu que je détestais ça...

En 4ème, une prof mieux m'a permis de moins détester cette langue, et en même temps j'ai commencé à écouter beaucoup de musique en anglais, ce qui m'a procuré beaucoup de voca de base et une prononciation solide.

Puis en 3ème, rebelote, la prof nulle. Au secours! "Marianne ne participe pas, Marianne est renfermée"... C'est l'histoire de ma scolarité mais alors elle, elle y tenait vraiment... A croire que certains profs ne sont simplement pas capables d'envisager que certains élèves n'aient pas besoin de blablater tout le temps et d'étaler leurs connaissances - et aussi, accessoirement, que certains se fassent chier comme des rats en décomposition, ce qui n'incite pas à participer.

Parce que le problème, c'était peut-être ça: j'avais un niveau bien supérieur à la moyenne dans ma classe... Ce qui s'est confirmé au lycée. Là la prof était sympa, bon, elle se faisait pas respecter et c'était le bordel en classe, mais les sujets auraient été très intéressants si on avait pu décoller du niveau du sol...

C'est à la même époque que j'ai commencé à énormément lire en anglais, et j'ai commencé à vraiment adorer cette langue. A la vivre en quelque sorte. Et puis maintenant, je suis au Cned, et les cours d'anglais sont un pur rêve, des documents intéressants et pas faciles. J'ai l'impression d'avancer.

Voilà... Je traduis des fics sur le net et je m'en sors bien même si évidemment un dico n'est pas de trop. J'écoute toujours autant de chansons en anglais, et puis je regarde des films et séries en VO (au grand dam de mon ptit frère de 12 ans, qui est super bon en anglais, meilleur que moi à son âge, mais n'aime pas qu'on lui rappelle sa prof... vous devinez? ben oui, celle que je me suis coltinée 3 ans au collège!)

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L'espagnol... J'ai commencé en 4ème. L'année où j'ai été absente 1 mois en septembre-octobre... A mon retour la prof m'a dit que je rattraperais jamais mon retard. Super motivant!

Et pourtant je m'en suis très bien sortie. J'ai pas eu l'impression d'avoir manqué grand-chose... Un peu de voca, et puis de l'aise avec les conjugaisons au présent... Rien de dramatique.

Résultat, à partir du 2ème trimestre et jusqu'à la fin de la 3ème, j'étais systématiquement la meilleure de la classe... Je ne doute pas une seconde que cette prof en ait été ravie pour moi, elle était très gentille en dehors de cette drôle de remarque qui en aurait découragé plus d'un...

En 2nde, j'aimais pas mon prof. Lui m'adorait. Malédiction. Tous les autres s'imaginaient que je ne devais ces bonnes notes qu'à son admiration, ne s'imaginant pas que la relation cause-conséquence était le contraire exact... Et ne se gênaient pas pour me saquer sur mon point faible: l'oral. Bah, encore une fois, je causais pas parce que j'avais rien à dire ou parce que ça m'intéressait pas.

Et cette année au Cned, les cours sont pas mal non plus. J'aime bien l'espagnol, même si je suis bien sûr bien moins à l'aise qu'en anglais pour l'instant.

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Moi et les langues... Une histoire d'amour au bout du compte. Et mon futur métier du moment, c'est traductrice. Je ne me vois pas l'exercer toute ma vie, mais en même temps je ne me vois exercer aucun métier toute ma vie (je développerai peut-être ce sujet dans un autre article...)

Pour l'instant, je me rends compte que je vous ai encore écrit un vrai roman, donc je vais vous laisser vous reposer un peu ^^...

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texte de MOI - photo de Fotolia

dimanche 27 avril 2008 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Tags : langue, langage | Commentaires (1) |  Facebook | |