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samedi 22 mars 2008

Système scolaire - redoublement - classement

J'ai lu quelque part que le ministre de l'Education nationale veut réduire le nombre de redoublements. Et je ne peux pas m'empêcher de trouver cette idée complètement aberrante. Bien sûr il y a des redoublants qui s'en seraient mieux sortis en passant dans la classe supérieure, mais en collège comme en lycée, j'ai surtout vu bien trop d'élèves en difficulté, pour ne pas dire en "échec" scolaire, continuer à passer bien qu'ils soient complètement paumés... Et même certains passer en lycée...

Est-ce bien utile de laisser passer un élève qui n'a que 8 de moyenne, par exemple? N'est-ce pas encore plus "cruel" que de le faire redoubler, n'est-ce pas le condamner à ne rien comprendre puisqu'il n'a pas les bases?

L'alternative serait de faire des groupes par niveau, mais cette idée semble apparemment à tout le monde s'approcher d'une nouvelle sorte de racisme. On ne sépare les élèves en fonction de leur niveau que pour les cours de "soutien", renommés "aide individualisée". Et encore, même là, il y en a qui trouvent ça injuste de garder les élèves en difficulté plus longtemps que ceux qui ont un bon niveau.

Il paraît que les bons élèves "tirent vers le haut" les mauvais. Permettez moi d'être relativement sceptique, moi qui ai passé quelques temps au collège et au lycée... Je n'ai vu des mauvais élèves faire des progrès significatifs qu'une ou deux fois, mais par contre je ne compte plus les élèves bons ou moyens qui ont "laissé tomber" parce que les cours n'avançaient pas, que leurs efforts ne leur semblaient pas utiles, ou entraînés par des personnes qui faisaient passer le "fun" en premier, et caetera...

Je vais probablement me faire lyncher, mais à quoi cela sert-il de mettre dans une même classe un "fort" en maths et un "nul" en maths? Soit le prof s'adapte au niveau du premier, et dans ce cas le second s'enfonce dans ses lacunes. Soit il s'adapte au niveau du second, et dans ce cas le premier a fortement envie de dormir, de faire autre chose ou de sécher (je suis bien placée pour en parler, j'ai été l'intello)

Même chose pour le refus catégorique de "classer" les élèves. Je n'y tiens pas particulièrement, n'ayant jamais été franchement portée sur la compétition. Mais rentrez dans ma peau une seconde. Vous avez entre 11 et 15 ans, vous êtes au collège. Vous êtes bon en classe. Très bon. Un peu seul et marginalisé, vos camarades se disent que vous avez de la chance, pas que vous bossez plus qu'eux. Seul bémol: vous êtes nul, nul de chez nul, en sport. S'il y a un domaine scolaire où on a de la "chance" ou pas, c'est bien le sport. Vous avez été souvent malade, vous avez jamais eu beaucoup de souffle. C'est comme ça. Pas une tragédie. Sauf le jour du cross. L'humiliation générale. La plupart du temps, bon dernier. Tout rouge, plus de souffle, alors que les premiers feraient bien encore un kilomètre tranquilles. Et là, de retour au collège, les résultats affichés, avec votre nom tout en bas de la liste. Et les meilleurs qui reçoivent une récompense, qui sont félicités. Et là, vous vous dites que c'est profondément injuste. Parce que vous n'avez jamais rien gagné, en maths ou en français, pas même un stylo bic. Même si vous y avez passé du temps, alors que les "sportifs" ont ça dans le sang, que vous avez fait tout ce que vous pouviez. Voilà.

Alors bon, pleurez pas hein, ça m'a pas traumatisée à ce point, avec l'âge je me suis améliorée en sport et je m'en sors pas mal quand je cours à mon rythme. Simplement je continue à penser que c'est injuste. Pas de récompense pour Marianne. Le cancre de la classe qui me regardait ne voyait qu'une fille un peu naïve, coincée, timide, pas bien dans sa peau. Qui avait les notes. Il se permettait de m'envier, de me jalouser sans doute. Sur les notes, seulement sur les notes. Et il se permettait aussi de me mépriser, d'une certaine façon. Sans forcément essayer de bosser autant que moi. Sans même se poser la question de mon mérite.

Alors si on ne veut pas mettre en compétition les élèves dans les matières qui font bosser le cerveau, on ne devrait pas non plus le faire en sport. Question de logique.

vendredi 21 mars 2008

Fanfic: Le bonnet orange

Savez-vous ce qu'est une fanfiction?
En clair, c'est une fiction écrite par un fan d'une série télé (ou d'un livre, d'un film...) à partir de l'univers de cette série, et publiée sur internet. L'auteur ne doit pas toucher d'argent pour écrire.

Je suis une grande fan de fanfics! J'en lis énormément, surtout en anglais (il y en a beaucoup plus sur le net, et elles sont souvent mieux écrites; comprenons nous bien, il y a aussi d'excellents auteurs français, mais on trouve beaucoup de trucs illisibles tant il y a de fautes d'orthographe...)

J'en ai traduit quelques unes de l'anglais... Et j'en écris aussi... Pour l'instant surtout des oneshots (terme utilisé pour parler d'une fanfic courte, composée d'un seul chapitre), des drabbles (autre terme, qui lui veut dire que la fanfic est composée de 100 mots; un double-drabble fait donc 200 mots, et un half-drabble, 50 mots) J'ai plein d'idées de fics plus longues, mais pas le temps ou le courage pour m'y mettre vraiment...

Je ne peux que conseiller à tous les fans de séries télé d'aller faire un tour sur des sites comme Fanfiction.net, Francofanfic.com, Fic.serieunlimit.com... Ma préférence allant à Fanfiction.net, où on en trouve dans toutes les langues et sur tous les fandoms (encore un autre terme, qui signifie domaine de fanfiction, c'est à dire une série télé particulière par exemple)

Et j'en profite pour faire ma minute pub: l'adresse de ma page sur Fanfiction.net est http://www.fanfiction.net/~mari6s

Et voici tout de suite une petite fic sur la série télé NCIS, dont le titre est Le bonnet orange (il faut avoir vu l'épisode 16 de la saison 4, Mort à l'arrivée, pour tout comprendre)

299165734.jpgGenre: drabble (100 mots donc)
Disclaimer (petite phrase dans laquelle on dit qu'on ne possède pas les droits de la série): pas à moi mais à eux.
Note de l'auteur (moi!): Mon premier drabble. Un sujet que j'aime beaucoup, une écriture un peu télégraphique... J'espère que ça vous plaira.

Orange. Fluo. D'une couleur un peu tape à l'oeil, mais sympa. Dynamique.

En une sorte de coton synthétique. Confortable. Chaux. Doux.

Un revers. Des mailles toutes simples. Une étiquette blanche à l'intérieur.

Son odeur. Transpiration mêlée à ce je ne sais quoi qui lui est propre.

Réminiscence. Un joggeur et son bonnet orange dans les brumes du petit matin, sur un pont, qui passe près de moi en sens inverse et disparaît, la foulée rapide.1450480374.jpg

Larme. Tristesse infinie. Paradoxe. Parfaits inconnus mais en si peu de temps, si proches.

Une certitude. Maintenant, je me souviendrai de vous.

Voilà. Dans le monde de la fanfic, il y a aussi une "tradition" très importante. Le review. C'est à dire un commentaire où le lecteur donne son avis. Alors soyez gentils: adoptez au moins cette tradition-là!

fanfic et texte de MOI - photos de http://www.ncisfr.net/

mercredi 19 mars 2008

TPE: c'est fini!

Je suis passée mardi, avec un petit peu de retard sur l'horaire prévu, mais rien de dramatique. J'étais très stressée, mais pas autant que j'aurais cru, pas complètement paniquée en tout cas...

Ca me fait toujours bizarre de retourner dans mon ancien lycée... Je suis contente de n'avoir croisé personne de désagréable, et ravie car j'ai rencontré une de mes meilleures amies dans le couloir, ainsi qu'un gars qui était dans ma classe l'année dernière...

Donc, je suis passée, y avait 2 profs dans le jury, un prof de maths et une prof de physique (que je connaissais d'ailleurs, je l'avais eue au collège!) J'ai parlé assez lentement, j'ai pris mon temps pour présenter mes exemples et tout (enfin, je suppose, j'avais pas vraiment la notion du temps, mais vu l'heure à laquelle je suis sortie...) puis ils m'ont posé des questions. En fait je n'ai pas pu répondre à la moitié, mais ça n'a pas l'air trop grave car c'était surtout sur des notions de maths qu'on ne connaît pas forcément à mon niveau, donc je pense pas être pénalisée là-dessus...

Sinon, ben c'est pas évident de dire ce qu'ils en ont pensé, mais je pense qu'ils ont bien aimé la diversité de mon exposé, et puis ils étaient sympas, après ils m'ont posé des questions sur mes cours par correspondance et tout...

Donc voilà, je suis bien contente d'en être "débarrassée", je respire et je décompresse!

samedi 15 mars 2008

TPE

Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas le TPE, ça veut dire Travaux Personnels Encadrés. C'est une épreuve du bac anticipé (en 1ère donc). Seul (comme moi vu que je suis au Cned) ou en groupe de 2 à 4, les élèves doivent choisir un sujet en relation avec les thèmes de leur série, puis faire des recherches là-dessus en tenant un carnet de bord où ils notent comment ils avancent etc... Ce carnet est à rendre en janvier, et est noté sur 8 (on évalue ainsi la motivation, l'implication). Puis on travaille pour mettre au point une "production finale", c'est à dire un dossier complet (sur papier, CD-rom, par blog...) qu'on rend vers février-mars. Et enfin, on a une convocation pour passer l'épreuve orale, comme un exposé en quelque sorte, où on doit présenter une partie de son dossier avec des exemples, des maquettes, ce genre de choses... Le tout noté sur 12.

Et je suis convoquée mardi. Stress, stress, stress, semblent hurler toutes les cellules de mon corps. Et encore, pour l'instant je ne suis pas complètement à fleur de peau...

J'ai beaucoup bossé. J'ai commencé un peu tardivement, mais j'ai probablement bossé beaucoup plus que la majorité des gens (surtout ceux du Cned, c'est pas pour dire du mal mais j'en connais qui y ont passé cinq heures en faisant du copier-coller...), surtout sur le travail pour la présentation orale... Je suis tellement entraînée que je connais presque tout mon "texte" par coeur, et j'ai des tas d'exemples...

Je ne peux m'empêcher de vous raconter mes aventures au pays des fonctionnaires... Trop tentant... Avant les vacances de février, je reçois ma convoc du rectorat, qui me dit que je passerai l'épreuve le 18 mars au lycée où j'étais l'année dernière, et de contacter ce lycée pour savoir quand déposer mon dossier et avoir des infos etc...

Je téléphone, déjà je mets 2h pour tomber sur le bon service (secrétariat du proviz adjoint pour être précise) et la dame à qui je parle n'est absolument pas au courant qu'une élève du CNED doit venir passer le TPE dans son établissement... Apparemment le rectorat les avait pas prévenus, chouette alors... Mais bon, on finit par se comprendre et je vais lui déposer mon dossier 2 jours plus tard (le dernier jour pour le dépôt du dossier, heureusement que j'ai téléphoné aussitôt ma convoc reçue...)

Et puis comme les salles et les heures exactes de passage ne sont déterminées que peu avant l'épreuve, hier je re-téléphone et devinez quoi? La femme à qui j'ai parlé l'autre fois est absente. Alors je re-galère encore, on me transfère de l'accueil à la vie sco, puis à un CPE, et enfin au proviseur adjoint lui-même, qui, alleluia, a toutes les infos et me les donne, oh bonheur!

Puis j'apprends que ni mon père ni ma mère ne pourront m'emmener au TPE, ils ont tout fait pour se libérer mais pas moyen... Alors on trouve un ami de la famille qui va m'emmener, ça me stresse mais bon, j'essaie de me dire que j'ai 16 ans, je vais pas tenir la main de ma maman jusqu'à la porte de la salle d'examen (ben pourquoi pas???)

Je suis sous traitement anti-stress homéopathique intense... Je suis super préparée, super entrainée... Ce midi j'ai présenté mon exposé devant mes parents, mon frère et ma grand-mère... J'ai fait une check-list de 2 pages de tous les trucs à pas oublier... Ca devrait passer non?

Je précise quand même (pas forcément évident vu mon état de stress) que cette épreuve n'a rien d'éliminatoire: seuls les points au-dessus de la moyenne sont comptés, que du bonus quoi... En même temps quand on sait que je stressais pour le brevet alors que je l'avais déjà rien qu'avec le contrôle continu...

Chanson de ma vie

Ca vous arrive d'écouter les paroles d'une chanson et d'être épaté car ça colle exactement à votre état d'esprit? Moi, très souvent. Alors voici quelques morceaux de chansons qui représentent ma vie... Parce que parfois c'est plus facile de parler de soi avec les mots des autres...

774604760.jpg

I don't wanna wake up one day And find out it's too late To do all the things I wanna do (Jump de Simple plan)
Je ne veux pas me réveiller un jour Et découvrir qu'il est trop tard Pour faire toutes les choses que je veux faire

Quand je serai grand ce sera facile, Enfin je saurai qui je suis
En attendant je me déguise, en chantant dans ma salle de bains (Double je de Christophe Willem)

Quizas por impetuosa He dejado tantas cosas Que eran parte del camino, parte de crecer (Como ama una mujer de Jennifer Lopez)
Peut-être, par impétuosité, Ai-je abandonné tant de choses Qui faisaient partie du chemin, partie de croire 

Ca la fait pleurer pour un rien Toutes ces guerres et tous ces chagrins Pour un rien (Ca la fait pleurer pour un rien de Michel Berger)

No one knows what it's like To feel these feelings Like I do (Behind blue eyes de The who, repris par Limp Bizkit)
Personne ne sait ce que c'est D'éprouver ces sentiments Comme je le fais

I'm too young to be taken seriously, But I'm too old to believe all this hypocrisy (Runaway de Pink)
Je suis trop jeune pour être prise au sérieux, Mais je suis trop vieille pour croire à toute cette hypocrisie

Je sais plus si j'ai mal ou si c'est l'habitude, D'être toujours celle qui chiale et qui se prend tous les murs
Je sais plus si je veux mourir ou si je veux croire toutes ces conneries Que je me raconte pour dormir et sortir de mon lit
Je sais plus si je suis trop moche ou si c'est ce foutu miroir Qui me brise en morceaux et m'écorche l'estime et le regard (Je sais plus de Rose)

Do you ever feel out of place Like somehow you just don't belong And no one understands you
Do you ever wanna run away Do you lock yourself in your room With the radio on turned up so loud (Welcome to my life de Simple plan)
Est-ce que ça t'arrive de te sentir au mauvais endroit Comme si d'une certaine façon tu n'avais juste pas ta place ici Et que personne ne te comprend
Est-ce que ça t'arrive de vouloir t'enfuir loin Est-ce que tu t'enfermes dans ta chambre Avec la radio allumée, le son à fond

Y a des rêves, des promesses, des mirages qui reviennent cent fois Et toutes ces lettres qu'on finit pas (A quoi il sert de Michel Berger)

When I was a young buck I tried to be liked by Everyone Everyone... I tried so hard to be funny and nice I tried so hard to be sugar and spice
When I got a little older I realized It's all lies (I got money now de Pink)
Quand j'étais jeune j'essayais d'être aimée par Tout le monde Tout le monde... J'ai tant essayé d'être drôle et sympa J'ai tant essayé d'être intéressante et douce Après avoir un peu grandi J'ai compris Que ce n'était que des mensonges

I'm just beginning, the pen's in my hand, ending unplanned
Today is where your book begins, The rest is still unwritten (Unwritten de Natasha Bedingfield)
Je ne fais que commencer, le crayon est dans ma main, pas de fin prévue
Ton livre commence aujourd'hui, Le reste est encore à écrire

sélection et traduction de MOI

vendredi 14 mars 2008

L'amour et la haine

Ces temps-ci, on me demande assez souvent qui je hais. Et je suis bien embêtée parce que je n'ai rien à répondre, ce qui étonne les gens car je suis du genre à ne pas garder mon venin dans ma bouche... Mais haïr quelqu'un... C'est un sentiment fort. Trop. Je ne crois pas détester une seule personne pour de vrai. Je peux être en colère, ne pas les aimer, ne pas même les supporter... Mais haïr? La haine, ça implique de vouloir du mal aux gens, et ça ne m'arrive que rarement. Et c'est toujours passager. Tandis que la haine...

La personne pour laquelle ce que je ressens est le plus proche de la haine est une femme que je ne peux pas supporter, qui parle fort et croit toujours avoir raison, qui méprise les gens et leur façon de faire, de penser et d'être dès lors qu'elle est différente de la sienne, qui envoie des piques à longueur de temps, pas seulement pour rire mais en étant vraiment méchante (vous regardez la série Dr House? eh bien imaginez les pires remarques de House, celles qu'on se prend en plein là où ça fait mal, en pire...) Vous l'avez compris, je ne suis pas sa plus grande fan. Et je peux passer très longtemps à parler d'elle (en mal bien entendu), à raconter en quoi elle m'a lésée, et caetera... Pourtant je ne crois pas que, même si j'y tenais, j'arriverais à la haïr. Je l'évite au maximum, quand je la vois je fais rarement des efforts pour lui être agréable, et je peux même lui souhaiter de se casser une jambe si ça peut m'épargner sa présence (et encore, si ça lui arrivait pour de bon je me sentirais sans doute très mal), mais ça s'arrête là, je ne la hais pas.

Et toutes ces pestes ou ces caïds qui peuplent les écoles, les collèges, les lycées, qui m'ont rendu la vie difficile quand j'en avais encore quelque chose à faire, de ce qu'ils pensaient ou disaient de moi? Quelques noms me reviennent, j'en rigole plutôt, pourquoi donc la haine, quand il y a l'indifférence?

Et ça me fait un peu peur, tous ces gens qui parlent de haine. Savent-ils vraiment ce que cela veut dire? J'espère que non. Pour haïr quelqu'un, moi, j'aurais besoin de motifs solides (pire que d'avoir "traumatisé" mon enfance comme la femme sus-pas-nommée), comme, je sais pas, d'avoir tué ou blessé quelqu'un que j'aime, ce genre de trucs... Quand certains ados disent "Je hais ce prof" sans plaisanter le moins du monde, ça me terrifie. Comment haïr quelqu'un qu'on voit peut-être quatre heures par semaine, dans un cadre donné, et qui au pire est incompétent et/ou sévère? Ou une fille qui "hait" son copain parce qu'il a regardé une autre fille. Ne peut-elle pas lui donner une baffe, si ça la dérange tant que ça, le quitter si elle y tient, et tourner la page? Oui, j'espère vraiment que c'est juste que les gens ne savent pas à quel point ce mot est fort...

En tout cas je préfère me concentrer sur les gens que j'aime, même si c'est souvent plus facile d'expliquer pourquoi on déteste quelqu'un que d'expliquer pourquoi on l'aime...

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texte de MOI - photo de Fotolia

vendredi 14 mars 2008 Publié dans Réflexions | Tags : amour, haine, love, hate, haïr, aimer, philo | Commentaires (3) |  Facebook | |

samedi 08 mars 2008

Edito

Salut tout le monde!

Et voilà, je récidive... Encore un blog... Oops, I did it again! (ça fait un peu blonde non? mais c'est la phrase qui me vient à l'esprit...) Je suis ce genre de créatures cruelles qui créent des blogs et les abandonnent à leur triste sort sur la blogosphère, et du même coup les quelques lecteurs qui (pauvres âmes) s'intéressaient à ce que je disais...
Mais bon, cette fois-ci j'ai pris de bonnes résolutions. J'ai supprimé mes autres blogs (3 dont 1 pas mis à jour depuis 2 ans, oui, je sais, j'ai honte) et j'ai laissé passer quelques mois pour que mes idées "mûrissent" un peu. Je n'ai même plus vraiment réfléchi à la création d'un blog. Ca ne sert à rien! me répété-je. Ca bouffe du temps et on se sent coupable quand on s'en occupe pas, c'est comme les tamagotchi et les furby, ça couine pour avoir à manger, ça chiale pour avoir des câlins... Franchement, j'ai mieux à faire!
Ben apparemment, là tout de suite, j'ai pas vraiment mieux à faire... Puisque de toute évidence, oui, I did it again... Disons simplement que j'espère que mes expériences passées m'auront appris quelques leçons. Ne pas dire de mal d'une connaissance, elle finit toujours par tomber sur la page concernée, on ne sait trop comment... et puis aussi quelques trucs plus sérieux, je vous rassure.

Alors, voilà, pour commencer, si vous espérez trouver sur ce blog des photos de mon copain (bon, j'en ai pas mais c'est pour les besoins de la démonstration...) ou des commentaires méchants sur ma famille (remontez de quelques lignes pour savoir pourquoi), zappez ce blog. Si vous espérez tomber sur des articles super intelligents genre analyse géopolitique ou philosophique, zappez. Si vous espérez que ce blog soit cohérent... Zappez! Je suis bordélique de nature, tout le monde vous le dira.

Quoi, vous êtez toujours là? Bon. Ben j'ai plus qu'à continuer alors. Un petit brin de présentation ne serait peut-être pas de trop?
Je m'appelle Marianne et j'ai 16 ans. Je suis en 1ère S avec le Cned (par correspondance, pour ceux qui connaissent pas). Raisons de santé et cours que je ne supportais plus, je pense y revenir dans d'autres articles (il paraît que je suis très remontée contre le système scolaire français). Je vis dans ce qu'on appelle communément un "trou paumé", au fin fond de l'Auvergne. Mais bon, c'est mon trou paumé et je l'aime, et puis c'est pas comme si j'étais le genre de fille qui a besoin d'une boîte de nuit et d'un institut de beauté près de chez elle...
(c'est pas comme si j'étais le genre de fille qui a besoin d'une boîte de nuit et d'un institut de beauté, tout court, d'ailleurs)
J'ai un frère de 12 ans (pour les condoléances, laissez un commentaire... non, ça va, je plaisante, j'l'adore mon p'tit frère!), une grand-mère qui vit chez nous, et des parents aussi (pas croyable! moi qui croyais être née de l'Immaculée conception et sans mère porteuse...), qui sont actuellement sans emploi, par choix, c'est un peu compliqué, ils rénovent des apparts qu'ils vont ensuite louer.
J'ai aussi une chienne, trois chats et des oiseaux. Pour la petite histoire, le titre de ce blog vient des noms de mes deux chattes, Clairette et Filoute, qu'on surnomme la Clé (des Songes) et la Fil (de Marianne, et pas d'Ariane)...

C'est là qu'il faut parler de moi, exercice que j'abhorre autant que je l'adore... Je n'aime pas me dévoiler, mais j'aime poser des mots sur ce que je suis, ce que je ressens. J'aime écrire, en résumé. Mais vient vite la peur d'être ridicule, d'être différent des autres ou pire, d'être exactement comme tout le monde. Vous savez, ce genre d'angoisse qui n'a pas vraiment de sens, qu'on rationalise le plus possible, on se répète c'est idiot, la prochaine fois je serai relax, mais qui ne se contrôle pas? Mais je digresse. Revenons à nos moutons.
Je suis une fille, pour commencer. Née il y a un peu plus de 16 ans. C'est à dire en plein dans cette période qu'on appelle adolescence, bien que ce mot n'ait plus grand sens de nos jours, puisque les gosses de 8 ans se considèrent déjà comme "préadolescents", voire adolescents dans certains cas. Que ce soit clair, je n'ai rien contre les gosses de 8 ans, mais à cet âge claquer les portes en hurlant "à 18 ans, j'me casse" comme l'ont fait les soeurs de certaines de mes amies, ne serait-ce pas un peu exagéré? Enfin, je ne peux pas vraiment juger puisque je ne suis pas vraiment en crise de rébellion. Crise d'ado, certes, mais chez moi c'est plutôt resté à l'intérieur. Questions existentielles et rébellion contre tout les systèmes (scolaire par exemple). Quelques clashes avec les gens aussi, beaucoup de larmes pour des "riens" qui font déborder le vase, et tant va la cruche à l'eau qu'à la fin... Ciel, encore une digression.
Disons que mon adolescence, ou en tout cas ce que j'en ai vécu pour l'instant, c'est beaucoup de maladies, un peu d'exclusion, de vraies amitiés, des fous rires et des sanglots, beaucoup d'écriture, et grandir beaucoup aussi, dans ma tête. Quand on se fait traiter de tire au flanc quand on est malade et d'intello quand on l'est pas, on apprend à relativiser l'importance de ce que pensent les autres. Et à les renvoyer sur les roses, même si côté répartie j'ai encore du chemin à faire.
Je suis... Difficile à décrire. Rares sont ceux qui le peuvent, car il faut de la patience pour me connaître. Intello? Regardez moi bosser d'abord, voyez le temps que j'y passe et que j'y ai passé, et osez me dire que je ne mérite pas ma réussite. Coincée? Invitez moi à une fête avant de juger sans savoir. Solitaire? Assurément, mais dites moi pourquoi vous êtes tous si terrorisés à l'idée de vous retrouver face à vous-même? Méprisante? Non, ou en tout cas rarement. Je vis dans mon monde de rêves, je suis distraite, c'est tout.
Je suis... Timide mais grande gueule. Illogique mais rationnelle. Bordélique dans mes affaires, mais (relativement) ordonnée dans mes pensées. Cynique souvent, révoltée toujours. Créative, rêveuse, bosseuse, intelligente je suppose. Désabusée mais naïve. Je suis moi. Compliquée.

Un petit mot sur mes loisirs et passions? L'écriture. Je n'aurais pas survécu sans l'écriture, pas mon âme en tout cas... Le dessin, ça fait déjà quelques années que je griffonne des elfes et des filles sur des bouts de papiers... Les langues, une passion tardive. L'anglais, l'espagnol, et le russe que je commence juste à apprendre... Et d'autres, peut-être, plus tard...
La musique (l'écouter, pas en jouer, j'ai un piano mais ne connaît qu'un ou deux airs pas compliqués...), les animaux, rêver (sans ça non plus, je n'aurais pas survécu... je sais que pour beaucoup de gens, c'est une perte de temps, mais j'aurais l'impression de vraiment perdre du temps si je ne rêvais pas...), lire, passionnément, les séries télé (une vraie fan!), et tant d'autres choses...
Je pense devenir traductrice. Disons que c'est mon futur métier du moment. A dire vrai, mon avenir professionnel me fait peur. Me terrifie. Pas de raisons pourtant, bonnes notes, etc... Mais c'est stressant de devoir choisir une voie, une vie. Comment choisir alors même que je ne sais pas ce dont j'aurai envie demain, et a fortiori, dans six mois ou un an? Comment choisir un métier pour toute une vie? J'ai une sorte d'intuition qui me dit que je ne serai pas capable de faire la même chose toute ma vie, pas plus que mes parents ne l'ont été. On change, on évolue, on s'habitue...

Bon, je crois qu'on va clore ici cet édito qui n'a que trop duré. Si vous avez survécu à sa lecture, vous pouvez toujours lire les articles qui suivront... Si vous êtes suicidaire. En tout cas laissez plein de commentaires!
Gros bisous à tous et bonne visite!

Marianne!

samedi 08 mars 2008 Publié dans Dans ma vie..., Par rapport au blog, Réflexions | Tags : édito, présentation, blog, ado | Commentaires (4) |  Facebook | |