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lundi 17 janvier 2011

Le bonheur c'est les autres

Sartre avait en partie raison en affirmant que "l'enfer, c'est les autres". Même si je considère souvent que l'enfer, c'est plutôt notre façon de voir les autres - les laisser, ou pas, faire de notre vie un enfer.

Mais le bonheur aussi passe par les autres. Se renfermer sur soi-même et vivre seul apporte peut-être une certaine tranquillité. Mais pas le bonheur. Le bonheur, contrairement à ce qu'en disaient les Anciens, n'est pas pour moi que l'absence de malheurs (l'ataraxie).

Alors qu'est le bonheur pour moi? Pas non plus une succession d'évènements formidables et extraordinaires, d'aventures dignes du cinéma. Là encore, c'est sans doute plutôt la façon de réagir à ce qui se passe, la capacité à saisir les bons moments, même tout simples, et à ne pas se faire un monde des mauvais moments inévitables.

Alors qu'entends-je par "le bonheur c'est les autres"? On peut certes exercer cette "interprétation positive" lorsque l'on est seul. Mais pour moi, le bonheur n'a aucun sens quand on ne le partage pas.

A chaque moment où j'ai été heureuse, j'étais entourée par des gens importants à mes yeux. Et quand je suis heureuse seule, la première chose à laquelle je pense, c'est qu'il faut vite en parler à mes proches pour partager ce bonheur et le ressentir vraiment...

De fait, on dépend des autres pour être heureux. En tout cas, c'est comme ça que je vois les choses... Raison de plus pour s'entourer de gens qui nous font du bien, qui nous font partager leurs bonheurs et qui se réjouissent des nôtres!

Et oui, en ce moment, je vous livre plutôt des réflexions assez positives ;). Ce n'est pas que je sois moins révoltée, simplement cela fait du bien de réaliser que je peux moi aussi être "douée pour le bonheur", finalement. Et je crois qu'un peu d'optimisme ne peut faire de mal à personne!

lundi 17 janvier 2011 Publié dans Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

lundi 13 décembre 2010

Les trois prochains jours VS Pour elle

Je suis allée voir un film sorti le 8 décembre, Les trois prochains jours, avec Russell Crowe. J'avais fait une petite recherche internet après avoir vu l'affiche, et constaté que le synopsis était identique à celui d'un film français que j'ai vu en DVD il y a plusieurs mois, Pour elle, par Fred Cavayé et avec Vincent Lindon et Diane Kruger. Et pour cause, le réalisateur Paul Haggis en a fait un remake.

A partir de ce moment, il fallait absolument que j'aille voir ce film. J'avais beaucoup aimé la version française, et puis pour quelqu'un qui comme moi étudie les différences de culture (et la différence franco-américaine est celle qui me passionne le plus), cette adaptation est du pain bénit.

The next three days 2.jpg

Je l'ai donc vu, en version originale (un bon point pour les cinés parisiens) mais sous-titrée en français (dommage, mais je peux comprendre qu'il ne soit pas rentable pour les cinés de passer des VO sans sous-titre, ou même sous-titrées dans la langue originale).

Et c'est un bon film. Pas assez bon pour me faire oublier Pour elle, mais je crois que si je n'avais pas vu ce dernier avant, j'aurais été aussi marquée par ce remake que je l'avais été à l'époque. Le thème, pour ceux qui ne connaîtraient aucune des deux versions, se résume finalement à: une fois les recours légaux épuisés, jusqu'où peut-on aller pour sauver une personne que l'on aime? Sur cette question s'en greffent d'autres, comme: jusqu'où garder la foi en l'innocence de cette personne quand personne n'y croit plus? A-t-on le droit de tout risquer quand on a un enfant? Est-on prêt à devenir une autre personne et à faire le mal pour atteindre son objectif? Il y a matière à débattre, sans aucun doute...

Pour elle 2.jpg

Comme je l'avais remarqué dans la bande-annonce, beaucoup de scènes ressemblent énormément à celles de Pour elle - Paul Haggis a même calqué celles qui selon moi étaient les meilleures dans le film français, ce qui prouve déjà qu'il a bon goût. Le tout est adapté aux Etats-Unis et à l'actualité - une petite référence à la crise économique, des noms de villes américaines.

Et puis certaines choses sont un peu modifiées, surtout vers la fin - disons, la façon d'arriver à la fin. Je cite une interview de Paul Haggis trouvée sur Internet: "I always wanted to do a thriller or caper movie and I thought there were very interesting questions that were raised in Pour Elle that weren’t truly explored enough and I wanted to explore them a little deeper. I was pretty faithful to the plot. I didn’t add much to it. It was the characters I wanted to delve into deeper." *

Concrètement, la question que Haggis a vraiment approfondie, selon moi, c'est celle de l'abandon possible du petit garçon pour arriver à s'enfuir (comme le dit le criminel à qui le héros demande des conseils, et je cite de mémoire: "il faut être capable de laisser ton gamin sur une station d'autoroute"), qui était moins étudiée dans Pour elle. Ce n'est pas inintéressant mais cela reste relativement consensuel sur la résolution et ce ne sont pas les meilleures scènes du film à mon goût.

The next three days.jpg

J'ai trouvé les personnages de policiers plutôt intéressants, même si leur nombre important empêche de vraiment bien connaître un seul d'entre eux. Cela fait un moment que j'ai vu Pour elle, mais je ne crois pas que les persos de flics y étaient aussi développés.

Pour ce qui est de l'interprétation, les acteurs sont tous très bons et il me paraît difficile de départager Vincent Lindon et Russell Crowe, chacun jouant bien sûr avec son bagage français ou américain. Dans les deux films, j'ai particulièrement remarqué le père du héros, tout en subtilité dans un rôle quasi muet (pardonnez-moi si je ne retrouve pas le nom des acteurs). Le petit garçon s'en sort aussi très bien.

Le reste des modifs est relativement "insignifiant" selon moi - du point de vue cinématographique et narratif, car rien n'est insignifiant du point de vue culturel.
Je remarque par exemple que le covoiturage (utilisé par Vincent Lindon dans Pour elle pour passer entre les mailles du filer, car seuls les véhicules ayant pour seuls passagers un couple et un enfant sont vérifiés), qui avait dans le film français un côté écologique, organisé par Internet, devient une simple affaire de circonstances quand le héros propose à un couple bloqué par la fouille de la gare de les emmener en échange d'une participation au prix de l'essence...
Oh, et une scène complètement zappée dans Les trois prochains jours, je ne sais pas si c'est par manque de temps ou quelque chose de plus profond: dans Pour elle, le fils du héros trouvait le pistolet que ce dernier s'était procuré et jouait avec, causant une belle frousse au papa imprudent...

Autre ajout de Paul Haggis: un cours du héros (qui est prof) sur Don Quichotte, avec une citation sur la folie ou du moins l'irrationalité - qui nous ramène à une question que le héros lui-même ne se pose jamais, celle de l'innocence de sa femme.

The next three days 3.jpg

Je trouve, pour finir, assez amusante cette "manie" que les Américains ont de faire des remakes de films français pour en suite nous les refourguer en France. Aucune critique là-dedans, c'est juste, là encore, intéressant culturellement, car de notre côté, nous nous contentons de faire nos propres films (et si nous pompons sur les Américains, nous faisons attention à ce que cela ne se voie pas trop) et sommes déjà bien contents s'ils sont un peu exportés.

Cela avait été le cas de Pour elle, qui était devenu en anglais Anything for her. J'ai trouvé sur Internet cette affiche - que je trouve d'ailleurs plus appropriée au contenu du film que l'affiche française (voir plus haut dans mon article).

Pour elle.jpg

* Traduction: "J'ai toujours voulu faire un thriller ou une comédie et j'ai trouvé qu'il y avait des questions très intéressantes soulevées dans Pour elle qui n'étaient pas vraiment assez explorées et je voulais les explorer de façon un peu plus approfondie. J'ai été plutôt fidèle au scénario. Je n'y ai pas ajouté grand-chose. C'est les personnages que je voulais creuser plus."

lundi 13 décembre 2010 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu..., Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

lundi 15 novembre 2010

Moi et l'éducation supérieure: résignation et espoir

Pour ceux qui ne suivraient pas mes pérégrinations depuis si longtemps, je rappelle que j'étais très malheureuse au lycée, en 2nde, et avant ça au collège, à cause d'une soif d'apprendre ne se contentant pas de la pitance dispensée par le système scolaire. C'est la raison principale de mon inscription au Cned, organisme de cours par correspondance via lequel j'ai suivi mes cours en 1ère et Terminale, et me suis préparée au bac que j'ai obtenu avec mention très bien en 2009 (en 2009-2010, j'ai pris une année sabbatique dont j'ai passé deux mois aux Etats-Unis).

Et me voilà maintenant dans l'enseignement supérieur. Une grande école, rien que ça - oui, l'Isit est une grande école, la seule de langues. J'ai souvent dit à mes proches, et ai peut-être écrit ici, que bien que l'idée de ne pas être au niveau me fasse un peu peur, tout trouver trop facile me semblait bien pire, m'effrayait bien plus. A raison, malheureusement.

Je ne dis pas que je n'apprends rien, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas une totale perte de temps. Mais je n'ai pas grand mal à garder le niveau, pour pratiquer l'euphémisme.
En français et en anglais, facile - le pire étant l'heure obligatoire de "renforcement français", où nous revoyons par exemple l'accord du participe passé ou l'emploi du subjonctif (présent!)...
En espagnol, je sens bien que j'ai du chemin à parcourir, à l'écrit et surtout à l'oral, mais plutôt moins que d'autres. Et, alors que je devrais consacrer l'essentiel de mon temps de travail personnel à faire des fiches de vocabulaire et des exercices de grammaire dans cette langue, j'en fais au maximum une heure dans la semaine, surchargée que je suis de travail dans les autres matières - un travail qui, comme au lycée, n'est pas bien compliqué mais demande un certain temps, d'autant qu'un certain nombre professeurs ramassent régulièrement nos exercices pour les noter...
Enfin, les matières "générales" (géopolitique européenne, géopolitique US, géopolitique UK, droit civil, histoire politique), les plus intéressantes à mes yeux, sont très enrichissantes, mais ne me demandent aucun effort particulier - j'apprends des choses, connaissances brutes et interprétations nouvelles auxquelles je n'aurais pas pensé par moi-même, mais à aucun moment je n'ai de mal à les comprendre ou les assimiler. Il me faudra simplement réviser pour les partiels des choses comme les dates, les noms, etc.

Je m'étais toujours imaginé qu'à un moment ou un autre de mon éducation, je ne ferais plus partie des meilleurs. Je me rappelle encore de mon grand-père qui après avoir été le premier au lycée, s'était retrouvé bon dernier à Centrale. Et c'est une idée que je trouve normale: plus on avance, plus la sélection est dure, plus on rencontre de gens brillants, non? Eh bien pas plus que ça, en réalité.

Je ne dis pas que mes camarades de classe sont des idiots, certains sont même très doués. Mais dans l'ensemble, cela ressemble un peu trop au lycée pour moi. Il y a des gens nuls en anglais et/ou en espagnol, et, pire encore, en français, et/ou glandeurs finis qui font tout à la dernière minute (quand ils le font), et/ou à la compréhension relativement limitée selon mes critères - ne me traitez pas d'élitiste, c'est loin d'être mon intention: je connais des gens titulaires d'un BEP ou d'un bac pro, qui font preuve de plus d'esprit critique que certains isitistes. Bref, j'ai souvent du mal à comprendre comment certains ont passé le concours. Notamment, pas mal de personnes qui ne lisent de toute évidence pas assez (comme en témoignent leur sens de la grammaire et de l'orthographe inexistant, leur manque de vocabulaire et de culture générale...) Si les cent élèves de ma promo sont ce que la France a de meilleur en langues (mis à part ceux qui sont dans des Grandes Ecoles plus prestigieuses), je trouve ça légèrement inquiétant sur le niveau du reste...

De quoi je me plains? Je reste la meilleure, c'est super! Des yeux ronds s'ouvrent lorsque j'avance que ce n'est pas forcément une chance... Car ce que les gens "dans la moyenne" ignorent, c'est que faire partie des meilleurs, ça veut dire s'ennuyer, souvent, ça veut dire perdre son temps et être condamné à revoir et re-revoir des choses que l'on maîtrise déjà parfaitement. Ca veut dire, pas de défi.

Etre la meilleure ne m'intéresse pas. Si je dois laisser la place de major de promo à un autre, plus doué ou plus travailleur que moi, pour profiter un peu plus de la vie, écrire, lire ou apprendre d'autres choses, ainsi soit-il! Me comparer aux autres ne m'intéresse pas - c'est un point de référence tout au plus. Surpasser les autres n'est pas bien glorieux, et c'est trop facile alors de se reposer sur ses lauriers une fois l'objectif atteint. Ce qui m'intéresse, c'est de me surpasser, de m'améliorer en permanence.

Je suis arrivée dans l'éducation supérieure en priant pour un défi. On m'a accordé des défis d'organisation (horaires, masse de travail...), de patience (horaires encore, rabâchage de connaissances déjà acquises, travaux en groupe avec des gens pas toujours motivés ni organisés) - mais tout défi en matière de connaissances ou de compréhension reste absent.

J'espère que cela viendra, bien sûr. En deuxième, troisième, quatrième, cinquième année... Mais sans trop compter dessus - j'ai déjà été trop déçue... Mais bon, je survis. En fait, je m'en sors étonnamment bien. Je fais preuve de trésors de résignation et de patience dont j'ignorais même posséder le quart. Je ne suis pas déprimée - pas tout le temps, en tout cas, et pas trop longtemps - un peu de Nutella, un petit coup de fil chez moi et on fait aller. Je crois que j'ai appris à mieux supporter les emmerdements de la vie scolaire, alors que je craignais plutôt d'être devenue plus extrémiste encore durant mon temps au Cned.

C'est triste, d'une certaine façon - se résigner, c'est mourir un peu. Mais c'est survivre, aussi.
En fait, je crois que le plus important pour moi est de définir clairement une frontière entre la révolte intellectuelle (idéaliste) et la résignation psychologique (pragmatique). Ne pas perdre mes principes tout en m'adaptant à la réalité, sans me rendre malheureuse pour autant.

Alors je profite autant que possible de chaque moment de vraie vie - mes retours chez moi en province, mais aussi mes footings, mes marches, mes visites de musées... En attendant des jours meilleurs qui, je le sais, viendront - une fois sortie pour de bon des études académiques, je me fabriquerai la vie que je voudrai et pourrai alors réserver la pratique de la résignation à la météo et aux moyens de transports, domaines dans lesquels elle peut toujours servir...
Oui, en attendant, je crois avoir trouvé un équilibre relativement sain entre résignation et espoir. On en reparle d'ici quelques mois...

lundi 15 novembre 2010 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Commentaires (4) |  Facebook | |

lundi 25 octobre 2010

Le trou noir

Cela faisait fort longtemps que je n’avais pas repensé au mal-être diffus que je ressentais en quasi permanence il y a quelques années. Simplement parce que j’ai évolué – une évolution en mosaïque, pour reprendre le vocabulaire de la génétique : évolution puis régression et vice versa. On ne change pas du jour au lendemain, mais doucement, pas à pas, sans presque s’en apercevoir. A posteriori, on réalise le chemin parcouru, mais sans se replonger dans les sentiments que l’on éprouvait auparavant.

Quelque chose dans ma vie m’y a fait repenser, cela dit – ou disons quelqu'un. Et cela m’a permis de m’apercevoir que je n’avais pas tant écrit là-dessus. Au jour le jour, un peu, mais en minimisant – pour ne pas effrayer ou repousser mes lecteurs, pour ne pas me terroriser moi-même. Et sans le recul nécessaire pour généraliser… Si je ressens maintenant le besoin de témoigner, c’est que j’ai aussi réalisé que non seulement je ne suis pas la seule terrienne à être passée par là, mais qu’en plus tout le monde n’en sort pas aussi facilement que je l’ai fait.

J’ai une nature peut-être un peu fragile par certains aspects. Rêveuse, idéaliste et exigeante. Trop rêveuse, trop idéaliste, trop exigeante. Ce sont aussi, pour moi, mes plus belles qualités, la source de ma force. Vous savez ce qu’on dit, la médaille et son revers…

Pendant longtemps, je n’ai pas su gérer ces trop. Avec le recul, je pense que c’est simplement parce que je ne savais pas les comprendre. Je crois sincèrement que poser des mots sur ce qu’on ressent est une étape primordiale pour avancer – ça ne fait peut-être pas changer les attitudes et les ressentis du jour au lendemain, mais au moins l’on se sent moins perdu et l’on sait quelle direction prendre.

Comment cela se traduisait-il dans ma vie de tous les jours ? Par une angoisse permanente – notamment le stress scolaire et ma peur du fameux regard des autres. Par cette impression d’avoir tout pour être heureuse sans pour autant y parvenir. Et sans savoir ce qui n’allait pas chez moi.

Encore maintenant, j’écris ça de façon scientifique et rationnelle, j’ai l’air d’une analyste objective. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas la gorge nouée en y repensant… J’ai eu des moments de déprime noire, de colère noire, de désespoir et de révolte forcenés. Le moindre petit truc qui allait de travers – une remarque d’un prof, mon frère qui me piquait la télé – pouvait déclencher des réactions démesurées. Et souvent je me sentais vide, tout simplement.

Et maintenant, ma vie est-elle parfaite ? Non. J’ai des rechutes, régulièrement. Des coups de blues, des sursauts d’angoisse existentielle. Mais ça va mieux. J’ai trouvé des passions qui me sauvent, j’ai appris à me confier aux personnes que j’aime. Et à relativiser.

Je crois que ce qui m’a permis de ne jamais toucher le fond, et finalement de garder la tête hors de l’eau, c’est l’espoir qui ne m’a jamais quittée. Le bon côté de mon imagination, de mon idéalisme, de mon exigence : j’ai toujours su, ou du moins pressenti, que quelque chose de meilleur existait quelque part et qu’il ne tenait qu’à moi d’y accéder. Ce qui facilite pas mal les choses…

Et si je n’avais qu’une seule phrase pour rassurer ceux qui traversent quelque chose de similaire, ce serait : quelles que soient les difficultés, l’amélioration est toujours possible, plus proche que vous ne le croyez, et il ne tient qu’à vous d’être le changement que vous voulez voir dans votre vie*.

* Inspiré de la citation de Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »

Update: voici un lien vers une vidéo YouTube (en anglais) qui dit le même genre de choses d'une façon différente.
http://www.youtube.com/user/tonjesml#p/u/31/7Hih-AI48Zs

lundi 25 octobre 2010 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Commentaires (3) |  Facebook | |

lundi 11 octobre 2010

L'humeur de mon MP3 & comment lire en marchant ou marcher en lisant

Voici une petite ode à mon baladeur MP3, compagnon indispensable de mes temps de transport quotidien et de mes footings...

Comme tous les MP3, le mien a ses humeurs, ses préférences. Des chansons qu'il passe souvent, d'autres jamais. Bien sûr, scientifiquement parlant, il ne s'agit que de "coïncidences" inhérentes au mode aléatoire, que l'on repère quand elles arrivent sans se rendre compte qu'elles restent relativement rares.

Parfois il m'énerve, l'animal, il ne me passe que des chansons douces quand je veux courir, ou des tristes quand je suis de brillante humeur. Il me faut appuyer des dizaines de fois sur "next" pour finir par tomber sur une chanson convenable.

Mais parfois, nos humeurs coïncident miraculeusement. Parfois il semble deviner exactement quelle chanson j'ai besoin d'entendre et nous sommes comme en symbiose...

-*-

Et puis dans Paris, j'ai vu pas mal de gens avec un bouquin, qui lisaient tout en marchant. L'idée ne me serait pas venue comme ça, mais étant donné que je marche entre 1h20 et 2h trois jours par semaine, j'ai décidé de tenter le coup.

Et je m'en sors pas mal, en fait. C'est sûr qu'on ne lit pas aussi vite comme ça qu'en conditions normales, mais je ne me suis pas cassé la figure, c'est déjà ça, et ça ne m'empêche pas de marcher à bon rythme (plutôt plus vite qu'en temps normal, en fait).

Mon MP3 et un bouquin... Besoin de rien de plus!

lundi 11 octobre 2010 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

vendredi 03 septembre 2010

Tears

Voici un p'tit texte qui m'est venu en anglais, une sorte de Description de Passage des larmes.

Tears. Basically just salt and water.

Coming down in torrents, showing up in the corner of the eye, or just stuck in one’s chest.

Tears. Sad, desperate, angry tears, or sometimes happy, blissful tears. They can relieve and lighten you, or bring you down even more.

Some know how to use them to get the attention they want. Some would die in shame if anyone could see theirs. Most of us, I guess, struggle trying to find a happy medium, or well, maybe not-so-happy but fair, moral. Trying to show our emotions to others, open up and let them in, without laying a guilt trip on them and coercing them to love us.

Because of course, we want them to love us. And manipulation is never very far, even without us knowing it… Don’t we try not to cry to much, fearing it might end up driving away the same people who try and comfort us? Feeling down is okay from time to time, but who wants a depressed friend? Who wants to be the depressed friend?

Tears. Salt and water, and emotions and feelings in a tornado.

How come it’s so much easier to cry when listening to a music so beautiful it feels full of wonder and grace, when watching a movie scene with people struggling with the death of a loved one, than when one’s actually affected?

I’d just like all these tears to come out once and for all and let me be.

But maybe the bottom point is, our tears are part of who we are.

Part of who we’ll become.

vendredi 03 septembre 2010 Publié dans Descriptions de passage, Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

lundi 31 mai 2010

La retraite

Procédons par ordre, en commençant par définir le contexte dans lequel l'idée de retraite a été instaurée (en 1941 en France).
Les gens commencent à travailler dès qu'ils le peuvent, généralement avant 18 ans, peu font des études et très peu, des études longues. L'espérance de vie est de moins de 60 ans (en 1941, 54 ans pour les hommes et 61 ans pour les femmes). La plupart des travailleurs travaillent alors au minimum 40 heures par semaine (durée légale depuis 1936 mais pas effective avant 1960 ou 1970), pour beaucoup dans des conditions difficiles, et n'ont que leur famille pour les aider une fois qu'ils ne sont plus en état physique de travailler.
Le but de la retraite est donc d'assurer un revenu décent à chacun à partir du moment où il ne peut plus gagner sa vie par lui-même, jusqu'à sa mort. Ce qui, le plus souvent, ne représente que quelques années, 10 au maximum.
Le système par répartition, choisi à l'époque, permet d'assurer immédiatement une pension à ceux qui en ont besoin, même s'ils n'ont pas cotisé. C'est la génération suivante qui commence dès ce moment à cotiser, et cela ne pose alors pas de problème puisque le taux de natalité dépasse deux enfants par femme et qu'il y a donc au moins un travailleur actif pour un retraité (en pratique, plus, du fait de la faible espérance de vie et du début rapide de la vie active évoqués plus haut).

Quel est le contexte actuel?
On commence à travailler de plus en plus tard, avec des études longues pour presque tous les domaines - niveau licence courant, niveau master de plus en plus représenté, etc. Le chômage a augmenté et on a fait le deuil du plein emploi, ce qui fait donc moins de travailleurs actifs pouvant cotiser (sans compter les indemnités chômage à financer). Parallèlement, l'espérance de vie est passée à plus de 80 ans (20 ans de plus que dans les années 1940!) et certains arrivent jusqu'à 100 ans... De plus, l'âge de la retraite moyen est maintenant aux alentours de 60 ans. Ce qui fait en moyenne 20 ans de "retraite". Pour une trentaine d'années (en tout cas moins de quarante ans!) de vie active, le plus souvent entrecoupées de périodes d'inactivité (voir plus haut pour le chômage).
Ajoutons à cela les très faibles taux de natalité ayant suivi le baby-boom, et l'arrivée des baby-boomers à l'âge de la retraite, et le problème est posé! Même si aujourd'hui la natalité remonte, et même si elle se stabilisait à plus de deux enfants par femme, leurs 30 ans de cotisation pourraient difficilement financer les vingt ans ou plus (l'espérance de vie continuant à augmenter) de retraite de leurs aînés. Deux enfants par femme, c'est un enfant par adulte, or il en faudrait un et demi ou deux pour tenir le rythme actuel!

Voilà. Cela me semble énoncer des évidences, mais ce ne l'est apparemment pas pour tout le monde, au vu des réactions que j'ai pu observer, notamment autour de l'éventualité d'une réforme des retraites. Et j'espère qu'une vraie réforme va se faire, car elle est nécessaire et qu'il est injuste d'hypothéquer un peu plus les jeunes générations à cause d'un système qui ne pouvait que poser des problèmes, depuis le début - alors que question hypothèque, nous avons déjà la crise économique et la dette des Etats, la crise écologique et la destruction de la planète, etc, etc.

J'ajouterai que la base même de ce système de retraites est selon moi tout aussi symptomatique du fantasme d'une croissance permanente, que la crise des subprimes et tout ce tralala: faire cotiser les travailleurs actifs pour les retraites de la génération précédente, c'est supposer qu'il y ait toujours au moins deux enfants par femme ET pas de chômage, conditions nécessaires à l'équation 1 actif pour 1 retraité, et conditions impliquant toutes deux une croissance permanente (en général, la natalité augmente en période de croissance, et le chômage existe souvent même en période de croissance). Bref, conditions qui ne peuvent pas être remplies sur le long terme.

Alors oui, ça me met en rogne, parce qu'il est fort possible que je doive cotiser et que je reçoive peanuts. Alors que je demande rien du tout, juste qu'on me laisse travailler pour moi-même - traitez-moi d'individualiste. Aider les générations précédentes en cas de besoin, normal (je compte bien le faire avec mes parents). Leur financer des vacances Club Med autour du monde pendant vingt ans, je l'avoue, c'est pas mon objectif prioritaire (surtout que si on me les offre quand j'aurai leur âge, j'en voudrai pas, j'aime mieux les bed&breakfast!). Je n'arrive pas à comprendre par quelle substitution abracadabrante, par quelle opération du saint-esprit la retraite est devenue un acquis social sans lequel personne ne supporterait l'horrible réalité de leur travail, qu'ils choisissent bien souvent en fonction de la retraite qu'il leur apportera, d'ailleurs. Donc si j'étais pas déjà pas très enthousiaste à l'idée d'être salariée, ça m'en dégoûterait. Autant avoir une petite marge de manoeuvre sur mes cotisations...

Et quelle est l'une des formidables mesures qui vont sans doute être mises en place par notre gouvernement adulé? Imposer le revenu du capital. Ce qui sonne formidablement bien, n'est-il pas, ça plaît même aux communistes (qui ne peuvent pas vraiment causer vu leur pourcentage aux élections) et à la bande à Besancenot (déjà plus fringant, je vous l'accorde). Mais c'est quoi le capital, concrètement? L'argent des gros vilains capitalistes à la tête des grosses vilaines entreprises? Bah non, enfin pas trop, sinon ils vont encore partir à l'étranger et on aura des manifs des syndicats, des cocos et de Besancenot sur le dos... Alors on va trouver autre chose, plus petit mais plus nombreux... Comme l'immobilier!

Bah ouais, le "revenu du capital", c'est en grande partie celui des particuliers qui investissent dans l'immobilier, par exemple en rénovant et louant des apparts comme mes parents l'ont fait, pour ne pas avoir à dépendre des retraites allouées par l'Etat et/ou gagner leur vie tout simplement. Résumé grossièrement: on prend aux indépendants pour distribuer aux salariés. C'est-y pas chouette la solidarité?

Pas de happy end pour cet article, mais vous y attendiez vous vraiment vu le titre? Tiens, vu qu'on est dans le troisième âge, une question au passage: quelqu'un peut-il m'expliquer comment le fiasco du Lundi de Pentecôte travaillé (par quoi, 1/5 de la population) peut rapporter plus d'argent qu'il n'en coûte, ne serait-ce qu'en termes d'organisation? Pas de réponse? Bah j'suis contente que ma grand-mère soit pas en maison de retraite...

lundi 31 mai 2010 Publié dans Réflexions | Tags : retraite, retraité, prendre sa retraite, pension, réforme | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi 12 mai 2010

GRANDIR

Grandir, c'est avoir conscience des autres, de leurs sentiments, de l'influence qu'on a sur eux, c'est faire de son mieux pour ne pas en abuser ou en mésuser, et se rendre compte qu'au bout du compte, on continue à blesser les gens.

Grandir, c'est voir le temps s'accélérer, commencer à parler de son époque, 'en mon temps c'était ainsi', 'à mon époque on faisait ça'...

Grandir, c'est faire des projets, se sentir comme poussé vers l'avant de façon inexorable et ne pas pouvoir faire de pause. C'est voir certains de ces projets échouer et y survivre ; en voir d'autres réussir et ne pas en sortir indemne.

Grandir, c'est arrêter de voir les choses en noir & blanc, s'éloigner du manichéisme, prendre conscience des nuances qui composent le monde et les gens, soudain ressentir de la peine pour quelqu'un qu'on déteste, tout comme on peut être exaspéré par quelqu'un qu'on aime...

Grandir, c'est faire le deuil de la perfection, mais pas forcément de l'idéalisme.

Grandir, c'est voir des gens qu'on a toujours connu partir, mourir ; c'est partir soi-même, petit à petit, "vêtement par vêtement" comme dit Bénabar, c'est se sentir coupable d'abandonner sa vie d'avant et d'apprécier la nouvelle...

Grandir, c'est apprendre l'indépendance, ou à tout le moins l'autonomie, c'est commencer à prendre ses responsabilités, à s'intéresser à son avenir de façon concrète.

Grandir, c'est apprendre que le compromis est souvent nécessaire, c'est s'excuser sans être désolé, dire oui oui sans le penser, s'aplatir, c'est crever en son for intérieur et se détester pour son hypocrisie diplomate, parfois ; c'est aussi avoir le courage d'assumer ses convictions, d'agir en conséquence, c'est soudain prendre la parole sans fard et dire ce que l'on pense sans rien en regretter.

Grandir, c'est savoir qu'on restera toujours le bébé de ses parents, et en tirer de la fierté.

C'est ça pour moi, grandir sans vieillir...

mercredi 12 mai 2010 Publié dans Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

lundi 01 mars 2010

Biopsie du départ

Non, je ne me mets pas à intituler mes notes comme des romans d'Amélie Nothomb, rassurez-vous ;p. Il se trouve juste que c'est l'expression qui me semble la plus appropriée: il ne s'agit pas d'une autopsie puisque j'ai décortiqué mon départ au fur et à mesure qu'il se produisait - le départ n'étant pas, ici, la poignée de secondes qui l'accomplit de facto, mais plutôt les quelques jours (voire semaines) qui le réalisent, l'actualisent selon le jargon philosophique (rendre actuel, réel).
Ce terme de biopsie me semble coller parfaitement à la situation, puisqu'il s'agit bien d'une sorte de prélèvement, une analyse d'une partie seulement des données, qui en elle-même modifie d'ailleurs ces dernières. Attention, ici le départ n'est pas une maladie, mais plutôt un organe (ne parle-t-on pas de biopsie du cerveau, par exemple?), quelque chose qui fait partie de moi...

Je complèterai cet article au fur et à mesure, jusqu'à "la fin de mon départ" (qui n'est pas mon retour ;p)...

25-02 à 17h: ça se rapproche et c'est assez flippant. Flippant parce que le temps passe vraiment très vite, je sens que je ne vais pas le voir passer non plus aux Etats-Unis... J'ai commencé à préparer mes affaires, mais rien de précis. Encore quelques trucs à faire.

27-02 à 19h: toujours du mal à réaliser, ça fait vraiment bizarre... Tout va me manquer. Je suis coincée entre la panique et l'euphorie... J'ai enfin évacué une dernière chose à faire parasitante, maintenant il me reste à boucler mes bagages et à profiter de l'instant!

1er-03 à 16h20: je crois que je commence à mieux réaliser, à un peu moins paniquer. En fait, je crois que ce n'est que maintenant que ce projet me semble vraiment concret ; même si j'y pense depuis plus d'un an et que j'ai tout fait pour cue ça se réalise, c'est tellement important que je crois que j'avais l'impression que quelque chose allait forcément clocher à un moment ou à un autre, que ça ne pourrait pas se faire. C'était à la fois une angoisse pour moi et une façon de me rassurer, de me dire que ce n'était pas "pour de vrai"... Cette impression s'efface peu à peu, juste à temps au fond pour n'être ni trop paniquée, ni trop relax...
Mes affaires sont quasi prêtes, même si ça va demander un sacré "bourrage de bagages"... Normalement, ça devrait tenir... Je pars pour Paris demain après-midi, et mon avion part après-demain en fin de matinée.

2-03 à 22h50 : je suis arrivée à Paris en fin d'après-midi avec mes parents et ai dîné avec mon oncle Patrick et sa femme, Liz, avec qui je prends l'avion demain matin, ainsi qu'avec un cousin, F-X. Je vais me coucher. Je me sens à peu près prête, j'ai dit au revoir à mon frère, ma grand-mère ainsi que mes animaux à midi, et quasiment déjà à mes parents ce soir, du moins je leur ai dit les choses importantes et ils vont nous accompagner à l'aéroport demain.

3-03 à 10h30 : J'ai eu un peu mal au ventre ce matin, le stress sans doute, mais maintenant ça va à peu près. Je suis à l'aéroport avec Patrick et Liz, les bagages sont enregistrés et nous sommes passés dans la « zone d'embarquement », nous attendons en lisant des journaux... Mes parents sont repartis puisqu'il faut avoir une carte d'embarquement pour arriver jusqu'ici, je les ai vus disparaître derrière une vitre pendant qu'un tapis roulant m'emmenait vers le haut... Voilà, on y est...

lundi 01 mars 2010 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |

dimanche 21 février 2010

Position de lecture

M'étant fait taguer par Madmoiselle, je vais vous parler de mes positions de lecture.

Je lis énormément, n'importe où et n'importe quand, alors des positions, j'en ai quelques unes!

  • Je lis dans mon lit, le soir: allongée sous la couette ou encore assise, en tailleur, ou avachie.
  • Je lis sur le canapé, assise ou avachie.
  • Je lis à table.
  • Je lis sur mon ordinateur, assise à mon bureau, ou sur mon ordi portable, un peu n'importe où.
  • Je lis parfois dans le train, mais en voiture ça me rend malade.
  • etc...

Quand j'étais enfant, mes positions de lecture incongrues étaient sujet de plaisanterie, d'autant plus qu'une de mes tantes, pendant sa propre enfance, faisait elle aussi un art des emplacements originaux, comme... les radiateurs.

Et vous, dans quelle position lisez-vous? Je tague Milathéa, Jessica Lisse, Purple Girl, Dieu, uneNinie ; et ceux qui en ont envie peuvent répondre aussi ;p!

dimanche 21 février 2010 Publié dans Par rapport au blog, Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook | |