samedi, 02 août 2008
Description de passage 9: l'amnésique à l'hôpital
Ca fait très longtemps que je n'ai pas posté de Description de Passage. Je n'ai pas vraiment d'excuse, disons que l'ambiance de révision pour le bac, puis de vacances, ne se prête pas vraiment à l'observation nécessaire au processus...
Je n'ai d'ailleurs toujours pas écrit les Descriptions que je vous avais promises après mon voyage à Paris, en mai. Je ne les oublie pas, j'ai toujours les détails en tête, il faut juste que je trouve le temps, l'envie et le courage de les mettre en mots...
En attendant, pour me faire pardonner, en voici une petite qui s'est imposée à moi après coup, comme une évidence.
Rencontre du 25-07-08: 200 mots.

Un vieux monsieur dans un couloir d'hôpital. Cheveux et moustache blancs, pyjama rayé de prisonnier. Il sort des toilettes, la démarche prudente, erre un peu en jetant un oeil par les portes ouvertes. Puis il finit par venir vers moi, un peu timide, s'excusant presque trop, me demandant si je n'aurais pas remarqué d'où il venait au départ: il ne se rappelle plus. Tout se ressemble tant ici...
Des infirmiers viennent le chercher, ne retrouvent pas le brancard sur lequel il est arrivé, vont demander au médecin s'il a le droit de sortir en marchant... Et pendant ce temps-là, il reste au milieu du couloir, le regard bleu un peu perdu, un peu transparent, mais à la fois comme émerveillé par tout ce sur quoi il se pose...
Je ne peux pas le regarder sans sentir défiler les émotions. La pitié, mais aussi tout un tas d'autres moins descriptibles. Et puis les questions se bousculent dans mon cerveau, qui est-il, a-t-il une famille, pourquoi est-il ici... Un mot terrible clignote, sans vraie certitude: Alzheimer. Et puis tant d'images, il me fait penser à un enfant, un sage, un extraterrestre...
Les infirmiers l'emmènent, debout.
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13:51 Publié dans Descriptions de passage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : description, décrire, description de passage, amnésique, alzheimer, hôpital, vieillard
jeudi, 05 juin 2008
Méthode des Descriptions de passage
Cela fait maintenant un mois que j'écris des descriptions de passage assez régulièrement.
Certains, dans mon entourage, se sont étonnés de ma capacité à décrire de mémoire, surtout quand ils avaient eux aussi croisé les personnes décrites. Je me suis dit que je pourrais expliquer le processus qui a lieu dans ma petite cervelle...
Tout d'abord, je ne recherche jamais un sujet. Je reste constamment à l'affût, ce qui m'a permis de voir le monde d'un oeil plus attentif et différent, depuis que j'ai commencé mes descriptions de passage. Mais c'est toujours le sujet qui me trouve.
Il m'interpelle d'une façon ou d'une autre et la plupart du temps, je sais instantanément que je vais écrire sur lui.
Alors, je commence à l'observer autant que la situation (et la bienséance) le permet. Parfois ce n'est qu'une rencontre éphémère, en passant en voiture...
Je note dans mon esprit le plus de détails possibles, car bien que j'arrive assez bien à revoir la situation et l'ambiance, j'ai du mal à me souvenir de particularités (couleur des yeux, forme du nez...) si je ne les ai pas exprimés explicitement en pensées.
Souvent, je commence même à rédiger dans mon esprit, même si "au propre", une fois rentrée chez moi, parfois quelques jours plus tard pour laisser décanter, je change la plupart du temps l'organisation de la description.
Et voilà... Je ne modifie jamais rien, ou alors c'est inconscient. Parfois j'exagère un peu un détail qui m'a frappé, mais après tout ce n'est que décrire ma perception du détail.
Depuis que j'ai commencé, mon regard est vraiment différent. Je m'en suis par exemple aperçue pendant mon court séjour à Paris le 20 et le 21: j'étais très attentive, j'avais l'oeil d'une touriste bien qu'y ayant passé beaucoup de temps, le coeur d'une enfant, et le cerveau d'un observateur objectif et critique. Je m'émerveillais et je notais des détails pour les réécrire - ou pas...
texte de MOI
14:00 Publié dans Descriptions de passage, Réflexions, écrits... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : méthode, description de passage, décrire, description, comment, regard
mardi, 03 juin 2008
Description de passage 8: la maison coquette
Une description de passage datant du 7 mai que je viens de retrouver dans mes carnets... 200 mots. Dites moi ce que vous en pensez.
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Une petite maison toute simple, mignonne, devant laquelle je passe régulièrement. En fait, elle n'est pas si petite, mais c'est l'impression qu'elle donne.
Un crépis blanc, un peu sali par les années. Orné de petites briques, rouges pour la plupart, quelques unes en jaune, qui dessinent des motifs sur les bords de la façade, ainsi qu'en dessous et au dessus des fenêtres.
Ces dernières sont en bois verni clair, légèrement orangé, de même que la porte qui se tient, massive, en haut de quelques marches en pierre gris pâle donnant directement sur la rue.
Deux fenêtres de part et d'autre de cette porte, et deux à l'étage, en chien-assis élégant sous le toit de petites tuiles bleues, presque noires.
A celles-ci, on aperçoit des Diddle suspendues. Sans doute deux chambres de petites filles.
Les volets, à fentes horizontales, sont du même bois que les fenêtres et la porte, un peu plus abîmé par les intempéries.
Sur le côté droit, un grand portail à piques noir, souvent ouvert, qui débouche sur un large chemin blanc plein de marques de pneus, lequel arrive à un garage.
On imagine facilement, derrière, un petit coin de jardin bien entretenu avec des jeux d'enfants.
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texte de MOI
14:49 Publié dans Descriptions de passage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : description, décrire, portrait, maison, coquette, petite
samedi, 31 mai 2008
Descriptions de passage 7: la femme voilée & la hippie rousse
Une description de passage écrite le 19 mai à partir d'une rencontre faite le 17. 130 mots.
Elles marchent sur le trottoir, côte à côte, discutant ensemble comme le font des amies de longue date.
Tout contraste entre elles.
Les vêtements, classiques et sombres chez la première, veste et pantalon en jean et T-shirt multicolore chez la seconde.
Les cheveux, dissimulés par un foulard blanc à arabesques noires noué en voile chez la première, roux flamboyants et frisés ébourrifés chez la seconde.
Les yeux, noisette avec un trait de khôl chez la première, bleus sans maquillage chez la seconde.
La peau, légèrement dorée chez la première, pâle avec quelques tâches de rousseur chez la seconde.
L'attitude et la façon de parler, calme et posée chez la première, qui ouvre à peine la bouche, plus nerveuse et expansive chez la seconde, qui ponctue ses paroles de grands gestes.

texte de MOI - image de MOI
15:12 Publié dans Descriptions de passage, Dessins et graphismes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : description, voile, musulmane, hippie, rousse, amies, amitié
mercredi, 28 mai 2008
Description de passage 6: Arrivée à Paris
Comme promis voici une description d'ambiance inspirée de mon passage à Paris mardi 20 et mercredi 21...
Tours immenses, titanesques. Cheminées d'usines crachant des volutes de fumée blanche. Inévitables tags maculant à peu près tous les supports imaginables. Chaleur, attente.
Nous entrons dans Paris-même, c'est à dire quittons le périph et ses bouchons, vers 17h.

Nous passons par une sorte de petit Chinatown, où toutes les boutiques ont, au moins en plus de leur enseigne française, une inscription en lettres chinoises, et où les restaurants chinois, thaï, etc, foisonnent.
Dans les rues, on voit surtout des asiatiques, quelques noirs. Très peu de blancs ou de beurs.

Puis on passe dans une zone qui représente plus l'idée de Paris que se font les gens, même si ce n'est pas encore Montmartre ou les Champs Elysée: des bistros à la française, des immeubles un peu plus chics, moins HLM... Quelques sièges d'entreprises.
Toujours le même flot dans les rues, des gens pressés qui se croisent, le plus souvent sans s'accorder un regard. L'ambiance était plus chaleureuse dans "Chinatown".
Diversité évidente à l'oeil nu, vêtements chics ou sportifs, MP3 sur les oreilles, beaucoup de vélos, couleurs de peau en arc en ciel. Un étudiant avec un énorme carton à dessin vert, une fille avec un étui à guitare en bandoulière, des cadres sur leur 31 avec une mallette et pendus à leur téléphone portable...
Je découvre les rangées de Vélibs, que je n'avais encore vus qu'à la télé. Et je redécouvre les tramways, dont les voies croisent les routes "normales"... Une jeune femme traverse en trombe devant notre voiture pour en rattraper un...

Puis, parmi les nombreux noirs en costume chic ou en survèt, plus nombreux que dans ma petite ville de province en tout cas, j'aperçois un homme en costume traditionnel de je ne sais trop où, une sorte de vêtement qui fait à la fois tunique à manches longues et pantalon large resserré en "boules" sur les pieds, bleu turquoise avec des broderies dorées. Ca lui donne une sacrée prestance et il se balade comme ça naturellement. J'en croiserai quelques autres dans ce genre lors de mon court séjour. Je trouve ça chouette.
Question conduite par contre, je n'aimerais pas apprendre à conduire dans ces rues, j'ai assez de mal avec le code sans en rajouter... Conduite sportive, surtout chez les deux-roues... Coups de klaxon à répétition (personne a dû leur dire que c'est pour prévenir d'un danger, pas pour signaler "j'aime pas la façon dont t'as fait cette manoeuvre"...), ah oui, et aussi les taxis qui s'arrêtent tout d'un coup...
Le lendemain, scène d'anthologie de début d'embouteillage sur une voie d'entrecroisement, je crois que ça s'appelle comme ça, deux routes qui se rejoignent, continuent un peu en parallèle avant de se séparer à nouveau. Bref, c'est le plus grand souk que j'aie jamais vu, personne ne suit la priorité, dès que quelqu'un laisse passer une voiture tous ceux qui la suivent essaient de se faufiler aussi, y a même un camion qui fait pareil, et qui se retrouve en plein milieu des deux voies, bloqué, bloquant tout le monde par la même occasion...
Texte de MOI - Image 1 de Fotolia, autres images trouvées par Yahoo
A suivre: descriptions de passage sur Montmartre, le Sacré Coeur, la Place du Tertre, ce genre de choses...
Et n'oubliez pas de me laisser un commentaire!
16:46 Publié dans Dans ma vie..., Descriptions de passage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : description, ambiance, paris, périph, chinatown, ville, bouchon
vendredi, 23 mai 2008
Descriptions de passage 5: le fou de la gare & le parieur de l'hippodrome
Comme promis voici les descriptions de passage inspirées de la journée du 8 mai, un peu tard c'est tout ;p...
...oO°Oo...
Les tribunes d'un hippodrome. Début d'une course de trot attelé. Ambiance de fête bon enfant, voix métallique du commentateur.
"Vous devriez jouer sur la 2" me dit une voix, à ma droite. Je me retourne pour voir un petit homme que je n'avais pas remarqué jusque là, assis non loin de moi.
Petit, les cheveux gris blanc, une veste élimée, aussi verte que l'herbe de la piste, et un pantalon vaguement gris. Un visage classique, passe-partout, ridé - il doit avoir 60 ans.
Il disserte encore un moment sur la supériorité du 2, en jargon que je ne comprends pas, même quand je lui explique que je ne peux pas parier, étant donné que je suis mineure. Il continue jusqu'à ce que sa chère 2 soit disqualifiée pour avoir galopé.
Puis il se tait jusqu'à l'arrivée des autres chevaux, et il descend des tribunes pour parier sur la prochaine course.
¨¨°OoO¨¨
Une gare. L'arrivée d'un TER. Flot de passagers qui descendent et montent, puis le train repart et le quai se vide peu à peu. Bientôt, il ne reste plus que moi, deux amies, et un type en noir qui marche de long en large tout au bord de la voie.
Courbé. Le dos penché, la tête plus encore, presque à l'horizontale. Jean délavé noir, T-shirt noir, casquette noire, boots noires. Sac à dos d'écolier, kaki et marron, aux motifs "camouflage".
La peau bronzée, le visage buriné. Des cheveux noirs parsemés de gris dépassent de sa casquette. Son regard est fuyant, ses yeux foncés, son nez aquilin.
Il passe devant nous et commence à parler du TGV qui n'arrivera pas de sitôt dans notre ville, des voies qui ne sont pas conformes et ne sont pas prêtes de l'être... D'abord on croit qu'il s'adresse à nous, puis il devient clair qu'il est seul dans son délire, dans sa bulle.
On oscille entre une vague peur et une bête pitié. Il continue à faire les cent pas en marmonnant dans sa barbe, puis entre dans la zone d'accueil de la gare, où il se plonge dans un examen détaillé du tableau des arrivées.
...oO°Oo...
Textes de MOI
16:44 Publié dans Descriptions de passage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : description, décrire, portrait, fou, gare, train, tgv
vendredi, 16 mai 2008
Description de passage 4: nuit d'orage
Voici la description flash d'une nuit d'orage pendant le pont que j'ai passé chez mon oncle.
Oo.oO
Obscurité quasi complète, perturbée seulement par la petite lumière rouge de la télévision et par le faible éclairage de la nuit presque sans lune, à travers la fenêtre qui me fait face.
Sensation un peu collante du cuir du canapé, assortie de celle, chaude et un peu rêche, de la couverture.
Silence assourdissant, apaisant, parfois entrecoupé des bêlements des moutons ou de bruits dans la pièce d'à côté, où dort le chien. Tintement de pluie sur le toit et la vitre de la fenêtre.
Grondements de tonnerre au loin, suivi par un éclair, hors de vue mais qui illumine la fenêtre. Sur le ciel qui, d'un bleu nuit noire, passe au bleu-violet presque clair, se découpent en noir sans fond le toit d'une bâtisse, la silhouette décharnée d'un arbre, et un fil électrique dans les airs, tendu en diagonale.
Tout s'éteint, tonne, puis se rallume à nouveau, et cela une cinquantaine de fois en quelques minutes à peine. Puis les éclairs s'espacent, avant de s'arrêter pour laisser la place à la nuit sombre et calme.
Oo.oO
texte de MOI - image trouvée avec Yahoo
16:41 Publié dans Descriptions de passage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : description, décrire, obscurité, tonnerre, éclair, orage, nuit
dimanche, 11 mai 2008
Descriptions de passage 3: la romantique & la caissière
Voici deux nouveaux portraits, datant du 7 mai. Ils font chacun 150 mots.
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Une jeune fille dans une pharmacie. Silhouette mince et ondulée: les genoux en arrière, le bassin et le ventre en avant, les épaules et la poitrine en arrière.
Vêtue d'un jean délavé et d'un haut noir et blanc à petites fleurs psychédéliques, décolleté en V, un ruban de dentelle ajusté sous la poitrine.
Les cheveux mi-longs, raides, fins, châtain blond, retenus par un serre-tête. Le regard clair, presque transparent, sans doute bleu ou vert. Dans le vague.
Nerveuse, elle pianote doucement des doigts sur le bloc de papier blanc qu'elle porte au bras comme un bébé, et sur le mignon portefeuille en toile marron qu'elle tient le long de sa cuisse.
Un sac à main à l'épaule, beige avec des fleurs blanches et multicolores, et des brides marron. Des chaussures Kappa noires avec des touches de rose.
La vendeuse la sert, elle sort en fredonnant une petite mélodie.
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Derrière la caisse à tapis roulant, elle glisse les articles sous la machine à biips, sans répit. Soupire et lève furtivement les yeux au ciel, derrière ses lunettes Dior à monture noire épaisse et carrée, quand un client récalcitrant l'exaspère.
Visage vaguement familier qu'on a déjà dû croiser, ici ou dans les rayons, mais auquel on n'a jamais vraiment prêté attention - trop préoccupé par ses achats, ses soucis.
Cheveux courts, auburn-rouge, une raie sage sur le cîté, le nez fin et droit, les lèvres discrètement ornées de gloss.
Uniforme du magasin, sorte de blouse rouge et blanche. Mains soignées qui se posent sur les produits à un rythme d'enfer, bagues aux doigts. Marques de bronzage sur ses bras fins, musclés.
"... €, s'il vous plaît. Merci, au revoir."
Et chacun reprend le fil de sa vie, on emmène les sacs et elle recommence son travail à la chaîne.
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Voilà! Comme d'habitude, j'attends des commentaires!!!
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textes de MOI
15:36 Publié dans Descriptions de passage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : description, passage, flash, impression, décrire, portrait, romantique
mercredi, 07 mai 2008
Descriptions de passage 2: le jogger & le papy à vélo (2-05)
Re-voici deux petits portraits! Des hommes cette fois-ci. Le premier compte 200 mots, le second, 100 seulement.
Plus affectueux peut-être que les précédents... A vous de voir.
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Je marche. Il court. Je perçois le bruit de ses baskets sur les gravillons derrière moi, puis sa respiration rythmée, contrôlée. Il passe; croise mon regard quand il me remercie d'une voix un rien éraillée par l'effort, mais chaude, pour avoir écarté ma chienne de son passage; continue sa route d'une allure rapide.
Il porte un T-shirt large bleu-gris, qui accompagne tous ses mouvements. Les cheveux poivre et sel, plus de poivre que de sel pour l'instant, sauf sur les tempes. Des lunettes aux montures fines, de forme rectangulaire, sur son nez. Le visage et les bras assez bronzés, des rides d'expression assez marquées - il doit friser la cinquantaine, mais il a la forme.
Il porte des chaussettes et des baskets bleues et blanches, et il sautille autant qu'il court, impression renforcée par le short court bleu nuit qui allonge ses jambes, assez pâles.
Il est très grand, assez mince, et l'ensemble donne une allure un peu dégingandée quand il court, les bras, pliés, oscillant le long de son torse, les épaules se balançant et les jambes grignotant le terrain par ses sauts de géant.
Les ombres des arbres redessinent sa silhouette, puis il disparaît au tournant.
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Crissement de roues sur le sol ; petite sonnette aiguë, joyeuse, avertissant de son passage.
Il déboule, si rapide qu'il m'envoie comme un vent sur le visage. Il pédale gaiement sur sa bicyclette, des airs de papy dynamique accrochés au porte-bagages.
Son jean et ses baskets confirment l'impression? Un T-shirt bleu. Des cheveux très blanc très ras.
Etincelle dans les yeux, sifflement guilleret aux lèvres. Je le regarde s'éloigner, pédalant comme une grenouille, les genoux écartés - sans doute son vélo est-il trop grand pour lui - appuyé de tout son poids sur ses bras, raides, cramponnés au guidon. Et il file.
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Donnez votre avis s'il vous plaît! Un petit commentaire!
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textes de MOI
14:07 Publié dans Descriptions de passage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : description, décrire, flash, impression, instant, passage, portrait
samedi, 03 mai 2008
Descriptions de passage: la rousse aux talons & la blonde au portable (30-04 & 1er-05)
Mon point faible essentiel en écriture, c'est la description. Surtout de personnes. Alors j'ai décidé de m'entraîner un peu en décrivant des personnes que je croise et qui me frappent.
Voici donc deux portraits de 200 mots (une obligation supplémentaire pour que ce soit plus drôle), dites moi ce que vous en pensez.
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Une petite femme qui arrive je ne sais d'où, se poste sur le trottoir, au bord de la rue, et attend qu'une voiture la laisse passer.
Le premier mot qui me vient à l'esprit pour la décrire est "potelée". Le second est "décalée". Elle a peut-être soixante ans - difficile à dire, sous son maquillage outrancier. Ses lèvres fines et pincées sont couvertes d'un rouge sang séché.
De drôles de cheveux, assez courts, très frisés, de très petites boucles d'un roux blond, presque crépus en fait.
Habillée comme l'as de pique, d'après mes critères vestimentaires du moins. Une sorte de long gilet noir en coton tricoté serré, avec des petits motifs en bordure, de couleurs indéterminées, ouvert, sur une veste noire qui lui sert de tunique ou de robe et laisse voir ses jambes à partir du genou.
Touche finale, des talons aiguille de quasiment quinze centimètres de haut, en cuir brillant noir, ouverts sur le pied. Leur incongruité est renforcée par sa petite taille.
Elle traverse la rue en courant presque. Ses échasses lui donnent une façon de marcher un peu hésitante, entre le déhanchement et le dandinement en fait. Puis elle s'éloigne vers la boulangerie.
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Elle est assise sur un banc, les jambes croisées. De loin, sur le chemin, le soleil jouant sur sa silhouette, on la croirait toute enveloppée dans un tissu immaculé.
Je m'approche un peu. Ses cheveux sont en fait d'un blond très clair, nordique mais probablement pas naturel, sur son visage bronzé. Une coupe carrée qui lui arrive aux épaules, avec une jolie frange qui recouvre entièrement son front.
Elle porte une veste longue en grosse laine gris clair, sur un pull à col roulé et un pantacourt large en lin blanc cassé. Moins jeune qu'à première vue, pas bien vieille pourtant - quarante-cinq, cinquante ans sans doute.
D'une main, elle tient son portable contre son oreille - détail incongru sur cette promenade tranquille - et de l'autre, elle tient quelque chose, un paquet de cigarettes, je crois, et ponctue ses phrases de gestes larges et nerveux.
Je passe près d'elle et j'attrape une miette de sa conversation. Une voix posée, calme, un ton grave un rien mielleux. Elle approuve son interlocutrice sur tout et dit surtout des banalités. Si son apparence est avenante, sa façon de parler me déplaît définitivement. Un peu hautaine, je-sais-tout-et-je-joue-à-la-psy.
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Le but est de dégager une émotion, pas de vous donner un portrait robot, n'hésitez pas à critiquer, ça ne peut que m'aider.
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textes de MOI
17:06 Publié dans Descriptions de passage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : description, portrait, instant, flash, rousse, blonde, portable





