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samedi 25 janvier 2014

KKK n°6 : Conseils de mise en page et de typographie

Voici quelques conseils de mise en page et de typographie. Pour vos CV ou vos lettres officielles, la présentation compte souvent autant que le contenu. Autant mettre toutes les chances de votre côté !

Tout d’abord, je vous conseille d’utiliser quasi systématiquement l’alignement Justifié (par opposition à l’alignement à Gauche, à Droite, et Centré), beaucoup plus élégant pour lettres, brochures, enfin tout ce qui a des paragraphes. Cela dit, dans une lettre, on inscrit habituellement le nom et le titre du destinataire en aligné à droite, et l’alignement centré peut être utile pour les titres.

justifié.jpg

Les alinéas (touche à gauche de votre clavier) peuvent aussi être utiles pour marquer les débuts de paragraphes ou de groupes de paragraphes sur le même thème.

alinéa tab.jpg

Quant aux polices de caractère et aux couleurs, mieux vaut opter pour la sobriété, ce qui n’empêche pas un peu d’originalité. Mais en règle générale, il ne faut pas plus de deux polices différentes dans un même document, et pas plus de trois couleurs. Selon les contextes on peut s’autoriser plus ou moins de fantaisie, mais en gardant à l’esprit que la priorité reste la lisibilité.

Un peu plus subtil : les espaces. Vous l’ignorez peut-être, mais il existe deux types d’espaces : sécables et insécables. Les espaces sécables sont les espaces « classiques », entre deux mots, deux phrases, etc. Les espaces insécables séparent deux choses qui « vont ensemble » pour éviter qu’elles se retrouvent sur deux lignes différentes : un nombre et l’unité qui va avec (5 €, 15 %), ainsi que certains éléments de ponctuation et le mot qui les précède.

afficher tout caractères masqués.jpg

Si vous cliquez dans Word sur Afficher tout (voir ci-dessus), les caractères masqués vont s’afficher : le même symbole que pour la fonction Afficher tout indique les fins de paragraphes, on aura aussi la visualisation des sauts de page et de section, mais ce qui nous intéresse ici sont les symboles marquant les espaces :

espace sécable négatif.jpg espace insécable négatif.jpg
Espace sécable et insécable

Lorsque vous appuyez sur la touche Espace de votre clavier, cela donne un espace sécable – et si vous voulez un espace insécable, il faut faire Control Majuscule Espace (Ctrl Maj Espace).

clavier ctrl maj espace.jpg

Normalement, Word se débrouille tout seul pour placer des espaces insécables avant la ponctuation, tant que vous avez paramétré le français comme langue (voir image ci-dessous).

langue word.jpg

Cela dit, il existe une règle simple pour vérifier, notamment si vous utilisez un autre logiciel comme le Bloc-Notes : en français, tous les signes de ponctuation composés de deux éléments ( : ; ? ! ) sont précédés d’une espace (insécable), tandis que les signes composés d’un seul élément ( , . ) sont collés au mot qui les précède. Cas particulier : les guillemets – les guillemets français sont séparés du texte, à l’extérieur par des espaces sécables, et à l’intérieur, par des espaces insécables ; et les guillemets anglais ne sont séparés que du texte extérieur.

Exemples :
guillemets français négatif.jpgguillemets anglais négatif.jpg

Si vous écrivez en anglais, il n’y a aucune espace insécable avant la ponctuation ( , . : ; ? ! ).

Mais dans les deux langues, les espaces insécables sont de rigueur entre un nombre et son unité. Ce n’est pas une affaire d’État, me direz-vous, mais c’est quand même dommage lorsqu’une ligne se finit par un nombre et qu’on ne découvre de quoi il s’agit qu’à la ligne du dessous. L’information est mieux mise en valeur si l’on répond aux deux questions « combien ? » et « de quoi ? » en un seul bloc. Word ne fait pas ce travail-là pour vous, il ne met d’ailleurs automatiquement aucune espace avant les monnaies, pourcentages, etc.

Nota bene pour ceux qui écrivent en anglais : les sommes d’argent sont précédées, et non pas suivies, par le symbole de la monnaie. Par exemple, on écrit « fifty dollars » (espace insécable) en toutes lettres mais « $50 » (sans espace).

Et sur Internet, me direz-vous ? Il est difficile de suivre ces règles dans les e-mails, posts de forums et articles de blogs. Personnellement, je rédige d’abord sur Word, ou alors je remplace les espaces insécables par des espaces sécables (« classiques ») pour obtenir le même aspect visuel, même si l’on risque ainsi de voir séparer deux éléments qui vont de pair. Lorsque l’on peut travailler en code HTML (articles de blogs, de sites web) on peut insérer une espace insécable dans le code :  

Enfin, n’oubliez pas le passage obligé qu’est le correcteur orthographique. Même si vous n’en avez pas sur votre ordinateur, il existe des outils gratuits sur Internet, plus ou moins efficaces, comme bonpatron.com ou www.scribens.fr.

Pour un récapitulé des principales erreurs de grammaire et d'orthographe à éviter, vous pouvez consulter les autres numéros de Koman Ktu Koz sur CléetFil : cleetfil.hautetfort.com/koman-ktu-koz.

samedi 25 janvier 2014 Publié dans Koman ktu koz? | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi 30 novembre 2011

KKK n°5: les répétitions, pléonasmes et autres redondances

Cela faisait un moment que je n'avais pas publié de Koman Ktu Koz, ayant abordé la plupart des erreurs qui me hérissent dans les précédents numéros. Et puis j'ai entendu un animateur radio sortir un pléonasme d'une redondance affligeante (oui, comme un "pléonasme redondant"!) et me revoilà!

Je commence donc avec l'absurdité en question, avant d'en énumérer quelques autres:

Vrais pléonasmes, ou l'art de la redondance:

  • Le titre de cette chanson s'intitule...
    Oui mais non. Le titre est, ou cette chanson s'intitule, mais pas les deux, puisque "s'intituler" signifie justement "avoir pour titre".
    -
  • Cela s'avère vrai...
    Très courant... Pourtant, le sens de "s'avérer", au départ, c'est "se réléver vrai" - son étymon latin, c'est "verus" (vrai). Le pire pour moi est encore de dire "s'avérer faux", une belle contradiction...
    Dans l'idéal, il ne faudrait pas non plus utiliser "s'avérer" au sens de "se révéler", comme dans "cela s'est avéré une bonne décision", mais l'usage en a décidé autrement - le français est une langue vivante et évolue forcément...
    -
  • L'insurrection s'est soulevée...
    Une insurrection, c'est un soulèvement - son origine latine, le verbe "insurgere", signifie "se lever".
    -
  • La panacée universelle
    La panacée est déjà un remède... universel!
    -
  • Actuellement en cours
    -
  • Prévoir à l'avance

Répétitions pas très élégantes:

  • Son caractère se caractérise...
    Alors là j'ai envie de dire, tant qu'à faire, continuons et disons que "son caractère se caractérise par le fait d'être caractériel". Au moins on a l'air de faire un jeu de mot volontaire, et pas de parler sans réfléchir.
    -
  • Se réunir ensemble... ou même se rassembler ensemble...

Bien sûr tout le monde peut déraper à l'oral, mais faisons au moins attention à ce que nous écrivons... et éventuellement, corrigeons-nous quand nous nous apercevons de notre erreur!

mercredi 30 novembre 2011 Publié dans Culture et langue française, Koman ktu koz? | Commentaires (0) |  Facebook | |

dimanche 22 août 2010

KKK n°4: la ponctuation

Un petit résumé sur cette espèce en voie de disparition, la ponctuation...

Tout d'abord, le point. Il marque la fin d'une phrase et n'est absolument pas facultatif, pas plus que la majuscule qui le suit systématiquement (après un espace, bien entendu...).
Je t'aime. Je t'aimerai toujours.

Il y a aussi le point d'exclamation, qui remplace le point à la fin d'une phrase exclamative ; le point d'interrogation, à la fin d'une phrase interrogative ; et les points de suspension, qui montrent une interruption, une hésitation, etc. En français, les deux premiers doivent en principe être précédés d'un espace (que Word place automatiquement), ce qui n'est pas le cas en anglais. Et tous les trois sont suivis d'un espace et d'une majuscule.
Je t'aime ! T'aimerai-je toujours ? Je t'ai toujours aimé...

Le deux-points permet quant à lui de représenter une relation logique de type induction, déduction... Lui aussi est théoriquement précédé par un espace en français, mais pas en anglais ; dans les deux langues, il est suivi par un espace.
Je t'aime : je t'aimerai toujours.

Ensuite, il y a la virgule, très utile cette petite virgule, qui permet de marquer la respiration dans une phrase, et aussi de séparer différentes propositions ou mots pour mieux comprendre l'articulation logique de la phrase. Elle est suivie (mais pas précédée) d'un espace. Lorsque l'on veut une pause plus longue sans pour autant faire plusieurs phrases, il y a le point-virgule : il est précédé et suivi d'un espace en français, uniquement suivi d'un espace en anglais.
Je t'aime, je t'aimerai toujours. Je t'aime ; je t'aimerai toujours.

Les guillemets permettent de signaler un dialogue, une citation ou parfois un mot approximatif, familier, etc. Les guillemets français sont précédés et suivis d'un espace, chacun dans un sens différent pour ouvrir, puis fermer, la citation ; les guillemets à l'anglaise sont identiques à l'ouverture et à la fermeture, le premier étant précédé d'un espace, et le second suivi d'un espace. On peut les employer indifféremment, même s'ils sont parfois tous deux employés dans un même texte avec des usages différents (français pour les dialogues et anglais pour les mots à l'intérieur du texte, par exemple). Les indications précisant qui parle et comment, peuvent se placer soit à l'intérieur, soit à l'extérieur des guillemets.
« Je t'aimerai toujours », dit-elle en appuyant sur "toujours".
Un peu plus difficile : comment ponctue-t-on un dialogue, avec plusieurs répliques se suivant ? Il est toujours possible d'utiliser des guillemets à chaque réplique, comme le font les anglophones ; mais le français nous permet aussi d'ouvrir un dialogue avec un guillemet français, puis de commencer toutes les répliques suivantes par un tiret, et de ne fermer les guillemets qu'à la toute fin du dialogue. Cela autorise aussi des paragraphes de texte entre les répliques, simplement en ne plaçant pas de tiret.
« Je t'aime, dit-elle.
- Je t'aimerai toujours, répondit-il. »

Enfin, il y a les parenthèses et les tirets, qui permettent de préciser des détails, de faire des digressions, etc. En théorie, il y a une nuance de sens entre les deux, mais contentez-vous de vous souvenir que les parenthèses s'ouvrent et se ferment, même placées à la fin d'une phrase, tandis qu'un tiret seul suffit en fin de phrase.
Je t'aime (je t'aimerai toujours). Je t'aime - je t'aimerai toujours. Je t'aime - je t'aimerai toujours - mais m'aimes-tu?

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samedi 14 août 2010

KKK n°3: quelques rappels

  • Chaque + singulier: chaque rencontre.
    Chacun de + pluriel: chacune de leurs rencontres.
    et jamais le contraire!
    -
  • Jusqu'à ce que + subjonctif: je te remplacerai jusqu'à ce que tu reviennes.
    et jamais + indicatif!

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vendredi 28 mai 2010

KKK n°2

Dans cette deuxième édition du Koman ktu koz, nous nous intéresserons à un hérétique populaire et faisant partie de ma liste des Grammar's Most Unwanted: "malgré que".

Vous connaissez tous "malgré", une petite préposition bien sympatique et pleine de bonnes intentions, malgré l'esprit de contradiction intrinsèquement lié à son sens. "Malgré" est plus gentil que "mais", il passe l'éponge sur la circonstance désagréable qu'il introduit (je l'aime malgré tous ses défauts), même si dans la bouche de ronchons il peut tout aussi bien effacer une vérité agréable au profit d'une proposition principale peu flatteuse (impossible de te pardonner malgré tes plates excuses).

Mais "malgré" est un garçon sensible, et il ne supporte d'introduire que des groupes nominaux, et pas des propositions subordonnées conjonctives. Vous l'aurez peut-être compris, ce que je reproche à "malgré que"... c'est qu'il n'existe pas!

Ah, le vilain petit imposteur qui se glisse dans des phrases à la "malgré que je fasse tout pour oublier", avec même l'usage de faux subjonctif pour mieux vous duper! Mais je vous le redis, "malgré que + subjonctif" est totalement inconnu au bataillon du français correct!

Comment alors le remplacer? Mais rien de plus simple, "bien que" est là pour ça, à moins que vous ne préfériez "malgré" en remplaçant la subordonnée par un bon vieux groupe nominal, ou si c'est impossible, "malgré le fait que". Exemples: Je t'aime malgré que tu me mentes -> Je t'aime bien que tu me mentes OU Je t'aime malgré tes mensonges OU Je t'aime malgré le fait que tu me mentes.

Comment s'en souvenir? Tout comme "bien" ne s'emploie pas seul comme préposition (seulement "bien que", conjonction de subordination), "malgré que" ne s'emploie pas comme conjonction de subordination (seulement "malgré" comme préposition).

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dimanche 16 mai 2010

KKK n°1: grammaire

Voici une nouvelle catégorie, KKK pour "Koman Ktu Koz?", inspirée par mon exaspération croissante face aux énormes fautes de français que l'on lit et entend partout, que ce soit sur le web ou même au JT.

Sans être une puriste absolue - je ne vais pas crucifier celui qui ne connaît pas le subjonctif imparfait ou qui emploie quelques anglicismes - j'estime qu'une connaissance basique de la grammaire est indispensable pour se comprendre, et que la respecter c'est aussi respecter son interlocuteur. J'ai en tout cas personnellement bien du mal à prendre au sérieux quelqu'un qui prouve qu'il ne les maîtrise pas.

Alors voici quelques règles régulièrement piétinées, qui je l'espère aideront quelques personnes.

°%°/%°

  • Participe passé et infinitif, -é et -er

Non, ce n'est pas la même chose. Non, ce n'est pas "pas grave" de substituer l'un à l'autre, ça n'a pas le même sens et dans certains cas cela peut porter à confusion - ou au moins compliquer la tâche du lecteur, ce qui peut le fatiguer et/ou l'énerver et donc le rendre moins réceptif.

L'infinitif, c'est le verbe non conjugué et dans le cas des verbes du premier groupe et d' "aller", il se termine en -er. Employé dans une phrase, il va prendre le sujet du verbe conjugué dont il dépend: dans je veux aller, c'est moi qui veux et donc moi qui "veux aller" et potentiellement "vais aller".

Le participe passé est une forme conjuguée. D'ailleurs, il varie en genre et en nombre: allé, allée, allés, allées. Il s'emploie dans les temps composés comme le passé composé: je suis allé, j'ai parlé, ainsi qu'en temps qu'adjectif: le langage parlé.

Chacun à sa place!

  • Le sujet des participiales

Une proposition participiale compte pour seul verbe un participe: présent, passé ou encore gérondif. Par exemple: La décision prise, ils signèrent le contrat. Il arrive qu'elle ait le même sujet que la proposition principale, et dans ce cas il n'est pas nécessaire de répéter ce dernier - mais uniquement dans ce cas, sinon on ne sait plus qui est le sujet.

Exemple: Se sentant mal, il a fallu qu'elle s'absente. Là, on comprend encore mais c'est maladroit, mieux vaudrait dire: se sentant mal, elle a dû s'absenter.

Pire: Etant malade, vous comprendrez que je doive m'absenter. Qui est malade? Selon le contexte, clairement "je", mais la grammaire, elle, tient un tout autre langage: "vous" est ici en théorie le sujet implicite de "étant malade".
Ou encore: Avant de se poser, la tour de contrôle doit lui attribuer une piste. La tour de contrôle serait-elle dans les airs, pour avoir besoin de se poser?

Ce genre de phrase est partout, y compris dans la presse, alors qu'il suffit souvent d'une toute petite modification pour arranger ça. Dans le cas présent, par exemple, vous comprendrez qu'étant malade, je doive m'absenter ; avant qu'il (ne) se pose, la tour de contrôle doit lui attribuer une piste OU avant de se poser, il doit attendre que la tour de contrôle lui attribue une piste.

D'une pierre deux coups: c'est la même chose avec les adjectifs en appositions comme dans Stupéfaite, elle ouvrit de grands yeux. Il est là encore tout à fait exclu de dire, par exemple, Stupéfaite, il lui fut impossible de ne pas ouvrir de grands yeux ou Stupéfaite, nous la vîmes ouvrir de grands yeux.

  • Le subjonctif

Certains verbes et certaines tournures de phrases sont forcément suivis par le subjonctif - généralement, quand ils expriment une hypothèse, une éventualité.

Il s'agit notamment des verbes de souhait, d'ordre ou de volonté: vouloir que, rêver que, exiger que... ; de possibilité, supposition ou doute: se pouvoir que, douter que... ; certains sentiments comme l'émotion: être content/triste que, le jugement: être indigné que, l'étonnement: s'étonner que, la crainte: avoir peur que, craindre que...
Exemples: je veux qu'il fasse ses devoirs, je rêve que nous allions à Venise, je suis content que tu sois là, je crains qu'il (ne) me mente...

Et aussi des formules impersonnelles comme "il faut que", "il est temps que", "il est bon que", "il est étonnant que"...
Exemples: il faut que tu boives plus, il est temps que vous tourniez la page, il est étonnant qu'il n'ait encore rien dit...

Le subjonctif est également obligatoire après certaines conjonctions et locutions conjonctives: pour que, avant que (car l'action décrite est future et donc forcément hypothétique ; attention, "après que" doit quant à lui être suivi de l'indicatif car l'action décrite est passée et donc réelle), bien que, à moins que, de peur que, jusqu'à ce que, à condition que, en attendant que...
Exemples: pour qu'il comprenne, avant que je (ne) fasse, bien qu'il connaisse les risques, de peur que vous (ne) m'abandonniez, à condition qu'il soit honnête...

Il peut aussi s'employer (sans obligation même s'il y a une nuance de sens) avec la forme négative et interrogative de certains verbes de certitude, d'affirmation et d'appréciation: croire que, penser que, se souvenir que, affirmer que, nier que (dans ce cas même une phrase affirmative peut être complétée par un subjonctif), espérer que...
Exemples: je ne crois pas qu'il ait menti, je ne me souviens pas qu'il ait dit ça, je n'espère pas qu'il vienne, je (ne) nie (pas) qu'il soit au courant.
(si je dis par contre "je ne me souviens pas qu'il a dit ça", je reconnais qu'il l'a effectivement dit mais maintiens que je m'en souviens pas ; "je n'espère pas qu'il viendra" signifie que je ne souhaite pas qu'il vienne alors qu'avec le subjonctif je dis que je ne m'y attends pas)
Et aussi dans les subordonnées avec certains antécédents comme: le seul, le premier, le dernier, le meilleur, le pire... ; personne, rien, quelque chose... Là aussi avec une petite nuance de sens qui dépend surtout de votre sensibilité personnelle.
Exemples: c'est le seul qui ait une chance de survivre, dis quelque chose qu'ils puissent comprendre...

Logiquement, la concordance des temps s'applique et on emploie divers temps du mode subjonctif, même si ce n'est plus que très rarement le cas. Par exemple, la forme correcte serait: je ne veux pas qu'il parte, je ne voulais pas qu'il partît ; j'ai tout fait pour que tu comprennes, j'avais tout fait pour que tu comprisses ; je ne me souviens pas que vous ayez dansé, je ne me souvenais pas que vous eussiez dansé.
Mais utilisons déjà correctement le subjonctif présent!

  • Se faire + infinitif

Non, "fait" ne s'accorde pas dans ce cas: elle s'est fait enlever, nous nous sommes fait mal voir. Le plus simple pour s'en souvenir est de se demander quelle action s'exerce sur le sujet: ici, "enlever", "mal voir", mais pas "faire". Alors que dans le cas d'un verbe pronominal qui s'accorde, comme "se laver", on voit que "laver" porte l'action: elles se sont lavées. Ou encore, dans un autre emploi de "se faire": ces taches ne se sont pas faites toutes seules.

Pas question donc de dire "elle s'est faite renverser"! Quant à l'écrit, évitez tout simplement ce genre de phrase quand le sujet n'est pas vraiment maître de l'action, le passif est ici un peu lourd. Dites "on l'a renversée", "on l'a enlevée".

  • L'accord du participe passé

Eh oui, j'ai gardé le meilleur pour la fin, le vilain petit canard mésaimé. Je vais vous dire: je n'ai jamais eu besoin d'apprendre la règle grâce à mes nombreuses lectures dès mon plus jeune âge. Mais pour ceux qui n'ont pas cette chance, ce n'est pas si compliqué:

En règle générale, le participe passé s'accorde avec le sujet avec l'auxiliaire être et ne s'accorde pas avec avoir. Seule exception: quand le verbe avoir est précédé par le COD, alors le participe s'accorde avec ce dernier.
Ce qui donne: elle est tombée, j'ai aimé ses poèmes, je les ai aimés, j'ai entendu des chansons, les chansons que j'ai entendues.

Et c'est tout!

dimanche 16 mai 2010 Publié dans Koman ktu koz? | Commentaires (0) |  Facebook | |