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lundi 25 juin 2012

Les meilleures pubs avec des animaux

Je précise qu'il s'agit d'appréciation artistique et aucunement de propagande pour les produits en question que je ne connais pas pour la plupart... D'ailleurs, comme je le dis dans mon article Matraquage publicitaire, je retiens très rarement les noms de marque... même quand la pub me plaît. La dernière opération marketing qui a fonctionné sur moi, c'est le "118, 218!"...

L'otarie et le canapé

On dirait mon frère...

Le hérisson et l'éponge

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L'éléphanteau dans la voiture


Celle-là me brise le coeur x°
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Le cheval et la colombe


La beauté à l'état pur!
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Le culte des hérissons


Du grand n'importe quoi... mais elle est belle, cette pub ;p
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Et voici enfin la campagne 2012 de 30 millions d'amis contre l'abandon d'animaux. Ils nous vouent un amour inconditionnel, rendons-le-leur.

lundi 21 mars 2011

Le meilleur épisode de... Battlestar Galactica

Je suis tombée raide dingue de la série Battlestar Galactica (version de 2003) et en ai défilé deux saisons (plus la mini-série l'introduisant) en deux semaines. J'en suis maintenant aux trois quarts de la saison 3.

J'ai choisi de vous présenter l'un des nombreux excellents épisodes de cette série: le 3.16: Grève Générale (Dirty Hands). Mais d'abord, quelques mots sur la série elle-même, qui se démarque fortement de tout ce qui existe à la télé...

Douze colonies humaines (Caprica, Picon, Tauron, Sagitarron, Gemenon, etc - noms inspirés des signes du zodiaque) sont installées sur douze planètes. Elles ont subi une guerre avec les Cylons, des robots de leur création qui se sont rebellés ; un armistice a été conclu et les deux peuples ont évolué chacun de leur côté pendant quarante ans, ni l'un ni l'autre ne montrant une envie particulière de se côtoyer à nouveau.

Et puis les Cylons reviennent. Ils attaquent les Colonies et en exterminent la population. Le vaisseau militaire Battlestar Galactica, qui allait être désarmé et transformé en musée, en réchappe car c'était le seul à ne pas utiliser de communications en réseau, résultat de la "paranoïa" du Commandant Adama, qui a connu la première guerre contre les Cylons. Il parvient à réunir une flotte de vaisseaux civils rescapés et à fuir la zone, abandonnant ce qu'il reste des Colonies aux Cylons - il reste un peu moins de 50.000 êtres humains.

Certains Cylons ont désormais forme humaine: il existe 12 modèles différents, et pour chacun de nombreuses répliques. Certains sont infiltrés parmi les humains, parfois sans même le savoir - étant programmés pour se sentir humain puis un jour, commettre un attentat.

Les humains se mettent à la recherche de la mythique Treizième Colonie: la Terre. Les légendes et les textes religieux racontent en effet que treize vaisseaux ont quitté leur terre natale, Kobol, il y a des milliers d'années ; le treizième, séparé de ceux qui allaient fonder les Douze Colonies, aurait fini par trouver la Terre.

Le premier élément intéressant, c'est que presque toute l'action se déroule dans l'espace fermé des vaisseaux, ce qui crée une atmosphère assez angoissante, très bien exploitée dans la réalisation avec un aspect psychologique pertinent. Tous les personnages de BSG peuvent être tour à tour héroïques et minables, ils sont imprévisibles et parfois incohérents, ce qui les rend bien plus réalistes que ceux de nombreuses séries.

On y retrouve des thèmes comme: les "couples" militaire/politique et scientifique/religieux ; des machines si semblables aux humains qu'elles remettent en question la nature humaine ; le cercle vicieux induit par la logique "oeil pour oeil, dent pour dent" ; l'exploitation ou le sacrifice d'une partie de la population dans l'intérêt commun... Le spectateur n'est quasiment jamais forcé de choisir son camp, et encore moins orienté vers un camp en particulier.

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/! ATTENTION AUX SPOILERS /!

Dans Grève Générale, un mouvement de protestations contre les conditions de travail s'étend parmi les travailleurs de la flotte, notamment les mécaniciens et les ouvriers des vaisseaux raffineurs de tylium (carburant). Il est attisé par un livre circulant sous le manteau et parlant de l'émergence d'une aristocratie et d'un prolétariat, ainsi que de la prédestination des individus en fonction de leur colonie d'origine (même à présent que les colonies sont détruites). Ce livre a été écrit par... Gaïus Baltar.

BSG_3x16_DirtyHands_01.jpg

Une grève finit par éclore sur le vaisseau raffineur Hitei Kan, et Adama envoie le Chef (Galen Tyrol) prendre la place du contremaître qui a été emprisonné à bord du Galactica. Il est censé forcer les ouvriers à reprendre le travail et se retrouve dans une situation embarrassante, lui qui dirigeait le syndicat ouvrier sur New Caprica. Il commence par chercher un compromis et relancer la raffinerie, mais après qu'un jeune ouvrier ait été blessé à cause du mauvais état du matériel, Tyrol déclenche une grève générale, non seulement à bord du Hitei Kan, mais aussi chez les mécaniciens du Galactica.

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La réaction d'Adama est violente: il fait arrêter Tyrol et le menace de faire abattre sa femme Cally, qui participe à la grève, pour mutinerie. Le Chef ordonne donc la reprise du travail. Contre toute attente, Adama lui annonce alors qu'il va pouvoir rencontrer la Présidente. Et de fait, ils discutent de la situation et elle lui confie la direction du syndicat ouvrier renaissant de ses cendres.

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Un thème revient plusieurs fois dans cet épisode, celui de la fin qui justifie, ou non, les moyens.
Ainsi, l'opposition entre la sécurité et la liberté: la flotte a besoin de carburant, notamment pour pouvoir fuir si les Cylons les retrouvent ; mais tous les humains ont aussi, en principe, des droits, comme celui de choisir leur propre destin. C'est le débat entre Adama et la Présidente, d'un côté, et les grévistes de l'autre ; c'est aussi le dilemme intérieur du Chef, qui avait cru laisser le syndicat sur New Caprica en retrouvant son rôle de soldat sur le Galactica - il lui est très difficile de sacrifier sa responsabilité dans la sécurité de la flotte, pour défendre ses convictions.
Sans vouloir tout ramener à la philo, le lien me semble évident avec la théorie du contrat de Hobbes opposée à celle de Locke - le premier favorisant la sécurité et affirmant que le peuple ne peut reprendre le pouvoir à celui à qui il l'a confié, le second considérant au contraire la révolte comme justifiée dans le cas d'abus de pouvoir ou d'irrespect de la volonté du peuple.
Et puis il y a la question du chantage, à la fois du côté des grévistes et du gouvernement: est-ce un bon moyen d'obtenir ce que l'on veut? Existe-t-il réellement d'autres solutions pour se faire entendre? Comme le dit le contremaître du Hitei Kan, le bureau de la Présidente ne prend ses appels que quand la production ralentit ou s'interrompt... Les grévistes mettent en danger la flotte entière, et donc tout ce qui reste de l'humanité ; mais Adama, lui aussi, commet un chantage assez odieux.

Un autre aspect intéressant est la description des "castes". L' "aristocratie", formée de bureaucrates, politiciens et officiers, vient majoritairement de colonies "riches" comme Caprica, Virgon ou Tauron, tandis que la plupart des humains venant de colonies "pauvres" comme Aerelon, Sagitarron ou Gemenon rejoignent le "prolétariat" - fermiers, ouvriers, mécaniciens. Les Colonies n'existent plus, mais cet "ordre des choses" se perpétue dans la flotte, et il pourrait se perpétuer ainsi pendant des centaines d'années. Grâce au racisme ordinaire montré dans d'autres épisodes, notamment à l'encontre des Sagitarrons. Et aussi parce que les parents enseignent leur métier à leurs enfants, qui l'exerceront à leur tour toute leur vie durant, sans aucune porte de sortie.
Détail qui a son importance: le livre qui explique et rationalise tout cela est l'oeuvre de Gaïus Baltar, scientifique brillant, ancien Président ayant collaboré avec les Cylons et prisonnier à bord du Galactica pour trahison. On découvre au passage une nouvelle facette du personnage: Baltar est en fait le fils de paysans d'Aerelon, qui a tout fait pour effacer son accent et passer pour un Caprican. Mais une autre question s'impose à moi: ce qu'il est et ses motivations (très probablement égoïstes) changent-ils la pertinence, je dirais même l'utilité, de son ouvrage?

Bref, un épisode bien pensé, même si BSG n'échappe quand même pas tout à fait au politiquement-correct (la grève ne va pas trop loin et n'a pas de conséquences graves ; le gouvernement finit par accepter de négocier).

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lundi 27 septembre 2010

Le meilleur épisode de... Stargate SG-1

Difficile de choisir un épisode parmi les 10 saisons (214 épisodes) de SG-1... J'ai choisi Le temps d'une vie (Unending), le vingtième épisode de la saison 1O et dernier épisode de la série, pour différentes raisons - notamment, le fait que ce soit un épisode relativement indépendant du reste de l'intrigue, parfaitement compréhensible sans maîtriser l'univers de la série. Et puis il reprend des notions phares de Stargate: relativité du temps, voyage dans le temps et donc réalités "parallèles".

o*°*o

SG-1 Unending.jpg

Les Asgard, race extraterrestre très évoluée, sont au bord de l'extinction et décident de transmettre toute leur technologie, tout leur héritage, à leurs amis Terriens, qu'ils considèrent enfin dignes d'être la Cinquième Race (référence à l'alliance des Quatre Races: les Asgard, les Anciens, les Nox et les Furlings). Ils équipent donc l'Odyssée, un vaisseau terrien, de leur technologie, avant de commettre un suicide collectif.

Mais voilà, l'Odyssée est pris en chasse par les Ori (une race cousine des Anciens qui veulent tuer ou convertir à leur religion tous les humains), qui parviennent à les retrouver même après des passages successifs en hyperespace - à cause de la technologie des Asgard qu'ils parviennent à localier. Cadeau empoisonné...

L'essentiel de l'équipage est évacué par téléportation, et ne restent que le général Landry, Sam Carter, Mitchell, Vala et Daniel Jackson. Les Ori tirent sur l'Odyssée, et Carter a tout juste le temps d'activer un appareil de dilatation temporelle - une bulle est créée autour du vaisseau, où le temps s'écoule beaucoup plus vite qu'à l'extérieur. Cela accorde un sursis à l'Odyssée, mais l'enferme aussi avec ses occupants - le vaisseau ne peut pas se déplacer avec la bulle.

Sam, Landry, Mitchell, Daniel et Vala continuent à vivre dans cette bulle temporelle, en attendant de trouver une solution pour sauver à la fois leurs vies et l'héritage des Asgard...

Un épisode vraiment bien mené et qui a l'immense avantage de développer une romance dont je suis fan... même si ce n'est que dans une réalité qui n'aura finalement jamais existé.

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dimanche 05 septembre 2010

Le meilleur épisode de... Dr House

J'ai hésité entre deux épisodes, tous deux plutôt tragiques, pour ce prix de "meilleur épisode de Dr House": les 4.15 et 4.16, Dans la tête de House et Dans le coeur de Wilson (House's Head & Wilson's heart), où House tente de retrouver la mémoire après un accident de bus avant lequel il avait remarqué un symptôme chez l'un des passagers, qu'il espère pouvoir sauver, et où l'on apprend finalement qu'il s'agit d'Amber, qui était déjà condamnée avant qu'House la diagnostique ; et le 5.24, Parle avec elle (Both sides now), où pendant tout l'épisode l'on croit que House s'est désintoxiqué avec l'aide de Cuddy et qu'ils ont couché ensemble, alors que ce n'était qu'une hallucination supplémentaire de House qui pendant tout ce temps continuait à se droguer... Ces épisodes sont très réussis en matière de suspense et de surprise finale.

J'ai finalement choisi Parle avec elle pour plusieurs raisons: d'abord, c'est un épisode unique (bien que dépendant du reste de la saison, et plus particulièrement du 5.23, Ecorchés vifs (Under my skin)) ; ensuite, la surprise finale est bien plus forte dans cet épisode ; et enfin, toute la partie avant la révélation finale est très intéressante par rapport au comportement de House.

ATTENTION: la suite est pleine de SPOILERS.

°0O0°

house.jpg

Dans Ecorchés vifs (5.23), House avoue à Wilson qu'il a des hallucinations depuis quelques temps déjà, hallucinations qui lui donnent des conseils sur la marche à suivre dans le diagnostic et le traitement de ses patients. Il lui dit d'abord qu'elles prennent la forme de Kutner, avant de confesser qu'il s'agit en fait d'Amber. Wilson vérifie donc toutes ses décisions tout en tentant de déceler la source de ces hallucinations: apnée du sommeil, SEP, ou... la Vidodine?

A la fin de cet épisode, House va parler à Cuddy et, après avoir fait une remarque très désobligeante sur sa relation avec sa fille, il finit par lui demander de l'aide pour arrêter la Vicodine, seule cause possible restante pour ses hallucinations ; en effet, il avoue, lucide, qu'il trouvera toujours un moyen de frauder en cure de désintox, alors que Cuddy, elle, le connaît assez pour déjouer ses manipulations. Elle décide donc de passer la nuit chez lui pour l'aider et l'empêcher de rechuter malgré ses cures de manque ; elle vide toutes les réserves où il cache de la Vicodine et le calme pendant ses crises de manque. A la fin de la nuit, il s'estime sorti d'affaire et alors que Cuddy allait partir, ils s'embrassent et ferment la porte derrière eux.

Parle avec elle commence avec le réveil de House, seul dans son lit ; Cuddy n'est plus là. Notre misanthrope préféré est inhabituellement joyeux, et retrouve le tube de rouge à lèvres de sa patronne dans sa salle de bains.

Mais quand il arrive à l'hôpital, Cuddy semble décidée à faire comme si de rien n'était. Et la réaction de House, qui décidément ne fait rien comme tout le monde, est d'agir en parfait salopard pour la forcer à avouer qu'elle tient à lui... Le titre de l'épisode, Parle avec elle, vient de l'injonction qui lui est faite plusieurs fois par Wilson, à qui il a avoué ce qu'il s'est passé ; en bref, "arrête de faire le con et parle avec elle"...

Il finit par le faire. Et même là, on ne comprend pas tout de suite. Elle est en colère - mais cela pourrait tout simplement venir du fait qu'il a crié à tout l'hôpital qu'il avait couché avec elle... Ils parlent de "ce qu'il s'est passé hier soir" sans préciser... Puis House lui demande si elle a deux tubes de rouge à lèvres: il en a gardé un, pourtant elle porte la même couleur sur ses lèvres. Et, enfin, Cuddy récapitule ce qu'il s'est passé la veille au soir: House est venu lui parler, a insulté ses sentiments pour sa fille, et elle est partie. C'est à cause de cette remarque qu'elle est tellement en colère contre lui. "Non, ça ne s'est pas passé comme ça"... Et si, pourtant. Tout le reste n'était qu'une hallucination. Pendant qu'il croyait que Cuddy l'aidait à se sevrer, il continuait en fait à ingurgiter de la Vicodine. Pendant toute cette journée où il se croyait enfin clean, il manipulait en permanence un tube... de Vicodine - pas de rouge à lèvres. L'absence d' "Amber" n'était qu'une façon pour son inconscient de le duper, de lui faire croire que tout allait bien.

Elle est terrible, cette fin-là. House réalise alors qu'il a vraiment besoin d'aide, et la saison se clôt sur son entrée dans un hôpital psychiatrique.

°0O0°

C'est un des meilleurs épisodes de l'histoire de la télé, en terme de suspense. Dans la plupart de ceux où il s'agit de réalité parallèle, d'hallucination, etc, on comprend dès le tout début que quelque chose ne tourne pas rond, et même si on ne sait pas exactement quoi, on ne prend pas ce qui se passe tout à fait au sérieux - on attend l'explication.

Mais là, les scénaristes ont le coup de génie: jouer sur ce que le spectateur attend. Sur ce qu'il sera ravi de croire. En l'occurrence, que Cuddy et House aient enfin agi en fonction de leurs sentiments l'un pour l'autre... Et la façon dont chacun se comporte après coup (Cuddy qui disparaît le matin puis évite d'en parler, House qui lui fait des coups tordus) ne fait que rendre le tout plus probable aux yeux du spectateur: qu'attendre de moins de la part de personnages qui se tournent autour depuis tant d'années?

Le ressort de la sobriété de House est aussi assez efficace: cela fait tellement longtemps que le spectateur espère vaguement qu'il arrête de se détruire...

Mais il n'y a pas que ça: il faut avouer que les détails de la mise en scène sont parfaitement orchestrés. L'idée du tube de rouge à lèvres/tube de Vicodine est une vraie perle!

Bref, Parle avec elle est pour moi le meilleur épisode de Dr House.

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vendredi 08 janvier 2010

Le meilleur épisode de... Les Experts (Las Vegas)

Tout d'abord, j'annonce que je ne suis pas une grande fan de la première version des Experts. C'est bien réalisé, aussi convainquant que ces séries policières high-tech peuvent l'être, les enquêtes sont bien ficelées; mais j'avoue trouver les personnages (principaux comme secondaires) moins attachants que dans Manhattan, de loin ma version préférée des Experts...

Il y a eu beaucoup de saisons et d'épisodes, que je n'ai probablement pas tous vus ; mais selon moi, le meilleur de la série reste la saison 7, avec notamment l'intrigue du tueur aux miniatures (qui, pour ceux qui n'ont pas suivi la série, laisse sur chaque scène de crime une maquette parfaite de celle-ci) mais aussi un niveau optimal dans les autres épisodes...

-°-

L'épisode dont je vais vous parler ici est le septième de cette saison 7, Maison de poupée (Post mortem en V.O.). Il fait, comme le titre français l'indique, partie de l'intrigue du tueur en série, avec le meurtre d'une vieille femme (qui semble d'abord motivé par un vol de médicaments, mais une maquette est ensuite retrouvée), mais son véritable intérêt selon moi reste le "procès" de Greg Sanders (l'un des enquêteurs scientifiques) pour un homicide en état de légitime défense intervenu dans l'épisode 7.04 (Fous furieux en V.F., Fannysmackin' en V.O.).

Je mets "procès" entre guillemets car il s'agit en fait d'une procédure toute américaine (et encore, elle ne doit exister que localement), l'enquête du coroner (coroner's inquest), où le "juge" est en fait une sorte d'arbitre, où le jury, le procureur mais aussi la famille de la victime peuvent poser des questions aux différents témoins, et dont le but est de contrebalancer le pouvoir du bureau du Sheriff (dont dépend l'équipe de Grissom). Et donc, ici, de déterminer si la mort de Demetrius James, tué par Greg, est "justifiable", "excusable" ou "criminelle". Voici la nuance: une mort justifiable était quasi nécessaire, la seule solution possible, on est dans le cadre strict de la légitime défense ; si elle est excusable, cela signifie par contre que même si les causes en étaient de bonnes intentions et si elle ne sera pas jugée au pénal, elle aurait pu être évitée ; et une mort criminelle serait causée par une faute grave ou encore la volonté de faire du mal.

Résumons un peu l'épisode 7.04, tout d'abord. L'équipe d'enquêteurs vit une nuit de folie avec une victime de tabassage toutes les demi-heures environ. Les coupables: une bande de jeunes, pour la plupart mineurs, dont c'est l'idée d'une bonne fête entre copains, et qui choisissent leurs victimes au hasard. Un employé de restaurant est mort, une touriste se retrouve à l'hôpital dans un état assez grave. Puis Greg est envoyé sur une autre scène de crime, apparemment liée aux précédentes ; il est seul en voiture et se dirige vers cette scène quand il aperçoit un groupe étrange dans une ruelle ; s'approchant, il s'aperçoit que ce sont les jeunes en question, en train de frapper un homme étendu à terre. Il appelle des renforts, qui n'arriveront pas avant cinq minutes ; sachant que l'homme sera sans doute mort d'ici-là, il s'engage dans la ruelle en voiture, klaxonne, actionne la sirène, crie. Les jeunes finissent par se disperser, sauf un qui ramasse une pierre, fait mine de vouloir achever sa victime avec, avant de finalement s'élancer vers la voiture de Greg, prêt à le frapper de sa pierre. Greg redémarre alors et heurte le jeune homme - qui s'avère ensuite être Demetrius James. Mais ce n'est pas fini, car le reste de la bande n'était pas loin et revient extraire Greg de sa voiture, puis le tabassent à son tour.

Et c'est donc pour avoir écrasé Demetrius James que Greg doit maintenant se justifier. Je ne vais pas vous faire le détail du procès, mais disons qu'à peu près tout le monde est contre lui: le "juge" est en pleine campagne pour être élu à un haut poste, aussi il cherche avant tout à être bien vu du grand public, et laisse les jurés et la famille du défunt dire à peu près n'importe quoi ; un membre du jury semble avoir quelque chose contre les policiers en général, et le fait savoir de façon claire, etc... On a notamment une scène surréaliste où la mère et le frère de Demetrius expliquent comme il était bon élève à la fac, dans le déni évident de ce que le pauvre chéri a fait (plus tard, ils affirmeront même devant des caméras télé qu'il ne faisait pas du tout partie du gang, mais essayait au contraire d'arrêter le tabassage quand Greg est arrivé...)

J'ai beaucoup apprécié dans cet épisode la description de gens qui jugent sans savoir, qui se font une idée en tenant plus compte de leurs préjugés que des faits... Et de la difficulté du métier qu'exerce Greg, avec notamment sa conversation avec Sofia (une inspectrice de la criminelle) qui lui dit en substance que personne ne peut comprendre ce qu'ils vivent, le danger auquel ils font face tous les jours pour "protéger et servir", l'impossibilité de se soucier à la fois des victimes et des conséquences pour soi-même... Comment en effet, dans les quelques secondes qu'il a eu pour décider de ce qu'il allait faire, pour sauver la vie d'un homme, aurait-il pu se douter qu'on examinerait ensuite ses actes au microscope, que personne d'autre que lui ne pourrait confirmer la véracité de ses dires?

Une scène terrible aussi, à la fin du "procès", avec les journalistes qui interrogent tous ceux qui sortent de la salle, chaque interviewé racontant sa version de façon évidemment profitable à leurs intérêts... Mais qui se finit, aussi, sur l'essentiel, finalement très oublié tout au long de l'épisode: alors que Greg ne sait trop que répondre aux journalistes qui l'assaillent, arrive en sauveur Stanley Tanner, l'homme qui serait mort sans son intervention. Affirmant haut et fort devant les caméras que cet homme-là est un héros ; un héros tourmenté, certes, mais cela ne nous le rend que plus sympathique...

Le tout est filmé de façon sobre mais cohérente. Bref, un épisode sympa bien que pas tout à fait indépendant du reste - en même temps, c'est le genre que je préfère...

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mardi 15 décembre 2009

Le meilleur épisode de... Esprits Criminels

Esprits Criminels (en VO, Criminal Minds) suit les enquêtes d'une équipe de profileurs, la Behavioral Analysis Unit (Unité d'Analyse du Comportement) du FBI, sur tout le territoire américain (et parfois même au-delà). L'une des marques de fabrique de la série est l'énonciation de citations, au moins une par épisode.

L'épisode dont je vais vous parler n'est peut-être pas le meilleur de toute la série - il est difficile d'en juger sur autant d'épisodes, et puis il faudrait que je revisionne toute la série d'affilée pour vous donner mon avis... Mais en tout cas, c'est pour moi le meilleur de la saison 1. Trêve de suspense, c'est le 14ème épisode de la série, j'ai nommé Requiem (en VO: Riding the lightning).

criminal minds.jpg

Cet épisode, contrairement à la plupart dans cette série, ne commence pas avec un enlèvement ou un meurtre. L'équipe toute entière fait route vers le pénitentier d'Etat de Floride, où sont incarcérés Jacob et Sarah Jean Dawes, un couple de tueurs ayant sévi 15 ans plus tôt. En effet, ils vont être exécutés très bientôt, et l'on vient de retrouver un 13ème corps de jeune fille enterré sous la maison de la mère de Sarah Jean, alors qu'on avait toujours cru qu'il n'y avait que 12 victimes. Le but des profileurs est donc d'éviter que le secret du nombre de victimes et de leur nom ne meure avec le couple...

Or, si Jacob reste pendant les interrogatoires tout à fait fidèle à sa réputation de psychopathe ("sexuel! psychopathe sexuel", comme il tient lui-même à le préciser), Sarah Jean fait une toute autre impression à Gideon, l'un des personnages principaux. Cette femme, censée avoir rabattu de jeunes filles pour son mari, et tué leur fils de 2 ans, Riley, qui les aurait retardés dans leur cavale, semble certes hantée, mais pas coupable de telles actions...

On retrouve donc ensuite le bon vieux thème de la course contre la montre pour annuler une exécution, cher à nos amis américains, et qui fonctionne ici très bien, avec des ressorts assez originaux. Et une fin magnifique.

CriminalMinds.jpg

D'un point de vue visuel, Requiem est assez semblable au reste de la série, qui garde un cadrage et une lumière plutôt classiques tout en en jouant pour créer des ambiances à part. J'ai particulièrement apprécié la façon de filmer Sarah Jean, toute en subtilité ; ainsi que les scènes d'exécution, à la fois terribles et très esthétiques.

Les citations de cet épisode sont intéressantes: on commence dans le couloir de la mort avec "Quelque soit celui qui verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé. (Genèse, chapitre 9, verset 6)", citation qui justifie la condamnation du couple et qui semble alors relativement à sa place (opinions personnelles mises à part), puisqu'on part de l'idée qu'ils sont tous les deux coupables d'atrocités.
Puis, en approchant de la fin de l'épisode, on a "Albert Pine a dit: Ce que nous faisons pour nous-mêmes disparaît avec nous ; ce que nous faisons pour les autres et le monde est immortel et demeure." Citation très juste en elle-même, et qui reflète bien l'épisode dans son ensemble.

Enfin, sans vouloir gâcher le suspense à ceux qui n'ont pas encore vu l'épisode, les toutes dernières images, qui sont en fait la suite des toutes premières (dit autrement, tout l'épisode n'était en fin de compte qu'un flash-back), sont absolument superbes. La musique et la façon de filmer complètent à merveille le très beau concept ; je dirais même qu'elles le transcendent...

criminal minds poster 2.jpg

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samedi 05 décembre 2009

Le meilleur épisode de... Le Caméléon

Cette série date un peu, certes. Et sa "mythologie" peut sembler un peu complexe de prime abord - bon, je l'admets, même moi qui ai suivi toute la série suis parfois paumée. Mais Le Caméléon (en VO, The Pretender) reste une excellente série, révolutionnaire en son temps (1996-2000) et encore d'actualité sur bien des sujets.

Une brève présentation du thème de la série, tout d'abord: Jarod a été enlevé à sa famille quand il n'était qu'un enfant par une organisation nommée le Centre, qui a son siège à Bluecove, dans le Delaware. En effet, Jarod est un petit génie très doué pour se mettre dans la peau des autres (d'où le titre, le Caméléon ou the Pretender, "celui qui fait semblant"), et le Centre l'emploie pour des "simulations" aux buts divers mais qui ont toutes en commun de leur rapporter de l'argent (même s'ils font croire à Jarod que leur objectif est de sauver des vies).
Mais le petit Jarod grandit et comprend que ses simulations sont mal utilisées, et qu'il n'aura jamais droit à sa liberté. Il s'enfuit donc, et la série montre sa découverte émerveillée du monde, ainsi que ses tentatives de se racheter pour le mal que le Centre a pu faire grâce à lui. Son "mode opératoire" est, en général: repérer une injustice dans les journaux, arriver sur place en se faisant passer pour quelqu'un d'autre, découvrir la vérité et confondre le coupable en le menaçant de la même façon qu'il a fait souffrir ses victimes. Tout ça, en recherchant sa famille sur la base de maigres indices.
Pendant ce temps, le Centre tente bien sûr de le récupérer, avec une équipe de choc composée de Melle Parker, fille du dirigeant du centre qui a quasiment grandi avec Jarod ; Sydney, le psychologue qui s'est occupé de Jarod pendant ses années au Centre ; et Broots, un informaticien trouillard.
Voilà pour l'idée générale.

-°-

L'épisode dont je vais vous parler est le 5ème de la saison 4: La folle équipée (en VO: Road trip). Il est un peu à part autant dans la partie sur Jarod (qui n'a pas, comme habituellement, une mission définie pour redresser les torts, mais se laisse plutôt entraîner par une tornade nommée Zoey), que dans celle sur le Centre (on suit le jeu de piste de Jarod qui mène Melle Parker, Sydney et Broots dans un remake du Magicien d'Oz et dans leur propre passé).

caméléon - zoey.jpg
 

Jarod, entre deux "pretends", est tranquillement assis au comptoir d'un restaurant quand une jeune femme débarque, affolée, fuyant manifestement quelqu'un. Elle embrasse Jarod pour se cacher de son poursuivant, avant de s'enfuir en voiture... avec ce dernier, qui comme d'habitude se mêle des affaires des autres et veut les aider à tout prix.

La jeune femme en question, Zoey, va l'entraîner sur la route à travers moult péripéties, et notamment le présenter à sa famille comme son mari ingénieur en aéronautique... Les deux jeunes gens tombent bien entendu amoureux, mais les différentes révélations sur Zoey évitent que l'intrigue soit cousue de fil blanc.

caméléon - broots, syd, parker.jpgcaméléon - brique jaune.jpg

Pendant ce temps, Melle Parker, Sydney et Broots courent à travers le pays dans un jeu de piste orchestré par Jarod, qui leur offre à chacun un objet perdu de leur enfance qui leur rappelle des souvenirs sur leur foyer.
/! SPOILER /! (sélectionner le passage avec la souris pour lire)
Pour Broots, il s'agit un 'GI Joe' qui lui a "sauvé la vie" pendant une longue hospitalisation solitaire ; pour Sydney, c'est un vieux disque de la chanson préférée de sa mère, seul vestige que lui et son frère aient retrouvé intact dans leur maison bombardée, au retour des camps de concentration ; et pour Melle Parker, un dé à coudre représentant le pion de Monopoly qu'elle avait lors d'une partie avec ses parents lors d'un orage violent, l'un de ses rares souvenirs en famille.

Jarod convainc finalement Zoey de rester avec sa famille, et est obligé de partir. Quant à Melle Parker et Cie, ils découvrent le message final de Jarod: "Rien ne vaut la chaleur d'un foyer. Tout le monde mérite d'en avoir un, alors laissez-moi tranquille pour que je puisse trouver le mien" (en VO: "There is no place like home. Everyone deserves one, so why don't you leave me alone and let me find mine").

caméléon - no place like home.jpg

En gros, cet épisode est à la fois tout à fait différent du schéma d'épisode "classique" du Caméléon (pour les raisons énoncées plus haut), et très représentatif de l'esprit de la série: Jarod aide quelqu'un dont il ne sait rien, endosse plusieurs identités, est confronté à des situations inconnues à cause de son "absence d'enfance" ; il mène le Centre par le bout du nez et sème des indices qui ont pour but d'écarter Parker, Sydney et Broots de sa piste, mais leur font en même temps découvrir des choses sur eux-mêmes (la réapparition d'objets perdus est en quelque sorte devenue sa spécialité)... et la nature pesante de sa fuite permanente est doublement mise en valeur, par le déchirement qu'il ressent en quittant Zoey après l'avoir aidée, et par sa demande aux allures de supplique: "laissez-moi tranquille pour que je puisse trouver mon foyer".

samedi 05 décembre 2009 Publié dans Le meilleur épisode de... | Commentaires (1) |  Facebook | |

vendredi 27 novembre 2009

Le meilleur épisode de... NCIS

Encore une nouvelle catégorie, inaugurée aujourd'hui! Dans "Le meilleur épisode de...", je vous parlerai de mon épisode préféré de différentes séries télévisées.

Ce "meilleur épisode" est, notamment, la meilleure façon pour un néophyte d'aborder l'univers de la série choisie, selon moi. Il représente en lui-même le fonctionnement de cette série, tout en étant exceptionnellement bien pensé.

-°-

Aujourd'hui, je vais vous parler de la série NCIS et de l'épisode 7 de la saison 2: Semper fi (en VO: Call of silence).

Une enquête quelque peu inhabituelle pour l'équipe de Gibbs: un vieil homme se présente au NCIS avec un calibre 45, affirmant qu'il s'agit d'une pièce à conviction. Cet homme, le Caporal Yost, un vétéran des marines qui a servi pendant la Seconde Guerre mondiale et a reçu la Médaille d'Honneur pour acte de bravoure au-delà et en dehors du devoir, est venu se dénoncer pour le meurtre d'un autre marine.

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call of silence médaille.jpg

Les enquêtes de NCIS sont toujours très bien ficelées; mais les émotions ne sont pas très présentes que ce soit chez les victimes, les témoins ou les suspects. Ces derniers sont avant tout traités froidement, avec compassion certes, mais dans le but exclusif d'arrêter le coupable. Dans la plupart des épisodes, les émotions sont donc avant tout présentes dans les relations entre les personnages principaux - ce qui fait tout le sel de la série, à mes yeux.
Mais ici, l'épisode tourne autour de ce vétéran perdu, qui vient de perdre sa femme et se rappelle qu'il a tué son meilleur ami et n'en démord pas, mais est incapable de retrouver les circonstances, et encore moins le mobile, de ce 'meurtre'.

Les émotions apparaissent en le voyant se mélanger les pinceaux et tenter de refourguer sa carte de métro ('trop de gaspillage dans ce monde'), se mettre en colère contre Gibbs qui ne veut pas l'arrêter ('ne me dites pas ça, je n'ai rien à manger pour ce soir')... Mais aussi et surtout dans les interactions avec les enquêteurs. Gibbs qui se fait un devoir de lui prouver qu'il n'est pas un meurtrier ; Tony qui, pour une fois, met son humour en veilleuse et admire quasi religieusement cet homme et sa médaille ; Kate qui se met à pleurer en dansant avec Yost...

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L'autre très bonne idée de cet épisode, c'est le personnage du lieutenant de l'Armée impériale japonaise. Sans vous en dire trop, on finit par apprendre que l'ami du Caporal Yost est mort à Iwo Jima en 1945, et Yost est le seul survivant du côté américain. Gibbs ramène donc Yoshida, qui a un restaurant à sushis en ville, et le présente comme un lieutenant japonais qui a combattu à Iwo Jima, ce qui permet à Yost de finalement retrouver la mémoire.

/! TOUT PETIT SPOILER /! Pour lire, sélectionnez à la souris la partie ci-dessous.
La scène finale est la plus forte pour moi: Gibbs et Yost boivent du saké dans le restaurant de Yoshida et Yost, reconnaissant ce dernier, accuse Gibbs de l'avoir bien eu.
"Vous n'avez jamais été à Iwo Jima, dit Yost."
"Iwo Jima, non. ... Guadalcanal."
Guadalcanal, Yost et son unité y étaient juste avant d'être envoyés à Iwo Jima... Et l'épisode se finit sur ces deux soldats autrefois ennemis qui trinquent comme de vieux amis. Tout simplement splendide.

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Bref, c'est un excellent épisode que l'on peut revoir dix fois en connaissant l'intrigue par coeur, sans se lasser - et même dans une excellente série comme NCIS, ce genre d'épisode est rare...

Après, le nominer comme LE meilleur épisode écarte évidemment d'autre excellents épisodes, dont je parlerai peut-être dans un autre article - le 16 de la saison 4, Mort à l'arrivée (Dead man walking), notamment.

vendredi 27 novembre 2009 Publié dans Le meilleur épisode de... | Commentaires (0) |  Facebook | |