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mercredi, 02 novembre 2016

Photos : L'arbre mort

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mercredi, 30 décembre 2015

Sapin de Noël

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2015 - © mari6s

mercredi, 23 décembre 2015

Noël, la Nativité et le Solstice d'hiver

« Le côté mythique de Noël me plaisait. Ses origines qui remontent bien plus loin que Jésus, jusqu’aux rites de peuples qui nous sont étrangers. La célébration du solstice d’hiver. L’arrivée de la lumière au moment le plus sombre. »

“I liked the myth elements of Christmas. The way in which its origins reach back far beyond Jesus, to the rituals of people unknown to us. The celebration of the winter solstice. The coming of light in the darkest time.”

(Helen Brann, Silent Night)

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La légende de Noël et de l’Épiphanie

Noël célèbre la naissance de Jésus à Bethléem, dans une étable. Selon l’évangile de Luc, Joseph et sa femme Marie, sur le point d’accoucher, étaient en route pour se faire recenser dans la ville natale de Joseph, Bethléem, et n’ont pas trouvé de place à l’auberge. Les interprétations ultérieures affirment que Marie a ensuite placé l’enfant dans une mangeoire ou auge de pierre, cripia en latin, d’où le mot crèche. D’autres versions apocryphes parlent d’une grotte et non d’une étable.

L’enfant Jésus est alors adoré par l’âne et le bœuf, par les bergers, puis par les Rois mages (le grec μάγοι signifie en fait « sage ») qui sont selon les versions rois ou simples savants et dont l’arrivée est célébrée par le Jour des Rois, ou de son nom savant l’Épiphanie. Venus de l’Orient en suivant une étoile, ils apportent au « roi des Juifs » des cadeaux : l’or, l’encens et la myrrhe. L’évangile selon Matthieu est le seul des quatre évangiles canoniques à mentionner ces mages, dont il ne précise ni le nombre ni le nom. L’idée qu’ils sont trois rois et les noms généralement retenus de Melchior, Balthazar et Gaspard n’apparaissent qu’entre le IIIème et le VIème siècle.

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Fêtes de la Nativité et rites païens

Si Noël apparaît aujourd’hui comme une fête capitale pour l’ensemble des religions chrétiennes, elle n’est en fait apparue qu’au IVème siècle. En effet, la naissance du Christ avait beaucoup moins d’importance aux yeux des premiers Chrétiens que sa Résurrection, événement central et fondateur de la foi chrétienne. Pâques est attestée dès le IIème siècle, même si les différentes églises chrétiennes ne s’accordaient pas sur les dates – c’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui dans une moindre mesure.

Ce n’est que tardivement, à partir du IVème siècle, que les Chrétiens ont commencé à célébrer la naissance de Jésus. Aucune information précise n’existant sur sa date de naissance réelle, il fut décidé de faire concorder les célébrations avec le solstice d’hiver, moment de l’année où la nuit est la plus longue et à partir duquel les journées commencent à s’allonger, ce qui en fait par extension le retour de la lumière et du soleil. Une décision symbolique, le Christ étant considéré comme la « Lumière du monde » dans l’évangile selon Jean, mais aussi très stratégique. En effet, elle a permis de christianiser le culte romain de « l’anniversaire du soleil triomphant » (dies natalis solis invicti, Sol Invictus étant une divinité romaine inspirée d’Apollon et du dieu indo-perse Mithra ; « natalis » s’est ensuite déformé pour devenir « Noël »), la célébration de Midwinter chez les Celtes (les Britanniques ont longtemps utilisé midwinter comme synonyme de Noël), ou encore Yule, Jól ou Jul chez certains peuples germaniques et nordiques (qui ont souvent conservé le même terme pour désigner Noël, comme les Islandais avec Jól ou les Norvégiens avec Jul).

Il est intéressant de constater que l’Épiphanie (du grec Ἐπιφάνεια, manifestation, apparition), dont les premières célébrations par l’Église d’Orient précèdent celles de Noël, a une histoire similaire. La date du 6 janvier fait en effet également partie du cycle du solstice d’hiver. La nuit du solstice, la plus longue de l’année, le 21 ou 22 décembre, annonce le rallongement des jours, qui commence à être sensible début janvier. L’Épiphanie prend un sens différent dans l'Église orthodoxe : elle s'appelle généralement Théophanie (manifestation de Dieu) et célèbre le baptême de Jésus dans le Jourdain.

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Symboles païens pour des fêtes chrétiennes

Fin décembre, les Romains célébraient pendant sept jours les Saturnales, avec des traditions de tirage au sort qui évoquent nos fèves actuelles (parfois un peu plus sordides, comme le tirage au sort d’un condamné à mort comme « roi » le temps des célébrations, ce qui n’empêche pas qu’il soit exécuté ensuite ; ou encore, l’inversion des rôles entre maîtres et esclaves pendant les Saturnales). La traditionnelle galette des rois est également un vestige païen, évoquant le soleil par sa forme ronde et sa couleur dorée (comme d’ailleurs les crêpes de la Chandeleur, moment où les jours s’allongent également de plus en plus vite).

Autre symbole païen, l’arbre de Noël. L’arbre a toujours eu une symbolique de vie et de renouveau de la vie, comme le montrent les nombreuses mythologies fondées sur un Arbre-Monde ou arbre cosmique (comme par exemple Yggdrasil, que j’évoque dans cet article sur la mythologie nordique). Au moment du solstice d’hiver, les arbres à feuilles persistantes et notamment les sapins ont une place importante dans la symbolique de renaissance. Selon l'Encyclopædia Britannica, on retrouve chez les Égyptiens, Chinois et Hébreux antiques l'utilisation de couronnes et de guirlandes réalisées avec des arbres à feuilles persistantes, pour symboliser la vie éternelle. Cette vénération des arbres survit souvent à l’arrivée du christianisme, on peut par exemple penser à la bénédiction des rameaux (ou des palmes dans le Sud de la France) le dimanche qui précède Pâques, ce qui rappelle l’habitude qu'avaient les Romains de décorer leur maison avec des branches de laurier ou d’olivier pour chasser les mauvais esprits. Dans les coutumes scandinaves de Yule, une coutume similaire persiste avec des branches de conifères, de gui ou de houx.

L’arbre décoré tel que nous le connaissons aujourd’hui serait apparu à la Renaissance dans les contrées scandinaves et germaniques, tout d’abord dans les hôtels de ville, orné de noix, de dates, de pommes et de friandises que les enfants « cueillaient » le jour de Noël. Après la Réforme protestante, la Contre-Réforme cherche à conserver ses fidèles en les soudant autour de la célébration de la Nativité et les encourage donc à installer une crèche miniature chez eux. On voit en réaction apparaître des sapins décorés chez les familles protestantes, qui se distinguent ainsi des familles catholiques.

À partir du XIXème siècle, l’arbre de Noël n’est plus considéré comme une tradition uniquement protestante mais plus largement germanique. La coutume se répand progressivement en Europe, tout d’abord dans les cours royales et la noblesse. Le premier sapin de Noël apparaît en France en 1837 à l’initiative de la Duchesse d’Orléans, d’origine allemande. De la même façon, la cour royale britannique suit cette coutume à partir de 1800 sous l’influence de la reine Charlotte, elle aussi d’origine allemande. Sa petite-fille, la future reine Victoria, grandit avec cette coutume et contribue à la populariser à partir des années 1840.

Des colons allemands l’exportent également en Amérique du Nord au XVIIIème siècle. En France, ce sont les Alsaciens quittant leur région, devenue allemande après la guerre de 1870, qui répandent la coutume du sapin de Noël dans le reste de l’hexagone.

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Et les cadeaux alors ?

En Espagne, ce sont les Rois mages (los Reyes magos) qui apportent les cadeaux le 6 janvier. On retrouve là toute la signification symbolique du cadeau, censé représenter pour les Chrétiens l’or, l’encens et la myrrhe offerts à l’enfant Jésus.

Cela dit, là encore on peut remonter bien plus loin : il semblerait que certaines fêtes païennes comme les Saturnales ou Midwinter pouvaient être l’occasion d’offrir des cadeaux comme des bougies, ce qui ramène à la symbolique de la lumière, ou encore des fruits secs et des noix. Cela se comprend d’autant mieux que les mois suivant le solstice d’hiver sont les plus froids, ceux où l’on puise dans les réserves de nourriture.

En France, traditionnellement, pendant longtemps, c’était pour les étrennes que l’on faisait des cadeaux aux enfants dans les familles les plus aisées. Le transfert en masse vers le 25 décembre remonte au XIXème siècle, quand Noël est devenu une fête véritablement familiale. Le cadeau, là aussi, a longtemps été principalement alimentaire : une orange ou une sucrerie.

Dans le monde anglo-saxon, le lendemain de Noël ou Boxing Day a longtemps été l’occasion de distribuer des cadeaux aux plus pauvres – par exemple, les aristocrates aux domestiques et aux métayers, ou les employeurs à leurs employés… De nos jours, c’est surtout le jour des soldes post-matin de Noël !

Quant aux figures mythiques apportant les cadeaux, comme le Père Noël ou Saint Nicolas, elles aussi ont des origines fort intéressantes, si bien qu'elles méritent tout un article. Je vous en parlerai peut-être l’année prochaine !

Sources :

fr.wikipedia.org et en.wikipedia.org

Encyclopædia Britannica

Évangiles selon Jean, Luc et Matthieu

www.liturgiecatholique.fr

theweek.com

www.noel-vert.com

Images :

Fotolia

Sauf la première : décembre 2012,
© mari6s