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mercredi, 20 janvier 2016

Photos : Jolies fleurs & petites bêtes

Centaurée
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Rouge-gorge aux aguets
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Clochettes blanches
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La rose et l'araignée
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Novembre 2015, sauf les clochettes (mai 2015) - © mari6s 
Si vous connaissez le véritable nom de ces clochettes blanches, n'hésitez pas à me le signaler :)

lundi, 18 janvier 2010

Poème de fées: La Belle et la Bête

En avril dernier, j'avais composé une série de poèmes inspirés de contes de fées, que je n'avais pas publié sur ce blog. Le principe était de faire une relecture personnelle de ces histoires, parfois humoristique, parfois tragique... En voici un premier, intitulé La Belle et la Bête, où j'ai mis en valeur ce qui me semble être la morale de l'histoire...

Je suis belle, et personne ne va jamais plus loin
Je ne fais qu'attirer tous les regards en coin
Ils croient tous me connaître, mais ils ne savent rien
C'est mon nom, mon fardeau : je suis Belle, point.

Mais Belle aimait son père plus encore que ses livres :
Je renonce à ma vie pour que lui, il survive
Je me laisse enfermer dans un triste domaine
Dont le maître est aussi laid que moi, je suis belle

Je l'avoue, comme les autres, j'ai d'abord peur de lui
Je le condamne pour son apparence, moi aussi
Mais il suffit d'un regard posé sur son âme
Pour que naisse en mon cœur une très douce flamme 

Pour beaucoup, notre union semble contre-nature :
Trop de différences créent entre nous un mur ;
Mais nos tares se ressemblent et bientôt, se complètent
Il voit plus loin que Belle, je vois plus que la Bête. 

Ecrit les 14 et 15-04-09 - avec l'aide et les conseils de mon père.

Donnez-moi votre avis!

lundi 18 janvier 2010 Publié dans Poèmes | Tags : belle, bête, la belle et la bête, conte de fée, poème | Commentaires (2) |  Facebook | |

jeudi, 03 avril 2008

Les héroïnes de tragédie

Voyez-vous, j'ai un contentieux sérieux avec les héroïnes de tragédie. Bon, avec les héros aussi, mais particulièrement les femmes. En fait, je les trouve nouilles. Insupportablement, inutilement et déprimablement (quoi ça existe pas? si, c'est un néologisme que je viens de former, na! et pi même que c'en serait pas un, on appellerait ça de la licence poétique!) nouilles. Parfois j'utilise des mots moins sympas, mais nouille, ça colle bien à ma pensée.

Bon, je sais, on est dans une tragédie. Donc déjà, faut trouver un moyen pour que ça se finisse mal. Ce qui est beaucoup plus facile si les personnages sont un peu concons et masos. D'accord. Mais bon, Roméo et Juliette, c'est triste mais c'est de l'amour, de la fatalité, ils ne renoncent pas l'un à l'autre pour l'honneur etc., au contraire, chacun renonce à sa famille pour l'autre. Donc je ne les trouve pas nouilles. Une belle tragédie qui fait pleurer mais pas pour rien.
Quand on veut trouver une fin triste qui a du sens, on peut ! C'est même un excellent moyen de pousser à réfléchir voire à se révolter.

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Passons aux héros nouilles, donc. Ma préférée: Antigone (de Anouilh). Elle a un fiancé qui l'aime. Qu'elle aime aussi je crois. Elle est prête à mourir pour l'honneur d'un frère qu'elle a à peine connu et qui n'a pas droit à un enterrement. Bon. Certes. Le roi, qui s'avère être son tonton, lui donne une chance de continuer à vivre malgré la petite motte de terre qu'elle a placé sur son corps. NON. Non, Antigone ne veut pas vivre, elle promet que si on la laisse partir elle recommencera. Même si c'est totalement inutile. Non, Antigone ne veut pas vivre et apprendre à faire des compromis. Non, Antigone ne veut pas, et tant pis si son fiancé se tue de désespoir (ce qu'il fait, l'andouille).
Il paraît que ça la rend héroïque, moi je la trouve égocentrique. Si ça n'avait pas été le frérot déshonoré, ç'aurait été autre chose. Elle aurait trouvé une raison. Une "cause" pour laquelle elle serait morte. Mourir pour une cause, héroïque? Oui. Mais encore faut-il que ça serve à quelque chose. Parfois l'héroïsme, c'est de survivre pour changer les choses, vraiment.

Bérénice (de Racine). Je précise que j'ai bien aimé la pièce parce que c'est super bien écrit. Mais mon Dieu, que cette fille est nouille elle aussi, que Titus est nouille (et Antiochus aussi, mais lui de toute façon personne n'ose dire que son comportement est héroïque tellement il fait pitié du début à la fin...) Alors, je résume. Titus aime Bérénice et Bérénice aime Titus. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bon, Antiochus aime Bérénice lui aussi, mais comme c'est un gentil garçon il accepte son sort de désespéré. Seulement Titus est l'héritier de l'Empire romain (excusez du peu), et Bérénice est reine de Palestine. Or les Romains détestent les rois et les reines. Alors Titus doit renoncer à Bérénice. Il hésite un peu, lui annonce, elle pleure, se révolte, menace de se tuer. Il trouve l'idée excellente et décide de se tuer aussi, mais là c'est elle qui lui annonce qu'elle va vivre, puisque c'est comme ça, qu'elle va être malheureuse toute sa vie mais c'est pas grave, et qu'il peut vaquer à ses occupations d'Empereur.
Là aussi, il paraît qu'ils sont admirables. Ah bon? On va être malheureux, super! On est des héros! Titus garde son "honneur", il joue les Empereurs. Mais quoi, est-ce qu'il est si indispensable que ça? Est-ce qu'un autre n'aurait pas aussi bien fait l'affaire, peut-être même mieux, sans sa mélancolie pour le bloquer? N'auraient-ils pas été cent fois plus heureux dans une cabane au fond des bois, loin de Rome et de la Palestine, loin de l'honneur, qu'à des milliers de kilomètres l'un de l'autre, s'apitoyant sur leur sort?

De toute façon j'ai jamais aimé les fins malheureuses, encore moins quand ça ne sert à rien. Une fin triste qui révolte, c'est déjà ça. Ça pousse à agir, à faire quelque chose, je sais pas moi... Bérénice et Antigone ne me poussent qu'à lutter contre les auteurs qui veulent absolument écrire des fins tristes !

jeudi 03 avril 2008 Publié dans Réflexions | Tags : tragédie, héros, héroïne, nouille, bête, con, triste | Commentaires (1) |  Facebook | |