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mercredi, 06 avril 2016

Puzzle de chansons n°40 : Running in Space and Time

That's me in the corner, that's me in the spotlight, losing my religion, trying to find anything I can feel that I can believe in... I was disappearing in plain sight; there's a lot of things that can kill a man, there's a lot of ways to die. Some are already dead that walk beside me, can't you see that we're dead until we wake up? I only want to die alive.

The storm is coming but we don't mind, people are dying, we close our blinds. We counted all our reasons, excuses that we made, we're running out of alibis. Do the bloodied sheets on those cobbled streets mean we have wasted time?

See our world is slowly dying, I'm not wasting no more time. When seas cover lands and when men are no more, we'll find a place in time, a place in time beyond the sun, a place in time to call our home.

But for now it’s time to run, it’s time to run! Run – is this to be our fate? Hide – freedom is ours as long as we escape. I can't tell where the journey will end but I know where to start.

Till then we’ll make our bed from a disused car, with a mattress of leaves and a blanket of stars, we'll stay awake beneath the trees. We'll watch the buildings turn to dust, all alone in space and time, there's nothing here but what’s here's yours and mine.

Losing my religion (R.E.M.)

In the sun (Joseph Arthur)

No light no light (Florence & The Machine)

Empty (Ray Lamontagne)

The Great Escape (Woodkid)

Break free (Ariana Grande)

Keep breathing (Ingrid Michaelson)

Blame it on me (George Ezra)

The Bitter End (Placebo)

I Really Want You (James Blunt)

Prayer in C (Lilly Wood and the Prick)

A Place in Time (Amanda Abizaid)

Run boy run (Woodkid)

The way it ends (Landon Pigg)

Wake me up (Avicii)

Life’s for the living (Passenger)

I’ll hold my breath (Ellie Goulding)

Every you every me (Placebo)

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Image Fotolia

C’est moi, là dans le coin, là sous les projecteurs, je perds la foi, j’essaie de trouver quelque chose qui me donne l’impression de pouvoir y croire... Je disparaissais sous les yeux de tous ; il y a de nombreuses choses qui peuvent tuer un homme, de nombreuses façons de mourir. Certains sont déjà morts alors qu’ils marchent à mes côtés, ne vois-tu pas que nous sommes morts jusqu’au moment où nous nous réveillons ? Je veux simplement être en vie quand je mourrai.

La tempête arrive mais nous ne nous en soucions pas, les gens meurent, nous fermons les yeux et les volets. Nous avons compté toutes nos justifications, les prétextes que nous avons inventés, nous arrivons à court d’alibis. Les feuilles ensanglantées répandues dans ces rues pavées signifient-elles que nous avons perdu du temps ?

Notre monde meurt à petit feu vois-tu, je n’ai plus de temps à perdre. Quand les océans recouvriront les terres et que les hommes ne seront plus, nous trouverons un espace dans le temps, un espace dans le temps au-delà du soleil, un espace dans le temps qui nous appartiendra.

Mais pour l’instant il est temps de courir, il est temps de courir ! Cours – est-ce donc notre destin ? Cache-toi – la liberté est à nous tant que nous fuirons. Je ne peux pas te dire où le voyage se terminera, mais je sais par où commencer.

En attendant nous ferons notre lit dans une voiture abandonnée, avec un matelas de feuilles mortes et une couverture d’étoiles, nous veillerons sous les arbres. Nous regarderons les immeubles revenir à la poussière, seuls au monde dans l’espace-temps, il n’y a rien ici mais ce qui est là est à toi et à moi.

© Composition réalisée par moi (mari6s) sans rémunération quelle qu'elle soit, à partir des chansons citées ci-dessus, dont les droits appartiennent à leurs auteurs, compositeurs et interprètes respectifs. Si vous le citez, merci de préciser que j'en suis l'auteure, ainsi que les droits cités précédemment, et d'inclure un lien vers mon blog.

Notes de traduction :

« Losing my religion » dans la chanson de R.E.M. vient en fait d’une expression utilisée principalement au Sud des États-Unis, qui signifie qu’on est à bout, en colère, ou que l’on jure (l’idée de départ venant de l’interdiction religieuse de jurer et de blasphémer).

Choix qui pourrait vous surprendre : j’ai traduit « close our blinds » par « fermer les yeux et les volets ». « Blinds » ici signifie stores, mais je trouvais particulièrement marquante dans la chanson le jeu de mot, volontaire ou involontaire, sur « blind », aveugle, qui me rappelle toujours « turn a blind eye » (fermer les yeux, faire semblant de ne rien voir). J’ai donc choisi de traduire comme je pouvais cette idée.

J’ai choisi de traduire « bloodied sheets » par « des feuilles ensanglantées », même si « sheet » tout seul signifie plus souvent « draps »… Je ne sais pas quelle était l’idée de départ, mais je visualisais plus facilement des papiers s’envolant dans la rue.

vendredi, 16 janvier 2009

Description de passage 13: courir

Une petite description de 300 mots, illustrant mon dernier footing...

jogging.jpg

Profiter d'une embellie pour se jeter sur ses baskets et aller courir au lac. Il lui aura fallu une vague de froid pour s'apercevoir à quel point le sport est devenu une drogue pour elle, alors que quelques mois auparavant, c'était encore un supplice.

Un bandeau éponge dans les cheveux et un bonnet par dessus, une écharpe autour du cou, et son indispensable MP3. Le temps de trouver une chanson entraînante, et elle est partie, en petites foulées, sans se presser pour trouver son rythme.

Respiration attentive. Prise de conscience du travail de tous ses muscles, du trajet de l'air jusqu'à ses poumons. Sensation d'être vivante, tout simplement. Euphorie.

Un sourire se forme, crispé par l'effort sur ses lèvres mais pétillant dans ses yeux. Elle observe tout autour, le lac, les canards, les arbres, la nature, elle vibre au rythme des chansons qui défilent dans ses écouteurs, et en même temps, son esprit s'enfuit très loin, dans des rêves éveillés que la course envoie en orbite.

Elle est à l'écoute de son corps, elle sait maintenant en décrypter les signaux, ralentit ou accélère le pas ou la respiration. Elle est nulle par rapport à tous ces grands sportifs qu'on peut croiser au stade ou dans les lycées, elle le sait et elle s'en fout. Elle court de mieux en mieux et tout va bien.

Elle ressent l'effort, s'essouffle. C'est presque agréable, et ce qui à la reprise de l'entraînement la décourageait et la poussait à s'arrêter, la booste maintenant pour aller plus loin.

Elle arrive en vue de l'arrivée. Accélère, sprinte presque. Elle a le souffle coupé, les poumons en feu, et ses jambes la tiraillent. Mais elle finit la course et bat tous ses records. Ce qui l'intéresse vraiment, au fond: se mesurer à elle-même et pas aux autres.

description de MOI écrite le 14-01-2009

jeudi, 30 octobre 2008

Poème: Sous la pluie

Elle court à perdre haleine
Sous la pluie ruisselante
Qui à ses larmes se mêle

Trop de questions la hantent

Elle court sans s'arrêter
Derrière elle, tant de peine
Elle veut juste s'échapper
Avant qu'elle ne l'emmène

Elle court, à bout de forces
Elle ne peut pas ralentir
Elle a perdu son écorce
Et s'il n'y avait pas d'avenir?

Sous la pluie.jpg

poème écrit en plusieurs fois entre l'été et septembre (2008)

jeudi 30 octobre 2008 Publié dans Poèmes | Tags : poème, poésie, pluie, courir, court, sous la pluie | Commentaires (4) |  Facebook | |