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samedi, 30 juillet 2016

Poème : Là-bas au creux du vent

Un poème commencé le 12 juin après avoir relu Demain dès l'aube, et terminé en Bretagne les 1er et 8 juillet 2016, accompagné d'une photo prise au Cap d'Erquy.

Vous pouvez retrouver toutes les autres photos de Bretagne 2016 que j'ai publiées par thème, à partir des liens dans cet article.

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Cela fait trop longtemps
Tu me manques tellement
Je crois, je crois que tu m’attends

Là-bas au creux du vent
Aux belles voiles blanches sur fond
Bleu océan et horizon

Tu me manques tellement
Cela fait si longtemps
Je crois, je crois qu’il est grand temps

J’irai par monts, par vaux
Là-bas au creux du vent
Qui mènera vers toi mes mots

Cela fait trop longtemps
Oh, tu m’as tant manqué
Mais maintenant ça va, tu sais

Tant que de temps en temps
Je vais où tu m’attends
Là-bas au creux du vent

© mari6s - merci de ne pas réutiliser cette image
ou citer ce poème sans ma permission expresse

mercredi, 25 novembre 2015

Poème : L'horizon des événements

Un poème écrit du 15 au 23 novembre 2015, inspiré par les récents attentats à Paris. Les mots sont venus petit à petit, par bribes.

Pour la petite histoire, l'horizon des événements, en physique, c'est à la surface d'un trou noir, le point de non-retour au-delà duquel rien ne peut en sortir (Futura-Sciences), et la limite éventuelle de la région qui peut être influencée dans le futur par un observateur situé en un endroit donné à une époque donnée (Wikipédia).

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Bleu, blanc, rouge en deuil,
une magnifique aquarelle de Benjamin Regnier
-

Les mots, les morts, les maux
J’ai perdu tous les mots
J’ai perdu la raison
J’ai perdu l’horizon
des événements

Sur les trottoirs le sang n’est pas encore séché
Mais déjà recouvert de fleurs et de bougies
Pendant qu’en terrasse, pas tout à fait rassuré
Chacun emprunte le courage d’autrui

Qui êtes-vous, semeurs de mort ?
Sinistres redresseurs de torts
Contre quoi êtes-vous, contre qui ?
Contre la joie, contre la vie ?

Partout des gens se battent et meurent
Afin que d’autres restent en vie
Vous vous battez pour la terreur
Contre votre propre pays
Contre vos frères, contre vos sœurs
Lequel est par l’autre trahi ?

Qui êtes-vous, faucheurs de corps ?
Si vous détestez tant la vie
Que n’embrassez-vous pas la mort
Sans nous plonger dans vos furies

Qu’a-t-il manqué à votre vie ?
Amour ? Culture ? Futur ? Envies ?
Dans quel vide se sont immiscées
Ces promesses si formatées
Qu’est-ce qui vous a donc tant séduits
Dans le saccage des libertés

Sur les trottoirs, en terrasse, dans les salles et les stades
La musique ne se taira pas, la lumière ne s’éteindra pas
Et la France sera encore là quand aura sonné votre glas
Le silence ne gagnera pas.

© mari6s - Si vous le citez, merci de préciser que j'en suis l'auteure et d'inclure un lien vers mon blog.

 

mercredi, 26 août 2015

Poème : Où as-tu disparu ?

Il m'aura fallu neuf mois pour finir ce poème ; seize mois depuis l'événement qui en a déclenché l'écriture. Comme j'en ai parlé récemment dans Le trou noir, nous avons perdu en avril 2014 notre vieille toutoune, Éva, et l'un de nos chats, Boule-de-Poils (dit Bouldip, Boubou, Babou), coup sur coup.

Dans le cas d'Éva, c’était un coup dur, mais c’était en quelque sorte dans l’ordre des choses et nous avons pu lui dire au revoir. Mais moins d’une semaine plus tard, Boubou a disparu. Il était très proche d’Éva d’autant que tous les deux étaient un peu malades, lui diabétique, elle âgée. Après sa disparition, tout perdu, il errait, cherchant son amie sans doute, et un jour est sorti sans jamais revenir. Nous nous sommes vite inquiétés, l’avons cherché, avons distribué des prospectus et posé des pancartes. Quelques appels de personnes ayant cru le voir. Assez vite, nous avons dû nous résoudre à l’idée qu’il n’avait sans doute pas pu survivre sans insuline.

Cela a été très difficile à vivre pour toute la famille, cette disparition, cette incertitude, cette impossibilité de lui dire au-revoir que ce soit directement ou symboliquement. J'en ai fait beaucoup de rêves et de cauchemars, et il m'arrive encore de temps en temps de me réveiller persuadée que sa disparition n'était qu'un mauvais rêve ou qu'il a réapparu depuis.

J'ai donc voulu écrire une histoire qui me permette de résoudre ce qui me travaillait et de me souvenir de Boubou avec moins d'amertume. Cela n'a pas été une partie de plaisir, je butais sur les mots, trébuchais sur les émotions. Mais avec le temps et l'aide de mes proches, j'ai persévéré et j'ai aussi fait le deuil d'un poème parfait, d'une fin parfaite. Le voilà enfin.

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Mon amie, camarade, où as-tu disparu ?
Oui, tu étais malade, mais je le suis aussi
Serais-tu en balade en m’oubliant ici
Qu’est-ce que cette charade, que je ne te voie plus ?

Mon amie, tu me manques, sans toi je ne sais plus
Je ne sais plus le sens, je ne sais plus dormir
Serais-tu donc en planque pour ne plus revenir
Qu’est-ce que cette danse si je ne te vois plus ?

Mon amie, camarade, j’arrive, ne t’en fais pas
Je partirai dès l’aube pour aller jusqu’à toi
Résoudre cette charade et remplir ce vide
Je parcourrai le globe, ta piste comme guide
Et je m’endormirai en rêvant de toi

chat, cat, herbe, pelouse, jardin, yard, backyard, grass, look, regard, adoration© mari6s : poème 2014-2015, photos 07-2013 et 10-2012

mercredi 26 août 2015 Publié dans Mes écrits, Photos, Poèmes | Tags : poème, disparition, perte, animal, chat, chien, deuil, disparu | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi, 27 mai 2015

En six mots (six-word memoirs) : Losing people

Two sad clowns, one I knew.

Did you think we wouldn't worry?

Indian-accented jokes I'll hear no more...

Accidents with no notes, but doubts.

Used to think life made sense.

They almost killed my best friend.

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Photo : LinRuPhotography

Tous mes six-word memoirs : ici

Déjà publiés sur ce blog :
Divers
Deuils & épreuves

Colère
Regrets
Météo
Happiness Prescription

Away from Home
Décisions & actions
Where is my mind?

Ras-le-bol
Au boulot
Péchés mignons
Life is easy, life is hard
Significant others & co

Au boulot 2

samedi, 21 mars 2015

Poème : Ne t'en fais pas

Tout ira bien, ne t’en fais pas
Oui je sais bien que rien ne va
La mort vole et la vie déchire
On oublie le meilleur, ne reste que le pire

On fait avec ou plutôt sans
On continue, presque comme avant
Mais la joie, l’envie n’y est pas
Un jour, un jour tout ira bien, ne t’en fais pas

La douleur s’estompe, se fait rare
Reste le vide, comme une barre
Tout est couvert d’un voile étrange
Comme si tout avait perdu de son importance

Tout ira bien, ne t’en fais pas
On n’accélère pas ces choses-là
Et puis un jour on s’aperçoit
Que le fardeau perd de son poids
Tout ira bien, ne t’en fais pas

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© mari6s 7/03/2015
Si vous citez ce poème, merci de préciser que j'en suis l'auteure et d'inclure un lien vers mon blog.