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mercredi, 18 février 2015

Dessin : Du premier degré

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samedi, 28 décembre 2013

Battlestar Philosophia 5 (Crossover SG-1) : Vrai ou faux dieu

 Dans ce Battlestar Philosophia « crossover », je voudrais partager avec vous quelques réflexions sur le rôle des divinités dans deux séries de science-fiction que j’ai suivies goulument : Stargate SG-1 et Battlestar Galactica. Mis à part le voyage intergalactique et leur classification par Wikipédia dans les genres de science-fiction militaire et de space opera, ces séries n’ont pas grand-chose en commun. En effet, Stargate (1997-2007) appartient à la science-fiction d’exploration avec un schéma qui se répète presque systématiquement (un épisode = une planète avec un peuple et une intrigue, même si bien sûr les choses se complexifient au fur et à mesure) tandis que BSG (2004-2009) introduit une science-fiction moins high-tech, plus réaliste et sociale, et sans extraterrestres - les seules races existantes sont les humains et les robots qu’ils ont créés, les Cylons. Mais toutes deux accordent une place centrale à la religion.

L’équipe SG-1 et le SGC (Stargate Command) font face à un certain nombre de « faux dieux » : les Goa’uld et les Ori, qui sont maléfiques, et les Asgard et les Anciens, dont les intentions semblent meilleures. Dans Battlestar Galactica, l’opposition se fait entre le Dieu unique des Cylons (en anglais One True God) et les Dieux des humains (the Gods).

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 On remarque tout d’abord l’importance de la religion comme outil de domination et de contrôle dans les deux séries. Les Goa’uld utilisent leur pouvoir pour réduire en esclavage les humains, et les Asgard réagissent en se faisant eux aussi passer pour des dieux afin de contrer leur influence. Les Ori vont encore plus loin puisqu’ils utilisent (comment, on l’ignore) l’énergie des prières de leurs fidèles pour gagner en puissance, tandis que leurs cousins les Anciens refusent d’intervenir dans les affaires des humains pour éviter ces dérives.

Dans BSG, les Dieux ne font leur apparition que dans le discours des personnages humains et cylons, mais restent d’une importance capitale dans leurs actions. On s’en rend particulièrement compte en regardant la préquel de BSG, Caprica, qui révèle que la religion est le pourquoi, ou du moins le comment, de la rébellion des Cylons ; mais aussi dans la saison 4 de BSG, où des fidèles humains du One True God s’unissent autour de Gaius Baltar, le traitant comme un prophète.

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L’idée centrale répétée à plusieurs reprises dans SG-1 est que le pouvoir des « faux dieux » émane de la technologie et donc de la connaissance, qui n’a pas de vertu morale en elle-même. Ce qui compte, c’est ce que l’on fait de ce pouvoir, ce qui selon les personnages comme O’Neill ou Daniel Jackson, signifie que les Goa’uld et les Ori ne méritent pas d’être vénérés (cette argumentation est notamment développée par Daniel dans l’épisode 9.02). Ce qui est intéressant, c’est qu’ils n’en tirent pas de conclusion quant à la nature divine des Asgard ou des Anciens, dont on pourrait affirmer qu’ils utilisent leur pouvoir à bon escient. La série reste d’ailleurs très « conservatrice » dans la mesure où plusieurs personnages affirment leur foi en Dieu (sans nulle précision, mais ils font clairement référence au Dieu chrétien, je dirais même américano-chrétien) qu’ils mettent en opposition avec les « faux dieux ».

Galactica, au contraire, présente systématiquement le Dieu unique et les Dieux comme des alternatives égales, avec des fanatiques et des gens bien des deux côtés. Les athées, agnostiques et sceptiques y ont leur place, avec notamment Baltar dans le rôle du scientifique cartésien (même s’il se convertit par la suite au One True God), et Adama, qui reste très sceptique tout au long de la série bien qu’il évoque les Dieux dans ses discours comme c’est la coutume des Douze Colonies. Mais la série est malgré tout beaucoup plus mystique, avec une intrigue basée sur les prophéties de la Pythie, et le clin d’œil à la fin de la dernière saison, qui laisse supposer que les Dieux et le Dieu unique ne font qu’un, et sont responsables des visions de Baltar et de Caprica Six (leur seule intervention concrète, d’après ce que l’on sait). Pour autant, à mes yeux, si l’on fait abstraction de l’aspect « tout se déroulera comme cela a été écrit » (qui fait une bonne base pour une fiction mais ne doit pas être pris au pied de la lettre), BSG offre une meilleure perspective des différentes fois ou absences de foi que Stargate – moins manichéenne, ce qui est d’ailleurs un trait caractéristique de BSG qui ne force personne à choisir un camp.

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Un autre aspect intéressant concerne le besoin (ou non) de preuves pour croire. Dans BSG, les conversions sont en général causées par des « preuves » ou du moins des événements qui pointent vers l’existence d’une divinité (c’est notamment le cas pour Baltar dans l’épisode 1.10 et pour Roslin lorsque son traitement pour le cancer provoque des visions prophétiques).

Les personnages de Stargate, au contraire, insistent régulièrement sur le fait que toutes les preuves du monde apportées par les « faux dieux » ne valent pas la foi inconditionnelle. Celui qui le formule le mieux est à mes yeux Mitchell dans l’épisode 9.08 (« You want to believe my people are godless and inferior, go right ahead. But we have never needed proof our gods' existence in order to believe in them » - « Si ça vous arrange de croire que mon peuple est impie, inférieur, libre à vous. Mais nous n’avons jamais eu besoin de preuve que nos dieux existent pour croire en eux »).

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Enfin, il est amusant et sans doute révélateur de constater que les deux séries font apparaître des enfants au rôle central, qui sont d’une façon ou d’une autre des « mélanges », des « métissages » au rôle prophétisé. Dans BSG, c’est Hera, fille d’Athena Sharon, une Cylon, et de Helo, un humain, qui est au centre de la Prophétie et représente l’avenir des deux races. Dans Stargate, on a Shifu, le fils de Sha’re, qui est un Harcesis : l’enfant des deux hôtes humains de symbiotes goa’uld, et dépositaire de toutes les connaissances des symbiotes en question ; et l’Orici, Adria, fille de Vala, qui dispose de toute la mémoire des Ori qui l’ont engendrée sans père (de façon similaire à Jésus dans la mythologie chrétienne). Ces trois enfants sont tous présentés comme potentiellement dangereux car pas « naturels », ils sont la cible de personnes mal intentionnées. Lors de la grossesse de Sharon, Roslin et Adama envisagent un avortement forcé, puis la laissent finalement accoucher mais prétendent que l’enfant est mort-né et la cachent de peur que les Cylons ne la trouvent et s’en servent contre les humains. Shifu est lui aussi caché et confié aux soins d’Oma Desala, qui fait partie des Anciens, et il n’échappe finalement à ceux qui voudraient l’utiliser qu’en effectuant l’Ascension, devenant à son tour un Ancien. Adria, quant à elle, remplit son rôle de chef des armées Ori lors de l’invasion de notre galaxie, après que Daniel Jackson et Vala aient échoué à l’arracher à l’influence des Ori. Le mélange (humain/machine, humain/goa’uld, humain/Ori) est donc inquiétant, car l’enfant qui en résulte en sait plus qu’il ne devrait…

mercredi, 17 décembre 2008

Mon Credo

"C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière" (Edmond Rostand)

J'ai pas mal réfléchi sur le sujet de la foi, à l'occasion de la lecture de livres (fictions & essais) et de conversations avec mes proches... Et voici donc mon Credo personnel, une sorte de suite à l'article Déclaration de foi.

(Vous pouvez trouver des liens vers les différentes versions du Credo utilisées par les Chrétiens sur cette page.)

Chandelle 1.jpg

 "C'est la foi qui fait les hérétiques. Dans une religion morte, il n'y a plus d'hérésies."
(André Suarès)

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible, par l'intermédiaire de l'évolution.

Je crois en un homme, Jésus-Christ, qui transmit un message d'amour, de paix et de pardon, fut crucifié pour tous les hommes, souffrit sa passion, mourut et fut enterré. Il ressuscita dans nos coeurs et continue de vivre en moi.

Je crois aux miracles que la foi peut accomplir, à la rédemption des péchés, à la résurrection de l'âme et à la vie éternelle.

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Voilà mon interprétation personnelle des Ecritures et du reste. C'est la foi que je me suis construite au fur et à mesure... Celle qui correspond à ce que je suis.

Interprétation dépouillée de ce que j'appelle les "effets spéciaux", les éléments "mythologiques". Je n'en nie pas la beauté symbolique, ni même le fondement: si quelqu'un croit si fort à quelque chose qu'il guérit, c'est effectivement un miracle ; si un défunt continue à vivre dans le coeur et l'âme de ceux qui l'aiment, c'est effectivement une résurrection.

Je ne nie pas non plus que chacun croie en ce qui l'aide à croire. Si certains ont besoin des "effets spéciaux" décrits précédemment, je n'y vois aucun mal. Si cela convient mieux à certains d'appeler Jésus un Dieu, très bien. Personnellement, il me semble plus proche en l'appelant un homme.

"Il y a autant de chemins qui mènent vers Dieu qu'il y a d'être humains."
(Joseph Ratzinger, devenu depuis le Pape Benoît XVI)

Chandelle 1.jpg

Moi et la prière:

Je ne prie pas très souvent. Pas au sens conventionnel, du moins. Depuis quelques temps, je n'ai pas trop de réclamations à faire, appliquant le principe "Aide toi, Dieu t'aidera". Alors je ne fais qu'envoyer des pensées, et puis des réflexions.

La réflexion est liée à la foi, pour moi. Je suis assez cartésienne, et puis j'aime me poser des questions - pour les laisser ouvertes, ou trouver mes propres réponses.

C'est souvent en regardant les étoiles que je pense à Dieu. Et à ma grand-mère morte. Les deux sont liés et s'entremêlent dans mes pensées. Parfois aussi, en entrant dans une église - une église silencieuse représente vraiment la spiritualité pour moi.

"Où sont les hommes, qui quand ils parlent à Dieu, sont prêts à écouter un jour ce qu'il répond"
(Où sont les hommes, Patricia Kââs)

texte de MOI le 22-11-08 - images de Fotolia

mercredi 17 décembre 2008 Publié dans Réflexions | Tags : credo, foi, croyance, religion, croire, dieu | Commentaires (5) |  Facebook | |

dimanche, 05 octobre 2008

Déclaration de foi

Je suis souvent étonnée et quelque peu peinée de l'importance que revêtent la resurrection, les miracles, etc, dans la religion chrétienne. Pour moi, cela revient en quelque sorte à un besoin de preuves de divinité, tout aussi présent de nos jours qu'il y a 2000 ans en Palestine..

Même si demain on apportait la preuve scientifique certaine que la résurrection et les miracles étaient "faux", ma foi resterait la même. Je n'ai pas besoin d'effets spéciaux. La foi, c'est par définition croire sans preuve.

Je crois en un Dieu d'amour et de pardon, et en un homme qui parlait de lui et périt pour le salut de tous les autres.

C'est mon "credo" à moi, et tant pis si ça fait de moi une catholique pas très orthodoxe... Ca ne fait que se rajouter à une longue liste!

_-_

Petits exemples sur cette liste:

- le mariage des prêtres et l'exclusivité masculine pour prétendre à ce titre

- la contraception (il est logique que l'Eglise prône des relations sexuelles "morales", mais "interdire" la contraception c'est tout faire à l'envers et ignorer des réalités comme le sida qui continue à se répandre...)

- je ne ressens pas le besoin d'aller à la messe, ni d'avoir un prêtre pour intermédiaire dans ma relation avec Dieu, encore moins si c'est pour me dire ce que je dois penser, croire et faire comme a selon moi trop tendance l'Eglise...

...

texte de MOI écrit le 18-09-08

dimanche 05 octobre 2008 Publié dans Réflexions | Tags : foi, croire, croyance, religion, dieu, catholique, chrétien | Commentaires (1) |  Facebook | |

mardi, 20 mai 2008

Questions de religions...

La religion... Vaste sujet. Un peu tabou dans la société. Les gens confondent souvent laïcité et négation des religions. La laïcité, en théorie, c'est accepter toutes les religions.

La religion et moi... Vaste sujet là encore.

Je me définis comme catho non pratiquante. Catho parce que c'est comme ça que j'ai été élevée, mais de fait je trouve si peu de différences fondamentales entre les 3 religions chrétiennes que je pourrais bien être orthodoxe ou protestante.

Non pratiquante, ben, parce que je pratique pas. Je prie de temps en temps, je réfléchis à la religion, et j'entre dans une église pour les mariages et les enterrements, ou pour visiter. J'aime bien les églises, quand y a personne. C'est tranquille. Mais les messes c'est pas mon truc, un peu longuet pour moi, et puis j'ai pas besoin d'un endroit particulier pour prier, ni de quelqu'un pour me dire comment.

Je ne sais pas vraiment en quoi je crois. Je suis pas une catholique très orthodoxe, si je puis me permettre ce jeu de mot. Je crois en un Dieu. Ca c'est à peu près sûr.

Mais bon, je prends pas la Bible au mot près, seulement au sens symbolique. D'ailleurs j'ai vraiment du mal à envisager que certaines personnes (croyantes comme athées) la prennent au mot... Ca me dépasse un petit peu, mais bon, je fais tout mon possible pour être le plus tolérante possible... Ce qui est difficile avec les gens qui ne le sont pas.

Pareil pour Jésus. Tous les miracles, et pi la Résurrection, moi franchement j'y crois difficilement. Ce à quoi je crois, c'est qu'il y a eu un type qui parlait de Dieu, d'amour et de pardon, que des gens ont suivi, et qui s'est fait crucifier pour ça. Le reste, pour moi c'est de la broderie, des effets spéciaux en quelque sorte, parce que la sagesse de cet homme ne suffisait pas au commun des mortels pour qu'ils suivent son enseignement. Mais là encore cet avis n'engage que moi...

Un autre truc qui me dépasse, c'est que ça choque des gens quand certains avancent que Jésus a peut-être été marié. Je signale au passage que la décision de "déifier" Jésus n'a été prise que tardivement. Pour les premiers chrétiens ce n'était qu'un homme envoyé par Dieu. Un homme qui a vécu entre trente et quarante ans sur Terre. Qu'y aurait-il d'étonnant (et pire, de choquant) au fait qu'il soit tombé amoureux?

Parce que bon, je sais bien que depuis Adam et Eve et leur fameuse pomme, les femmes ont pas franchement la cote, mais zut, d'abord Adam il avait qu'à pas croquer la pomme puisqu'il est si malin, et puis une religion qui parle d'amour mais refuse à ses prêtres d'aimer une personne en particulier, je trouve ça légèrement débile. Et qu'il n'y ait que des prêtres hommes aussi. Bon, je tiens pas à faire carrière dans la prêtrise, mais de nos jours la différence de traitement ne vous paraît-elle pas inutile et archaïque?

Que dire de plus? Je suis d'accord sur les beaux idéaux sur le principe, mais c'est comme pour tout, l'écologie, le marché équitable, les régimes, dans la vie de tous les jours on est souvent trop feignant ou trop lâche pour mettre en application. Je crois comme on espère, je prie comme on pense.

texte de MOI

mardi 20 mai 2008 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Tags : dieu, religion | Commentaires (1) |  Facebook | |