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samedi, 21 novembre 2015

Humeur du moment n°18

Un livre : On est foutu, on pense trop - Comment se libérer de Pensouillard le hamster (Serge Marquis)

Une chanson : La mauvaise réputation (Brassens)

Une série télé : Fringe (J.J. Abrams)

Un film : Ennemi d’État (Tony Scott)

Un site internet : DeviantArt.

Un mot : compassion.

Un objet : un ruban de dentelle.

Une activité : broder.

Une météo : l'été indien.

Niveau de stress : 2/10.

Niveau d’angoisse : 5/10.

Niveau de contentement : 8/10.

Niveau de bien-être : 9/10.

 

samedi, 12 septembre 2015

Humeur du moment n°17

Un livre : Métro Baker Street (The Case of the Gypsy Goodbye,
Nancy Springer)

Une chanson : In the sun (Joseph Arthur).

Une série télé : Les enquêtes de Murdoch (The Murdoch Mysteries,
créé par Maureen Jennings).

Un film : La face cachée de Margo (Paper Towns,
réalisé par Jake Schreier).

Un site internet : Pixlr (outil gratuit en ligne similaire à Photoshop).

Un mot : talents.

Un objet : une pastèque.

Une activité : m'amuser à découvrir les secrets des formules d'Excel.

Une météo : une brise rafraîchissante.

Niveau de stress : 2/10.

Niveau d’angoisse : 4/10.

Niveau de contentement : 9/10.

Niveau de bien-être : 8/10.

samedi 12 septembre 2015 Publié dans Dans ma vie..., Humeur du moment | Tags : humeur, moment, sélection, livre, film, série, site, chanson, musique, mot, météo | Commentaires (0) |  Facebook | |

mercredi, 04 mars 2015

Stars des archives n°26

Un poème : How can I trust you anymore

Une réflexion : La minute Charlie

Une sélection de citations : L’histoire de nos vies

Un puzzle musical : n°16 Finding love with someone who’s loving me

Un bouillon de culture : n°26 Médisances

Un j’ai vu j’ai lu j’ai entendu : Veronica Mars le film

Une fiche de mes listes : Google Translate Sings

Un dessin : Dessine-moi un crayon

Une sélection de photos : Perruches callopsittes

mercredi, 08 octobre 2014

J'ai vu... Veronica Mars, le film

Si vous lisez ce blog depuis longtemps, vous savez peut-être que j’ai été une grande fan de Véronica Mars et que j’avais été déçue par sa troisième et dernière saison. Une quatrième devait suivre, mais la série a été annulée et depuis lors, des rumeurs de film circulaient. Après plusieurs refus de la part de Warner Bros, le projet a enfin pris forme à la suite d’un projet Kickstarter lancé en 2013 et qui a réuni presque 6 millions de dollars (l’objectif était de 2 millions, atteint en une demi-journée). Le film est sorti en mars 2014 dans quelques cinémas américains et australiens, et uniquement en vidéo à la demande dans le reste du monde.

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La plupart des acteurs sont revenus pour ce film, ce qui n’est pas rien 6 ans après la fin de la série. La seule absente notable est Leighton Meester de Gossip Girl, occupée ailleurs, ce qui fait que son rôle a été repris par une autre actrice – avec beaucoup de maquillage ça ne choque pas trop, surtout en imaginant que 9 ans se sont écoulés. Sinon, on retrouve évidemment Kristen Bell, l’une des grandes partisanes de ce projet depuis la fin de la série ; Jason Dohring dans le rôle de Logan ; Enrico Colantoni, le père de Veronica ; mais aussi Wallace, Weevil, Mac, Dick, et des apparitions de Vinnie Van Lowe, Leo, Sacks, etc.

Le film commence à New York, où Veronica vit avec son petit ami Piz (qui apparaissait dans la saison 3) et s’apprête à devenir avocate dans une grande firme. Mais à Neptune, Logan est accusé du meurtre de son ex petite amie et demande de l’aide à Veronica. C’est l’occasion pour elle de revoir de vieux amis… et ennemis, et de constater à quel point les choses ont empiré à Neptune depuis son départ.

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L’ambiance visuelle et musicale est excellente, on retrouve l’humour sec de la série et notamment la légendaire répartie de Veronica. La critique sociale omniprésente dans la série est tout aussi importante dans ce film, qui renoue également avec la traditionnelle voix off de Veronica.

L’enquête est à la hauteur, bien qu’un peu condensée en une heure et demie. Les flashbacks, courants dans la série, ont ainsi quasiment disparu dans le film, ce qui n’entrave pas la compréhension mais n’aide pas non plus à s’impliquer dans le passé de certains personnages, surtout quand ils n’avaient fait que de brèves apparitions dans la série. Mais c’est le format qui veut ça, et d’un autre côté l’intrigue aurait sans doute été un peu diluée dans une saison complète (il aurait alors fallu ajouter de mini-intrigues comme dans la série originale) et même une mini-série aurait été compliquée au niveau des divisions entre épisodes.

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En résumé, si c’était un film indépendant de toute série (ce qui est un peu difficile à imaginer puisqu’il aurait été complètement différent sans les clins d’œil et qu’il aurait fallu présenter des personnages qui apparaissent ici naturellement) ce serait déjà un assez bon film. Mais l’intérêt, c’est surtout de replonger dans l’univers de Veronica Mars pour une dernière dose et de clore son histoire dignement, ce que la saison 3 avait échoué à faire. Mission accomplie, je conseille donc ce film à tous les fans de Veronica Mars – quant aux autres, je vous recommande plutôt de commencer par la saison 1, vous profiterez probablement mieux du film en comprenant des références à la série.

mercredi, 08 janvier 2014

J'ai vu... Cloud Atlas

J’avais vu Cloud Atlas au cinéma il y a plus d’un an, en Californie, et j’avais adoré. Je n’avais pas écrit de critique tout de suite, car c’est un film complexe dont il est difficile de parler sans l’avoir vu plusieurs fois, et même aujourd’hui, après l’avoir revu en DVD, je ne suis pas tout à fait sûre de ce que ça va donner. Mais tentons le coup ;)

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« Our lives are not our own. From womb to tomb, we are bound to others. Past and present. And by each crime and every kindness, we birth our future. » 

 « Nos vies ne nous appartiennent pas. Du berceau au tombeau, nous sommes liés les uns aux autres. Dans le passé, comme dans le présent. Et par chacun de nos crimes, et chacune de nos attentions, nous enfantons notre avenir. »

Voilà sans doute la citation la plus importante du film, qui revient à plusieurs reprises comme un mantra. Comment vous expliquer le principe ? Nous suivons six histoires, à six époques différentes, qui s’entremêlent. On a Adam Ewing, un jeune juriste voyageant dans l’Océan Pacifique en 1849 ; Robert Frobisher, un jeune compositeur homosexuel en 1936 ; Luisa Rey, une journaliste sur la piste d’un scandale qu’on fait tout pour étouffer en 1973 ; Timothy Cavendish, un vieil éditeur loufoque en 2012 ; Sonmi-451, une clone créée pour servir d’esclave dans une société du futur en 2144 ; et Zachry, un homme torturé qui vit dans une société tribale 106 hivers après la Chute. On découvre vite que l’histoire de Zachry, bien qu’elle se déroule dans une ambiance préhistorique, est en fait la dernière dans l’ordre chronologique.

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Si vous avez entendu quoi que ce soit à propos de ce film, vous savez probablement que l’une de ses particularités consiste à faire jouer de multiples personnages à chaque acteur. Par exemple, Halle Berry joue Luisa Rey en 1973, Meronym 106 hivers après la Chute, mais aussi Jocasta en 1936 et des personnages aux apparitions plus brèves dans les trois autres histoires ; Jim Sturgess joue Adam Ewing en 1849, Hae-Joo Chang en 2144, le beau-frère de Zachry 106 hivers après la Chute, et trois plus petits rôles, etc. Le travail de maquillage est d’ailleurs impressionnant, parvenant à dépasser les frontières homme / femme et blanc / noir / asiatique etc. Cela a d’ailleurs causé une controverse, puisque le casting est essentiellement composé de caucasiens que l’on maquille pour jouer des asiatiques plutôt que le contraire – ce qui est indéniablement dommage mais réveille surtout de vieilles blessures datant de l’époque où le cinéma américain (entre autres) faisait systématiquement jouer à des blancs les rôles (caricaturaux, bien sûr) d’asiatiques et d’indiens. Cela dit, je suis d’avis que Cloud Atlas se détache franchement de cette tendance, et que la simple idée qu’une même âme peut se réincarner dans des personnes de toutes origines, diffusée aussi largement, est un pas dans la bonne direction pour les représentations cinématographiques.

Les différentes histoires nous sont présentées par morceaux plus ou moins longs, de quelques secondes à quelques minutes, qui se mélangent de façon thématique. Mis à part quelques aperçus de la fin de certaines histoires au début, chacune se déroule de façon chronologique. Cela peut être difficile à suivre au début, on s’y perd même carrément, mais pour moi cela fait partie du charme du film. Les liens apparaissent au fur et à mesure – et l’appréciation que l’on a du tout change lorsqu’on regarde le film à nouveau, n’ayant plus autant besoin de se concentrer sur la recherche de ces liens.

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Ces liens sont multiples ; les plus évidents sont les références à l’histoire de certains personnages à d’autres époques. Ainsi, la tribu de Zachry vénère Sonmi, dont les Révélations sont leurs saintes écritures ; Sonmi, elle, découvre avec son amie Yoona-939 les aventures portées à l’écran de Timothy Cavendish ; Cavendish lit un roman écrit par Javier, le jeune voisin de Luisa Rey, sur les aventures de cette dernière ; Luisa est captivée par les lettres de Robert Frobisher à son amant Sixmith, au point qu’elle se met à la recherche d’un enregistrement vinyle de l’œuvre du jeune compositeur, baptisée le sextuor Cloud Atlas ; et Frobisher prend connaissance des aventures d’Adam Ewing à travers son journal de voyage. De plus, divers personnages ont une tache de naissance en forme de comète.

Mais ces histoires sont liées par des éléments plus subtils, qui nous sont révélés à travers des phrases qui se répètent ou se répondent, des situations qui s’évoquent entre elles. L’idée de karma me vient à l’esprit concernant certaines intrigues, notamment concernant les personnages joués par Tom Hanks, dont la plupart sont animés par des instincts égoïstes : un médecin cupide en 1849, un gérant d’hôtel prompt au chantage en 1936, puis en 1973 un léger mieux avec un scientifique qui hésitait à dénoncer ses patrons de peur de perdre son boulot, mais finit par le faire pour les beaux yeux de Luisa Rey, puis en 2012 un malfrat qui joue les écrivains puis assassine un critique, et enfin, 106 hivers après la Chute, un homme torturé par des visions qui entretiennent sa paranoïa et sa lâcheté. Si on regarde l’ensemble du film du point de vue de ce personnage, l’histoire devient une lutte contre nos instincts les plus bas, qui ne réussit d’ailleurs que lorsqu’il croise les personnages de Halle Berry (Luisa Rey et Meronym) qui font ressortir le meilleur de lui.

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D’un point de vue plus global, les situations qui reviennent sont celles d’oppression, plus particulièrement en 1849 et en 2144, mais on les retrouve sous une forme ou une autre dans toutes les histoires. On voit se répéter le thème d’un ordre naturel selon lequel « The weak are meat and the strong do eat » (dans le film « Le faible est la viande dont le fort se nourrit », mais je préfère cette autre traduction : « Les faibles sont pitances et les forts s’emplissent la panse »), de façon plus ou moins littérale puisque le cannibalisme est évoqué à plusieurs reprises, de façon humoristique en 1849, et plus sérieuse en 2144 et 106 hivers après la Chute. Deux personnages joués par Hugo Weaving affirment d’ailleurs qu’ « il y a un ordre naturel en ce monde », l’un à la moitié du film (en 2144 : « There’s a natural order to this world, fabricant, and the truth is, this order must be protected » – «Il y a un ordre naturel en ce monde, factaire, et cet ordre doit être protégé, c’est la seule vérité qui compte ») dans une scène où les oppresseurs semblent avoir le dessus ; mais lorsqu’il la répète à la fin du film en 1849, dans un contexte à la fois différent et très similaire…

« There is a natural order to this world, and those who try to upend it do not fare well. This movement will never survive; if you join them, you and your entire family will be shunned. At best, you will exist a pariah to be spat at and beaten. At worst, to be lynched or crucified. And for what? For what? No matter what you do it will never amount to anything more than a single drop in a limitless ocean.

… on lui répond :

- What is an ocean but a multitude of drops? »

« Il y a un ordre naturel en ce monde, et ceux qui s’emploient à le bouleverser s’attirent de grands malheurs. Ce mouvement va s’effondrer de lui-même. Si vous y participez, vous et toute votre famille serez reniés. Au mieux, vous survivrez en paria sous les crachats et les coups. Au pire, vous finirez lynché ou crucifié. Et tout cela pourquoi ? Pourquoi ? Quels que soient vos efforts, ils ne représenteront guère plus qu’une seule goutte de pluie au milieu d’un océan.

- Mais qu’est-ce qu’un océan, sinon une multitude de gouttes de pluie ? »

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Et voilà un autre thème récurrent, étroitement lié à celui de l’oppression : tout acte, même dérisoire, peut contribuer à changer le monde. Les actes de gentillesse évoqués par Sonmi traversent les âges, de l’amitié entre Ewing et Autua, un esclave en cavale, à la solidarité des « co-détenus » de Cavendish, en passant par la relation de Hae-Joo et Sonmi, de Zachry et Meronym. Et ces actes demandent souvent tout autant de courage que les actes les plus héroïques et grandioses, comme le sacrifice de Sonmi ou encore la décision finale d’Adam Ewing.

Ainsi, Luisa Rey explique que : « You have to do what you can’t not do. »

« Ce qu’il faut faire, c’est ce que vous ne pouvez pas ne pas faire. »

Et Isaac s’étonne : « Yesterday, I believed I would never have done what I did today » avant d’ajouter, faisant penser à Sonmi : « These forces that often remake time and space, that can shape and alter who we imagine ourselves to be, begin long before we are born and continue after we perish. »

« Hier encore, je me serais cru incapable de faire ce que j’ai fait aujourd’hui. Ces forces qui souvent redessinent l’espace et le temps, qui façonnent et altèrent tout ce que nous croyons être, commencent bien avant notre naissance et perdurent longtemps après notre mort. »

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L’idée de sacrifice est centrale, mais le nombre d’histoires différentes permet de lui donner des dénouements variés, la fin heureuse de certaines intrigues compensant en quelque sorte la tragédie des autres, ce qui fait peut-être finalement de Cloud Atlas l’un des films les plus réalistes que j’aie vus, car c’est ça, la vie, une infinité de destinées individuelles. Ainsi, parmi les six couples principaux (Adam et Tilda, Frobisher et Sixmith, Luisa et Isaac, Cavendish et Ursula, Sonmi et Hae-Joo, Zachry et Meronym), la moitié connaît une fin heureuse, ce qui apporte une sorte d’équilibre : l’amour change le monde par le biais de sacrifices grandioses… et par la force tranquille des gestes du quotidien. Ce que j’apprécie particulièrement, étant donné mon aversion pour les fins tragiques à tout prix. Cavendish dément ainsi la fatalité des poètes maudits :

« Outside, fat snow flakes are falling on slate roofs and granite walls. Like Solzhenitsyn, labouring in Vermont, I shall beaver away in exile. Unlike Solzhenitsyn, I shan't be alone. »

« Dehors, la neige s’abat à gros flocons sur des toits d’ardoise et des murs de granite. Tel un Soljenitsyne besognant dans le Vermont, je confectionnerai mon ouvrage en exil. Mais à la différence de Soljenitsyne, je ne serai pas seul. »

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Un dernier point a retenu l’intérêt de la traductrice en moi : l’aspect linguistique. Le film intègre en effet l’évolution logique du langage au fil du temps. En 2144, il est même présenté comme un moyen d’oppression utilisé par le gouvernement d’Unanimité, ce qui est très réaliste puisqu’il a de fait historiquement servi de force d’unification (de nombreux États ont ainsi œuvré à la répression des langues régionales, notamment en France). Il est de plus intéressant de constater que le langage majoritaire est le « consommateur », ce qui en dit long sur la société en question. Je me suis laissé dire que la version roman de Cloud Atlas marque plus la différence de ce langage futuriste, qui ne se remarque dans le film qu’à quelques occasions.

« May I say you speak Consumer surprisingly well.
- (in Korean) It is unfortunate that most of Unanimity can only speak one language.
- As an officer of Unanimity I am, of course, restricted from using Subspeak. »

« Si vous me permettez, vous parlez étonnamment bien le consommateur.
- (en coréen) Il est regrettable que la majorité d’Unanimité ne parle qu’une seule langue.
- En tant qu’officier d’Unanimité, il m’est interdit de communiquer en sous-parlance. »

106 hivers après la Chute, la tribu de Zachry a un langage dérivé du nôtre mais qui a subi d’importantes modifications. On constate notamment la généralisation des contractions déjà utilisées dans le langage informel, et leur multiplication, ainsi que l’évolution de certains sons (« the Old Ones » deviennent « the Old Uns », « tout » devient « tœt »), le tout complété par des expressions très imagées, des onomatopées, et des références culturelles (par exemple to judas = trahir). Les Prescients, le peuple de Meronym, semblent utiliser une langue plus proche de celle que nous parlons actuellement, mais lors de ses interactions avec les membres la tribu, Meronym s’adapte à leur parler. Si cela vous intéresse, je vous conseille cet article (en anglais).

« You really ain’t feary ‘bout meetin’ Old Georgie on the summit ?
- More scaresome ‘bout the weather than any devil.
- You cog he’s real ? Who tripped the Fall, if not Old Georgie ?
- True-true ? The Old Uns.
- That’s jus’ a rope o’ smoke. Old Uns got the Smart. They mastered sick and seeds… Mak’d miracles ‘n fly ‘cross the sky.
- True. All true. But they got somethin’ else. A hunger’n t
heir hearts, a hunger that’s stronger’n all their Smart.
- Hunger ? For what ?
- Hunger for more. »

« Toi t’as pas peur d’tomber sur l’vieux Georgie en haut du Mauna Sol ?
- Moins peur du diable que du mauvais temps qu’il va faire là-haut.
- T’crois pas qu’y existe ? C’est qui qu’a poussé la Chute, si c’est pas vieux Georgie ?
- Tout vrai tout juste ? S’tous les Anciens.
- Ça c’est d’la fumée. Les Anciens, z’avaient la Savance. Pour les maladies, les graines, tœt’, à pousser des miracles, à voler d’dans l’ciel.
- Juste. Tœt’ juste, mais z’avaient pas qu’ça. Z’avaient la soif dedans l’cœur. Une soif plus forte que tot’ leur Savance.
- Une soif ? Œd’quoi ?
- De toujours plus. »

cloud atlas, cloud, atlas, cartographie, nuageJe vais m’arrêter là même s’il y aurait encore beaucoup à dire. Je vous recommande chaleureusement de regarder Cloud Atlas. C’est un film exigeant, qu’on peut difficilement suivre sans lui prêter toute son attention, et qui ne demande qu’à être revu à de multiples reprises. Je pense aussi que de nombreuses interprétations sont possibles, n’hésitez pas à me faire part de la vôtre dans un commentaire !

samedi, 22 août 2009

J'ai vu... L'île de Nim

Nim, c'est le prénom de l'héroïne de cette histoire. Elle a 11 ans et vit avec son père, biologiste marin, sur une île déserte n'apparaissant sur aucune carte. Elle a pour amis une ribambelle d'animaux (une lionne de mer, un iguane, un pélican...), et pour école une multitude de livres.

Et parmi ses livres, il y a les aventures d'Alex Rover, héros qui ignore la peur. Alors quand son père disparaît en mer et que de riches touristes veulent envahir son île, Nim appelle à l'aide Alex Rover.

Ce qu'elle ignore, c'est que le véritable Alex Rover s'appelle Alexandra Rover, romancière agoraphobe, germophobe, tout-o-phobe en fait, qui n'est pas sortie de son appartement depuis des mois et n'arrive même pas à finir son roman en cours.

Mais contre toute attente, Alexandra va entreprendre un voyage de tous les dangers pour rejoindre cette petite fille qu'elle n'a jamais rencontrée...

L'île de Nim.jpg

Ce film est merveilleux, au sens premier du terme. Se mélangent la trame de l'histoire et l'imagination de Nim, les images filmées et celles en animation, qui semblent sorties de ces livres en relief, sauf qu'elles bougent... De plus, l'aventurier Alex Rover est un personnage à part entière de l'histoire, et c'est vraiment hilarant de voir les disputes entre lui et l'autre Alex, entre le personnage et la romancière.

Les couleurs sont à l'image de l'histoire: flamboyantes. Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas juste un film pour enfants ; il pourrait bien vous apporter plus que vous ne le croyez, en bonne humeur et en réflexion...

samedi 22 août 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Tags : île, nim, île de nim, jodie foster, film, dvd | Commentaires (1) |  Facebook | |

lundi, 12 janvier 2009

J'ai vu... Détention secrète

Anwar (Omar Metwally), biochimiste, est égyptien mais a vécu moins longtemps en Egypte qu'aux Etats-Unis, où il a fondé une famille avec Isabella (Reese Witherspoon), enceinte de leur second enfant.

Il est en voyage d'affaire en Afrique du Sud quand un attentat terroriste a lieu en Egypte, tuant un agent de la CIA et devenant ainsi affaire américaine.

Une enquête rapide débouche sur un lien entre Anwar et un chef terroriste, par l'intermédiaire d'un coup de téléphone sur son portable. Une décision rapide par les grands manitous de l'antiterrorisme américain (Meryl Streep et Alan Arkin) plus tard, Anwar est fait prisonnier à l'aéroport de New York et toute trace de son arrivée est effacée.

Il est ensuite emmené en Egypte pour être interrogé - autrement dit, torturé - par les autorités locales, en présence d'un analyste de la CIA, Douglas Freeman (Jake Gyllenhaal), qui va vite se poser des questions sur la pertinence de ces méthodes...

Pendant ce temps aux Etats-Unis, Isabella fait tout pour savoir ce qu'il est arrivé à son mari, mais se heurte au silence de la "sécurité nationale"...

En parallèle, on suit la révolte de la fille du chef égyptien de l'antiterrorisme, qui fugue pour rejoindre son petit-ami aux tendances extrémistes...

Je ne peux pas vous en dire plus sans vous priver de tout le suspense...

détention secrète.jpg

Ce film est intelligemment tourné et très bien construit. Ce n'est qu'à la fin que les pièces du puzzle - autrement dit, les deux intrigues - se mettent en place, et là, on comprend tout.

Il donne l'impression désagréable que le respect des droits de l'homme est facultatif sous prétexte que les informations obtenues sous la torture permettent de "sauver des vies".

Excellent film, assez dur bien sûr, vu le sujet, il a été soutenu par Amnesty International. Choquant, engagé, mais quand même hollywoodien en ce qu'il finit plutôt bien.

texte de MOI - le 30-12-08

lundi 12 janvier 2009 Publié dans J'ai vu j'ai lu j'ai entendu... | Tags : film, détention secrète, dvd | Commentaires (1) |  Facebook | |

mardi, 30 décembre 2008

J'ai vu... Angles d'attaque

8 étrangers, 8 points de vue, 1 vérité, c'est le slogan de ce film. Ca le décrit assez bien.

On revit six fois le même évènement, un attentat visant une conférence antiterroriste réunissant en Espagne les dirigeants de nombreux pays. A chaque fois, on n'a qu'une partie des pièces du puzzle, et on ne comprend qu'au fur et à mesure que ces visions se recoupent.

angles d'attaque.jpg

La même période, environ 15 minutes avant et après l'attentat, est vue sous différents angles. Filmés de façon très réaliste, ces "points de vue" nous permettent de nous identifier aux différents personnages que l'on suit, et de nous sentir impliqués dans l'affaire.

Ces personnages sont: Rex (Sigourney Weaver), la productrice d'une chaîne de télé qui suit tout à travers ses écrans ; l'agent du service secret Thomas Barnes (Dennis Quaid), sur place pour protéger le Président des Etats-Unis ; le policier espagnol Enrique (Eduardo Noriega), dont le rôle est de protéger le maire de la ville ; Howard Lewis (Forest Whitaker), un touriste américain qui filme toute la scène ; le Président des Etats-Unis, Ashton (William Hurt) ; et enfin les terroristes et leur plan dans sa totalité.

Un très bon film, filmé et réalisé de façon convaincante, au scénario tout simplement génial. Je vous le conseille!

texte de MOI

mardi, 02 décembre 2008

J'ai vu... Resident Evil 3: Extinction

Je ne suis pas une grande fan de films d'horreur. Mais les Resident Evil, s'ils ont indéniablement un côté horrible, sont aussi d'excellents films sur leur réalisation, leur scénario, les personnages... Alors j'évite juste de les regarder le soir ;p

resident evil extinction.jpg

Resident Evil: Extinction a lieu 5 ans après le 2. Petit rappel: dans le premier film, le virus T, qui réveille les morts et en fait des monstres assoiffés de chair fraîche, s'est répandu dans le Hive, un laboratoire souterrain d'Umbrella Corporation. Dans le second, il s'étand à toute une ville, Raccoon City. A chaque fois, Alice (Milla Jocovich) et ses compagnons (qui changent tout le temps, vu qu'ils meurent au fur et à mesure) s'efforcent de survivre, et Umbrella Corporation s'efforce d'étouffer l'affaire en tuant tout le monde.

Ce qui n'empêche pas le virus de se répandre sur toute la planète Terre. Les quelques survivants, toujours moins nombreux, n'ont d'autre choix que de bouger en permanence en évitant les grandes villes pour échapper aux contaminés, ce que la diminution des stocks de nourriture, d'essence et de munitions rend de plus en plus difficile.

Alice intègre un convoi de survivants dont font partie 2 personnages du deuxième film: L.J. et Olivera. Elle rencontre d'autres personnages, dont Claire Redfield, qui mène le convoi.

Un film qui se regarde bien, un peu horrible évidemment mais rien d'insupportable, scènes d'action bien ficelées. J'ai été déçue de ne pas revoir Angela ou Valentine, dont on ne sait pas trop ce qu'il est advenu, et de quelques détails du déroulement du film dont je ne peux pas parler sans vous "spoiler" la surprise, en gros, de la propension à tuer les personnages au fur et à mesure avant même de développer de façon satisfaisante leur caractère.

Le film n'est donc pas parfait, mais c'est un bon divertissement. J'espère qu'il y aura un quatrième (pour le moment on est un peu dans le flou), car vu la fin en cliffhanger, ce serait criminel de nous laisser en suspens sans savoir ce qu'il va se passer...

texte de MOI

mardi, 04 novembre 2008

Humeur du moment n°10

Un livre: la BD XIII Mystery: la Mangouste - le roman L'héritage des templiers (Steve Berry)

Une chanson: Sitting down here (Lene Marlin) - Torn (Natalie Imbruglia)

Un film: le Roi Arthur, Resident Evil 3

Une série télé: Supernatural - NCIS - Les experts Manhattan...

Un site internet: Fotolia

Un blog: Cnedland

Un mot: fantasque

Un objet: les écouteurs de mon MP3

Une activité: m'occuper du blog Cnedland, bosser un peu et puis me détendre

Une météo: brouillard

Niveau de stress: 2/10

Niveau de bien-être: 8/10

Relations familiales: 9/10

Relations amicales: 8/10

texte de MOI

mardi 04 novembre 2008 Publié dans Humeur du moment | Tags : humeur, goût, loisir, musique, film, cd, dvd | Commentaires (1) |  Facebook | |