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mercredi, 17 février 2016

Charlie, Aylan, Cologne, et le cimetière de Méditerranée

Cela fait un bon moment que je n’ai pas publié un article de réflexion, pas trop le temps en ce moment ! Mais là j’ai quelques minutes devant moi et des choses à dire, donc je prends le temps de compiler et d'adapter l’essentiel de débats et discussions que j’ai eues récemment au sujet d’un dessin de Charlie Hebdo.

Si vous ne savez pas duquel je parle, vous avez beaucoup de chance, car tous les « médias » Internet en ont fait leur buzz le mois dernier. Il s’agit d’un dessin représentant en haut à gauche le petit Aylan, enfant kurde syrien mort noyé l’an dernier pendant la traversée de la Méditerranée, et dans le dessin principal, « ce qu’il aurait pu devenir » s’il avait grandi : « tripoteur de fesses en Allemagne ».

Scandale, choc, stupéfaction : Charlie ferait donc dans l’humour noir voire morbide, et d’un goût bien particulier ? Le Point, Paris Match et autres BFMTV se sentent obligés de diffuser partout ce dessin et notamment de le montrer au papa du petit Aylan, qui n’avait rien demandé à personne et en a pleuré. Le Figaro notamment fait preuve d’un peu plus de recul (ici), mais dans l’ensemble cela reste au niveau du constat des réactions, sans explication. Même chose dans les médias internationaux, qui s’offusquent la plupart sans comprendre le 2ème (voire 3ème degré)… Résultat, des débats houleux entre les pro Charlie qui prennent les autres de haut car eux, ils ont compris la blague, et les anti Charlie pour qui « là, ils vont vraiment trop loin » et la liberté d’expression n’excuse pas tout.

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Premier point : la ligne éditoriale de Charlie est d'aller TOUJOURS trop loin. Ils n'épargnent rien ni personne, rien n'est sacré. Le mauvais goût et les rapprochements de choses qui n'ont aucun rapport, c'est leur marque de fabrique ! Le principe, c'est de choquer et de faire réfléchir. Ça peut surprendre en venant des autres médias, tous plus aseptisés les uns que les autres... Et il y a certains de leurs dessins que je trouve juste choquants sans que ça me fasse particulièrement réfléchir, ça dépend des jours, ça dépend des sujets, et ça changera d’une personne à l’autre... Mais en résumé, ça ne sert pas à grand-chose d'en ouvrir un exemplaire si ce genre d'humour vous heurte ou vous blesse vraiment !

Malheureusement, maintenant qu'ils sont très médiatisés, tous les journaux reprennent leurs dessins les plus choquants et les analysent au 1er degré, allant jusqu'à les montrer au papa d'Aylan qui ne peut évidemment qu'en pleurer, ne comprenant pas les intentions qu'il peut y avoir derrière...

Alors que justement, il s’agit pour moi d’une caricature hilarante au 3ème degré, sur les raccourcis et les préjugés ! Je le trouve hilarant autant qu'il fait pleurer ce dessin : il m'évoque tous ces Européens qui essuyaient une larme devant leur télé en voyant Aylan mort sur une plage, et qui quelques mois plus tard, non seulement n'ont pas bougé pour aider tous les autres enfants comme lui, et pourquoi pas leurs parents tant qu’on y est (combien sont morts depuis ?), mais en plus se replient sur eux dès qu’on leur donne un prétexte, j’ai nommé les agressions à Cologne à la Saint Sylvestre. Comme si les viols n'existaient pas en Europe avec ou sans migrants, comme si on s'imaginait auparavant que tous les migrants seraient forcément des anges, et que finalement ils étaient tous des prédateurs ! Ce passage du « oh pauvre petit chou, il avait toute la vie devant lui ! » à « renvoyez-les tous chez eux, ils ne sont pas comme nous ! », voilà où se situe la dissonance, l’hypocrisie, voilà où doit se glisser l’humour engagé.

D’ailleurs, Plantu, qui fait pourtant dans le beaucoup moins trash que Charlie, défend aussi ce dessin : ici.

Pour autant, je comprends parfaitement que ça puisse heurter. Le dessin est fait pour choquer, entre la situation elle-même, le rappel d’Aylan noyé (même si la photo a beaucoup circulé, cela reste forcément marquant), le physique caricatural des « tripoteurs »... Et tous ces éléments qui participent selon moi à la satire et à l’électrochoc qu’il veut provoquer, peuvent aussi, c’est sûr, susciter l’émotion et la tristesse chez les plus sensibles et les moins habitués à ce type d’humour. C’est leur droit le plus élémentaire d’être peinés, blessés, choqués. Mais cela ne veut pas dire à mon sens que les dessinateurs doivent forcément édulcorer leur vitriol…

Après une autre polémique, toujours sur un dessin d’Aylan par le dessinateur Riss (celui avec McDo, « si près du but »), un autre dessinateur de Charlie, Luz, avait écrit : « Tu fais partie des millions de ‟nouveaux lecteurs” qui ont découvert Charlie en même temps que son humour après les attentats de janvier dernier. On n'avait jamais imaginé que tu t'intéresserais à notre travail, toi qui habite à des milliers de kilomètres de la rédaction, loin si loin de la tradition satirique de notre pays, toi qui n'a jamais été baigné dans l'humour de Desproges, de Reiser, de Topor, de Cabu, de Charb… ». Il touche notamment au problème culturel. Beaucoup en France ont été exposés d’une façon ou d’une autre (certes plutôt avant la vague de politiquement correct) à ce type d'humour noir, qui ne respecte rien, satirique à la mode anarchiste, historiquement très français. Ceux-là peuvent être choqués tout en le relativisant et même en en riant, alors que d’autres, ailleurs dans le monde comme en France d’ailleurs, pour qui le simple fait de dessiner la mort peut être considéré comme tabou, ne voient simplement pas le 2ème degré derrière l’émotion ou l’horreur qui les saisit, ou s’ils le voient, n’en voient pas forcément l’intérêt.

L’intérêt, pour moi, c’est de secouer le cocotier, de donner un coup de pied dans la fourmilière. Amuser les gens, en soi, c’est facile. Prenez un mec qui se casse la figure au ralenti, tout le monde est mort de rire. Mais les faire réfléchir, les faire remettre en question leurs opinions à peine conscientes, leurs préjugés et leurs idées préconçues, ça, c’est compliqué. Et c’est précisément ce que permet selon moi ce type d’humour qui nous met face à nos contradictions. Alors non, ce n’est pas tendre, c’est même violent. C’est irrévérencieux et blasphématoire, souvent. Mais à un moment donné, il faut bien que quelqu’un se charge de mettre les pieds dans le plat quand tous les autres s’auto-congratulent de leur compassion tout en laissant la Méditerranée engloutir des milliers de personnes (environ 10 000 depuis 2008, d’après les chiffres du Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU)... Soit dit en passant, on accuse Riss d'exploiter l'image d'Aylan car ce n'est pas son premier dessin le représentant, et cela ne semble choquer personne que la vraie photo du corps inanimé d'un enfant de trois ans, la tête dans l'eau, ait fait le tour de la planète et soit ressortie régulièrement pour faire pleurer les chaumières...

On accuse Charlie Hebdo de semer la haine. Malheureusement je crois que la haine est souvent déjà là, cachée... Vaut-il mieux faire comme si elle n'existait pas et essayer d'éviter de la réveiller, quitte à renoncer à toute liberté d'expression ? Je ne sais pas. Pour moi, il est sain d'être confronté à toutes sortes d'opinions pour former son esprit critique... Et l'humour noir a une place dans mon cœur, comme une espèce de fou du roi qui se moque de lui derrière son dos... Un rôle toujours aussi dangereux, comme on a malheureusement pu le constater.

Et il faut arrêter avec cette idée que parce qu’ils ont été victimes d’un attentat, on ne peut rien dire contre eux. Ils ont le mérite d’être assez seuls sur ce créneau, avec aussi le Canard Enchaîné. Pour autant, évidemment, on a le droit de ne pas être d’accord avec Charlie, et d’exprimer ses opinions à leur sujet – c’est ça aussi la liberté d’expression ! Mais les museler ou attendre d’eux un humour gentillet ne sera jamais une solution. D’abord, parce que si une fatwa et les kalachs ne les ont pas arrêtés, je crois qu’il n’y a pas grand-chose qui peut le faire. Et ensuite, parce que quand on se sent agressé par une opinion, la solution est rarement de mettre un poing dans la figure de celui qui l’a énoncée (et cela, même quand il s'agit d'une insulte, désolée Saint Père). La solution, c’est soit de se demander si on se sent agressé parce qu’on se sent mal à l’aise avec notre propre opinion... soit simplement de l’ignorer !

Pour finir, je conseillerais à ceux d’entre vous qui ne connaissent Charlie Hebdo que par l’intermédiaire d’autres médias, d’ouvrir le magazine ou de consulter leur site internet ne serait-ce qu’une seule fois, un jour où vous êtes tranquilles et d’humeur stable, en vous préparant à être choqué. Il y a de très bons articles de fond, très bien écrits et souvent pertinents, notamment les articles d’investigation, qui même quand on n’est pas d’accord explorent les sujets plus en profondeur que la plupart des journaux « sérieux ». Et il y a aussi beaucoup de dessins. Sans doute trouverez-vous 50 % d’entre eux inutilement choquants, et il est fort probable que vous ne compreniez pas l’humour de 25 % de plus, parce qu'il y en a pour tous les goûts. Mais comme les dessinateurs sont justement très éclectiques, je parierais qu’au moins un quart vous fera rire aux éclats. Et réfléchir. Ils avaient notamment récemment un dessin hilarant sur la visite de Rohani en Italie, avec la fameuse histoire de « cachez-moi ces statues que je ne saurais voir » (mais je ne peux pas l’inclure ici sans risquer les foudres de la police des mœurs internautiques, car il est assez… cru).

Et si ce n’est vraiment pas votre truc, eh bien, vous n’aurez plus qu’à éviter comme la peste BFMTV et consorts. Ce qui est de manière générale plutôt bon pour la santé du ciboulot.

samedi, 21 février 2015

Bouillon de culture 29 : Religion et société

Liberté d’expression n.f.

Sens : liberté fondamentale politique qui consiste en la libre communication des pensées et des opinions et qui fait partie des droits reconnus par la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Exemple : « Qu'est-ce que la liberté d'expression? Sans la liberté d'offenser elle cesse d'exister. » (Salman Rushdie)

Synonyme : libre communication des pensées et des opinions.

En anglais : freedom of speech, freedom of expression.

Dérivés : laïc, laïque.

 

Blasphème n.m.

Sens : discours jugé irrévérencieux ou offensant à l'égard du religieux, de ce qui est vénéré ou considéré comme sacré par les religions. Sens figuré : irrévérence ou offense à l’égard de toute chose jugée sacrée, inviolable.

Exemple : « Le blasphème n'est scandaleux qu'aux yeux de celui qui vénère la réalité blasphémée. » (Pierre Bayle, XIIème siècle)

À ne pas confondre avec : l’incitation à la haine raciale ou religieuse ou la diffamation qui, elles, peuvent être punies par la loi française, contrairement au blasphème qui n’est plus un délit depuis la Révolution.

Étymologie : du latin blasphemia (diffamation), du grec ἡ βλασφημία [blasphêmia], de βλάπτειν [bláptein] (injurier) et φήμη/φάμα [phếmê] ou [pháma] (parole, rumeur, réputation).

Dérivés : blasphémer, blasphémateur, blasphématoire.

En anglais : blasphemy.

Sur la même racine : de φήμη en passant par le latin fama : en anglais famous (célèbre), fame (renommée), en français fameux, diffamation, diffamatoire.

 

Laïcité n.f.

Sens : impartialité ou neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses ; principe de séparation entre l'État ou la société civile et les institutions religieuses ; neutralité religieuse, indépendance face aux religions.

Exemple : « La laïcité n’est pas seulement une réaction anticléricale, c’est une philosophie, une philosophie positive qui repose sur le socle des droits fondamentaux. […] Ils supposent un être de raison, capable de choix et d’engagements, […] qui accepte de confronter ses convictions et ses idées à celles des autres. » (Jacqueline Costa-Lascoux)

À ne pas confondre avec : l’athéisme ou l’absence de religion.

Étymologie : de laïc, n., ou laïque, adj. fém. et masc., (séculier, non religieux), du latin laicus (commun, ordinaire), du grec ancien λαϊκός [laïkós] (populaire, démocratique, laïque), de λαός [laós] (peuple, foule).

En anglais : le concept le plus proche est celui de « secularism », qui n’est pas tout à fait équivalent puisque la laïcité à la française nous est particulière.

Dérivés : laïque (adj. fém. et masc.) qui prend le nouveau sens de « conforme au principe de séparation de l’Église et de l’État ».

Sur la même racine : de λαός [laós] via λήιτον [lêiton] (maison du peuple) et λειτουργός [leitourgos] (ministre du culte, fonctionnaire) : liturgie.

 

Apostasie n.f.

Sens : Abandon volontaire et public d'une religion ; renonciation publique à une doctrine, à un parti.

Exemple : « Un Mauritanien a été condamné à mort pour apostasie après avoir écrit un article sur Mahomet et le système de castes, sujet sensible dans ce pays. » (à partir d’un article paru dans Le Monde en décembre 2014)

À ne pas confondre avec : blasphème.

Étymologie : du latin apostasia « action de se détourner de Dieu, de renier Dieu », du grec ancien ἀπόστασις [apostasis] (action de s’éloigner, défection, abandon), de ἀπό- (loin de), et στάσις (action de se tenir).

En anglais : apostasy.

Dérivés : apostasier, apostat.

Sur la même racine : de στάσις : statique. Le même radical indo-européen *steh (se tenir debout) donne notamment stand en anglais, ou en sanscrit स्था (sthā).

 

Satire n.f.

Sens : Écrit, propos, œuvre par lesquels on raille ou on critique vivement quelqu'un ou quelque chose, notamment les mœurs et les vices d’une société.

Exemple : « En droit français, le droit à la satire fait partie de la liberté d'expression, relevant du droit de la presse, et inclus le droit de caricaturer des personnes publiques, des dieux, quitte à être choquant ou blessant. »

Synonymes partiels : sarcasme, ironie, caricature.

À ne pas confondre avec : satyre (n.m.), dans la mythologie grecque demi-dieu mi-homme, mi-bouc, par extension exhibitionniste, pervers.

Étymologie : du latin satira ou satura, qui désignait au départ une poésie qui mélange plusieurs mètres, de satur, saturé.

En anglais : satire.

Dérivés : satirique.

Sur la même racine : saturé, saturation. Le radical indo-européen *sa (assez, satisfait) a aussi donné via le latin satis (assez) satisfait, satisfaction, satisfaisant et rassasier.

 

Sources :

Wikipédia

Wiktionnaire

Larousse

CNRTL

mercredi, 28 janvier 2015

Poème : Marianne et Charlie

Un poème rédigé les 22 et 23 janvier, qui m'a été inspiré par les événements récents. J'ai ressenti le besoin de retourner aux racines pour comprendre (et expliquer) ce qui dans mon histoire familiale a façonné mon point de vue sur les religions et la laïcité.

J'en profite pour expliquer la fin du poème : je ne me sens pas vraiment républicaine, je suis plutôt démocrate dans l'âme (je suis d'ailleurs pour une démocratie plus directe ou au minimum vraiment représentative), et j'applique à la politique la même méfiance qu'à la religion en ce qui concerne l'allégeance inconditionnelle à un groupe. La République, ça ne me parlait donc pas trop. Mon prénom, Marianne, je ne l'associais pas au symbole de la République (sauf dans mes souvenirs de plaisanteries d'école primaire). Patriote, je ne le suis pas pour deux sous. Ce qui n'empêche pas que je me sente française, et ces derniers temps, fière d'être française, car même si certaines réactions m'ont déçue, dans l'ensemble j'ai été agréablement surprise.

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                                                                                        Stéphane Mahé (Reuters)

Familles catholiques tranquilles
Du côté de mes grands-parents,
Tous croyants, plutôt pratiquants,
Ceux des villes comme ceux des champs.
Études scientifiques pour mes parents
Avec leur foi tranquillement,
Sans faire de bruit, sans faire de vent,
Ils ont éduqué leurs enfants.

Tant de livres à la maison,
Dicos, magazines, romans,
Des qui expliquent les religions,
Des qui expliquent l’évolution.
Baptisée mais sans communion,
L’église seulement de temps en temps,
Avec Dieu notre relation
N’a pas besoin de démonstration.

Remue-méninges adolescent ;
Amie agnostique, échanges passionnants,
Je me fabrique mes convictions.
Symbolique, la résurrection ?
Quand je l’annonce à mes parents,
Ils me disent que pour eux aussi.

Puis remue-méninges pour mon frère,
Il lit la Bible, le Coran,
Il farfouille sur la webosphère
Et nous annonce qu’il est athée.
Quelques discussions animées ;
Sans Dieu aussi, dur d’être tolérant.

Mais l’amour dépasse les religions ;
L’intelligence, les traditions.
Ma grand-mère à quatre-vingt ans
Sait dire quand elle trouve les papes cons
D’interdire toute contraception
Quand le monde en souffre tellement.

Et puis un jour, Charlie Hebdo.
J’entends tant parler de blasphème
Chez presque toutes les religions,
Et voilà que je comprends
Pour quelles valeurs ils se battaient ;
Je comprends la chance que j’ai,
Moi, pas tellement républicaine,
Que mes parents m’aient élevée... Marianne.

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                   Martin Argyroglo (photographe indépendant)

lundi, 25 août 2008

Poème: Comme une invitation au voyage

Un petit poème écrit en octobre 2006... Un de ces poèmes dont quelques vers se glissent dans ma tête et résonnent jusqu'à ce que je les pose sur le papier...

Il exprime en quelque sorte un désir d'absolu, qu'on retrouve dans beaucoup de mes écrits. Parce que dans la vraie vie, il faut des compromis, mais que je n'arrive pas vraiment à l'accepter. Alors j'écris...

invitation au voyage.jpgComme une invitation au voyage
A ne plus jamais être sage
Comme une drôle d'habitude

Comme une invitation au rêve
Décider d'aimer sans trêve
Comme une douce certitude

invitation au voyage 2.jpgNe plus jamais obéir sans réfléchir
Ne plus rester quand on rêve de partir
Comme une envie de liberté

Simplement, vivre à contre courant
Oublier ce qui est ou n'est pas important
Comme une seconde d'
éternité

pme et texte de MOI - images de Fotolia

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lundi 25 août 2008 Publié dans Poèmes | Tags : poème, poésie, voyage, invitation, rêve, liberté, éternité | Commentaires (3) |  Facebook | |

samedi, 03 mai 2008

Balançoire de la liberté

1677549150.JPG
Elan de liberté qui domine tout
Tout nous conduit à vouloir s'évader
S'évader vers un monde plus rose
Rose écarlate, couleur de la vie
Vie que l'on croque dans le jardin d'Eden
photo de MOI - mini-poème de MOI

samedi 03 mai 2008 Publié dans Photos, Poèmes | Tags : liberté, balançoire, évasion, photo, poème, élan, évader | Commentaires (0) |  Facebook | |