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samedi, 29 octobre 2016

La Toussaint, Halloween, le Jour des Morts et Samain

« L’obscurité s’est abattue le jour d’Halloween. Nous nous sommes couchés au son du vent hurlant et de la pluie battante, et à notre réveil le jour de la Toussaint, tout était blanc et de gros flocons duveteux tombaient, tombaient dans un silence ininterrompu. […] C’est le moment où les frontières s’estompent, où les morts bien-aimés se rapprochent de nous. Le monde se recroqueville sur lui-même, et l’air glaçant s’épaissit de rêves et de mystères. »

“The dark came down on All Hallows’ Eve. We went to sleep to the sound of howling wind and pelting rain, and woke on the Feast of All Saints to whiteness and large soft flakes falling down and down in absolute silence. […] This is the thin time, when the beloved dead draw near. The world turns inward, and the chilling air grows thick with dreams and mystery.”

(Diana Gabaldon, A Breath of Snow and Ashes)

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Une même origine pour la Toussaint, Halloween et le Jour des Morts

Ces trois fêtes qui ont lieu entre le 31 octobre et le 2 novembre sont liées. Mais saviez-vous qu’au départ, la Toussaint était fêtée en mai ? D’ailleurs, les églises orthodoxes célèbrent toujours le Dimanche de Tous les Saints une semaine après la Pentecôte, c’est-à-dire en général en juin. Ce n’est qu’au IXème siècle que le pape Grégoire IV décide de déplacer la Toussaint au 1er novembre, date qui n’est pas anodine comme nous le verrons ensuite.

Halloween, fête célébrée le 31 octobre, n’est arrivée que récemment en France sous des atours très marketing, mais c’est en réalité une tradition très ancienne qui trouve elle aussi son origine dans la fête de la Toussaint. C’est étymologiquement « la veille de la Toussaint » : Halloween est une forme contractée de « All Hallows’ Eve », « hallow » était un mot ancien pour « holy » et pour « saint » (respectivement « saint » comme adjectif et comme nom). La Toussaint peut d’ailleurs se dire en anglais « All Hallows’ Day » tout comme « All Saints’ Day ».

La dernière date qui complète cette trilogie est le 2 novembre, la Commémoration des fidèles défunts, et au Mexique le Día de los Muertos (Jour des Morts). Dès le IXème siècle, la Toussaint est suivie par endroits d’un office des morts, officialisé au Xème siècle par les moines de Cluny, et qui entre dans la liturgie de l’Église catholique au XIIIème siècle sous le nom de Commémoration des fidèles défunts.

Pour autant, en France comme en Belgique et au Luxembourg, c’est le plus souvent le 1er novembre qu’on va fleurir les tombes de la famille d’un pot de chrysanthèmes. Cela s’explique simplement par le fait que le 1er est un jour férié, contrairement au 2, et peut-être par une confusion entre la Toussaint, théoriquement dédiée aux saints et martyrs, et le Jour des Morts, dédié à tous les défunts.

Au Mexique, en revanche, c’est le Jour des Morts qui prend le plus d’importance. El Día de los Muertos, le 2 novembre mais dont les célébrations sont parfois prolongées du 31 octobre au 2, voire sur toute une semaine localement, se distingue par son côté festif tout en restant, contrairement à la version moderne d’Halloween, étroitement liée à la mémoire des défunts. Les Mexicains visitent les tombes, les nettoient et les fleurissent comme nous le faisons à la Toussaint, mais de façon très festive, et ils leur apportent des offrandes en nourriture par exemple. Traditionnellement, les festivités commencent par des offrandes aux « angelitos » (les enfants morts, littéralement « petits anges »), puis aux adultes.

Il est intéressant de noter qu’en anglais, cette trilogie a pour nom Allhallowtide (littéralement la saison de tous les saints) : All Saints’ Eve (Halloween), All Saints’ Day (ou All Hallows’ Day) et All Souls’ Day, c’est-à-dire la Veille de Tous les Saints, le Jour de Tous les Saints et le Jour de Toutes les Âmes.

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Fêtes des Morts et rites païens

Revenons aux origines : au VIIème siècle, le pape Boniface IV instaure à Rome une commémoration de tous les martyrs, le 13 mai. Notons que « martyr » vient du grec μάρτυς qui signifie « témoin » et a été utilisé pour désigner les personnes (et à l’origine, les chrétiens) qui préféraient sacrifier leur vie que de renoncer à leur foi, quand on ne leur laissait le choix qu’entre la conversion et la mort.

Cette date n’était pas anodine, même s’il s’agit officiellement du jour anniversaire de la dédicace de la nouvelle église installée dans le Panthéon de Rome. Il semble qu’avant même l’instauration de la Toussaint, diverses communautés chrétiennes célébraient déjà les martyrs aux environs de cette date depuis plusieurs siècles – il y eut en effet de très nombreux martyrs aux débuts de la religion chrétienne, et il devenait compliqué d’honorer chacun d’entre eux à une date différente.

Pourquoi à ce moment-là ? Il se trouve que les 9, 11 et 13 mai, les Romains célébraient la fête des Lémures (Lemuria), les âmes des morts de la famille. Des rites permettaient d’apaiser ces âmes et d’éviter qu’ils hantent les vivants. Chaque père de famille, à minuit, devait effectuer un rite codifié qui incluait de se laver les mains et de jeter derrière lui des fèves noires, offrandes aux Lémures.

Le transfert de la Toussaint du 13 mai au 1er novembre n’est pas non plus le fruit du hasard : les peuples celtes célébraient à cette date l’une de leurs quatre grandes fêtes, Samain (ou Samhain). Cette fête qui semble extrêmement ancienne (certaines traces archéologiques indiquent l’importance de cette date au néolithique vers -3000 ou -2500) est particulièrement attestée en Irlande mais a existé chez les Celtes au sens large, notamment les Écossais ainsi que chez les Gaulois, où l’on retrouve la mention des « trois nuits de Samonios », en latin « tri nox samoni » pendant le mois de Samonios qui correspondait approximativement à novembre.

Samain marquait la fin des récoltes, le retour des troupeaux qui ont passé l’été au pâturage, et le début de la « moitié sombre » de l’année, à mi-chemin entre l’équinoxe d’automne et le solstice d’hiver (dont nous avons vu l’importance dans l’article Noël, la Nativité et le solstice d’hiver). Il semble que les fêtes celtiques les plus importantes de l’année étaient Samain et son opposé, Beltaine (ou Beltane), le 1er mai, qui correspondait au contraire au début de l’été, moment où on emmène les troupeaux vers les pâturages d’été et où on demande donc aux esprits de les protéger ainsi que les semailles.

Ces deux fêtes avaient une grande importance spirituelle : en effet, les Celtes croyaient qu’à ces périodes, la frontière entre notre monde et « l’autre monde » s’estompe et peut être plus facilement traversée. Cet « autre monde » (Otherworld en anglais, Tír nAill en gaélique irlandais, Annw pour les Gallois, que l’on peut rapprocher d’Avalon dans la légende arthurienne), c’est celui des dieux, des esprits, des fées, des défunts. À Samain comme à Beltaine, on allume des feux de joie, considérés comme purificateurs et protecteurs, et on fait des offrandes aux esprits. Beltaine reste pour autant largement centré sur les vivants. Mais à Samain, peut-être à cause du retour prochain de l’hiver et de l’obscurité, l’attention portée aux esprits des morts va plus loin, pour qu’ils nous aident à survivre aux mois qui vont suivre et ne nous hantent pas pendant cette période sombre et terrifiante. On les invite à partager les repas, chaque famille prévoyant de la place à leur table pour leurs proches défunts ; des offrandes en nourriture et en boisson étaient disposées dehors pour les âmes égarées.

Une autre tradition qui devrait vous rappeler quelque chose, attestée au moins depuis le XVIème siècle en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles, consiste à se déguiser pour aller de porte à porte demander de la nourriture (souvent des noix ou des pommes) en échange d’un poème ou d’une chanson. Il s’agirait de l’évolution d’une coutume où les personnes déguisées représentaient les esprits des morts et acceptaient des offrandes en leur nom ; le costume peut aussi avoir été considéré comme une protection qui duperait les esprits mal intentionnés. 

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Syncrétisme, stratégie & Saints

Voilà donc encore un bel exemple de syncrétisme : la fusion de traditions de différentes cultures et religions. Comme nous en avions parlé dans l’article Noël, la Nativité et le solstice d’hiver, l’Église catholique a su l’utiliser de façon stratégique à ses débuts, en christianisant des traditions plus anciennes.

Superposer une fête chrétienne sur la fête des Lémures ou sur Samain, cela permettait une plus grande adhésion des récemment convertis, tout en limitant au fil du temps les pratiques les plus « hérétiques »…

La notion même de Saints, centrale dans cette fête de la Toussaint, n’est jamais qu’une adaptation de la myriade de dieux et déesses des païens. C’eut été trop déstabilisant de ne plus prier qu’un seul Dieu (assimilé au dieu suprême, Zeus par exemple), alors au lieu de prier les déesses vierges grecques comme Athéna ou Artémis, on prie Marie ; au lieu de prier la déesse maternelle Dana chez les Celtes, on prie Sainte Anne… Si le sujet vous intéresse, je vous recommande un article passionnant sur le pagano-christanisme (dernier lien ci-dessous).

Et pour (re)lire mon article sur Noël et le solstice d’hiver, c’est ici.

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N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous connaissez d'autres traditions, ou pour raconter vos souvenirs liés à ces fêtes !

L'an prochain à cette période, je pensais m'intéresser aux citrouilles lanternes (jack-o'-lantern) et/ou à l'arrivée de Halloween dans différents pays, des origines à nos jours. Qu'en dites-vous ?

Et pour mon prochain article mythologique, des idées, des préférences ? Thanksgiving ? Mardi Gras ? le 1er mai et Beltaine ?...

 

Sources :                                                              Images :

fr.wikipedia.org                                                    Pixabay (CP0 Public Domain)

Encyclopædia Britannica                                     sauf la 3ème : juillet 2016, © mari6s

Universalis

frederic.simon1.free.fr

http://thomasferrier.hautetfort.com/archive/2014/12/14/de-la-christianisation-des-divinites-paiennes-du-pagano-chri-5510630.html

mercredi, 06 avril 2016

Puzzle de chansons n°40 : Running in Space and Time

That's me in the corner, that's me in the spotlight, losing my religion, trying to find anything I can feel that I can believe in... I was disappearing in plain sight; there's a lot of things that can kill a man, there's a lot of ways to die. Some are already dead that walk beside me, can't you see that we're dead until we wake up? I only want to die alive.

The storm is coming but we don't mind, people are dying, we close our blinds. We counted all our reasons, excuses that we made, we're running out of alibis. Do the bloodied sheets on those cobbled streets mean we have wasted time?

See our world is slowly dying, I'm not wasting no more time. When seas cover lands and when men are no more, we'll find a place in time, a place in time beyond the sun, a place in time to call our home.

But for now it’s time to run, it’s time to run! Run – is this to be our fate? Hide – freedom is ours as long as we escape. I can't tell where the journey will end but I know where to start.

Till then we’ll make our bed from a disused car, with a mattress of leaves and a blanket of stars, we'll stay awake beneath the trees. We'll watch the buildings turn to dust, all alone in space and time, there's nothing here but what’s here's yours and mine.

Losing my religion (R.E.M.)

In the sun (Joseph Arthur)

No light no light (Florence & The Machine)

Empty (Ray Lamontagne)

The Great Escape (Woodkid)

Break free (Ariana Grande)

Keep breathing (Ingrid Michaelson)

Blame it on me (George Ezra)

The Bitter End (Placebo)

I Really Want You (James Blunt)

Prayer in C (Lilly Wood and the Prick)

A Place in Time (Amanda Abizaid)

Run boy run (Woodkid)

The way it ends (Landon Pigg)

Wake me up (Avicii)

Life’s for the living (Passenger)

I’ll hold my breath (Ellie Goulding)

Every you every me (Placebo)

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Image Fotolia

C’est moi, là dans le coin, là sous les projecteurs, je perds la foi, j’essaie de trouver quelque chose qui me donne l’impression de pouvoir y croire... Je disparaissais sous les yeux de tous ; il y a de nombreuses choses qui peuvent tuer un homme, de nombreuses façons de mourir. Certains sont déjà morts alors qu’ils marchent à mes côtés, ne vois-tu pas que nous sommes morts jusqu’au moment où nous nous réveillons ? Je veux simplement être en vie quand je mourrai.

La tempête arrive mais nous ne nous en soucions pas, les gens meurent, nous fermons les yeux et les volets. Nous avons compté toutes nos justifications, les prétextes que nous avons inventés, nous arrivons à court d’alibis. Les feuilles ensanglantées répandues dans ces rues pavées signifient-elles que nous avons perdu du temps ?

Notre monde meurt à petit feu vois-tu, je n’ai plus de temps à perdre. Quand les océans recouvriront les terres et que les hommes ne seront plus, nous trouverons un espace dans le temps, un espace dans le temps au-delà du soleil, un espace dans le temps qui nous appartiendra.

Mais pour l’instant il est temps de courir, il est temps de courir ! Cours – est-ce donc notre destin ? Cache-toi – la liberté est à nous tant que nous fuirons. Je ne peux pas te dire où le voyage se terminera, mais je sais par où commencer.

En attendant nous ferons notre lit dans une voiture abandonnée, avec un matelas de feuilles mortes et une couverture d’étoiles, nous veillerons sous les arbres. Nous regarderons les immeubles revenir à la poussière, seuls au monde dans l’espace-temps, il n’y a rien ici mais ce qui est là est à toi et à moi.

© Composition réalisée par moi (mari6s) sans rémunération quelle qu'elle soit, à partir des chansons citées ci-dessus, dont les droits appartiennent à leurs auteurs, compositeurs et interprètes respectifs. Si vous le citez, merci de préciser que j'en suis l'auteure, ainsi que les droits cités précédemment, et d'inclure un lien vers mon blog.

Notes de traduction :

« Losing my religion » dans la chanson de R.E.M. vient en fait d’une expression utilisée principalement au Sud des États-Unis, qui signifie qu’on est à bout, en colère, ou que l’on jure (l’idée de départ venant de l’interdiction religieuse de jurer et de blasphémer).

Choix qui pourrait vous surprendre : j’ai traduit « close our blinds » par « fermer les yeux et les volets ». « Blinds » ici signifie stores, mais je trouvais particulièrement marquante dans la chanson le jeu de mot, volontaire ou involontaire, sur « blind », aveugle, qui me rappelle toujours « turn a blind eye » (fermer les yeux, faire semblant de ne rien voir). J’ai donc choisi de traduire comme je pouvais cette idée.

J’ai choisi de traduire « bloodied sheets » par « des feuilles ensanglantées », même si « sheet » tout seul signifie plus souvent « draps »… Je ne sais pas quelle était l’idée de départ, mais je visualisais plus facilement des papiers s’envolant dans la rue.

mercredi, 18 février 2015

Dessin : Du premier degré

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mercredi, 28 janvier 2015

Poème : Marianne et Charlie

Un poème rédigé les 22 et 23 janvier, qui m'a été inspiré par les événements récents. J'ai ressenti le besoin de retourner aux racines pour comprendre (et expliquer) ce qui dans mon histoire familiale a façonné mon point de vue sur les religions et la laïcité.

J'en profite pour expliquer la fin du poème : je ne me sens pas vraiment républicaine, je suis plutôt démocrate dans l'âme (je suis d'ailleurs pour une démocratie plus directe ou au minimum vraiment représentative), et j'applique à la politique la même méfiance qu'à la religion en ce qui concerne l'allégeance inconditionnelle à un groupe. La République, ça ne me parlait donc pas trop. Mon prénom, Marianne, je ne l'associais pas au symbole de la République (sauf dans mes souvenirs de plaisanteries d'école primaire). Patriote, je ne le suis pas pour deux sous. Ce qui n'empêche pas que je me sente française, et ces derniers temps, fière d'être française, car même si certaines réactions m'ont déçue, dans l'ensemble j'ai été agréablement surprise.

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                                                                                        Stéphane Mahé (Reuters)

Familles catholiques tranquilles
Du côté de mes grands-parents,
Tous croyants, plutôt pratiquants,
Ceux des villes comme ceux des champs.
Études scientifiques pour mes parents
Avec leur foi tranquillement,
Sans faire de bruit, sans faire de vent,
Ils ont éduqué leurs enfants.

Tant de livres à la maison,
Dicos, magazines, romans,
Des qui expliquent les religions,
Des qui expliquent l’évolution.
Baptisée mais sans communion,
L’église seulement de temps en temps,
Avec Dieu notre relation
N’a pas besoin de démonstration.

Remue-méninges adolescent ;
Amie agnostique, échanges passionnants,
Je me fabrique mes convictions.
Symbolique, la résurrection ?
Quand je l’annonce à mes parents,
Ils me disent que pour eux aussi.

Puis remue-méninges pour mon frère,
Il lit la Bible, le Coran,
Il farfouille sur la webosphère
Et nous annonce qu’il est athée.
Quelques discussions animées ;
Sans Dieu aussi, dur d’être tolérant.

Mais l’amour dépasse les religions ;
L’intelligence, les traditions.
Ma grand-mère à quatre-vingt ans
Sait dire quand elle trouve les papes cons
D’interdire toute contraception
Quand le monde en souffre tellement.

Et puis un jour, Charlie Hebdo.
J’entends tant parler de blasphème
Chez presque toutes les religions,
Et voilà que je comprends
Pour quelles valeurs ils se battaient ;
Je comprends la chance que j’ai,
Moi, pas tellement républicaine,
Que mes parents m’aient élevée... Marianne.

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                   Martin Argyroglo (photographe indépendant)

dimanche, 29 mars 2009

Scandales à répétition chez les cathos

Dans les dernières semaines, les scandales se sont enchaînés pour l'Eglise catholique, mettant à mal l'image du Pape... Je ne vais certainement pas avoir honte d'être catho, mais je suis attristée de voir se répéter encore et encore des erreurs de communications néfastes pour l'image de l'Eglise, et des prises de positions indignes de prétendus "chrétiens"... On the bright side, les récents évènements ont aussi montré qu'il y a des cathos -fidèles mais aussi prêtres, évêques...- prêts à protester quand l'Eglise renie selon eux ses propres principes.

@-°-@

D'abord, la levée de l'excommunication des lefebvristes. Une précision à ce sujet: contrairement à ce que beaucoup pensent, les "évêques" ordonnés "illicitement" n'ont pas été réintégrés dans l'Eglise... Simplement, cette levée d'excommunication représente une main tendue de sa part vers des croyants exclus, main sur laquelle Williamson a craché par ses propos négationnistes... Ajoutez la maladresse coutumière de l'Eglise dans ses communications, et vous avez un premier scandale.

Pour ceux qui ne connaissant pas bien le sujet, je signale que la divergence entre les lefebvristes et l'Eglise catholique vient de Vatican II, le concile qui a eu lieu dans les années 60 et a "modernisé" l'Eglise (si vous la trouvez obsolète, attendez un peu de voir jusqu'où dans le passé les lefebvristes voudraient retourner) Symbole de cette opposition: la messe selon le rite de Saint Pie V (avec le prêtre qui tourne le dos à ses ouailles, et dit la messe en latin)

Mais ce point de détail est l'arbre qui cache la forêt, car les lefebvristes s'opposent aussi à la reconnaissance des autres religions comme aussi respectables que le catholicisme. En effet, l'Eglise reconnaît aujourd'hui qu'il ne faut pas obligatoirement respecter son dogme pour être absolu de ses pêchés et atteindre la "vie éternelle" (comme si Dieu allait changer d'avis à chaque fois que l'Eglise modifie le droit canonique...), or les lefebvristes s'accrochent au "Hors de l'Eglise, point de salut" et voient les non-catholiques comme des "infidèles".

Quant aux tendances négationnistes de Monsieur Williamson, elles ne se généralisent pas à l'ensemble des fidèles lefebvristes. Les Juifs restent apparemment pour beaucoup d'entre eux "le peuple déicide", cela n'en fait pas d'odieux antisémites qui se cachent la réalité historique pour autant.

@-°-@

La petite Brésilienne de 9 ans qui a avorté de jumeaux, ensuite... Mon horreur devant ce drame est double. Parce que je ressens ce que n'importe quel être véritablement humain ressent aussi: de la révolte, de la pitié, de la peine, parce qu'on ne peut qu'imaginer le calvaire qu'a subi cette enfant, parce qu'on ne peut pas accepter la réaction froide et intransigeante d'une institution désuète qui excommunie une mère dont le choix était le seul possible pour sauver son enfant, et des médecins qui ont sauvé une vie au lieu d'en jeter trois par la fenêtre. Excommunication qui doit être d'autant plus cruellement ressentie, dans un pays très catholique comme le Brésil.

Et aussi parce que, en tant que catholique (même si je ne suis pas très orthodoxe), en tant que chrétienne, je ne comprends pas. L'Eglise m'a déjà déçue, j'ai déjà dit clairement que je ne suivais pas tous ses dogmes et que je la trouvais "en retard" sur notre temps. Mais là, il ne s'agit pas d'un mot malheureux, d'une incongruité. Il s'agit d'un refus terrible de toute charité, notion pourtant capitale dans ma religion. Il s'agit d'une condamnation péremptoire, là où Jésus de Narazeth prêche le pardon et l'amour. Il en aurait pourtant fallu, de l'amour et de la charité, dans une situation aussi difficile. Une fois n'est pas coutume, je vais être moi aussi péremptoire: l'évêque de Recife et le cardinal Re ne sont pas chrétiens.

Je ne comprends pas ce besoin de jeter de l'huile sur le feu. Etre contre l'avortement, c'est une position qui se respecte. Mais une fois que "le mal est fait", à quoi servent ces condamnations??? Comme beaucoup de prêtres l'ont heureusement compris, ce qui compte c'est de reconstruire, pas de détruire un peu plus encore! De comprendre, pas de repousser!

Je ne comprends pas non plus quand l'Eglise parle de respect de la vie. Qu'elle soit contre l'avortement, je trouve ça presque logique, même si son inflexibilité en toutes circonstances m'exaspère un peu, et que sa position sur la contraception me semble contradictoire. Mais ici, il ne s'agissait pas (comme le Cardinal Re l'a pourtant affirmé) de préserver la vie des jumeaux à naître! Il ne s'agit pas même de leur "droit à vivre", puisqu'ils n'auraient probablement pas survécu! Comment une fillette de 9 ans, pesant une trentaine de kilos, avec son corps d'enfant, aurait-elle pu porter à terme un enfant, qui plus est des jumeaux? Et si par "miracle" elle les avait mis au monde, elle y serait sans doute restée. Et enfin, quel Dieu voudrait qu'une petite fille accouche au péril de sa vie du double fruit de viols répétés??? Certainement pas le mien.

Et enfin, enfin, ce que je ne comprends pas, c'est l'horreur prononcée par le Vatican pour justifier la non-excommunication du violeur, en résumé: "le viol est moins grave que l'avortement". Je rappelle que l'avortement est puni automatiquement d'excommunication (sans qu'il y ait besoin de l'annoncer publiquement, l'évêque de Recife ayant probablement voulu se mêler ainsi du débat sur la dépénalisation de l'avortement, au Brésil) alors que le pire des violeurs ou des meurtriers ne reçoit aucune "sanction juridique" de la part de l'Eglise catholique... Cela fait écho à mes yeux à ce que je disais dans cet article sur la place des femmes dans l'Eglise: la souffrance d'une femme (quand ce n'est pas une enfant...) violée, meurtrie, détruite, compte moins que celle d'un embryon qui, qu'on le considère ou non comme un être humain, n'est pas encore venu au monde! Messieurs les grands prélats, vous qui n'avez pas même élevé d'enfant, tentez d'imaginer une seconde que vous ayez à élever celui d'un monstre, le rappel permanent du pire jour de votre vie? Il doit falloir beaucoup de force et d'amour pour ne pas haïr un enfant né ainsi, ou du moins pour ne pas regretter qu'il soit né... Beaucoup plus, certainement, que l'évêque de Recife n'en a montré! Oubliez un peu vos grands principes, et montrez un minimum de compassion!

@-°-@

Et puis, enfin, dernière en date, la déclaration du Pape sur le préservatif. Dieu que l'Eglise est nulle en communication! (je sais, "en vain mon nom tu ne citeras" mais là, quand même, zut!) Le Pape est allé en Afrique avec des choses à dire sur la corruption, sur la misère, et tout ce que le monde tout entier retiendra, c'est une phrase sur le préservatif, dont on ne sait même pas exactement si elle a été retransmise fidèlement. Qui était, de plus, soit symptomatique d'une méconnaissance ou d'un déni des réalités, soit très mal formulée.

Je crois avoir déjà dit dans d'autres articles ce que je pensais de la position de l'Eglise sur la contraception. En résumé: irresponsable et mal placée. Parce que le refus de toute contraception (car la seule qu'ils acceptent est la "contraception naturelle" basée sur la température et la prévision de l'ovulation, qui n'en est même pas vraiment une et a un taux d'échec impressionnant ; ou l'abstinence, qui n'est qu'un voeu pieux dans les temps qui courent) fait oublier le message principal: l'Eglise prône des relations sexuelles fondées sur le respect de l'autre (sens original du mot chasteté) et la fidélité, ce qui n'a rien de rididule. Or elle veut, à mon sens, mettre la charrue avant les boeufs: la contraception est, essentiellement, nécessaire parce que les relations ne sont pas respectueuses de cet "idéal" de l'Eglise. Ils devraient tous se concentrer sur la cause plutôt que sur les conséquences! Parce que sinon, les gens ne retiennent que le "pas de contraception", pas le "du respect dans le sexe". Un message négatif là où on devrait entendre un message d'espoir...

De plus, leur position sur le préservatif me semblait déjà criminelle auparavant, et ce qu'a dit le Pape ne fait que me renforcer dans cette idée. Des gens meurent tous les jours à cause du sida, sans parler de toutes les autres sympatiques maladies sexuellement transmissibles... Et l'Eglise continue à vivre dans sa bulle, à prôner l'abstinence. Alors quoi? Toute personne qui se "conduit mal", ou toute personne qui couche avec quelqu'un qui se "conduit mal", est punissable de mort??? Ne vaudrait-il pas mieux contribuer à "limiter les dégâts" en conseillant l'usage du préservatif, et s'occuper après des changements de moeurs?

Update! L'évêque d'Orléans remet en cause la fiabilité du préservatif (sur Yahoo News). Encore du pain bénit pour les journalistes, mais cette déclaration me semble moins scandaleuse, en ce qu'elle repose uniquement sur des considérations scientifiques (c'est-à-dire, le fait que le virus du sida soit plus petit qu'un spermatozoïde et pourrait donc, éventuellement, passer à travers le latex). Je ne connais rien au sujet, mais étant donné que la communauté scientifique semble vouloir nier toute possibilité que cela arrive, je précise tout de même qu'en plus des "accidents" où le préservatif craque, il arrive aussi qu'il y ait des lots défectueux, pas tout à fait imperméables, même pour les spermatozoïdes. La proposition de l'évêque de préciser sur les boîtes de préservatifs que ce n'est pas une contraception fiable à 100%, que ce soit pour les MST ou pour la fécondation, n'a donc rien d'aberrante à mes yeux... Puisqu'il s'agit ici d'informer les gens et pas de leur interdire sans s'expliquer comme si c'était un péché d'utiliser une contraception quelle qu'elle soit.

Résumons: l'Eglise est contre l'avortement et la contraception, parce qu'on ne doit pas empêcher un être humain futur ou possible. Mais dans ce cas, excommunions les couples qui ne couchent plus ensemble! Ainsi que tous ceux qui ne se rencontrent pas par un concours de circonstances, eux aussi tuent un enfant hypothétique!!! Je sais, c'est absurde, mais je me demande juste où est-ce que ce raisonnement s'arrête!

Je concluerai en posant une question toute simple: le Dieu tout puissant en lequel le Vatican croit, ne serait-il pas capable, si tant est qu'il souhaite faire naître un enfant dans un couple qui ne veut ou ne peut pas l'élever (et je me demande bien pourquoi une telle idée lui passerait par la tête), ne serait-il pas capable de contrer l'effet d'un comprimé, d'un morceau de latex?

@-°-@

Vous pouvez maintenant retourner à une activité normale!

Mes autres articles sur la religion:
L'Eglise, une bande de machos?
Mon Credo
Déclaration de foi
Questions de religions

mercredi, 17 décembre 2008

Mon Credo

"C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière" (Edmond Rostand)

J'ai pas mal réfléchi sur le sujet de la foi, à l'occasion de la lecture de livres (fictions & essais) et de conversations avec mes proches... Et voici donc mon Credo personnel, une sorte de suite à l'article Déclaration de foi.

(Vous pouvez trouver des liens vers les différentes versions du Credo utilisées par les Chrétiens sur cette page.)

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 "C'est la foi qui fait les hérétiques. Dans une religion morte, il n'y a plus d'hérésies."
(André Suarès)

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible, par l'intermédiaire de l'évolution.

Je crois en un homme, Jésus-Christ, qui transmit un message d'amour, de paix et de pardon, fut crucifié pour tous les hommes, souffrit sa passion, mourut et fut enterré. Il ressuscita dans nos coeurs et continue de vivre en moi.

Je crois aux miracles que la foi peut accomplir, à la rédemption des péchés, à la résurrection de l'âme et à la vie éternelle.

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Voilà mon interprétation personnelle des Ecritures et du reste. C'est la foi que je me suis construite au fur et à mesure... Celle qui correspond à ce que je suis.

Interprétation dépouillée de ce que j'appelle les "effets spéciaux", les éléments "mythologiques". Je n'en nie pas la beauté symbolique, ni même le fondement: si quelqu'un croit si fort à quelque chose qu'il guérit, c'est effectivement un miracle ; si un défunt continue à vivre dans le coeur et l'âme de ceux qui l'aiment, c'est effectivement une résurrection.

Je ne nie pas non plus que chacun croie en ce qui l'aide à croire. Si certains ont besoin des "effets spéciaux" décrits précédemment, je n'y vois aucun mal. Si cela convient mieux à certains d'appeler Jésus un Dieu, très bien. Personnellement, il me semble plus proche en l'appelant un homme.

"Il y a autant de chemins qui mènent vers Dieu qu'il y a d'être humains."
(Joseph Ratzinger, devenu depuis le Pape Benoît XVI)

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Moi et la prière:

Je ne prie pas très souvent. Pas au sens conventionnel, du moins. Depuis quelques temps, je n'ai pas trop de réclamations à faire, appliquant le principe "Aide toi, Dieu t'aidera". Alors je ne fais qu'envoyer des pensées, et puis des réflexions.

La réflexion est liée à la foi, pour moi. Je suis assez cartésienne, et puis j'aime me poser des questions - pour les laisser ouvertes, ou trouver mes propres réponses.

C'est souvent en regardant les étoiles que je pense à Dieu. Et à ma grand-mère morte. Les deux sont liés et s'entremêlent dans mes pensées. Parfois aussi, en entrant dans une église - une église silencieuse représente vraiment la spiritualité pour moi.

"Où sont les hommes, qui quand ils parlent à Dieu, sont prêts à écouter un jour ce qu'il répond"
(Où sont les hommes, Patricia Kââs)

texte de MOI le 22-11-08 - images de Fotolia

mercredi 17 décembre 2008 Publié dans Réflexions | Tags : credo, foi, croyance, religion, croire, dieu | Commentaires (5) |  Facebook | |

dimanche, 05 octobre 2008

Déclaration de foi

Je suis souvent étonnée et quelque peu peinée de l'importance que revêtent la resurrection, les miracles, etc, dans la religion chrétienne. Pour moi, cela revient en quelque sorte à un besoin de preuves de divinité, tout aussi présent de nos jours qu'il y a 2000 ans en Palestine..

Même si demain on apportait la preuve scientifique certaine que la résurrection et les miracles étaient "faux", ma foi resterait la même. Je n'ai pas besoin d'effets spéciaux. La foi, c'est par définition croire sans preuve.

Je crois en un Dieu d'amour et de pardon, et en un homme qui parlait de lui et périt pour le salut de tous les autres.

C'est mon "credo" à moi, et tant pis si ça fait de moi une catholique pas très orthodoxe... Ca ne fait que se rajouter à une longue liste!

_-_

Petits exemples sur cette liste:

- le mariage des prêtres et l'exclusivité masculine pour prétendre à ce titre

- la contraception (il est logique que l'Eglise prône des relations sexuelles "morales", mais "interdire" la contraception c'est tout faire à l'envers et ignorer des réalités comme le sida qui continue à se répandre...)

- je ne ressens pas le besoin d'aller à la messe, ni d'avoir un prêtre pour intermédiaire dans ma relation avec Dieu, encore moins si c'est pour me dire ce que je dois penser, croire et faire comme a selon moi trop tendance l'Eglise...

...

texte de MOI écrit le 18-09-08

dimanche 05 octobre 2008 Publié dans Réflexions | Tags : foi, croire, croyance, religion, dieu, catholique, chrétien | Commentaires (1) |  Facebook | |

mardi, 20 mai 2008

Questions de religions...

La religion... Vaste sujet. Un peu tabou dans la société. Les gens confondent souvent laïcité et négation des religions. La laïcité, en théorie, c'est accepter toutes les religions.

La religion et moi... Vaste sujet là encore.

Je me définis comme catho non pratiquante. Catho parce que c'est comme ça que j'ai été élevée, mais de fait je trouve si peu de différences fondamentales entre les 3 religions chrétiennes que je pourrais bien être orthodoxe ou protestante.

Non pratiquante, ben, parce que je pratique pas. Je prie de temps en temps, je réfléchis à la religion, et j'entre dans une église pour les mariages et les enterrements, ou pour visiter. J'aime bien les églises, quand y a personne. C'est tranquille. Mais les messes c'est pas mon truc, un peu longuet pour moi, et puis j'ai pas besoin d'un endroit particulier pour prier, ni de quelqu'un pour me dire comment.

Je ne sais pas vraiment en quoi je crois. Je suis pas une catholique très orthodoxe, si je puis me permettre ce jeu de mot. Je crois en un Dieu. Ca c'est à peu près sûr.

Mais bon, je prends pas la Bible au mot près, seulement au sens symbolique. D'ailleurs j'ai vraiment du mal à envisager que certaines personnes (croyantes comme athées) la prennent au mot... Ca me dépasse un petit peu, mais bon, je fais tout mon possible pour être le plus tolérante possible... Ce qui est difficile avec les gens qui ne le sont pas.

Pareil pour Jésus. Tous les miracles, et pi la Résurrection, moi franchement j'y crois difficilement. Ce à quoi je crois, c'est qu'il y a eu un type qui parlait de Dieu, d'amour et de pardon, que des gens ont suivi, et qui s'est fait crucifier pour ça. Le reste, pour moi c'est de la broderie, des effets spéciaux en quelque sorte, parce que la sagesse de cet homme ne suffisait pas au commun des mortels pour qu'ils suivent son enseignement. Mais là encore cet avis n'engage que moi...

Un autre truc qui me dépasse, c'est que ça choque des gens quand certains avancent que Jésus a peut-être été marié. Je signale au passage que la décision de "déifier" Jésus n'a été prise que tardivement. Pour les premiers chrétiens ce n'était qu'un homme envoyé par Dieu. Un homme qui a vécu entre trente et quarante ans sur Terre. Qu'y aurait-il d'étonnant (et pire, de choquant) au fait qu'il soit tombé amoureux?

Parce que bon, je sais bien que depuis Adam et Eve et leur fameuse pomme, les femmes ont pas franchement la cote, mais zut, d'abord Adam il avait qu'à pas croquer la pomme puisqu'il est si malin, et puis une religion qui parle d'amour mais refuse à ses prêtres d'aimer une personne en particulier, je trouve ça légèrement débile. Et qu'il n'y ait que des prêtres hommes aussi. Bon, je tiens pas à faire carrière dans la prêtrise, mais de nos jours la différence de traitement ne vous paraît-elle pas inutile et archaïque?

Que dire de plus? Je suis d'accord sur les beaux idéaux sur le principe, mais c'est comme pour tout, l'écologie, le marché équitable, les régimes, dans la vie de tous les jours on est souvent trop feignant ou trop lâche pour mettre en application. Je crois comme on espère, je prie comme on pense.

texte de MOI

mardi 20 mai 2008 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions | Tags : dieu, religion | Commentaires (1) |  Facebook | |