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mercredi 01 octobre 2014

Stage à Courrier International

Comme je l'annonçais il y a quelques mois sur ce blog, j'ai eu un été bien chargé, avec un stage de 3 mois à Lille, puis en septembre, un stage à Courrier International. Je n'ai donc pour ainsi dire pas eu de vacances avant de reprendre à l'Isit pour ma 5ème et dernière année (j'ai tout de même pu voir ma famille au mois d'août puisque j'ai fini mon stage en télétravail), mais cela valait la chandelle puisque ces stages ont été très enrichissants.

Et j'ai également eu la satisfaction que mon travail soit reconnu, puisque mon nom figure dans le livret d'accueil pour étudiants internationaux que j'ai réalisé à Lille, ainsi que dans l'ours (la liste des personnes ayant contribué à un journal) pour les numéros de Courrier où figurent mes traductions.

Pour l'instant, mes traductions ont été publiées dans les numéros 1246 et 1247 ainsi que dans un hors-série sur la gastronomie, et un autre sur le site web de Courrier International. Il en reste qui seront a priori publiées dans les numéros 1248 et 1249 et dans leurs suppléments régionaux, respectivement sur Marseille et sur Paris.

Mes traductions étaient toujours relues par un membre de l'équipe traduction et après discussion, j'entrais les corrections dont nous avions convenu (exercice très enrichissant où en plus d'apprendre l'écriture journalistique, on se confronte aux différentes sensibilités, ce qui permet de voir ses prochaines traductions sous d'autres angles et de se poser plus de questions). Cela dit les textes publiés diffèrent parfois un peu de cette version, puisque les rédacteurs (qui sélectionnent les articles, rédigent la « titraille », font parfois des coupes et des modifications) et les réviseurs passent derrière. Comme nombre de traducteurs je ne suis pas toujours d'accord avec les changement apportés, mais c'est la vie ;) De même, j'ai eu beaucoup de mal avec les règles typographiques, qui incluent l'absence d'accents sur les majuscules, ce qui me hérisse, mais là encore il faut s'adapter !

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Un article publié uniquement sur le web : Moi, Arabe israélien, je ne veux pas vivre avec vous !

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mercredi 01 octobre 2014 Publié dans Dans ma vie..., Traduction | Commentaires (15) |  Facebook | |

samedi 28 janvier 2012

La médiathèque du traducteur

Voici quelques ouvrages et sites utiles à mon sens à tout traducteur, amateur ou non, ou de façon générale, à toute personne qui s'intéresse aux langues.

Umberto Eco, sans doute l'un des traducteurs les plus connus au monde, et dont je vous conseille d'ailleurs quelques lignes plus bas l'un des ouvrages, considère que "tous les grands écrivains sont des grands lecteurs de dictionnaires : ils nagent à travers les mots." C'est aussi le cas des traducteurs, peut-être à plus forte raison encore, puisqu'il faut un "réseau" de vocabulaire colossal pour trouver le mot juste, pour exprimer non sa propre pensée mais celle d'un autre...
Je vous conseille donc en premier lieu de consulter autant que possible des dictionnaires unilingues, bilingues voire thématiques. Dès que vous rencontrez un mot inconnu ou mal connu, par exemple...

  • En français, le Larousse ou le Robert.
  • En anglais, le Harrap's ou le Collins.
  • En règle générale, vérifiez la qualité d'un dictionnaire avec des "tests" sur des mots que vous connaissez: si "cat" est traduit par "chat", "chat" doit aussi être traduit par "cat" ; et mieux vaut que quelques expressions idiomatiques y figurent, comme "donner sa langue au chat".

De nombreux dictionnaires sont disponibles en ligne:

  • Le Larousse en ligne pour le français.
  • Le Merriam-Webster Dictionary pour l'anglais.
  • Le dictionnaire de la RAE (Real Academia Española) pour l'espagnol.
  • Wordreference en bilingue (anglais, français, espagnol, allemand, italien, portugais...) qui comprend de plus un forum (dont la principale qualité est aussi la principale faille: faire intervenir des locuteurs "comme vous et moi", qui peuvent indiquer ce qui est plus ou moins idiomatique, mais ne sont pas infaillibles)
  • Wiktionnaire en unilingue pour diverses langues, avec l'avantage de préciser en général l'étymologie et les mots de même origine dans d'autres langues.

Il peut également être utile d'avoir des listes de vocabulaire thématiques. Pour cela, il existe une collection formidable: Le Mot et l'Idée (Ophrys). En anglais, espagnol, russe, chinois, arabe, et même néerlandais... (je me contente des trois premiers ;p) Et puis en français aussi!

Et une fois que l'on a tout ce vocabulaire, encore faut-il trouver le bon mot... Trouver le mot juste, comme le dit ce petit ouvrage de Paul Rouais chez Le Livre de Poche, sous-titré Dictionnaire des idées suggérées par les mots. C'est magique. Il reproduit en quelque sorte notre processus de pensée, permettant en général de trouver les mots que l'on a sur le bout de la langue en s'en rapprochant par approximation.
Par exemple, pour "désespoir", il liste: désespérance, abattement, accablement, affaissement, découragement, démoralisation, consternation, prostration, déboire, désappointement, déception, mécompte, désillusion, désenchantement, désespérément. "Déception", quant à lui, nous renvoie à "erreur", qui liste entre autres: aberration, égarement, méprise, fourvoiement, confusion, quiproquo, leurre, chimère, illusion, faire fausse route, châteaux en Espagne, peau de l'ours.

Une grammaire peut toujours servir... Je crois que le choix est avant tout une question de goût, le tout est qu'elle vous convienne.

Il y a ensuite des ouvrages de "théorie de la traduction", de traductologie si l'on veut employer les grands mots. Ceux que je vous conseille ici sont passionnants et pas si théoriques que ça, en fait: parsemés d'exemples, d'anecdotes, ils se dévorent comme un bon polar ;).

  • Dire presque la même chose - Expériences de traduction (Umberto Eco), qui explique en fait comment (bien) traduire à partir d'exemples concrets (et de très nombreux contre-exemples) inspirés par l'expérience d'auteur, d'éditeur et de traducteur d'Eco, dans diverses langues: l'italien, langue de l'auteur (que, malheureusement, je ne parle pas, je lis donc l'édition française de l'ouvrage), l'anglais, le français...
  • Il était une fois 7000 langues (Louis-Jean Calvet), qui raconte l'apparition et l'évolution des langues orales et écrites, avec une partie consacrée plus particulièrement à la traduction. De nombreux encarts contenant des exemples d'alphabets, des tableaux de correspondance entre langues, des statistiques ou encore des extraits de livres, le rendent particulièrement vivant et accessible à tous.

Laissons le mot de la fin à Mark Twain:
"The difference between the right word and the almost right word is the difference between 'lightning' and 'lightning bug'."
Pour comprendre cette citation, il faut savoir que "lightning", c'est un éclair, et "lightning bug", une luciole. En voici ma traduction personnelle: "La différence entre le mot juste et le mot presque juste, c'est la différence entre 'éclair' et 'éclaircie'."

samedi 28 janvier 2012 Publié dans Dans ma vie..., Réflexions, Sélections, Traduction | Commentaires (0) |  Facebook | |

samedi 26 juin 2010

Traduction de fanfic: Waiting par Mistakeland

Voici ma traduction d'une fanfic en espagnol - vous pouvez la trouver sur Fanfiction.net (ma page: www.fanfiction.net/~mari6s ; la page de Mistakeland: www.fanfiction.net/~mistakeland), avec mes autres fanfictions et traductions.

Auteur : Mistakeland.

Traductrice : Mari6s.

Fandom : Veronica Mars.

Spoiler : en cours de saison 3.

Personnage: Parker.

Résumé : Il y a un garçon, et une fille. Et la fille est follement amoureuse du garçon, et le garçon est follement amoureux de la fille. Logan est le garçon. Mais, Parker le sait, elle n'est pas la fille.

Disclaimer : l'univers de la série Veronica Mars et tous ses personnages n'appartiennent ni à l'auteur de cette fanfiction, ni à sa traductrice, dont le travail est bénévole et sans autre but que le plaisir. Pour autant, merci de ne pas publier cette traduction (ou la version originale de la fanfic) sans la permission de Mistakeland.

Note de l'auteur (traduite) : Je n'aime même pas Parker. Pourquoi ai-je fait ceci, alors… (parce que je voulais la faire souffrir !) Néanmoins, les personnages sont rarement aussi idiots ou plats qu'on se les représente. Parker semblait stupide au début, mais je suis enchantée quand elle fait taire Veronica x). Et Logan est mon héros. J'adore ses phrases du jour. Commentez !

Note de la traductrice : Parker est, selon moi, le plus intéressant des nouveaux personnages introduits dans la saison 3… Cette fanfic est une jolie analyse de son caractère !

Waiting

«Tu la préfères parce qu'elle est descendue toute seule de la tour,

parce qu'elle avait déjà vu le monde auparavant»

L'amour est une chose simple. De fait, pour la plupart des choses, Parker Lee est une fille simple. Et gentille. Et aimable. Elle accueille les amis de ses amis avec les bras ouverts et un sourire dessiné sur le visage. Elle se réjouit. Elle ne rêve presque plus de cette nuit embrumée, de mèches de cheveux sur le sol et de mains fragiles. Mais ça va. Maintenant ça va, parce que quand Parker se réveille à quatre heures du matin avec la peau trempée de sueur et la mâchoire serrée pour ne pas crier et pleurer et pleurer, elle pense à Logan. Et elle rit, comme ces idiotes d'amoureuses stupides qu'elle – pourquoi le nier ? – a toujours souhaité être. C'est un rire tremblant et douloureux, et il se brise un peu quand il arrive à sa fin, mais c'est un rire, finalement. Et Parker sait pourquoi.

(Parce qu'elle est effrayée mais son seul souvenir parvient à la faire sourire, après toutes les blagues stupides et sans importance. Parker peut vivre avec ça. Parker le peut et, de fait, cela lui plaît. Ce qui fait qu'une fois de plus, l'amour est une chose simple qu'il ne sert à rien de nier, puisqu'il te poursuit et a des griffes, et quand tu lui fermes la porte, cela fait mal).

Cela fait un mal de chien.

Bien sûr, les gens croient que Parker est un peu stupide, parfois. Ils croient qu'elle ne sait pas ce qui se passe. Mais Parker sait. Elle voit Piz regarder Veronica et Veronica regarder Logan et Logan la regarder, mais du coin de l'œil. Parce que c'est sa main qu'il prend par-dessus la table. Elle voit Wallace regarder longuement la photographie d'une fille élégante à la peau sombre, et parfois elle voit qu'il appuie presque sur le bouton 'effacer'. Quand il le fera, Parker le sait, tout s'arrangera. Elle voit Mac sourire à Bronson avec son portable à la main, cachant les trois lettres qui forment un nom ressemblant tant au sien. Personne n'est honnête, mais Parker attend.

(Comme les princesses, non ? Parker a toujours aimé les princesses et les contes de fées, et maintenant elle est enfermée dans une tour, attendant que Logan vienne la secourir, mais ce n'est pas pour cette princesse-là qu'il prépare son précieux coursier).

Parker est très patiente.

Oui. Alors quand Logan se retourne dans son siège pour dire quelque chose à Veronica à propos d'hippopotames oranges sur ses sous-vêtements – elle dit « oui, je regrette de ne pas te les avoir rendus, mais j'en suis toujours dingue, tu me connais » – Parker rit avec Wallace et adresse ensuite un regard plein de compassion à Piz, qui se renfonce dans son siège. La table est ronde. Personne ne sait ce qu'il veut. Personne n'ose y penser. Mais Parker, si. Et Parker attend.

Elle ne pense pas que Logan ferait quelque chose comme la tromper, ou qu'il soit encore éperdument amoureux de Veronica, car il garde un visage impassible quand Piz s'approche d'elle et dépose un doux baiser sur sa bouche. Le problème, c'est que Veronica Mars est son ex. Les ex sont toujours problématiques. Donc Parker, sachant que Veronica se comporte de façon terriblement mature, sans faire d'histoires ou quoi que ce soit de ce genre, se tait et ne dit rien. Elle reste tranquille.

(La vérité, c'est que, oui, Parker Lee est un peu stupide. Un peu idiote, un peu bête. Avec ses vêtements roses et sa chevelure blonde et sa bouche sucrée, et ses princes imaginaires).

Parker est dans la tour. Logan n'arrive pas. Il regarde une autre chevelure blonde par-dessus la table, et d'autres yeux, et d'autres lèvres douces. Et il lui sourit, et Parker sait qu'il se remémore des baisers qui sont allés et venus, sont revenus et sont partis – « ça suffit » –, et il compte le temps qui a passé depuis lors. Parce qu'il la regrette. Comme un maudit salaud, il la regrette. Parker sait que Logan ne s'en est pas rendu compte mais parfois, il commence à prononcer un nom qui ne ressemble en rien au sien.

Il y a un garçon, et une fille. Et la fille est follement amoureuse du garçon, et le garçon est follement amoureux de la fille. Par-dessus la table. La tour. Chevelure blonde, rire féminin. Un sourire malicieux.

(Logan est le garçon).

Mais, Parker le sait, elle n'est pas la fille.

samedi 26 juin 2010 Publié dans Fanfics, Traduction | Commentaires (0) |  Facebook | |